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Art Director’s Words : Koen Roskams

Le média magazine offre un mélange de mots et d’images. Celui-ci est calibré par l’art director, qui dans la création d’un magazine est donc un chaînon indispensable, quoique souvent sous-estimé.

Chez Magazinemedia.be, nous avons pensé qu’il était grand temps de rectifier cela et de donner la parole aux AD. Nous commençons notre série par Koen Roskams de Plus Magazine.

Quel est votre magazine favori ?

Je n’ai pas de préférence marquée pour tel ou tel titre. En tant que consommateur média, je suis un mange-tout, tant en print qu’en ligne. Chaque semaine, j’ai toutefois hâte de découvrir les magazines du week-end du Standaard et du Morgen. Ils proposent un mélange judicieux de lecture rapide, d’images et d’interviews de qualité. J’achète aussi régulièrement des magazines comme Wired, qui essaye à chaque fois de se réinventer. C’est joli à regarder et cela m’inspire au niveau typographique.

Quelle page, rubrique ou couverture magazine est la plus belle jamais créée ?

Sans doute la couverture de l’un ou l’autre Wired, mais alors plutôt de par son originalité. En fait, les couvertures de magazine ne peuvent pas être belles. Elles doivent se faire remarquer. C’est rarement le cas avec une couverture très esthétique.

Quelle est votre formule de mise en page secrète ?

Un bon lay-out est constitué de lignes de tension invisibles, d’axes qui traversent la page.

Quel est, à vos yeux, le rapport idéal entre le texte et l’image dans une double page ?

Maximum 60 % de texte, de préférence moins. A chaque fois, c’est toutefois tout un combat pour en convaincre un journaliste.

Les espaces blancs : ‘jamais assez’ ou ‘il y a des limites’ ?

En tant que metteur en page, il n’y a pas de limites. Cependant, le lecteur n’est souvent pas du même avis. Généralement, on arrive à un compromis.

Quel est votre regard sur les annonces print ?

Souvent, l’originalité n’est pas vraiment au rendez-vous. Les clichés perdurent dans tous les médias. Heureusement, il existe quelques agences locales qui sortent du lot, même au niveau international. J’ai l’impression que les jeunes talents se bousculent au portillon.

Découvrez ICI l’article Chief Editor’s Words : Anne Vanderdonckt.

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