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5 raisons d’être optimiste au sujet des médias

thumbs upQuand l’année touche à sa fin, on aime passer en revue ce qui s’est produit et on prend autant de plaisir à faire toutes sortes de prédictions. Chez Magazine Media, pour clôturer cette année mouvementée à bien des égards,  nous avons opté pour la seconde formule. Nous l’avons fait avec une note positive, car l’optimisme et l’espoir ont toute une série d’effets sains et agréables sur notre bien-être et l’économie*.

Les médias et les sociétés médias ont un bel avenir devant eux. Durant les derniers mois de 2015, bon nombre d’experts ont fait des déclarations positives sur les années à venir. Quand on décante les arguments, on peut isoler cinq bonnes raisons d’être optimiste au sujet des médias :

Le contenu construit les communautés
Un des meilleurs exemples de ‘constructeur de communauté’ dans le monde est National Geographic (NG). L’enseigne a fait de l’approche ‘community first’ la pierre angulaire de sa stratégie média. Au départ d’un contenu exclusif et approfondi axé sur les émotions, les passions et les intérêts des membres, NG forge une loyauté qui transcende toute considération de coût. Les membres de cette communauté sont prêts à (se) dépenser davantage au profit et en présence de la marque, parce qu’en tant que membre ils se sentent choyés et entourés de soins.

Tout ce que fait NG est dès lors pensé dans ce sens, quels que soient les canaux et les plates-formes. Cinq principes journalistiques sont systématiquement appliqués :  faites une différence, faites ce que d’autres ne peuvent pas faire, faites partie de la conversation, agissez vite, sachez qui vous êtes.

National Geographic fournit du contenu en temps réel, fréquent, local et visuel. Avec 75 éditions magazine, avec plus de 60 millions de lecteurs dans l’idiome local, avec 55 produits internationaux en 35 langues  et avec un engagement puissant au niveau des médias sociaux, le tout résultant en près de 100 millions de fans, on peut bel et bien parler d’une communauté mondiale.

sparen-voor-educatie-bij-implacomLa culture est le moteur d’innovations
Peter Kreisky est un influenceur média et stratège de premier plan. Sa recherche démontre que la culture d’entreprise est la condition primaire si l’on veut faire preuve d’innovation et d’ouverture d’esprit. C’est indispensable pour pouvoir imaginer de fantastiques produits. Les directions d’entreprises média devraient se consacrer pleinement au personnel et à la culture pour pouvoir faire face à la révolution actuelle du secteur. Cela implique une attention pour la communication interne, le partage d’information et une culture de confiance, dans laquelle les échecs et les erreurs sont considérés comme des opportunités.

L’éducation est une extension fantastique
Le contenu permet d’apprendre quelque chose. Voilà pourquoi il est intéressant pour les éditeurs de choisir la voie de l’éducation, par exemple en créant des guides, des cours et des vidéos d’entraînement. Il s’agit de produits avec une existence (et un flux financier) propre(s), à côté des magazines et des sites Web. En Belgique, un bel exemple nous est fourni par La Maison Victor, qui, outre des patrons de couture et de tricot et des descriptifs de travail, vend aussi des vidéos d’instruction via le site Web. À l’étranger, on trouve également des exemples en la matière du côté de sites de recettes comme Allrecipes.

Chaque contenu utile peut ainsi être injecté dans un modèle de revenus en migrant des bases de données rédactionnelles vers de nouveaux formats, poussé par une stratégie d’éducation ‘video first’. Combiné à des applis mobiles ou sites Web à la conception ingénieuse, on voit naître une plate-forme attrayante permettant la réutilisation de bon nombre de sources rédactionnelles.

Le data représente une valeur inestimable
Souvent, le contenu en soi n’a pas de vraie valeur. Cependant, les actions qu’il engendre et les données que celles-ci permettent de récolter en ont d’autant plus. La meilleure info, la plus grande base de données de recettes et les meilleures critiques de produits n’ont de valeur économique que lorsqu’elles produisent des données et des actions mesurables, pouvant être optimisées et big datamonétisées.

Un attrait grandissant des niches
Les niches ont la cote. Il est bien plus intéressant d’être le numéro 1 dans un sujet niche que d’être un titre parmi bien d’autres dans un sujet de masse. Pourquoi ? Parce que les niches sont constamment vecteurs de croissance, disent aussi Gruner+Jahr et F+W, deux sociétés média de taille qui lancent de plus en plus de titres niches sur le marché. Les thèmes peuvent varier de la chasse à la cuisine, en passant par le bricolage et le travail manuel. Beaucoup de niches sont encore inexploitées, offrant en outre la promesse d’une rentabilité sur plusieurs années. La croissance de niches (digitales) engendre régulièrement des tirages accrus du titre de base en print, ce qui peut alors ouvrir des perspectives pour de nouvelles niches. On pourrait donc parler d’un cercle vicieux productif.

Bien que la stratégie soit intéressante, il est bien plus difficile d’être une niche à succès dans un petit pays ou une petite communauté linguistique. Surtout en print. Une niche en Allemagne, en France ou au Royaume-Uni est évidemment bien plus grande qu’en Belgique ou aux Pays-Bas. Toutefois, les frontières nationales n’existent pas dans le monde numérique, ce qui ouvre de belles perspectives pour les régions linguistiques plus modestes.

 

*Source : The World Book of Hope, Lannoo

Source : FIPP

 

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