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Chief Editors’ Words: Alain Devos (Autowereld)

Les voitures sont pour moi une passion depuis mon plus jeune âge. Mais ce n’est pour autant que je trouve fantastique d’être le Rédacteur en chef d’Autowereld. Dans notre rédaction, personne n’a été engagé parce que de l’huile de moteur coule dans ses veines. Ce que nous voulons en premier lieu, c’est travailler avec de bons journalistes, qui doivent naturellement devenir des spécialistes dans leur domaine. C’est de cette manière que nous avons formé notre rédaction et cela correspond parfaitement à mon approche personnelle. Etre un fanatique de l’automobile n’est pas le bon choix ; pour nous, c’est le journalisme qui prime.

Ce n’est pas sans importance dans un secteur où nous sommes inondés de communiqués de presse, de photos, de propositions de tests et d’autres informations. Nous les utilisons aussi, n’en doutez pas, mais à côté de cela nous prenons nous-mêmes des initiatives éditoriales. Je pense, par exemple, à l’expédition qui nous a menés, au volant d’une Audi construite dans en Belgique, sur tous les sites où autrefois, dans notre pays des voitures sortaient des chaînes de montage. Les fabricants ne s’attendent pas nécessairement à trouver ce type d’articles, mais de cette manière, nous faisons la différence avec des titres concurrents plus orientés consommateur. Egalement, et au premier chef, auprès de nos lecteurs (potentiels).

Les magazines dont le fonctionnement procède de la même approche, se trouvent principalement à l’étranger.

En Grande Bretagne, Top Gear, CAR et Evo constituent des sources d’inspiration. Cela doit avoir un rapport avec la culture journalistique anglo-saxonne, car en Allemagne, par exemple, je constate que la presse informe de manière beaucoup plus factuelle, plus sèche aussi.

L’intégration, à la manière anglo-saxonne, d’une atmosphère plus positive est importante. Nous constatons que de nombreux jeunes restent passionnés par l’automobile. Cela reste très présent, même s’il s’agit de voitures dont on peut seulement rêver, et donc nous voulons continuer à nous adresser à ce groupe cible.

Autowereld ne veut pas être une simple courroie de transmission pour le secteur et il ne faut certainement pas sous-estimer cette approche en ces temps de concurrence digitale. Les gens consomment Internet d’une autre manière. Nous disposons d’un site web et nous travaillons pour l’instant à un nouveau et ambitieux projet avec nos collègues d’AutoGids. En ligne, nous nous conformons à ce qui se passe en général sur la Toile. Cela peut aller plus vite, avec peut-être un peu moins de profondeur. Mais en ligne aussi nous voulons garder la ‘touche’ Autowereld. Pour nous, Autowereld est vraiment une marque, avec un bon produit. Nous allons continuer à développer cette approche. Et ensuite nous verrons comment le marché réagit et nous adapterons chaque fois que cela s’avérera nécessaire. Car tout évolue actuellement très vite dans le monde des médias.

En ce qui concerne l’intérêt pour nos produits, nous ne pouvons pour l’instant pas trop nous plaindre. Le recul des ventes reste dans des limites acceptables et aussi longtemps que nous garderons notre public, il y aura une raison de continuer à fabriquer un magazine papier.

La théorie qui veut qu’un magazine peut trouver son avenir dans une niche n’est pas infondée. Lorsqu’on se trouve dans une grande librairie, on est encore parfois étonné de la diversité existante. Le magazine de niche subit moins la crise que les publications destinées à un large public et cela nous remplit d’espoir.

Alain De Vos, redacteur en chef de Autowereld

 

 

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