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Eurobest, here we come !

Katrien BottezLe cirque Eurobest fait sa première escale en Belgique. Début décembre, Anvers s’est transformée en Walhalla de la créativité. Nous avons sondé Katrien Bottez, Executive Creative Director et membre du jury dans les compétitions Film, Print et Poster Craft, pour connaître ses attentes.

Que pensez-vous du fait que les Eurobest ont lieu en Belgique ?

C’est bien sûr une nouvelle fantastique qui ne peut que nous encourager à faire au moins aussi bien, si pas mieux encore à l’avenir. Il n’y a d’ailleurs pas que le fait que le festival dresse le camp en Belgique. Depuis des années déjà, nous enchaînons les performances solides, ce qui a pour conséquence directe que dans cette édition les jurés belges abondent.

Louise Benson, directrice du festival des Eurobest, a d’ailleurs dit elle-même que le choix d’Anvers n’est pas dû au hasard, mais qu’il découle bel et bien du fait que “ mondialement, la Belgique fait partie du gratin du secteur de la communication créative « . Elle a aussi loué le fait que les Belges prônent une approche culottée, qu’ils sont francs, qu’ils ont de l’autodérision et qu’ils sont tout de même aussi un rien rétifs et fiers.

De jolis compliments pour la publicité belge et la créativité belge, à mon humble avis.

Qu’attendez-vous du travail des jurés en Print et Print Craft ?

Cette catégorie a pour avantage qu’il est très clair ce qu’il faut juger. Est-ce du bon print ou non ? Néanmoins, créer une bonne annonce print n’a vraiment rien de simple. Il s’agit de trouver le bon équilibre entre à la fois un message clair et le fait d’être divertissant, d’une manière ou d’une autre.

A quoi ferez-vous attention lorsque vous jugerez ces dossiers ?

Lorsqu’on juge une autre catégorie, par exemple ‘Direct’, on évalue aussi si l’idée a effectivement provoqué quelque chose au sein du public auquel elle était destinée.

Je m’efforce d’approcher cette catégorie de la même façon. Chaque jour, les gens doivent absorber un nombre incroyable d’images. Ils ne vont vraiment pas se démener pendant une demi-heure pour décoder une publicité print.

La question que je me pose est la suivante : si, en dehors du local où se réunit le jury, quelqu’un voyait ceci pour la première fois, cela lui ferait-il quelque chose ? Comprendrait-il la publicité, l’intriguerait-elle, retiendrait-elle son attention ?

D’une façon ou d’une autre, une annonce print doit me toucher dans les cinq premières secondes. Mieux elle est exécutée, plus on veut continuer à la détailler. Ce qui se traduit assez directement en bronze, argent ou or.

Quels atouts le print offre-t-il en cette ère numérique ?

Les gens ne sont pas activement à la recherche d’une annonce print pour améliorer leur expérience en ligne. Par contre, ce qui à mes yeux arrivera, c’est le contraire : pendant la lecture du journal du week-end ou d’un magazine, notre smartphone n’est jamais bien loin non plus. Il existe aujourd’hui un tas de techniques qui rendent l’interaction possible et peuvent enrichir l’expérience bien davantage encore.

On pourrait dire : quels atouts le print offre-t-il que le digital n’offre pas ou pas dans la même mesure ? Une annonce print ne peut être sautée ou bloquée. Et le numérique, c’est tellement abondant, tellement large, qu’il faut faire un énorme effort pour sortir du lot. L’off-line agit plus lentement que l’on-line. Il existe des études indiquant que nous nous souvenons  mieux de messages imprimés, qu’émotionnellement nous y réagissons même de manière plus forte. Voilà autant de raisons qui font que le print reste un média très intéressant.

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