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portrait Thierry Hottat

The Makers of Magazines : Thierry Hottat, Produpress

La force tranquille des magazines réside dans la sérendipité

Derrière chaque magazine et site magazine se cachent souvent des dizaines de collaborateurs et presque autant de fonctions différentes. Au sein de la régie, il y a par exemple un responsable marketing. Chez ProduPress, il s’agit de Thierry Hottat, un homme qui depuis près de 20 ans mange, boit et respire du magazine.

 » Le papier est un magnifique produit ! Il suffit d’en évoquer l’histoire, le processus de production de la création de magazines : le journalisme, la mise en page et puis l’impression.  » Thierry Hottat est clairement un grand fan du produit qu’il aide à commercialiser.  » Ajoutez à cela la fonction unique des périodiques : la détente, le divertissement, mais tout en informant et inspirant « , surenchérit-il.  » A mon avis, la force tranquille des magazines réside dans la sérendipité : la découverte de choses que l’on ne recherche pas nécessairement. J’ai ça tout le temps avec les magazines. Dans un magazine de voyage, on trouve une destination à laquelle on n’avait jamais pensé, dans un titre féminin, de nouveaux tuyaux sur comment pallier à tel ou tel problème de beauté.  »

D’emblée, il fait le lien avec l’information automatisée et le ciblage prédictif, qui, sur base d’algorithmes, permettent de proposer l’actualité ou les publicités pouvant intéresser le lecteur. Dans la foulée, on fait moins de ‘découvertes’… Du coup, il identifie tout le tintouin autour de la sécurité de marque et du ‘fake news’ comme un des grands avantages du média dans un contexte publicitaire.  » Par définition, dans un magazine, l’information est vérifiée par un professionnel et on ne trouvera sans doute pas d’environnement de marque plus sûr « , dit Hottat.  » Les publicités font partie intégrante de l’expérience de lecture.  »

Souligner la force des magazines

Cela fait maintenant 7 ans que l’homme – qui est fan d’Idéat, de Trends-Tendances, de MM et de Pub – est chargé du marketing vers le marché publicitaire chez ProduPress, après être passé par de Persgroep et Sanoma. Sa mission principale ? Mettre en exergue la force des magazines dans un plan média.  » Aujourd’hui, l’offre est gigantesque et il s’agit de convaincre les jeunes annonceurs et planners des atouts du print. Car ceux-ci existent toujours, comme en témoignent l’audience CIM ou le CPM.  »

 » En fait, un responsable marketing doit surtout chercher à savoir ce que veut un annonceur « , dixit Thierry Hottat.  » C’est pourquoi les études sont tellement utiles. Nous venons de publier notre étude ‘Car Buyers’, ce qui permet d’avoir des discussions très intéressantes avec les annonceurs et les agences média sur les enseignements, les tendances, etc. Je dois surtout écouter et comprendre. Et ensuite, concocter la bonne solution.  »

Evoluer vers une marque

Cette solution, elle se situe souvent dans la réflexion de marque à laquelle se livrent de plus en plus souvent les magazines. Il en va de même chez ProduPress.  » L’online ne peut certainement pas être une copie de ce qu’on fait sur papier « , s’explique Thierry Hottat sur la philosophie.  » Là où le papier offre de l’inspiration, le Web doit proposer plus de profondeur et surtout se focaliser sur l’information pratique. Passer d’un magazine à une marque implique cependant bien plus que le seul lancement d’un site Internet. Les événements aussi ont un rôle à jouer. Parce que c’est comme ça qu’on se rapproche le plus de son public. Fin septembre, nous organiserons pour la première fois un event à l’occasion duquel nos lecteurs pourront tester des SUV de plusieurs marques. Nos journalistes y donneront des exposés. Voilà comment, désormais, nous jouons aussi notre rôle – aider les gens à choisir la bonne voiture – sur un terrain totalement neuf…  »

portrait Thierry Hottat

 

Thierry Hottat

Responsable marketing

ProduPress

 

 

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Case JBC & Nina

Case: JBC et Nina

Humo campagne -erotisch

Mortier :  » Avec les magazines, on peut faire des trucs formidables « 

Pendant dix semaines, Humo a proposé à ses lecteurs, moyennant un petit supplément, d’acheter un chef-d’œuvre érotique. L’action vient de se terminer et a marqué les esprits, surtout à cause de la campagne  » excitante  » qui l’a accompagnée. Jens Mortier, le directeur général de mortierbrigade, s’explique sur sa campagne.

Durant 10 semaines (de début novembre à début janvier), Humo a présenté à ses lecteurs une œuvre érotique, allant de ‘Women’ de Charles Bukowski à l’œuvre pornographique de Louis Paul Boon. Mortierbrigade s’est chargé de la campagne print qui devait les porter à l’attention des intéressés, une campagne qui s’est avérée aussi suggestive que les romans.

Humo campagne Mortierbrigade

Une (partie de) page reprenait l’annonce pour l’action littéraire, une seconde (partie de) page une annonce pour une autre marque. Le fait que les annonces s’inspiraient l’une de l’autre n’est nullement le fruit du hasard : ainsi, on jurerait que le joueur de tennis dans l’annonce pour l’Antwerp Open frappe le postérieur de la dame dans l’autre annonce. Le renvoi de publicités pour l’action au lay-out de certaines pages n’était pas fortuit non plus…

humo4

Jens Mortier explique le processus :  » Nous avons d’abord demandé à quelques-uns de nos clients, tels que Lotto et Bicky Burger, s’ils voulaient participer, et avons alors créé des annonces autour de ça. De Persgroep Advertising a su convaincre Lidl et nous avons par ailleurs inventé et photographié une série de marques fictives.  » Pour ce qui est du lien avec les articles, Mortier est clair :  » Nous avons aussi rebondi sur les photos accompagnant des articles dans Humo. Notre art director est allé s’installer dans la rédaction et il a concocté ça en collaboration avec les metteurs en page.  »

Humo campagne -erotisch

Mortier ne peut qu’encourager quiconque ose s’essayer à ce type de campagnes :  » A cause de l’essor d’Internet, les magazines ont été négligés, mais on peut toujours s’en servir pour faire des trucs formidables. C’est un média qui a beaucoup de valeur. La créativité reste la formule magique.  La campagne print a rapidement été repérée sur les médias sociaux et est devenue virale. En d’autres mots : le print devient digital !  »

Comme d’habitude, quand nous lui demandons en quelle mesure on a aussi parlé de la campagne à l’étranger, Mortier termine par un clin d’œil :  » Elle a même été remarquée en Chine. Aucune idée ce qu’ils en ont dit – pour moi c’est du chinois –, mais c’est quand même drôle.  »

Sur le même sujet:

Happy Fall website - Goed Gevoel

Le site de Goed Gevoel entièrement en mode vente

Goed Gevoel Happy Fall logoAdieu, site classique de Goed Gevoel ! Dorénavant, le mensuel de de Persgroep Publishing fonctionnera sur base de ‘sites Web pop-up’, la rédaction combinant son inspiration avec la vente de produits exhibés. Ainsi, il y a aujourd’hui ‘Happy Fall’, où les articles ET les produits sont axés sur un même thème. Encore une manière pour un magazine de générer des ventes directes.

Depuis l’été, le site de Goed Gevoel évolue selon le rythme des saisons. Après avoir lancé un site placé sous le signe de ‘Happy Summer’, c’est aujourd’hui le tour à ‘Happy Fall’, un site proposant des articles, blogs et reportages liés sans exception à la période automnale de l’année. Jusque-là, rien de bien particulier ; en tant que mensuel, il est surtout malin de rebondir sur le rythme des saisons. Cependant, le site ne s’arrête pas en si bon chemin : par le biais du marketing affilié, des produits sont proposés à la vente.  L’inspiration peut donc aussi se reconvertir en achats…

 » Notre objectif est clair « , raconte Wim Scheirsen, Director Commerce chez de Persgroep Publishing.  » Avec ce nouveau site, nous souhaitons générer des revenus lecteurs supplémentaires.  » Dans la foulée, on fait appel, pour la communication, aux canaux existants de Goed Gevoel : hln.be, newsletters, médias sociaux (Facebook en tête) et, bien sûr, le magazine-même.

Les produits que propose le site peuvent être achetés auprès de quatre partenaires e-commerce : Zalando, Foodbag, Paris XL et First Pharma. Leur offre est annoncée via de la publicité native. En outre, la plate-forme est également dotée de possibilités de bannering traditionnelles, exploitées, entre autres, via la plate-forme programmatique de de Persgroep Advertising.

D’abord la conversion, désormais l’audience

Avec Happy Fall, Goed Gevoel prône donc la même logique que l’on retrouve derrière Flair Shop (lisez notre article), tout en allant bien plus loin encore : le site tout entier du magazine est axé sur le concept de l’affiliation et tente, animé d’un sentiment commun, d’inciter à l’achat.

Sur les résultats, Wim Scheirsen ne peut et ne veut rien dévoiler, mais, dit-il,  » ce genre de test a démontré que pour Goed Gevoel c’est clairement la voie à suivre. D’autres marques pourraient lui emboîter le pas.  » Il indique qu’en phase de lancement (en cours depuis l’été), la conversion était l’objectif majeur.  » Désormais, nous voulons miser sur une augmentation de l’audience « , révèle-t-il.

Cellule distincte

Depuis un an, de Persgroep Publishing héberge une structure distincte dédiée aux actions de vente via les propres médias. En plus de ce type d’initiatives, celle-ci est aussi responsable des webshops des différents titres.  » Le but est de proposer des produits et services via nos marques, permettant ainsi de générer des revenus lecteurs supplémentaires « , conclut  Wim Scheirsen.  » Nous sommes actifs dans différents domaines, dont celui de l’e-commerce, mais aussi la vente de plus-produits.  » Actuellement, la cellule emploie quatre personnes.

Découvrez les autres articles sur le média magazine en tant que canal de vente :

Katherine Keirens - portret

The Makers of magazines : Katherine Keirens

Goed Gevoel Ladies Fair » Les événements évoquent le mieux l’expérience autour de votre marque magazine  »

Les médias magazines sont le fruit du travail d’une rédaction et d’un département graphique, mais dans les coulisses des dizaines d’autres profils apportent eux aussi leur pierre à l’édifice afin de le rendre solide et durable. Prenons l’exemple de Katherine Keirens, active au sein de de Persgroep Publishing depuis plus de 20 ans (souvent pour des magazines) et depuis quelques années, en tant qu’Event Manager, responsable – entre autres – de la Goed Gevoel Ladies Fair.  » Je travaille pour tous les médias, mais je suis toujours contente de pouvoir mettre sur pied un événement pour des magazines.  »

Katherine Keirens constate clairement que les événements organisés par le groupe média répondent à  un réel besoin.  » On rassemble des gens dans un monde qui devient toujours plus digital et dans lequel tout doit toujours aller plus vite. Les gens cherchent à véritablement s’échapper de leur zone de confort. Vivre cela ensemble a le don de créer des liens. A chaque fois, je suis épatée de voir que les magazines sont capables de provoquer cela.  »

 » En outre « , dit-elle,  » on stimule tous les sens de ses lecteurs et ça n’est possible qu’avec des événements.  »

Les exposants obligés d’offrir une expérience

La Goed Gevoel Ladies Fair, qui chaque année a lieu au début du printemps à Flanders Expo, est le fleuron du département événementiel.  » En 2016, nous avons accueilli quelque 10.000 visiteurs « , raconte Keirens.  » Tous les ans, les chiffres visiteurs sont en hausse. Nous parvenons clairement à réaliser notre ambition, qui est de renvoyer tout le monde chez soi avec de bonnes sensations.  »

La Ladies Fair est conçue comme étant ‘plus qu’un salon’.  » Notre point de départ est l’univers de la femme, notre lectrice, et nous travaillons autour des piliers de notre magazine : la beauté, la cuisine, le bien-être et la santé « , précise Katherine Keirens.  » Nous offrons la possibilité de faire du shopping, mais chaque partenaire sur la Goed Gevoel Plaza est obligé, à son tour, d’offrir une expérience à la visiteuse.  On peut donc s’y rendre pour vivre un tas de workshops et autres expériences. Quiconque ne souhaite pas délier les cordons de sa bourse, doit aussi pouvoir y vivre une agréable journée.  » L’accès à l’événement est d’ailleurs payant (les lectrices bénéficiant d’un tarif réduit).

Rarement avec des agences

Le département événementiel de de Persgroep Publishing travaille aussi pour les journaux et les sites du groupe et compte 3 collaborateurs, en plus de Katherine. Outre le responsable de l’équipe, Stefan De Jonge, il y a aussi deux personnes qui s’occupent de la coordination de tous les événements sponsorisés  (pensez, par exemple, à la présence de Humo lors des festivals).

Au total, la cellule organise quelque 50 à 60 événements par an, de la Ladies Fair aux Story Awards, en passant par les sessions de team building de de Persgroep Publishing.  Fait frappant : dPP  travaille rarement avec des agences événementielles.  » Ce qui me manque chez eux, c’est la compréhension de la marque et l’affinité pour celle-ci « , conclut Keirens.  » Quand on le fait soi-même, on est en mesure de beaucoup mieux surveiller la marque.  »

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Biotherm Aquasource ad

Case : Biotherm et De Persgroep

De Persgroep nous a présenté récemment sa collaboration très intéressante avec Biotherm Aquasource. Dans ce case multimédia, des femmes inspirantes livraient leurs trucs et astuces pour entamer la journée d’une manière éblouissante.

C’est par le biais d’une publicité native dans Nina que différentes femmes ont révélé leurs rituels beauté du matin. Outre la publicité native, Biotherm fut également présent sur les différents réseaux sociaux de Nina, sur le site nina.be et sur une page promo dans le magazine.

Les femmes qui partageaient leurs bons plans pour bien commencer la journée sur le site de Nina, pouvaient remporter 1 an de produits Biotherm.

Les lectrices ont été sondées sur leur sentiment suite à cette action multimédia : il en ressort bien clairement que l’initiative a plu puisque 90% ont trouvé le reportage dans Nina intéressant et truffé de trucs très pratiques.

Visionnez ici la vidéo et la présentation du case :

 

Comment augmenter l’impact de votre publicité native : 5 tuyaux

La publicité native est une technique publicitaire relativement récente. Pas mal d’annonceurs et de publicitaires (à en croire Harry Demey) éprouvent dès lors des difficultés au niveau de son élaboration. Nous vous refilons 5 tuyaux, basés sur les mesures d’impact de de Persgroep Advertising et l’apport d’IP.

  1. Plus l’article est intéressant, plus l’impact augmentera

Optez pour un sujet attrayant aux yeux du public du magazine ou du site qui accueille la publicité native. Cette technique ne dérange pas le consommateur, à condition que le contenu apporte une plus-value. L’impact s’en ressent clairement. Les lecteurs qui estiment qu’un article est intéressant accordent bien plus de valeur au produit et à la marque.

  1. Ne faites pas de promotion

Conséquence logique du conseil ci-dessus : ne vous servez pas de la publicité native pour faire de la promotion. La technique ne se prête pas à la vente, mais permet aux consommateurs de faire la connaissance d’un produit ou d’une marque. Si vous avez des objectifs de vente, il vaut mieux combiner la publicité native avec une annonce dans le même numéro du magazine ou du bannering sur le même site.

  1. La crédibilité est l’amplificateur le plus puissant pour la campagne native

La crédibilité est cruciale. Elle dépend toutefois tant de la force de la marque que de la réputation du média. En tant qu’annonceur, vous faites donc bien de réfléchir avant de vous engager avec un titre ou un site particulier.

  1. Soyez transparent

La publicité native fonctionne mieux quand elle s’identifie clairement. Maintenez le consommateur dans l’ignorance et vous créez de la confusion, trompez-le volontairement et vous obtenez une connotation négative.

  1. Continuez à captiver le lecteur

Plus on lit d’articles, plus on adopte une attitude positive envers le produit ou la marque. Tant l’image que l’intention d’achat sont supérieures chez les lecteurs ‘fidèles’ en comparaison à ceux qui n’ont lu qu’un seul article. Il est donc important de rédiger des articles qui se lisent facilement , qui soient solides en termes de contenu et qui retiennent l’attention tout au long du récit. Et surtout qui donnent envie au lecteur de découvrir l’article suivant.

Ces conseils ont été rédigés sur base d’un article dans Backstage d’IP (le N° 40 de mars 2016) et de mesures d’impact réalisées par de Persgroep Advertising.

dPA a aussi rédigé un livre blanc contenant une check-list pour qui veut se lancer dans la publicité native. Téléchargez-le

Nous avons demandé à Harry Demey (LDV United) de partager son avis sur la publicité native. Lisez sa chronique et donnez-nous votre avis.

Cor Hospes

Cor Hospes au sujet du marketing de contenu : un appel au réveil

On pourrait s’attendre à ce que celui qui a pondu ‘De Contentbijbel’ (ou ‘La Bible du Contenu’) considère le marketing de contenu comme le Saint-Graal. Cependant, Cor Hospes nous met en garde contre une  » mauvaise  » utilisation de ce mode de communication.  » Les entreprises adorent parler d’elles-mêmes, mais cela n’intéresse personne.  »

Hospes était l’invité de l’Advertiser’s Academy que De Persgroep Advertising a organisé sur ce thème.  Son exposé fut un appel au réveil, tant pour les éditeurs que les annonceurs.

A ces derniers, il a adressé un message clair : concentrez-vous sur votre public cible.  » Les entreprises adorent parler d’elles-mêmes, mais cela n’intéresse personne.  On n’entendra jamais les marques média parler d’elles-mêmes. Elles cherchent à découvrir ce que leur public veut savoir. En tant que marketeer, on peut en prendre de la graine. Mieux encore : virez tous les marketeers de votre organisation.  »

Selon lui, il ne suffit toutefois pas de se focaliser sur la cible.  » Une fois que vous avez réalisé cela, il vous reste encore une condition à remplir avant de pouvoir raconter une bonne histoire en tant que marque : avant de vouloir toucher des lecteurs, il faut d’abord être touché soi-même. Bon nombre d’entreprises n’ont pas une idée précise des valeurs qu’elles préconisent . Comment alors communiquer ?  »

Un appel haut et clair est lancé : retourner à l’essence du marketing.

Ce n’est qu’alors qu’en tant que marque, on peut aussi faire appel au marketing de contenu de façon judicieuse. D’ici-là, il s’agit selon Hospes de contenu abominable qui fait que les gens peuvent se sentir roulés, alors que cela ne devrait pas du tout être le cas. Dans son livre, Hospes approfondit davantage les manières dont une entreprise peut toucher et faire bouger les gens à travers des récits.

Envie d’en savoir plus sur la Bible du Contenu ? Cliquez ici (en néerlandais)

Pour en savoir plus sur l’Advertiser’s Academy, cliquez ici

 

foto Els Van Humbeeck

 » Les initiatives sectorielles en matière de programmatique sont magnifiques « 

Un magazine est le fruit du travail de dizaines de personnes. Outre une rédaction et un département commercial, de nombreuses personnes opèrent un peu plus dans l’ombre, tout en étant cruciales pour le succès d’un titre. Dans notre nouvelle rubrique ‘The Makers’, nous vous faisons découvrir leur job et leur point de vue. La parole est à Els Van Humbeeck, Advertising Operations Manager, de Persgroep.

« Les initiatives sectorielles en matière de programmatique sont magnifiques »

Un magazine est le fruit du travail de dizaines de personnes. Outre une rédaction et un département commercial, de nombreuses gens opèrent un peu plus dans l’ombre, tout en étant cruciaux pour le succès d’un titre. Dans notre nouvelle rubrique ‘The Makers’, nous vous faisons découvrir leur  job et leurs point de vue. Cette fois, c’est au tour de Els Van Humbeeck, Advertising Operations Manager chez De Persgroep.

« Un jour, quelqu’un m’a appelée  l’araignée dans la toile », nous confie Els Van Humbeeck. « J’ignore toutefois si c’était censé être positif ou négatif… »

Ça a en tout cas le mérite de montrer de quoi s’occupe l’équipe ‘AdOps’ autour d’Els. « Nous entrons en action dès qu’une annonce est vendue », explique-t-elle. « Nous veillons à ce qu’elle soit bookée pour la production et la facturation et établissons la répartition des pages pour les magazines et les journaux. Pour l’on-line nous nous occupons du trafficking et pour le programmatique du yield management. Enfin, il y a aussi le contrôle de qualité et le rapportage de campagne. » C’est tout un programme ! Dès lors, l’équipe compte pas moins de trente collaborateurs. « Tout commence par un ordre et se termine sur la plaque d’impression », résume Els.

Besoin de plus de cerveaux

Selon l’Advertising Operations Manager, la collaboration avec le département Sales est claire. « Nous reprenons le flambeau dès que la vente est conclue. Quand j’ai débuté il y a sept ans, nous fournissions aussi le support commercial, mais nous avons bien vite tiré une ligne de démarcation claire. »

« Le ‘Sales’ s’occupe du commercial, tandis que nous nous chargeons du volet opérationnel et des projets. Ces dernières années, nous avons beaucoup travaillé l’efficacité en la matière. »

« Il existait pas mal d’équipes éparpillées au sein de l’organisation et nous les avons réunies. Ensuite, nous avons développé un même flux pour tous les médias et nous nous sommes fortement automatisés. »

Dans la foulée, cela signifie que le profil d’un collaborateur d’AdOps évolue énormément. « Nous avons de moins en moins besoin de gens versés dans le traitement d’ordres et de plus en plus de têtes pensantes », dit Els à ce sujet. « De nombreux membres de l’équipe qui avant ne traitaient par exemple que des commandes de rubrique, travaillent aujourd’hui aussi pour des campagnes numériques. »

Outil commun pour le programmatique

Une bonne connaissance de l’on-line est aussi clairement un must. « Le digital prend quelque 70 % de mon temps », indique Els. « Il y a clairement un changement d’orientation. De nos jours, au sein du digital, on consacre beaucoup d’attention à tout ce qui touche au programmatique. Ces derniers temps, j’ai passé beaucoup de temps sur le sujet : il faut trouver des gens, revoir les processus, il y a des initiatives sectorielles… Pour le digital programmatique, nous nous sommes laissés damer le pion par des acteurs étrangers, ce qui nous a forcé à tourner sur leur systèmes. Voilà pourquoi j’estime qu’il est crucial qu’un outil commun soit maintenant lancé sur le marché pour le print en concertation avec les agences média. Le déployer aura un grand impact stratégique. »

Les initiatives sectorielles réussissent

C’est d’ailleurs quelque chose qui rend Els particulièrement heureuse, cette collaboration intrasectorielle.

« Je trouve ça costaud que nous parvenions à introduire des outils qui offrent de l’uniformité au marché, tout en veillant à ce que chaque éditeur puisse toujours y mettre du sien. Je constate que dans d’autres pays de telles initiatives échouent invariablement. »

Petite question de clôture : quelle est selon Els l’évolution dans le monde magazine qu’il faut absolument tenir à l’œil ? « L’achat automatisé en est sûrement une”, dit-elle sur un ton décidé. « Comme je l’ai indiqué, il est important à ce niveau de garder le contrôle au sein du secteur belge. À côté de cela, les magazines se muent de plus en plus en marques ; pensons à Goed Gevoel Ladies Fair ou au Nationale Nina-dag. Cet élargissement ne fera que s’intensifier. »

Els Van Humbeeck, Advertising Operations Manager, De Persgroep

 

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Sanoma fait un choix stratégique en se concentrant sur les Femmes et le Home & Déco

De Persgroep acquiert les titres Humo, Story, TeVe Blad et Vitaya. Dans ce cadre, au terme d’une profonde réflexion, il a été décidé que la Belgique mettrait l’accent sur deux domaines : les Femmes et le Home & Déco. Il s’agit en effet des domaines dans lesquels Sanoma jouit d’une expertise reconnue dans les deux pays.

Les médias, tant imprimés que digitales, sont confrontés à des changements rapides et importants. Voilà déjà plusieurs années que l’on observe une baisse du tirage des magazines papier et rien ne laisse présager un revirement de la situation. Une consolidation s’avère donc indispensable.

Sanoma opte pour une exploitation saine et durable ainsi que pour une diversification fructueuse vers les plateformes digitales des domaines Femmes et Home & Déco. Et, cela nécessitera aussi des investissements. C’est la raison pour laquelle Sanoma a pris la décision de vendre Humo, Story et TeVe Blad à De Persgroep. La licence du mensuel Vitaya passe également aux mains de De Persgroep.

Henk Scheenstra, CEO de Sanoma Media Belgique : » Le choix de se concentrer sur les domaines ‘Femmes’ et ‘Home & Déco’ s’est imposé de lui-même : Libelle/Femmes d’Aujourd’hui est déjà le plus important magazine hebdomadaire féminin de Belgique, Feeling/Gael étant quant à lui un mensuel féminin de premier plan. Nos lecteurs, et surtout les femmes, sont au centre de nos préoccupations et à la base de notre approche. Mettre l’accent sur ces domaines va nous permettre de remplir encore mieux notre mission : celle d’être proches de nos groupes-cibles grâce à des marques, des produits et des services à la fois forts et pertinents. Et ce, sur toutes les plateformes, afin de pouvoir aussi servir au mieux nos partenaires B2B.  »

Par cette transaction, De Persgroep acquiert des magazines auxquels il croit fermement et qui trouvent leur place dans les domaines Actualité et Divertissement, dans lesquels il s’est forgé une grande expérience.

Koen Verwee, CEO de De Persgroep Publishing :  » Humo, Story, TeVe Blad et Vitaya sont des magazines en parfaite adéquation avec les médias d’actualité et de divertissement que nous possédons déjà . Certes, le marché des médias imprimés est sous pression, mais il reste important et continue de mériter des investissements. De plus, de belles opportunités s’offrent à nous pour bâtir des médias digitaux à succès à partir de magazines forts. Nous allons nous y atteler, en partenariat avec nos nouveaux collaborateurs. »

L’opération va rapidement être signalée à l’Autorité belge de la Concurrence. Aussi longtemps que durera l’enquête et dans l’attente d’une décision positive de l’Autorité belge de la Concurrence, les magazines concernés continueront à être publiés par Sanoma.

Pour plus d’informations, veuillez contacter :

– Pour Sanoma Media Belgium, Henk Scheenstra, CEO Sanoma Belgium, 0472 90 29 20, Henk.Scheenstra@sanoma.com

– Pour de Persgroep, Koen Verwee, CEO van De Persgroep Publishing, 0474 74 03 10, koen.verwee@persgroep.be