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Chief editor’s words : Greg Lievens (TV Familie & Blik)

Si je m’en tenais aux seuls chiffres de vente, je devrais être jaloux de n’importe quel magazine. Mais lorsque j’en tiens un entre les mains, ce n’est pas du tout le cas. Je suis fier du produit que nous distribuons chaque semaine dans les rayons des librairies. Car, ne vous y trompez pas : TV Familie est peut-être, du point de vue rédactionnel et de la mise en page, le magazine le plus difficile à réaliser en Flandre. Chaque semaine, nous devons jouer sur l’actualité et en même temps, surprendre. Un défi permanent au niveau de la rédaction et du lay-out. Et c’en est donc un pour moi aussi.

On ne gagne plus le cœ“ur des lecteurs en se limitant aux seules nouvelles du showbizz. Un magazine doit avoir une identité, une ‘gueule’. Et nous avons tout cela. Notre manière d’apporter l’information est différente de celle de nos concurrents : plus pointue, plus concise, plus féminine. Une approche qui semble payante.

Nous sommes de loin l’hebdomadaire TV le plus féminin de Flandre et en ce qui concerne le profil, beaucoup plus jeune que Story ou Dag Allemaal. L’âge moyen de nos lecteurs est quasi égal à celui de ceux de Flair. Vraisemblablement parce que nous avons élargi la notion de showbizz à ‘tout ce qui touche à la vie des stars’. Des relations au lifestyle, en passant par la cuisine. Tout dans notre magazine tourne autour des stars, mais c’est, et cela reste, reconnaissable, accessible et abordable.

Nous nous adressons à la femme qui souhaite se sentir (plus) jeune. Qui s’intéresse aux stars, mais qui ose également parfois s’imaginer en star. Que dans mon rôle de Rédacteur en chef, je puisse contribuer à ce sentiment est peut-être ma plus grande motivation. Offrir à chaque lectrice un peu de temps pour elle-même dans une existence souvent agitée.

Le magazine que je regarde avec intérêt est sans conteste Dag Allemaal. On ne peut éprouver que du respect pour la manière dont Ilse Beyers est parvenue à en faire une marque aussi forte. Des magazines vont disparaître dans le futur, mais je suis convaincu que Dag Allemaal sera encore là dans 50 ans. Tout comme Libelle. Vraiment : j’ai 30 ans et je parcours Libelle chaque semaine. Simplement pour ce qui s’en dégage. Et quand un magazine parvient à susciter cela, c’est qu’il fonctionne bien.

Libelle et Dag Allemaal sont d’ailleurs de magnifiques exemples de véritables marques. Celles-ci peuvent être dissociées du magazine. Je pense par exemple à des initiatives comme Libelle Lekker : Libelle crée une atmosphère que l’on peut traduire dans différents domaines, notamment en TV. Dag Allemaal fait partie de la famille. Dag Allemaal est la Flandre et reflète toutes les couches de la population.

J’ai un abonnement à environ 25 magazines internationaux : de Femme Actuelle à People, en passant par Cosmopolitan. Mais, suis-je jaloux de l’un d’eux ? Non, je pense qu’en Flandre, nous n’avons pas à rougir face à des magazines internationaux ‘prestigieux’. Que du contraire. Nous offrons la même chose, mais avec beaucoup moins de moyens. Et moins cher ! Un magazine dédié au showbizz comparable, à People, coûte plus du double aux Etats-Unis, est deux fois moins épais et emploie trois fois plus de rédacteurs. Je pense que leurs patrons seraient jaloux de sociétés comme le Persgroep s’ils savaient avec quelle efficacité nous travaillons ici.

Je suis également convaincu que les magazines ont un bel avenir devant eux. Surtout parce qu’ils seront de plus en plus considérés comme des produits de luxe. Oublier de s’agiter, ignorer les mille et une sollicitations auxquelles nous sommes soumis, mais prendre du temps pour soi-même, c’est aujourd’hui un luxe… Et ce sera de plus en plus le cas. C’est sur cette dimension que je veux faire jouer nos magazines, en apportant quelque chose qui soit digne d’intérêt.

Greg Lievens – Rédacteur en chef , TV Familie & Blik

Sur l’étagère … je m’empare toujours de TV Familie et Blik. Non pas parce que j’ai une haute opinion de mon travail et de moi-même. Mais simplement parce que je veux me rendre compte personnellement de ce que ressentent nos lectrices, comment elles perçoivent les couvertures. Et aussi afin de rester critique vis-à -vis de nous-mêmes.

J’écoute … Radio 1. Parce que je ne veux pas démarrer ma journée de travail tendu comme un string, ni rentrer chez moi après des heures de stress. Oui, ils parlent beaucoup. Mais l’enthousiasme n’est pas feint, ni amplifié. Et la manière dont Bart Schols mène ses interviews et ses discussions, c’est simplement la classe.

Je suis jaloux … des gens qui parviennent à faire en sorte que le travail n’occupe pas constamment leur esprit. Qui, arrivés chez eux, tournent le bouton. La plupart du temps dès que je suis dans ma voiture, je commence à penser à la prochaine journée de travail et à la manière dont on peut encore faire mieux.

Je suis étonné … qu’un an après avoir été mise en vitrine, une entreprise comme Sanoma n’ait pas encore trouvé preneur. Cela me fait réfléchir… Et comprendre à quel point l’ambition, la créativité et l’envie de travailler sont appréciées au sein du Persgroep.

 

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