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Confiance : le média est aussi important que le message

La confiance se crée au travers de la transparence, l’intégrité et la fiabilité, dit Havas. Les organisations d’information qui ont déjà gagné la confiance du public, peuvent tabler sur le fait que leur contenu sera apprécié et loué. À condition qu’il soit consommé sur leurs propres canaux !

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Editeurs, veillez sur votre contenu !

Nous avions déjà conclu précédemment que le contexte importe (lire aussi Sans contexte, le contenu n’a pas de sens). La nouvelle étude Havas mondiale montre à quel point l’effet du canal sur la perception de fiabilité est grand. Il apparaît que ce n’est pas tellement l’expéditeur (la marque média) qui, dans le cas d’une consommation d’information numérique, moule l’image, mais bien le canal sur lequel les gens s’informent.

Trust in advertising by format

Là où, sur les sites Web de marques d’information renommées, le contenu peut tabler sur 80 % de confiance, la crédibilité de ce même contenu, diffusé par le même expéditeur, chute à 57 % (!) sur les médias sociaux. Il ressort de l’étude que cela est dû au fait qu’intuitivement – et donc automatiquement et plus rapidement – les gens réagissent avec scepticisme aux contenus proposés via les médias sociaux (dans l’étude Facebook et LinkedIn).

Un contexte publicitaire de qualité augmente la confiance de marque

La confiance se tisse d’expériences antérieures positives avec un média ou une plateforme. Admettre et corriger ses erreurs est jugé fort positif par les répondants. Les marques média doivent donc faire montre de beaucoup de prudence lorsqu’il s’agit de contenus de qualité et de confiance. La question qui se pose, est de savoir quel rôle les médias sociaux peuvent encore jouer à ce niveau.

Actions by news organisations that inspire trust

Reste la question, pour les annonceurs : à quelle marque média vais-je confier mon image de marque ? En effet, la confiance témoignée au média se transfère aux marques qui communiquent en son sein, suite au fameux effet de halo (lire aussi Nouvelle démonstration de l’effet de halo). Le facteur le plus important dans tout ce qui détermine la confiance de marque, ce sont les expériences du passé. En deuxième place on retrouve toutefois : paraît sur un canal ou dans une marque média qui mérite ma confiance.

Planifier en toute confiance : contexte, pertinence et qualité

Il est donc important pour les annonceurs de savoir quelle marque média bénéficie d’une forte confiance de la part des utilisateurs. Pour les y aider, Havas a développé des outils de planning qui, en plus des performances classiques des médias, intègrent aussi des aspects comme le contexte, la pertinence, la qualité et l’attention.

Dans l’étude, on a aussi mesuré l’ampleur de l’effet de halo par média. Entre 69 et 83 % de la confiance dans une marque média sont reportés sur la marque qui communique. Ces pourcentages sont les plus élevés pour le print (83 %) et la télévision (76 %), suivis des médias numériques (73 %). Ces chiffres correspondent fortement à ce qu’a fait ressortir l’étude d’IAS, déjà commentée dans ces pages.

Level and types of trust by channel

Source : Editorial Media

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Le print sauve des vies

Posez immédiatement ce téléphone et munissez-vous d’un magazine, d’un livre ou d’un journal en papier ! Il y a suffisamment de preuves scientifiques pour soutenir que cela vous permettra de vivre plus longtemps. Nous tenions à vous en informer avant l’été : c’est la période idéale pour une cure de désintoxication !

Lisez aussi : Pas de vacances d’été sans magazines 

L’adulte moyen fixe son smartphone 4 heures par jour. Cela fait 240 minutes, soit un quart de votre journée (si vous dormez 8 heures par nuit, ce qui – soit dit en passant – est aussi devenu plutôt rare suite, entre autres, à la consommation GSM). Comme nous l’avions déjà annoncé dans ces pages, cette accoutumance modifie le fonctionnement du cerveau et peut être funeste pour vos aptitudes cognitives (lisez plus ici).

Votre GSM crée du stress

Ce qui est plus inquiétant, c’est que l’utilisation d’un GSM fait augmenter le cortisol (l’hormone du stress) dans votre sang. Le cortisol est l’hormone qui régule notre instinct de combat ou de fuite, en vue de survivre dans des situations périlleuses. Cela entraîne une augmentation de la pression artérielle, des pulsations cardiaques et du glucose sanguin ; rien de bon pour le corps, donc. Surtout pas si cela se produit constamment en réaction à votre GSM, à chaque fois que quelque chose vous fâche, vous frustre, vous enthousiasme ou vous rend heureux.

Ce qu’UGent démontre aussi au travers de la recherche (voir le programme VRT ‘Facebook en ik’), est également confirmé au niveau international par d’autres scientifiques : il suffit d’un GSM à proximité ou que l’on pense recevoir un signal de messages entrants pour que le niveau de stress augmente. Cette sensation est désagréable et, afin de réduire le stress, on cherche à vérifier son GSM le plus rapidement possible.

Les scientifiques relient les niveaux de cortisol accrus à un risque aggravé de toutes sortes de problèmes de santé, tels que la dépression, l’obésité et le diabète de type 2, pour ne citer que ceux-là.

Print soporifique

Le plus grand avantage du print est sans doute qu’il permet de mieux dormir : d’un sommeil plus durable et de meilleure qualité. Il s’agit d’un beau cadeau pour votre santé, car le monde médical associe le manque de sommeil à toutes sortes de problèmes de santé. Il est extrêmement important de cultiver des habitudes de sommeil saines et cohérentes.

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Harvard Medical School en a fait l’expérience en comparant la lecture sur écran (e-book) à celle sur papier. Il s’est avéré que la lecture d’un e-book avait pour conséquence de s’endormir moins vite, de dormir moins et d’être plus fatigué le lendemain.

Le print a presque autant d’avantages que le GSM ne présente d’inconvénients. En effet, dans la recherche neurologique, l’activité cérébrale pendant la lecture papier est fondamentalement différente de celle liée à l’utilisation d’écrans. Lire la version imprimée stimule la mémoire visuelle, les gens retiennent mieux l’information et ont plus facile à la retrouver dans leur mémoire.

La lecture papier améliore la santé, parce qu’elle ralentit le rythme cardiaque et diminue la tension. En outre, on digère mieux l’information lorsqu’elle est lue sur papier. Les gens en retirent un sentiment de satisfaction, comme le révèle une autre étude, hollandaise cette fois (lisez plus ici).

N’hésitez donc pas à vous munir de quelques magazines en plus lorsque vous partirez en vacances cet été. Vous nous reviendrez mieux reposé et en meilleure santé !

Source : Two Sides

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Hearst personnalise des annonces print sur base de votre comportement en ligne

« Chère Marie, cette crème anti-rides entièrement renouvelée est idéale pour votre peau. » Voilà comment pourrait commencer une annonce dans la version papier des titres Hearst. Mieux encore : bientôt, la première publicité personnalisée – de la marque StriVectin – paraîtra dans Elle.

Lisez aussi : Euh… personnalisation ?

Pour pouvoir offrir le nouveau service, baptisé MagMatch, aux annonceurs, l’éditeur se sert de ‘first party data’, complétées de ‘third party data’ pour les utilisateurs non-connectés afin de ‘matcher’ les comportements de façon anonyme. Hearst Data Studio déduit de comportements de navigation et de souris si quelqu’un est sur le marché pour une marque ou un produit déterminés. Ensuite, cette personne reçoit une annonce parfaitement ciblée… dans le magazine papier !

MagMatch a ouvert le bal avec la marque de beauté StriVectin dans le dernier numéro d’Elle, mais d’autres marques Hearst comme Cosmopolitan, Esquire, Food Network Magazine et Car & Driver s’ouvrent également à la publicité avec MagMatch. L’offre est valable pour tous les secteurs, sauf celui des produits pharmaceutiques.

Exploiter le lien étroit avec les lecteurs

Les annonces nominatives ne seront possibles que pour les abonnés, mais il existe bien d’autres modes de personnalisation. Quand son comportement en ligne fait apparaître qu’un lecteur est intéressé par un certain type de voiture, que ce soit un SUV ou plutôt un modèle compacte, la marque automobile peut adapter son annonce en fonction dans Car & Driver.

Avec MagMatch, Hearst cherche à amener les annonceurs à exploiter le lien étroit avec les lecteurs de façon encore plus optimale. C’est toutefois là que réside le danger lié à la sensibilité des données personnelles : tout le monde n’apprécie pas que tant d’informations personnelles soient connues des médias et des marques. Aux yeux des gens, le ciblage en ligne est souvent sinistre et oppressant, parce qu’ils ont l’impression d’être traqués et observés. Même si c’est beaucoup moins le cas pour les annonces print, une certaine prudence reste de mise.

MagMatch est une suite logique de Sample Ignition 360, le produit publicitaire pour médias sociaux lancé par Hearst au début de l’été. Les lecteurs peuvent solliciter des échantillons gratuits en échange de leurs adresses e-mail et postale. À la demande d’annonceurs, Hearst peut alors enchaîner avec une demande de feedback et une invitation à rédiger des évaluations de marque pour la marque. Les données peuvent aussi être exploitées à des fins de reciblage.

Sources : Adweek, Whatsnewinpublishing.com

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La Terre est plate ? Que pensent les jeunes du marketing d’influence ? Quel rôle jouent les médias dans le processus d’achat ? Les magazines ont-ils leur propre algorithme ? 
Venez à MAGnify 2019, le 3 octobre pour découvrir les réponses à ses questions. Inscrivez-vous via MAGnify.be

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Isobar Programmatic Print Ad

Données, personnalisation, géolocalisation : ce service de publicité imprimée a tout ce qu’il faut

Selon les gens d’Isobar, une agence de marketing numérique du réseau Dentsu Aegis, c’est la première ‘programmatic print ad’. Nous voyons ici plutôt une application intelligente des techniques existantes et une bonne utilisation des données. Quoi qu’il en soit, c’est une nouvelle publicité imprimée innovante qui vaut la peine d’être discutée.

 

WEMEDIA_logo_MagnifyN’hésitez pas, inscrivez-vous sans plus attendre ici (www.magnify.be)
et rejoignez-nous le 3 Octobre à CC De Factorij à Zaventem.

Le service qu’Isobar a développé en collaboration avec le journal O Estado de S.Paulo permet aux annonceurs de proposer aux consommateurs des publicités personnalisées, basées sur leur profil de lecture, sur leur géolocalisation et en fonction de l’heure du jour. Cela signifie simplement que les gens scannent avec leur smartphone un code QR dans une publicité imprimée.

Print à nouveau pertinent

Isobar Programmatic Print Ad -drn28471L’innovation réside dans les données qui sont ensuite utilisées pour faire à l’utilisateur une offre personnalisée : caractéristiques du lecteur, lieu et heure du scan. Ainsi, les annonceurs peuvent également optimiser le realtime : une offre qui livre peu de réponses peut directement être adaptée et remplacée par une meilleure offre.

La publicité a été mise à l’essai avec des promotions de McDonald’s, Burger King et Subway. Selon les inventeurs, ce service porte la communication de la marque à un autre niveau et rend l’imprimé comme canal publicitaire à nouveau pertinent.

Source : Daily Research News Online 

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Young person reading magazine while sitting on the floor

Le print est de retour sans jamais être parti

Le print ‘disrupte’ le monde numérique. Les utilisateurs en ont (re)découvert les avantages et les propriétés positives. Sur base d’une propre étude, l’agence de marketing et communication britannique Wardour parle même de la disruption du monde numérique par le print. Et qui sont les plus grands fans du papier ? Les jeunes.

Les orateurs pour MAGnify 2018 sont connus !
Inscrivez-vous sans plus attendre sur www.magnify.be

MAGNIFY-logo

L’étude Wardour, réalisée auprès de 2.001 consommateurs de 18 ans et plus, démontre que le print doit surtout son essor à sa popularité croissante auprès des jeunes. Ce phénomène a aussi été abordé lors du panel MAGnify en qualité de tendance chez les Millennials et la GenZ, qui revalorisent des choses tangibles comme les magazines papier (visionnez la vidéo ici).

L’an dernier, les jeunes se sont mis à lire de plus en plus de print en sus de leur consommation média en ligne (l’on-line a par ailleurs progressé dans tous les groupes d’âge). Tant le groupe de la Génération Z (18-24) que le groupe d’âge jusqu’à 35 ans ont commencé à lire plus via les canaux imprimés. La croissance est plus forte que chez les gens dans d’autres catégories d’âge. Le glissement tant annoncé vers la lecture digitale chez les jeunes ne s’est donc pas manifesté et on peut plutôt parler d’un revirement vers le print.

Une fois que l’on sait ça, il n’est pas si surprenant non plus de constater que, ces derniers temps, les grandes marques numériques se sont mises à lancer des publications print de plus en plus souvent : Airbnb, Facebook, Uber, Wetransfer, Amazon… et Buzzfeed.

Digital et print

L’intérêt des générations plus jeunes pour le print se manifeste avant tout dans le domaine des magazines professionnels (15 % de tous les répondants et pas moins de 28 % des GenZ !), mais on préfère souvent aussi lire sur papier les magazines, brochures et rapports d’entreprise (10 % tous, 19 % parmi les 25-34 ans). 75 % des jeunes indiquent qu’ils lisent au moins un magazine par mois.

Le print, c’est bon pour vous. Lisez donc cet article

Un grand avantage du print, estiment les répondants, découle du fait qu’il permet de mieux retenir l’information. Ce sentiment est soutenu par la recherche (lire aussi : Ce que la neuroscience nous apprend sur la publicité magazine). Près de la moitié (44 %) des répondants sont d’accord pour dire qu’ils sont plutôt enclins à se souvenir de quelque chose qu’ils ont lu en print (comparé à un écran). 12 % seulement n’est pas d’accord sur ce point.

Il ne s’agit donc pas d’un choix entre le digital et le print, mais, de préférence, d’une offre conjuguée en vue de transmettre votre message, conclut Wardour.

« In an era when trust in business and society is falling, this ability for brands to create and generate trust through the right content creation and strategy shouldn’t be underestimated. For all these reasons and more, it’s time to rethink ink. »

Concentration et confiance

Les consommateurs disent aussi avoir bien plus facile à se concentrer sur l’information en print (54 % d’accord, 11 % à peine pas d’accord). Dans le cas d’informations compliquées surtout, 61 % préfère le print.

Par ailleurs, 25 % des répondants estiment qu’en print l’information est plus fiable qu’en ligne. 6 % seulement déclare que le digital inspire plus de confiance. Ce sentiment aussi est clairement étayé par des études internationales en provenance de différents pays. (Lisez plus ici)

Sources : Deliniate, Opinion

D’autres articles :

N.B. : liste des médias testés : Journaux en ligne ou sites d’information – Fils d’actualités et applis numériques – Magazines en ligne – Brochures et catalogues en ligne – Sites Web et blogs d’entreprises/de marques – Blogs indépendants – Canaux de médias sociaux de marques – Autres canaux de médias sociaux (p. ex.de pairs et d’amis) – Livres électroniques – Journaux imprimés – Magazines imprimés (consommateur/grand public) – Magazines imprimés (commerciaux ou industriels) – Magazines imprimés d’associations, d’organisations caritatives et de groupes – Livres imprimés – Brochures, rapports ou magazines imprimés de marques – Catalogues de marques

VW and NORD DDB ad for Touareg Nightvision

VW and DDB storytelling glows in the dark

When NORD DDB was tasked with promoting the new Night Visionfeature for the VW Touareg – a thermal imaging camera designed to detect persons and animals on the road – it decided to shine a light on fauna’s plight, using a highly unusual approach. « The idea of contrasting talk of cutting-edge tech with an old-school Swedish bedtime story felt refreshingly original.”

Also read: Warning! New-car-smell inside

The resulting bittersweet children’s tale was published on the back page of the financial paper Dagens Industri Weekend. The ad is all text, save for a small illustration, and tells the story of a lonely deer who wanders perilously close to the road. So why choose a traditional format to promote an ultra-modern feature of the VW marque? NORD DDB copywriter Svante Pårup says the decision to use a children’s tale felt emotive and appropriate for the season. And what better way to deliver the message than in a format typically associated with storytelling?

« A magazine, he suggests, is about as close to a book as you can get – without being one. »

It’s hardly Hans Christian Andersen, but there is one fantastical flourish worth noting. Read the story in daylight and our doe-eyed protagonist meets an unfortunate, all-too-familiar end. Read it under cover of darkness, though, and you’re treated to a happier outcome – in glow-in-the-dark text. For VW’s execution to shine through, both in the dark and in a crowded media landscape, the ad was printed using two layers of ink: a traditional one for daylight, and a fluorescent one for night.

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Online Fake News is not very believable when seen in print!

A very interesting experiment by The Columbia Journalism Review made very clear how disinformation, or Colo. According to their research 75% of Americans have been mislead by a fake headline.

A lire aussi : Tendances en matière de fake news (mieux : de désinformation digitale)

“We found misleading headlines that had been widely shared online, and we made them tangible for the first time by putting them on the covers of what looked like real newspapers and magazines. Then we put them on display at a heavily trafficked newsstand in Manhattan.”

Inside each publication, an educational guide prompted people to question what they were reading, offered tips for spotting misinformation and explained the importance of seeking out real news produced by credible journalists.

Misinformation education guide

The goal was to create awareness around the topic of misinformation and ask the public to be more thoughtful and careful about the “news” they see and share. The Fake News Stand got the attention of media outlets in more than 100 countries, generated more than 300 news stories and reached more than 2 billion people with zero media dollars spent.

Source: Creative Showcase

Magazine stack

Chacun son propre magazine ? Pas de problème

La technologie print d’aujourd’hui permet d’imprimer en masse des magazines personnalisés, et ce à qualité supérieure et à une échelle industrielle. Un tirage de 100.000 magazines, chacun avec sa propre couverture et des sections, voire des publicités personnalisées ne pose aucun problème, dixit Canon au Digital Innovators Summit 2019. Etant donné les revendications des générations plus jeunes (lisez plus sur la Gen Z ici), c’est une évolution importante qui peut aider les magazines à rester pertinents.

A lire aussi : Les marques magazines sont les ‘vrais influenceurs’ pour les marques premium et de luxe

Du coup, un avantage majeur du digital est dépassé : les magazines en papier peuvent tout aussi bien s’aligner sur des données personnelles que l’édition en ligne. Cela ouvre de nouvelles possibilités de personnalisation aux marques magazine et aux annonceurs. Le ciblage, voire les publications personnelles sont soudain à portée de main grâce à l’impression à données variables et à la technologie de jet d’encre plus abordable.  C’est rapide, sans concessions en termes de qualité d’impression et de papier, l’élément distinctif pour les magazines en tant que supports de contenu.

Print programmatique ?

Du coup, les magazines se retrouvent projetés dans une nouvelle phase de vie. Les détaillants en ligne se servent déjà des mêmes techniques pour personnaliser leurs offres de produits dans des catalogues ou des mailings directs. Ils peuvent maintenant faire appel au papier de la même façon qu’ils se servent de la publicité programmatique dans leur marketing digital : avec un ciblage poussé et des versions adaptées. Lorsqu’une marque magazine connaît ses abonnés, une communication one-to-one est parfaitement envisageable.

Bien sûr, il y a toujours une différence de vitesse : le digital se place et s’adapte à tout moment. L’impression nécessite une période de latence plus importante, même si Canon promet que grâce au flux de travail de production intégré et automatisé, il est presque possible de publier en temps réel. En outre, quelque chose qui est imprimé ne peut plus être modifié.

Le papier reste en effet le papier, mais c’est justement sa force : il est tangible et non volatile, ce qui aboutit à un meilleur traitement des messages dans la mémoire. (Lire aussi : Pourquoi la publicité magazine fonctionne-t-elle mieux ?).

Source : FIPP 

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Smartphone with Instagram app

Print vs. Instagram : 1-0

Un des médias sociaux qui croissent le plus rapidement est Instagram. Ces dernières années, la plateforme photographique a eu à cœur de se renforcer de toute une série de fonctions et de possibilités, comme Instagram Stories, ce qui en a fait une alternative à part entière à Facebook, entre autres. Les influenceurs, notamment, ont rapidement su trouver le chemin d’Instagram. Cependant, en quelle mesure ce média se prête-t-il au marketing ? Une nouvelle étude en Allemagne a permis de comparer Instagram aux annonces print dans les magazines. La conclusion ? Le print fonctionne mieux.

A lire aussi : Que faut-il mesurer (et savoir) de son marketing d’influence ?

Pour toutes les marques, des FMCG aux biens durables, il ressort de cette étude que les annonces magazine imprimées réalisent de meilleurs scores, dans tous les domaines et auprès de toutes les cibles. Instagram passe pour un média (visuel) que l’on perçoit avant tout de façon émotionnelle. Sur cette base, les chercheurs d’AccessMM s’attendaient en vérité à ce qu’Instagram enregistre de bons scores tant sur les dimensions émotionnelles que cognitives, mais comparé au print ils furent déçus dans leur attente.

Il s’est avéré que le print avait obtenu de meilleures performances auprès de tous les groupes d’âge, et ce, sur toutes les dimensions mesurées. Cela valait encore plus pour la dimension de l’intention d’achat, sur laquelle les magazines ne manquent jamais de bien se défendre, quelle que soit l’étude.

« Les utilisateurs des médias sociaux ont développé un certain scepticisme envers l’information sur les médias sociaux », raconte le Dr Joachim Riedl, professeur en gestion du marketing et administrateur d’AccessMM. « C’est ce qui ressort tant des données de recherche quantitatives que des réponses aux questions ouvertes. Un média imprimé sérieux, par contre, s’est forgé une crédibilité au fil des ans, qui se transmet aux marques qui font de la publicité. C’est là que réside la puissance du print pour les marques, dit Riedl.

Plus performant dans le mix

Il ressort de cette étude que ce qui fonctionne le mieux de tout, c’est un mix de publicité classique et de marketing d’influence, notamment au niveau de l’intention d’achat. La force des médias sociaux réside dans le fait que les gens sont des êtres sociaux fort réceptifs à une interaction (réelle ou virtuelle) avec autrui, dixit les chercheurs. Seulement, la surabondance de publicités en ligne et la méfiance à l’égard de leur crédibilité ne cessent d’accroître l’importance d’une répétition et d’une confirmation cohérentes via d’autres touchpoints. C’est ainsi que peuvent naître la confiance et la foi en un message de marque.

Les influenceurs aussi tirent souvent leur inspiration et leur information des magazines. Ils sont en effet sous forte pression pour produire de nouveaux contenus à intervalles réguliers. Aux yeux de leurs suiveurs, ils est par ailleurs aussi souvent important de pouvoir retrouver des thèmes et des tendances par le biais d’autres touchpoints. Ils sont ainsi assurés d’être au fait, ce qui joue particulièrement fort dans le chef de publics cibles plus jeunes. Un enseignement frappant tiré de l’étude concerne justement les utilisateurs de médias sociaux plus jeunes qui passent plus de temps sur Instagram : ils sont plus sceptiques envers la publicité sur la plateforme.

Les chercheurs concluent qu’il est essentiel pour les marques d’exploiter un large éventail de médias dans leur communication. « Entre-temps, toute une série d’études ont tapé sur ce même clou », dit Riedl . « Ne miser que sur les médias sociaux et ignorer les médias classiques crédibles et fiables, tels que les magazines, serait une grosse erreur. »

Source : Editorial Media

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Positive - Pay Attention campaign - Mike Florence - PHD

Le nouveau récit de magazine media : print premium et public engagé

Le récit sur le média magazine a changé : de plus en plus souvent, les marques magazine occupent l’attention de façon positive et rares sont ceux qui évoquent encore la mort du média. Lors de la publication des tirages britanniques au début du mois de février, la réaction des experts média était toutefois totalement différente par rapport à ce qu’on avait été habitué à entendre les années précédentes. L’attention s’est portée sur la puissance durable des marques magazine de par leur lien solide avec le public, la confiance qu’elles inspirent et le contexte sûr qu’elles offrent aux marques.

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Cette nouvelle rhétorique est liée à la problématique des médias digitaux, la fraude et la sécurité de marque, ce qui pousse à voir les ‘vieux’ médias sous une nouvelle lumière. Mais aussi aux entreprises média qui, partout dans le monde, s’engagent à l’unisson pour transmettre leur passion et leur foi en ce média. Pensez à la campagne ‘Magazines.Better.Believe.It’, à l’initiative Food Brand Trust, à la campagne ‘Press Pause’ et à la plateforme à long terme Editorial Media. Avec, pour exemple le plus récent, la campagne ‘Pay Attention’ de l’enseigne britannique Magnetic Media.

La baisse des tirages n’est pas propre aux médias imprimés

C’est la dure et franche réalité : même si l’évolution est plus lente qu’on ne le pense souvent, partout dans le monde les tirages des magazines imprimés sont en baisse. Ce n’est pas un scoop. Aujourd’hui, le directeur de Mediacom, Jamie Higginson, constate toutefois  que la baisse (lente, c’est vrai, mais constante) des tirages n’est pas propre aux magazines ou aux médias imprimés : tous les médias établis, dont la TV, sont confrontés à un public qui migre en direction du numérique.

Voici ce que prône Higginson : « Du point de vue d’une agence, il ne faut pas contempler un canal de façon trop limitée dans un silo. Pour chaque annonceur, les magazines consommateurs opèrent au sein d’un système de communication et c’est à partir de cette vision que nous devons planifier les campagnes. Dans ce contexte, la raison première pour investir dans les magazines est rarement l’audience ou l’échelle (ce rôle revenant à la TV et à l’OOH). »

Et de poursuivre : « Même si nous négocions sur base de modifications de tirage, de faibles baisses ne devraient pas nous empêcher de faire appel aux magazines quand ceux-ci sont bénéfiques pour le système de communication plus large des annonceurs. »

Enseigner aux clients

Les avantages des magazines sont, entre autres, un public engagé, un contenu ‘brand safe’ et une durée de lecture/de présence plus longue dans un environnement de confiance, tout en surfant sur la vague de la passion que témoigne le consommateur pour un sujet spécifique. Agences et annonceurs peuvent continuer à exploiter ces avantages au profit de leurs marques, ce qui signifie qu’il y a un rôle à jouer dans nos campagnes pour les magazines consommateurs. »

Graham Marter, Head of Publishing and Partnerships, Total Media, ajoute à cela : « Quand on lit un magazine, on est à fond dedans, avec peu de distractions. Cela vaut encore plus pour un magazine imprimé. Les publicités font partie intégrante de l’expérience et cadrent entièrement dans l’environnement média.

Or, le défi qui attend les agences est d’enseigner ce récit en développement à leurs clients.  Les marques média recherchent de nouvelles manières de générer du revenu, au-delà de la publicité. Nous devons travailler plus dur pour mettre en exergue ces opportunités, ainsi que les avantages d’un public plus réduit et impliqué. »

Source : Mediatel

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