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Du digital au print : l’avenir est à la niche

The Pitchfork Review coverA l’image des acteurs du e-commerce, qui sont toujours plus nombreux à faire le pas vers les magasins physiques, de plus en plus d’éditeurs digitaux optent pour un prolongement print de leur marque en ligne. Comme les exemples ne cessent d’affluer, nous y accordons volontiers une attention particulière. Surtout qu’il est de plus en plus clair quels sont les ingrédients du succès…

Porter du webshop Net-a-porter, Allrecipes.com qui lance sur le marché un magazine de cuisine à part entière, ou encore Pineapple, imaginé par Airbnb… (cliquez ici) Ce furent tous des précurseurs d’un mouvement d’acteurs en ligne décidés de franchir le pas vers le papier ‘de la vieille école’.

De plus en plus souvent, d’autres sites et blogs à succès les suivent. Ainsi, CNET, la communauté en ligne pour les technologies de consommation, a lancé son propre magazine. Le site politique Politico et le blog de musique Pitchfork se sont engagés dans la même voie.

Dans la foulée, il est frappant de constater que les tirages de ces magazines sont relativement restreints. Pitchfork n’a fait imprimer que 10.000 exemplaires de son numéro d’hiver, tandis que Politico s’en tient à 40.000 exemplaires. Le faible tirage doit permettre au magazine d’occuper un positionnement ‘premium’ et exclusif. Ce caractère est aussi mis en exergue par le nombre de pages élevé que comptent les magazines et le nombre limité de numéros créés en un an : souvent, il s’agit d’éditions bimestrielles, voire semestrielles.

Politico coverDe plus, un positionnement ‘premium’ exige un prix de vente ‘premium’. The Pitchfork Review,  qui paraît tous les trimestres, demande ainsi 50 dollars par an ou 20 dollars par numéro. Chez CNET Magazine, titre trimestriel, un abonnement annuel ne coûte ‘que’ 35 dollars.

Chez Politico, par contre, on joue la carte de la ‘circulation contrôlée’ pour se créer des revenus publicitaires supplémentaires. Car les annonceurs font preuve d’un intérêt marqué pour ces produits. Ils sont partants pour se lier à des marques fortes et ce, avec des insertions dans le média qui met ces marques particulièrement en valeur. La première année, The Pitchfork Review fut d’ailleurs financé avec le soutien de Converse.

D’un point de vue purement économique, le modèle est donc très simple : un produit ‘cher’ dont il suffit de vendre peu d’exemplaires pour qu’il soit rentable.
Nous n’avons que deux questions. Primo, est-ce que cela va fonctionner sur le long terme ? La plupart des initiatives sont en effet encore trop récentes pour pouvoir se prononcer. Secundo, quand le premier exemple de cette tendance paraîtra-t-elle en Belgique ? Dans un petit pays comme le nôtre, les tirages dits ‘limités’ des titres supra sont en effet plutôt la règle que l’exception pour les mensuels. Envie d’en savoir plus ?

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Plus d’exemples d’éditeurs en ligne passant au print ?

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