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Gunn 100 2018

Gunn 100 : que peuvent nous apprendre les campagnes les plus créatives au monde ?

La créativité est quelque chose d’intangible. On a beau tenter de la couler dans des règles, souvent les meilleures campagnes créatives font justement fi de toute contrainte imaginable. Et pourtant… L’évaluation et l’analyse d’œuvres créatives nous révèle toujours bien quelque chose, et en ces temps exigeants c’est déjà ça de pris. Le Gunn Report décortique la créativité depuis 19 ans déjà (lire aussi : Le Gunn Report dévoile une recette magique pour une publicité print performante); depuis peu, comme il fait désormais partie de WARC, aussi  sous un jour un rien plus scientifique. Le nouveau rapport, baptisé Gunn 100 par analogie avec le WARC 100, comprend quatre leçons sur la créativité.

Le Gunn 100 est un classement des idées marketing créatives les plus couronnées des quatre coins du monde, basé sur les 40 awards créatifs majeurs. Le Gunn 100 combine les listes de lauréats de toutes les compétitions et pèse les résultats sur base d’une série de critères, dont l’avis de créatifs sur l’importance du prix et l’étendue de la région (les awards mondiaux étant plus difficiles à remporter, ils ont plus de poids dans la balance).

Hormis les campagnes mêmes, les agences et annonceurs concernés se voient également attribuer des points. En 2018, la marque Nike, l’annonceur Volkswagen Group et l’agence BBDO Worldwide ont ainsi pris a première place dans leurs listes respectives. Le top 50 des annonceurs contient une seule société belge.

Leçon n° 1. ‘Purpose’ n’équivaut pas à sauver le monde

La liste Gunn 100 est dominée par le purpose marketing, mais les meilleures campagnes émanent de marques qui, dans leur publicité, se servent de causes sociales ou environnementales (pas tellement des bonnes œuvres mêmes). Le plus important, c’est que l’annonce signifie quelque chose pour les gens, dans leur vie.

Leçon n° 2. L’essor des idées multi-sensorielles

Des campagnes de tout premier plan comme ‘Meet Graham’ et ‘Fearless Girl’ sont un mélange d’art, de campagne, de RP, voire, dans le premier cas, de cours scientifique. Les marques engagent le public de toutes les manières imaginables, sans se limiter aux plateformes média.

Leçon n° 3. La technologie connecte le plus lorsqu’elle réalise des rêves

Se servir de la technologie rien que parce que c’est possible n’est pas une garantie de succès. Que du contraire. Le secret d’une bonne campagne, c’est-à-dire une campagne qui fait plus qu’uniquement se démarquer, réside dans un message fort, interpellant, contenu dans une expérience singulière.

Leçon n° 4. La créativité sur mesure ne signifie pas que la créativité change

Le glissement des médias de masse vers des médias ciblés constitue-t-il une menace pour la créativité ? La publicité sur mesure exige une approche différente en termes de planning et d’articulation créative, mais cela n’entraîne pas de changement fondamental au niveau de la créativité même.

Andrew Robertson, le président et CEO de BBDO Worldwide, le premier réseau d’agences dans le 2018 Gunn 100, taxe cela de défi crucial pour les agences créatives. Il définit la créativité comme suit :

« Creativity, at least in our terms, is the magical ability to capture and hold somebody’s attention while you give them some information, a demonstration, or an experience that changes the way they feel, the way they think, and what they do. »

(La créativité est la capacité magique de capter et de retenir l’attention de quelqu’un tout en lui offrant des informations, une démonstration ou une expérience qui changeront son ressenti, sa façon de penser et son comportement.)

Cette définition continue à tenir la route, aussi lorsque, dans un avenir proche, la publicité sera diffusée au travers de médias directement adressables, dit Robertson. Des publics cibles basés sur des comportements, sur des intérêts, sur des transactions antérieures sont desservis à l’aide de messages sur mesure spécifiques, mais à grande échelle. Donc, adressés à des millions, des dizaines, voire des centaines de millions de gens à la fois. Comment organiser cela, voilà le défi auquel sont confrontées les agences en ce moment.

Le président de BBDO Worldwide n’entrevoit pas de fin au modèle publicitaire du contenu. Le mix changera, mais il voit surtout des preuves que les médias ne peuvent pas subsister sur base du seul modèle d’abonnés. C’est une prise de position intéressante, la nécessité semblant être la mère de l’invention. Le temps nous le dira.

Il souligne que la publicité doit devenir plus pertinente et interpellante, pour que le public soit davantage récompensé (avec de la vraie valeur ou uniquement un stimulant ou de l’excitation) et qu’il n’ait plus de motif pour éviter la publicité. Robertson distingue un rôle pour les publicitaires, amenés à réduire le volume publicitaire et à augmenter la qualité. Nous ne pouvons qu’abonder dans son sens.

Vous pouvez gratuitement télécharger un résumé du rapport ici. Le rapport complet est en vente chez WARC.

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KFC campaign

Une bonne annonce print, ça peut être aussi simple que ça !

Les meilleures annonces print sont celles qui vous amènent à y regarder à deux fois. La nouvelle campagne de Kentucky Fried Chicken à Hong Kong en est un parfait exemple : d’abord, on ne voit que l’action dramatique de l’image, et puis seulement le produit.

Le concept est simple et frappant à la fois, comme doit l’être un bonne annonce. Il s’agit en outre d’une campagne, d’une série plutôt que d’un one-shot, ce qui renforce encore le concept.

  • Game of Thrones
  • KFC rocket launch
  • Formula 1

Source : Adweek

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Jack Daniels ad

Des idées pour sous le sapin : 35 annonces géniales

Pour terminer l’année avec une chaleureuse touche d’inspiration, commencer la nouvelle année avec le plein d’idées et combler un petit moment perdu avec un maximum de créativité… Voilà pourquoi cet article de blog de fin d’année contient une mine d’annonces print géniales et scintillantes.

Pourquoi ?

Parce que 2017 a vraiment été l’année d’une foi retrouvée dans le print et du grand retour des magazines, comme nous l’avions promis au début. Les magazines ont pris au sérieux leur rôle dans la résistance contre le Trumpisme  et le public n’a pas cessé de réitérer sa confiance dans le média magazine. Entre-temps, les enseignes magazine se sont transformées à un rythme toujours plus rapide ( ) et il s’avère qu’en cette ère numérique elles ont même encore gagné en efficacité.

Il y a là suffisamment de matière pour vous pousser à revisiter vos propres idées sur les magazines et le print. Les magazines se voient-ils octroyer dans vos plans l’attention et les budgets qu’ils méritent ? Avez-vous bien suffisamment réfléchi à la qualité d’audience et l’impact du contexte sur l’efficacité d’une campagne ?

Prenez largement le temps de parcourir ces annonces, tout en grignotant un amuse-bouche et en sirotant une boisson, et inspirez-vous d’elles pour aboutir à de bonnes résolutions (magazine) pour 2018 !

L’équipe Magazine Media vous souhaite d’agréables fêtes, une bonne année et une campagne magazine des plus géniales !

Idées créatives :

  1. Servez-vous du pli (‘fold’) : pas au-dessus ni en-dessous, mais à gauche comme à droite
  2. Laissez le public y regarder à deux fois
  3. Laissez un animal transmettre votre message
  4. Rappelez ce à quoi d’autres sont confrontés (Alzheimer)
  5. Jouez avec le papier
  6. Usez de petits trucs visuels à l’aide d’objets et de parties du corps
  7. Adjectivisez votre nom de marque
  8. Racontez une belle histoire
  9. Interprétez une toile célèbre
  10. Amusez-vous avec des logos célèbres
  11. Mettez en image un sentiment familier
  12. Intégrez de la couleur dans votre message
  13. Soyez littéral
  14. Titillez les papilles gustatives
  15. Mettez en image de l’inspiration
  16. Utilisez les lettres d’une autre façon
  17. Utilisez une métaphore visuelle
  18. Exagérez des caractéristiques produit
  19. Usez de jeux de mots
  20. Mettez l’eau à la bouche des lecteurs
  21. Soulignez l’imperfection
  22. Attirez l’attention sur des comportements dangereux
  23. Amplifiez des ingrédients
  24. Travaillez avec un trompe-l’œil/une illusion d’optique
  25. Intégrez un close-up extrême
  26. Trouvez de l’inspiration dans la musique
  27. Avec votre page, régalez le goût et l’odorat
  28. Servez-vous de faits amusants
  29. Créez une illusion de mouvement
  30. Créez un lien clair entre l’image et l’accroche
  31. Utilisez le blanc pour capter l’attention
  32. Créez une ambiance
  33. Animez des objets
  34. Servez-vous du contraste comme métaphore
  35. Brisez les moules pour faire de l’effet

Source : Canva.com

Philippe De Ceuster, mortierbrigade

Eurobest jury Philippe De Ceuster :  » Pour un nouveau produit, il est plus facile de créer une annonce qui sortira du lot « 

La semaine dernière, nos créatifs belges étaient rivés à leur siège. Les jurys des Eurobest rendaient en effet leur verdict. Parmi les jurés figurait aussi Philippe De Ceuster, Partner et Creative Director de mortierbrigade. Entre autres dans Film, Print & Publishing et Print Craft. Qu’en a-t-il retenu ?

Qu’est-ce qui vous est resté du processus d’évaluation ? Avez-vous relevé des tendances ?

J’ai été frappé par le fait que relativement peu de Grand Prix ont été décernés. Plus d’un jury a préféré s’en abstenir. Ensuite, je trouve que dans les jurys Film et Print & Publishing – les deux ‘principaux’ dont je faisais partie – on n’a pas vraiment eu affaire à beaucoup de créations vraiment innovantes. En Print, la campagne Trump pour Der Tagesspiegel a remporté le Grand Prix. Je ne dis pas que ce n’est pas une bonne idée, mais elle est tout de même très classique.

Y avait-il quelque chose en Print & Outdoor Craft qui vous a sauté aux yeux ?

Là, il m’a semblé que le Grand Prix – pour le tapis Game of Thrones de l’office du tourisme irlandais était bel et bien innovant. J’étais un grand fan de la campagne pour McDonald’s, qui a remporté un Silver. Et puis, il y avait bien sûr One Book for Peace en Print. Si ça n’avait pas été créé pour une bonne cause, ça aurait sûrement été le Grand Prix.

Notre pays n’a pas vraiment brillé dans les catégories que vous deviez évaluer. Comment expliquer cela ?

C’est exact, et ça n’est pas nouveau. Quand, il y a dix ans, je feuilletais le book d’un jeune créatif, il contenait beaucoup de print et un peu de film. De nos jours, il regorge de cases. Ils ont grandi comme ça, influencés sans doute par les campagnes belges qui ces dernières années ont fait un tabac à Cannes. Les annonceurs investissent aussi moins dans les médias traditionnels et lorsqu’ils le font, il s’agit souvent d’adaptations de campagnes internationales. Pas vraiment créatif, donc.

Que conseillez-vous aux créatifs et annonceurs qui aimeraient tirer profit du print ?

Si l’on cherche à sortir du lot dans le cadre d’awards, il vaut mieux avoir la chance de pouvoir créer une annonce pour un produit innovant. L’application Car-Net de Volkswagen en est un bel exemple. Les images avaient tout pour être ‘laides’, et pourtant le photographe et/ou l’AD ont réussi à en faire quelque chose de beau. Cependant, le fait aussi qu’il s’agit d’un nouveau produit a tourné à leur avantage.

Dans la catégorie Film aussi, il y a eu plusieurs spots dans la même veine (exemple 1 et exemple 2). En outre, il est plus facile, dans le cas de nouveaux produits, de se démarquer créativement. Peu de choses ont déjà été faites…

Par ailleurs, il vaut mieux présenter son message de la façon la plus simple possible et opter pour une approche innovante et rafraîchissante.

Que vous inspirent les performances de mortierbrigade ?

Ça n’a pas été un grand cru, mais je suis tout de même satisfait. Nous avons volontairement choisi de ne pas inscrire trop de campagnes et pourtant nous avons raflé un Silver et un Bronze avec notre campagne pour De Standaard. Nous avons en outre intégré plusieurs shortlists et ce, pour différents clients.

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Nos jurés belges au sujet des Epica Awards

La semaine passée, on a décerné les Epica Awards à Berlin. Non pas d’énièmes prix créatifs, mais des awards octroyés par des gens qui devraient s’y connaître, à savoir des représentants de la presse professionnelle. Des gens comme nos compatriotes Damien Lemaire (rédacteur en chef de MM) et Wim De Mont (rédacteur en chef adjoint de Pub). Nous leur avons posé quatre questions et avons reçu huit réponses différentes en retour.

Quelle a été votre campagne favorite ?

WDM : « Un seul coup de cœur, c’est difficile. Il y avait bien une publicité polonaise pour le site de vente allegro.pl qui était belle, ainsi que le spot ‘Timeless’ pour Lacoste, ‘Beyond Money’, ce spot d’un peu moins de 18 minutes pour Santander, ‘Alien’, un spot pour Ikea lui aussi réalisé en Espagne et, même si j’adore les bars à café dans le vent, un spot britannique pour McDonald’s qui se moque des bars à café dans le vent. Pourquoi pas ! Ce qui était aussi drôlement bien, c’était l’utilisation d’Instagram dans une campagne pour une bonne cause, ‘Like My Addiction‘. Et puis, il y a ce qui est davantage un événement ou une prise de position qu’une publicité, même s’il s’agit en fait d’une campagne pour un fond d’investissement : la ‘Fearless Girl’ qui, dans Wall Street, défie le fameux taureau. »

DL : « Mon coup de cœur absolu : ‘Kolshik’ de Leningrad, un sérieux prétendant au GP Film. En outre, j’épinglerai un véritable OVNI qui, espérons-le, inspirera les agences créa ou média, ou encore un média à part entière : ‘The Mass-Media Brothers’, de Dentsu Japan pour The Shizuoka Shimbun & Broadcasting System… »

Quelles sont les tendances qui vous ont tapé dans l’œil lors de l’évaluation des finalistes des Epica Awards ?

Wim De Mont : « Ceci n’est pas une analyse des Epica Awards pesée sur une balance de pharmacien. Néanmoins, il y a une série de tendances, dans le désordre, qui sautent aux yeux. Ainsi, il y a  de plus en plus souvent des spots de format long, une seule fois même une authentique première cinéma (une campagne espagnole pour Santander Bank). Il s’agit souvent de publicité cinéma qui est toutefois aussi destinée à vivre en ligne. Les extra-terrestres, les grands-parents et les chats ont toujours la cote, avec plus ou moins de bonheur. Et les succès trop faciles sont sanctionnés ; on voit de plus en plus souvent des publicités avec un message sous-jacent, qui s’inspire par exemple de situations ou d’évolutions actuelles ayant trait aux réfugiés, à la diversité, et cetera. »

Damien Lemaire : « La tendance la plus marquante était… la violence de certaines inscriptions. Tantôt crues et sans concession, à l’exemple de ‘False Alarm’ de The Weeknd en Music Video ; tantôt plus subtiles, ou, plus précisément, suggestives, comme avec ‘Evan’, l’un des deux Grand Prix Film. Maintenant, paradoxalement, la violence peut également être belle, voire séduisante. Pour preuve, la campagne ‘Kolshik’… »

Les Belges se sont fort bien comportés. Votre explication ?

WDM : « Les campagnes belges ont obtenu de beaux succès lors des Epica Awards : dix nominations, neuf prix ! Sans compter qu’une série d’agences belges renommées n’ont même pas participé, sinon le ‘butin’ aurait été encore plus impressionnant pour notre pays. Eh oui, les campagnes belges couronnées à l’étranger sont souvent costaudes, tant au niveau humoristique qu’émotionnel, et en même temps très intelligentes. Des campagnes avec un twist, donc, qui souvent restent plus longtemps à l’esprit. »

DL : « Les créations et, surtout, les cases studies (‘la pub de la pub’, comme je les définis souvent) étaient bons. C’est aussi simple que ça. Ces case studies sont incontournables aujourd’hui pour espérer remporter un award et, malgré nos traditionnels ‘maigres moyens’, nous arrivons quand même à sortir notre épingle du jeu à ce niveau aussi. Ce qui est plutôt positif. La créativité est partout, à tous les niveaux et à chaque stade du processus… »

Quid du Print ?

WDM : « Cette année, il me semble qu’il y a eu peu d’inscriptions dans la catégorie print. L’or pour une campagne de Der Tagesspiegel démontre pourtant qu’avec un seul visuel on peut confronter le monde avec une image forte qui, en outre, fait très clairement référence au média même. Après un jour, on a souvent déjà oublié quelle était la marque promue par telle ou telle annonce ou spot TV ; on se souvient uniquement encore de l’image. Avec des annonces de la trempe de celle pour Der Tagesspiegel, on n’est pas prêt d’oublier. »

DL : « Le print classique (presse et affichage) est mort, ou plutôt en sursis. En tant qu’ancien copy, j’espère sincèrement que le cycle (puisque tout est cyclique dans le monde, a fortiori la pub qui ne fait que s’inspirer des modes et tendances) ne s’éternisera pas trop. Que celui qui ne prend pas de plaisir à la lecture des annonces ‘Coin’‘Pencil’‘Lighter’ et ‘Paperclip’ de DDB Berlin pour les SUV VW, me jette la première mine ! »

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Eir campaign - No more blackspots

Ad in the Picture: eir, Irish telecom

Encore un bel exemple d’un annonceur qui exploite pleinement la puissance des magazines imprimés. ‘Que font tous ces points de couleur frappants dans mon magazine ?’, ont dû se demander les lecteurs. Jusqu’à ce qu’en dernière page de leur Daily Mail Magazine, ils découvrent la raison pour laquelle eir, la société de télécoms irlandaise, s’était amusée à colorer tous les points dans le texte magazine (oui, tous les . et : et ; et i et j, sans exception). Le message derrière tout cela : plus de points noirs chez  vous ou au bureau à cause d’une faible réception du signal mobile.

No more black spots

Eir campaign - No more blackspots   Coloured dots cover DAily Mail

Rothco, l’agence de publicité qui a eu l’idée, avoue sans détours qu’il n’a pas été aisé de trouver une publication print prête à collaborer pour réaliser l’exploit.

Dans l’explication, eir déclare ne pas aimer les points noirs. C’est pour cette raison qu’ils les ont tous supprimés du magazine. De la même manière qu’ils peuvent le faire avec ‘Wifi Calling’ pour les GSM, chez soi comme au bureau, dixit le fournisseur.

No more black spots - ad eir

Source: Adweek

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Simon Pyson

En direct de Cannes : nos lauréats du StuMPA

 » Prêts à nous plonger dans un gigantesque bain créatif.  » Voilà comment, la semaine dernière, étaient partis pour Cannes Simon Pyson et Auke Moonen de Luca School of Arts. Lisez leurs aventures ici.

 » A peine trois mois après avoir remporté le Student Magazine Print Award, nous étions fin prêts. Armés d’un Humo, nous avons réussi à passer les contrôles de sécurité et avons pris l’avion pour Cannes, prêts à nous plonger dans un gigantesque bain créatif.

Comme nous devions nos billets à un concours print, nous étions évidemment énormément curieux de découvrir la catégorie Print. Après avoir plusieurs fois fait le tour, il nous a tout de même semblé qu’il manquait un peu de mousse de bain. Il faut dire que la participation belge était réduite à néant. Par contre, lors du spectacle de remise des prix, nous avons été agréablement surpris de voir nos favoris personnels récompensés.

A l’occasion de la remise du Grand Prix, le président du jury nous a expliqué que le print est en crise. C’est pareil en Belgique et c’est justement pour ça qu’un concours comme le StuMPA existe : pour sensibiliser les jeunes créatifs au print et attester de sa pertinence. En ces temps dominés par les médias sociaux, Burger King a réussi à préserver son authenticité en tant que marque, sans trop se prendre au sérieux. Une étude a en effet fait apparaître que de toutes les chaînes de fastfood aux Etats-Unis, Burger King compte le plus de restos détruits par des incendies, et ce depuis 1954. Dans les créations print, ils représentent dès lors une série de restaurants en flammes accompagnés du texte ‘Flame grilled since 1954’.

Le print avec le plus haut taux de StuMPA, à nos yeux, était la ‘Foot type test ad’ pour Asics. 70 % des joggeurs courent avec de mauvaises chaussures, mais grâce à cette annonce on sait quel type de chaussure choisir avant même d’aller au magasin. L’annonce est interactive grâce à l’encre thermochrome qui détermine quel type de pieds vous avez. ‘Foot type test ad’ a remporté un Lion de bronze.

Autre campagne qui nous a plu : ‘Pass the Heinz’. Dix ans après l’épisode de Mad Men dans lequel Don Draper ‘pitche’ Heinz, Heinz a sorti les prints en vrai. Ceci peut bien sûr générer pas mal de critiques décriant la paresse, puisqu’on n’a pas dû se fouler plus que ça. Nous, on a toutefois trouvé que c’était plutôt intelligemment paresseux. Le potentiel de RP de cette campagne surpasse dès lors le print. David Miami, l’agence qui a signé l’exploit, n’a pas inscrit la campagne sous son propre nom. Elle a été introduite sous le nom de Sterling Cooper Draper Pryce, l’agence de publicité fictive présentée dans la série.

Après notre immersion totale, nous voilà tout à fait prêts pour piquer une tête dans le monde de la publicité !

Merci, Febelmag, d’avoir rendu tout cela possible…  »

Merci Simon et Auke, nos correspondants spéciaux à Cannes !

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Sam De Win

La Colonne de Sam De Win

La saison des Awards est ouverte

Traditionnellement, juin est le mois des ‘awards’, et cette année n’est pas une exception. Des Creative Belgium Awards au Lions de Cannes… Nous sommes curieux de découvrir quelles seront les créations de haut vol qui s’offriront le plus de chapeaux et de lions. Sam De Win, Directeur créatif chez Make Lemonade, désigne d’ores et déjà ses campagnes print favorites.

La saison des festivals a repris ses droits. Creative Belgium décerne ses prix dans la ville balnéaire mondaine de Knokke et ensuite la grand-messe de la publicité prend le relais : les Lions de Cannes. J’ai à chaque fois hâte d’en être.  Non seulement parce qu’on y récompense les meilleures créations, mais surtout parce qu’à chaque fois cela me fait redécouvrir l’amour de mon métier.  A Knokke, on nous soumet un échantillon du savoir-faire belge et à Cannes, celui du monde entier.

Il y a suffisamment de candidats de valeur, mais quelles sont les campagnes print qui brillent par leur excellence ? Aujourd’hui, cela fait longtemps qu’il ne s’agit plus d’une belle image et d’un headline finement tourné, ou d’un jeu de mots malin auquel il faut réfléchir à deux fois. Non, de nos jours le print va plus loin. Les ordinateurs dessinent des portraits qui deviennent des annonces que l’on peut ensuite shazamer.  

De Tijd – Nieuwe Tijden (NL) from FamousGrey on Vimeo.

Ou alors, les photos pour l’annonce sont développées avec de l’eau tirée d’une rivière polluée.

Cette dernière sera assurément récompensée à Knokke. Elle cadre dans une belle série d’annonces qui l’an dernier déjà s’était adjugé un tas de prix à Cannes.

Mais alors, le glas a-t-il sonné pour les annonces ‘old-school’ ? Je ne le pense pas. Cette année encore, on a vu émerger une belle série de preuves en ce sens. Les annonces de Burger King, par exemple, brillent par leur simplicité. Afin de démontrer que leurs burgers sont tous ‘flame-grilled’, ils se sont servis de photos de vrais incendies dans leurs filiales. C’est osé, ça c’est sûr. Et excellent, ça c’est sûr. Est-ce que ça gagnera à Cannes ?  Ça c’est sûr !

Burger Kind ad

Autre bel exemple : la campagne de Getty Images. Pour démontrer que les possibilités avec leurs images sont illimitées, ils ont composé des photos à partir d’une dizaine d’autres clichés. Coup sur coup des annonces en béton.

Getty Images Frau Merkel ad

Et puis, il y a encore Marcia Zuckerberg, bien sûr.

Forbes ad Marcia Zuckerberg

Ce ne sont là que quelques-uns des favoris de cette année. Ce qu’il y a de chouette, ou de moins chouette, à Cannes, c’est que sur place, on découvre en effet des annonces qu’on n’a encore jamais vues ailleurs. De ces trucs dont on se dit : merde alors, ça j’aurais pu imaginer aussi. Ou voulu imaginer, bien sûr. Soit, la saison des festivals s’annonce encore très agréable.

Rendez-vous à Knokke. Ou à Cannes.

Sam

P.-S. : Pour ceux qui n’en ont jamais assez de découvrir des annonces print valant le détour : http://www.bestadsontv.com/best/print

 

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StuMPA Gold Awards 2017

StuMPA 2017 : voici les lauréats !

Parmi 54 annonces magazine introduites par 6 écoles participantes, le jury de la 8e édition des StuMPA* a sélectionné les vainqueurs de 2017. La défense par les 15 nominés aux StuMPA Awards a eu lieu le 31 mars chez Sanoma à Malines, à l’occasion du Young Creatives Day (vidéo), et ce fut à nouveau une affaire aussi éprouvante pour les nerfs qu’inspirante pour l’assemblée ! (tous les photos ici)

Aidé de Nathalie Meskens de The Ppress, le président du jury, Damien Lemaire (rédacteur en chef de Media Marketing) a décerné les StuMPA Awards aux cinq heureux gagnants.

Cette année, le  StuMPA d’Or et la participation assortie aux Lions de Cannes pendant une semaine ont été décernés à Simon Pyson, marque : Sensoa – Luca School of Art Ghent :

Le  StuMPA d’Argent et la participation assortie aux Lions de Cannes, de 4 jours, ont été remportés par Auke Moonen, marque : Vicks – Luca School of Art Ghent :

Le  StuMPA de Bronze et la participation assortie aux Creative Belgium Awards à Knokke, ont été octroyés à deux participants :

Sandrine Imbreckx, marque : Decathlon – ESA Le 75 :


– Manathan Olivet, marque : Vans – Haute Ecole Louvain en Hainaut :

Le jury a décerné une mention spéciale à Maxime Lauwers, marque: Levi’s – Haute Ecole Louvain en Hainaut :

Le Best School Award revient cette année à LUCA School of Arts Ghent, représentée par le prof Anneke Rombaut et ses talentueux étudiants.

Merci à toutes les écoles et tous les professeurs participants : ESA Le 75 – professeurs : Paul Van Biesen et Paul Moriau, Haute Ecole Francisco Ferrer (HEFF) – professeurs : Julie Rousseau et Pierre Vandevivere, Haute Ecole Louvain en Hainaut (HELHa) – professeur : Isabelle Hubinon, Luca School of Art Ghent – professeur : Anneke Rombaut, Saint-Luc Liège – professeur : Vincent Albert, PXL MAD – professeur : Els Menten.

Un grand merci et tout notre respect pour le travail accompli par le jury des StuMPA 2017: Sam De Win (SamReklam), Marie-Laure Cliquennois (TBWA) et Frédéric Zouag (DDB) ; les professeurs Els Menten (PXL-MAD) entJoseph Daulne (ESA Saint-Luc Liège) ;  Astrid Jansen (PUB), Damien Lemaire (MM – président) ; les représentants des membres éditeurs de Febelmag : Diana De Cat (Roularta), Dominique Catry (de Persgroep) et Tom Wattez (Sanoma).

Nous vous donnons volontiers rendez-vous l’année prochaine !

StuMPA logo

STUMPA 2016-2017 : Les nominés

Le jury de la huitième édition du StuMPA* s’est penché ce mercredi 8 mars sur la cinquantaine d’annonces magazines inscrites par les élèves de dernière année des 6 Hautes Ecoles en Art Graphique/Publicité participantes.

Ce jury était composé de 3 créatifs : Sam De Win (SamReklam), Marie-Laure Cliquennois (TBWA) et Frédéric Zouag (DDBays) ; de 2 professeurs des écoles participantes : Els Menten (PLX-MAD) et Joseph Daulne (ESA Saint-Luc Liège) ; de 2 journalistes de la presse professionnelle : Astrid Jansen (PUB) et Damien Lemaire (MM – président) ; de 3 représentants des éditeurs-membres de Febelmag : Diana De Cat (Roularta), Dominique Catry (de Persgroep) et Tom Wattez (Sanoma).

La tâche ne fut évidemment pas aisée pour le jury, tant le nombre et la qualité des travaux étaient élevés ! Voici le nom des xx étudiants qui seront envoyés dans l’arène de Sanoma (Malines) le vendredi 31 mars pour défendre leur projet :

WP_20170308_005bisESA Le 75 (prof. Paul Van Biesen & Paul Moriau)

– Marie Drouart, Club Med
– Sandrine Imbreckx, Decathlon
– Martin Hons, Série Mindhunter, Netflix

Haute Ecole Francisco Ferrer (HEFF) (prof. Julie Rousseau & Pierre Vandevivere)

– Alice Amant, Le Soir

Haute Ecole Louvain en Hainaut (HELHa) (prof. Isabelle Hubinon)

– Jade Dubois, Les Restos du Coeur
– Céline Caron, Unicef
– Manathan Olivet, Vans
– Maxime Lauwers, Levi’s

Luca School of Art Ghent (prof. Anneke Rombaut)

– Roland Bolle, Sportify
– Auke Moonen, Vicks
– Sofie Gilliams, Rombouts
– Simon Pyson, Sensoa

Saint-Luc Liège (prof. Vincent Albert)

– Gary Slykerman, SDA protection des animaux
– Florian Lagadic, Tim Dop, vers les pandas polaires
– Candice Laranjeira Torres, Panrani

La défense qui se fera devant le même jury ainsi que devant un public composé d’étudiants et de professeurs aura lieu le vendredi 31 mars à 14 heures chez Sanoma (Malines) dans le cadre du Young Creative Day (en collaboration avec MM et CB). Elle sera suivie par la délibération du jury et par la remise des prix.

Le but est de désigner les gagnants des 5 Awards, à savoir un Gold, un Silver et deux Bronze, ainsi que celui de la Best School.

Ces awards sont accompagnés de prix exceptionnels pour les étudiants : les gagnants du Gold et du Silver s’envoleront en juin pour le prestigieux ‘Cannes Lions, International Festival of Creativity’, les gagnants des Bronze assisteront au CB Awards & Party  le 2 juin à Knokke, les nominés recevront des abonnements digitaux à MM et PUB (nos sponsors),…

* Le Student Magazine Print Award 2016-2017, StuMPA, est une initiative des éditeurs de Febelmag avec la collaboration de MM et PUB. Il s’agit d’un concours créatif pour les étudiants de dernière année des Hautes Ecoles Artistiques section développement graphique/publicité. Le point de départ de la réflexion du StuMPA est le média magazine. Les élèves doivent travailler avec et autour du média magazine, en exploitant tous ses atouts. Ils doivent également exploiter les possibilités qu’offre le digital pour pousser plus en avant l’idée retenue.

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