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 » Les magazines sont un produit de qualité, ce qui va de pair avec un prix équitable « 

Le média magazine se crée par des journalistes, des photographes et des maquettistes, mais aussi par un tas de gens qui travaillent davantage dans l’ombre. Prenez Frank Minne, qui depuis plus de trente ans est responsable du service abonnements et de la vente au numéro des titres Roularta.  » Il n’existe pas de recette secrète pour expliquer notre réussite au niveau des abonnements.  »

 » Dans notre département, nous sommes responsables du volet commercial, administratif, logistique et IT lié à la vente de nos titres « , entame Frank Minne. D’emblée, le Circulation Director de Roularta illustre l’ampleur de la tâche.  » Primo, il y a le service clientèle, qui chaque jour est en contact avec les clients. Secundo, on a l’équipe marketing qui recrute de nouveaux clients. Et puis, nous nous chargeons aussi de la relation avec les vendeurs de presse,  la gestion du tirage, la distribution. Bien sûr, il y a aussi la problématique du data, qui d’année en année gagne en importance. Notre équipe est donc composée de profils très variés.  »

Au total, il s’agit de quelque cinquante personnes. La question qui s’impose d’emblée est de savoir si l’accent est mis sur les abonnements. Roularta a en effet toujours été très fort dans ce domaine. La réponse est positive.  » Il est exact que l’équipe DM compte beaucoup de gens. Avant, nous occupions une position unique en la matière, tandis qu’aujourd’hui on constate que chaque groupe média y consacre un maximum d’attention.  »

Roularta n’a en tout cas pas de recette secrète.  » Il n’y a pas d’élément unique permettant de faire la différence « , explique Frank Minne.  » Nous avons toujours mis le focus sur les abonnements, ce qui fait que nous avons développé une grande expertise, par exemple en matière de techniques de DM. Il n’existe aucun canal ou aucune systématique de recrutement que nous n’ayons déjà exploité durant toutes ces années. En outre, des applications IT performantes sont essentielles, tout comme le budget qu’on investit. Enfin, on ne peut jamais être fort au niveau des abonnements si on ne peut s’appuyer sur une distribution de qualité. Voilà pourquoi nous collaborons très étroitement et assidûment avec bpost.  »

Sur 10 exemplaires vendus d’un titre de Roularta, 9 le sont par le biais d’un abonnement. Ne ferait-on alors pas mieux chez Roularta de tout miser sur les abonnés ?  » La vente au numéro reste essentielle pour attirer de nouveaux lecteurs « , nuance Frank Minne.  » Souvent, ceux-ci achètent d’abord quelques numéros en librairie pour ne décider que plus tard de se lier davantage à un titre. Il existe toutefois aussi des lecteurs qui, pour diverses raisons, restent fidèles au point de vente presse.  »

Fort de ses 32 ans d’expérience dans le paysage média belge, Minne est un vieux routier. Il a donc une bonne notion des évolutions et cite surtout la pression sur les tirages :  »  Avant, nous enregistrions une croissance continue au niveau des magazines ; aujourd’hui, le défi consiste à les maintenir stables.  » A l’avenir aussi, il estime que ce sera un aspect important. En outre, en guise de grands défis il cite la politique de prix ( » Nous devons recevoir un prix équitable pour nos produits de qualité et ne pas nous laisser tenter d’entrer dans une bataille de prix qui à terme ne profite à personne « ) et le numérique ( » Nous devons continuer à chercher des modèles pour une transformation digitale réussie « ).

 

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