Surfez sur

WeMedia

Le « Duopole » Google-Facebook passent à l’action

Après tout le tumulte autour des adblokers (logiciels bloqueurs de publicité), la fraude publicitaire et les conséquences logiques (disparition des budgets numériques) les deux géants numériques, Google et Facebook, entrent maintenant en action. Google en plaçant un filtre pour les annonces « dérangeantes » et Facebook en ne comptabilisant plus les clics effectués par erreur (fat finger). 

You’ve got mail. De Google

Google est le héros autoproclamé qui à partir de l’an prochain bloquera les publicités dérangeantes dans Chrome, le navigateur Internet populaire. Dans la foulée, la société a envoyé environ 1.000 e-mails aux éditeurs en ligne les avertissant qu’ils affichent des annonces « particulièrement dérangeantes, trompeuses, ou préjudiciables ».Celles-ci violent les normes des meilleures annonces, « The Better Ads Standard », une initiative du secteur émanant de la « Coalition for Better Ads », ou coalition pour une meilleure publicité

The Better Ads Standard

En mars dernier, cette Coalition a demandé à 25.000 personnes aux États-Unis et en Europe d’évaluer 104 cas différents de publicité,  sur ordinateur de bureau et mobile. À la grande consternation des membres, les consommateurs révélèrent qu’ils n’appréciaient pas les pop-ups, vidéo sonores autoplay, trop d’annonces au même moment et d’autres expériences néfastes.

Dans son e-mail au sujet de ce rapport d’expérience publicitaire (Ad Experience Report), Google indique aux éditeurs où ils peuvent tester leurs sites et déterminer les annonces qui devraient être supprimées. Les éditeurs reçoivent une vidéo dans laquelle ils visualisent exactement leur infraction. Google a pris en considération environ 100.000 sites et moins d’ 1% ne répondaient pas à la norme, dont 40% en Amérique du Nord et 60% en Europe. La plupart des effractions sur ordinateur, soit 97%, tenaient à l’utilisation d’annonces pop-up,  contre 54% sur les sites mobiles.

Facebook prend des mesures sérieuses

Pendant ce temps, Facebook s’attaque aux clics accidentels et ne sera plus en mesure de payer les annonceurs pour les clics qui se détournent dans les 2 secondes, dans son Facebook Audience Network (FAN)*. Ceci étant un signal clair que la bannière a été cliquée accidentellement, affirme Facebook lui-même. Le réseau social va également définir de nouvelles exigences au niveau des formats d’annonces, pour qu’ils soient moins susceptibles d’enregistrer rapidement un clic et d’envoyer les gens vers une autre page.

Il s’avère que certains éditeurs rendent le clic trop facile. Souvent, dans l’espoir d’augmenter leurs revenus de « pay par click ». Un clic accidentel est vite fait, surtout avec un pop-up dans les jeux joués en tapant sur l’écran. Les éditeurs de qualité se concentrent maintenant de plus en plus sur d’autres résultats, tels que les ventes de téléchargements ou le trafic dans les magasins, quoique beaucoup d’acheteurs ne regardent toujours pas plus loin que le nombre de clics et les CPC (coût par clic). Ce qui va, à long terme, au détriment des marques de leurs clients.

Facebook a récemment été beaucoup critiqué parce qu’il n’est pas suffisamment  transparent et ceci semble être essentiellement une première action d’amélioration de son image. Plutôt, une diversion des véritables enjeux autour des bonnes mesures, selon certains sur le marché.

Google et Facebook font partie de la « Coalition for Better Ads »; avec notamment Procter & Gamble, Unilever, le Washington Post, the Interactive Advertising Bureau (le Bureau de publicité interactif), le GroupM et the Association of National Advertisers (l’Association des annonceurs nationaux).

Sur le même sujet:

* FAN est un réseau publicitaire qui est utilisé par les applications, les jeux et les éditeurs. Facebook vend son propre inventaire aux membres, mais leur permet également de générer leur étendue en dehors du réseau social.

Print Friendly, PDF & Email