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Flair Shop: click to buy!

Quels services en ligne pourrions-nous proposer aux visiteurs de Flair.be ? Telle était la question que s’est posée Flair (Sanoma) dans sa quête de modèles d’affaires complémentaires. La réponse ? Des reportages de mode dans le sillage desquels on peut directement se procurer certains produits.  À l’image d’autres éditeurs, Sanoma met ainsi à profits ses canaux pour en faire des canaux de vente directs.

« Pour un magazine, nos lectrices paient, mais en ligne nous n’avons pas de modèle d’affaires B2C. C’était ça notre point de départ. Par le biais des services, Flair vise à combler cette lacune », explique Bjorn Boon, Marketing Manager du titre Sanoma. Il nous raconte l’histoire derrière Flair Shop, un hub/une boutique de contenu en ligne créé/e au mois d’août de cette année, devenant dans la foulée le premier ‘service’ que Flair lance sur le marché.

« Le principe à la base du service en ligne est ‘shop at the moment of inspiration’ », poursuit Boon.

« Les visiteurs peuvent acheter ce qu’ils voient. Nous proposons sur le site des reportages de mode dans lesquels certains vêtements et autres sont tagués. Un simple clic sur le tag permet de les acheter sans tarder. » La démarche de Flair Shop – qui existe tant en français qu’en néerlandais – est ainsi à l’inverse de celle de  Net-a-porter, l’e-shop qui avec un magazine digital génère des ventes supplémentaires via du contenu.

CPC, voire CPS

« Soyons clairs », dit Bjorn Boon, « dans cette affaire, Flair n’est pas la partie venderesse. Via le site, votre commande est placée chez nos partenaires et la transaction financière est réglée. » Actuellement, Flair Shop collabore avec les partenaires que sont ZEB, WE Fashion, Zalando et Loavies. De nouvelles marques viendront bientôt s’ajouter. « Nous avons maintenant besoin de partenaires disposant d’une offre large », dixit Boon.

« Une telle plateforme n’a actuellement aucun intérêt à collaborer avec 50 petits partenaires différents. »

« Connecter un partenaire nécessite un coût de développement et en cas d’offre trop limitée nous ne pouvons le justifier. »

Flair Shop

Le modèle de revenus de Flair est basé sur le CPS (‘sales per lead’, une commission par achat). Bjorn Boon : « Via le shop, on ne peut collaborer que sur base du CPS. Via le contenu affilié de Flair, c’est possible tant sur base du CPS que du CPC (‘cost per click’). » Le modèle varie selon le partenaire et dépend de la conversion (le nombre de ventes par rapport aux leads). Ainsi, il y a eu cet acteur important de la vente à distance avec qui nous avons effectué un test décevant sur base du CPC. Après avoir recommandé de mener une grande campagne de branding avec de la publicité native et des annonces sur base du CPM, la conversion a monté en flèche, ce qui fait que nous avons pu maintenir la collaboration. Très instructif pour les deux parties et avec un ROI optimal à la clé. »

Le journaliste est seul maître à bord

Enfin, il est frappant de constater qu’il règne une grande liberté rédactionnelle. Les journalistes ont carte blanche pour leurs reportages et y intègrent uniquement les produits qu’ils jugent pertinents. « Ce n’est qu’en agissant de la sorte qu’on est crédible », conclut Boon. « Et sans crédibilité, on ne vendra rien. »

Découvrez comment Roularta engage ses canaux pour la vente.

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