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Facebook print ad

To be more successful online, use print

Submitted by: Print Power 12/06/2017

Facebook print adPrint Power, the campaign that promotes the use of print in multi-channel marketing, continues to remind Europe’s top brands and agencies of its credibility and authenticity – not just for traditional companies, but increasingly for online brands.

This was seen most recently in a print advert placed in a number of daily newspapers by Facebook, offering tips on how to spot fake news.

The social media giant has been criticised for its role in the spread of false information and needed to reassure its users that it was taking action. But rather than use its own vast digital platform to inform people, it turned to print to give its message a vital degree of accuracy and trust.

This use of print by online and technology giants is now widespread, with many companies who have built their vast fortunes on digital using newspaper and magazine advertising, as well as direct mail, door drop, catalogues and outdoor, to give their brands a physical presence. Amazon, Google, Apple, LinkedIn, Expedia, and even Uber, have all used print to spread their marketing messages.

Some digital firms have gone further, publishing their own print magazines to reach an audience keen to sit back and consume the branded content at their own pace. The global room rental site Airbnb have recently partnered with Hearst Magazines to produce Airbnbmag, a travel magazine driven by trends and insights from the Airbnb community of hosts and travellers.

“Travellers around the world are constantly looking for new inspiration and insight,” said Brian Chesky, CEO of Airbnb. “Our community will provide the perfect lens for readers of Airbnbmag to discover the world, learn about new neighborhoods and hear great stories.”

There’s also a trend for successful websites and blogs to use their huge online presence to transfer into print success. In 2014, luxury fashion website Net a Porter launched Porter, a glossy magazine that now competes on the newsstand with Vogue and Elle with monthly sales of over 170,000. Meanwhile, Magnolia Market, a Texas farm shop featured on US reality show Fixer Upper, used their TV audience and 4.7 million Instagram followers to launch their own magazine, The Magnolia Journal, which now sells over a million copies per month.

Whether getting an important message across or using existing audiences to push their brands further, it’s clear that digital companies are understanding the power of print.

Fact: The Magnolia Journal sold 1,000,000 copies in one month.

Cover Magnolia magazine

Source: Print Power

Media richtingaanwijzer

Les médias traditionnels plus efficaces à cause de la révolution numérique

‘ROI’, voilà de nos jours  le mot magique en marketing, parce que ça semble être un critère de réussite tout simple.  Mais ça n’est pas vraiment le cas, comme le conclut l’IPA britannique dans son rapport ‘Media in Focus – Marketing Effectiveness in the Digital Era’. Il s’avère en effet que les effets de vente à court terme ne mènent pas à une croissance de la part de marché, tandis qu’une stratégie à long terme, elle, peut l’engendrer. L’IPA conclut en outre que le focus à court terme induit souvent de mauvais choix média.

Aujourd’hui encore, il s’avère qu’une campagne d’audience large est le meilleur moyen d’augmenter ses parts de marché (et, par la même occasion, ses bénéfices). Pour cela, les médias de masse sont incontournables. Selon l’IPA, les médias traditionnels ont aussi gagné en efficacité à cause de la révolution numérique, à condition qu’ils soient utilisés de manière adéquate (avec la bonne pression média).

« The digital revolution has increased the potential effectiveness of most forms of marketing, including traditional media for firms that invest at the right level, and in the right way, mass marketing is working better than ever. »

Une autre étude, plus récente, confirme l’importance durable des médias traditionnels : il ressort que 63 % des consommateurs réagissent de façon plus positive aux campagnes sur les médias sociaux s’ils les ont d’abord vues via un canal plus traditionnel. Bien que le volume publicitaire diffusé dans le monde via les médias sociaux soit gigantesque, il s’avère que les consommateurs ont le moins confiance en ce mode-là.

60 % des répondants à cette étude indiquent qu’ils consomment plus de contenus provenant de sources connues, de confiance. Une raison majeure à cela résulte du fait que le contenu sur les médias sociaux procure plus souvent une expérience négative. C’est aussi le souci des marketeers qui se sont retirés de YouTube. Dans cette étude, les consommateurs leur donnent raison, déclarant même que les campagnes placées dans un tel contexte leur font changer d’avis au sujet des marques véhiculées.

Près de la moitié des répondants indiquent qu’ils ignorent leurs marques favorites si celles-ci sont directement placées en regard de contenus répréhensibles ou de fausses informations. 37 autres pour cent des répondants reconsidèrent leur volonté d’acheter quelque chose d’une telle marque et 11 pour cent ne veut plus rien avoir affaire avec elle. 9 pour cent des gens déclarent qu’ils expriment aussi leur mécontentement.

Selon l’étude, le fait de placer des annonces en regard de contenus répréhensibles est dommageable pour la marque. Les publicités dans les médias de confiance sont acceptées plus rapidement. (plus d’info ici)

Les campagnes de marque sont de plus en plus souvent uniquement axées sur la seule activation et l’effet à court terme. Selon les chercheurs, afin de préserver le long terme, 60/40 serait le bon équilibre entre l’investissement dans la communication de marque vs. l’activation. Il faudrait donc consacrer plus de budget à la construction de marque.

Voici, selon l’IPA, les 3 points clés si l’on veut améliorer l’efficacité de sa campagne :

  1. Développez et suivez une stratégie à long terme.
  2. Concentrez-vous sur le bénéfice, et non sur le ROI.
  3. Veillez à prévoir une répartition budgétaire adéquate entre activation et construction de marque.

Nous avions déjà signalé dans ces pages la tendance à l’efficacité à court terme (link). Depuis des années, l’Institute for Practitioners in Advertising (IPA) analyse tous les dossiers soumis dans le cadre des IPA Effectiveness Awards et met régulièrement en garde contre la tendance qu’ont les marques à négliger une stratégie à long terme.

Source : IPA, MarketingWeek

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affiliate marketing

Pourquoi les sites magazines sont faits pour le marketing d’affiliation

Ces dernières semaines, nous nous sommes mis à la recherche de méthodes pour mettre à profit le média magazine afin de générer des ventes directes. Dans ce contexte, il est frappant de constater la régularité avec laquelle le marketing d’affiliation a montré le bout du nez. Pourquoi les sites magazines répondent-ils tellement bien à cet objectif ?

Le marketing d’affiliation, ou le fait de payer/d’être payé pour des clics débouchant sur une vente sur un site e-commerce, est une technique exploitée par bon nombre de sites magazines. Certains vont même très loin dans la démarche. Lisez par exemple l’histoire de Flair Shop ou de Happy Fall de Goed Gevoel.

Les magazines et leurs sites sont particulièrement appropriés pour ce type de technique. Et ce, pour plusieurs raisons. Primo, ils connaissent à fond leur public, ce qui fait qu’ils savent pertinemment bien quels produits peuvent l’intéresser.

A côté de cela, de nombreuses marques magazines ont l’habitude de créer un bon contexte pour la vente. Elles offrent de l’inspiration, exhibent des produits dans leur pages et sur leurs sites et reçoivent les éloges de leur public pour leur sélection. La qualité du contenu est d’ailleurs décisive si l’on veut aussi avoir du succès en matière d’affiliation. Côté magazines, cette affaire-là est donc dans le sac, ne fût-ce que grâce aux rédactions professionnelles qui les créent.

En outre – et cela peut paraître quelque peu surprenant –, le média magazine a aussi de la patience. Son modèle d’affaires n’est pas uniquement fondé sur les revenus du marketing d’affiliation, ce qui lui laisse le temps d’expérimenter et de progressivement en arriver au bon modèle.

Enfin, le média magazine respire la confiance. Cette confiance est nécessaire pour inciter les surfeurs à aller plus loin dans leur processus d’achat.

Bref, les éléments qui font que le média magazine est ce qu’il est, font aussi qu’il est fait pour le marketing d’affiliation. Le temps est venu d’abattre pleinement ces atouts…

Découvrez les autres articles sur ce sujet :

FT campaign cost per hour

L’impression est-elle morte ?

La ‘minute d’attention’ est en plein essor. Vous n’en avez peut-être jamais entendu parler, mais dans la discussion internationale sur la publicité numérique, ‘attention minutes’  est quasiment un terme en vogue. De plus en plus souvent, les marketeers mettent en effet en doute la pertinence des impressions en tant que ‘currency’ et ils recherchent assidûment de meilleurs critères pour mesurer le succès digital.

A l’aube de l’ère numérique, l’impression était la monnaie d’échange parfaite pour les annonceurs. Entre-temps, Google soutient que plus de 56 % des impressions ne sont pas visibles selon les directives ‘Viewable Impressions’ de l’Internet Advertising Bureau (IAB). Une autre étude (Lumen), menée sur 300 ordinateurs portables, a permis de constater que 35 % seulement de toutes les publicités display génèrent aussi vraiment des vues.

Ces chiffres rendent les marketeers nerveux. A juste titre. Quelques éditeurs tentent d’y remédier en créant des packages d’‘attention minutes’. The Guardian a récemment annoncé un projet pilote avec des campagnes basées sur le temps. Le Financial Times (FT) et The Economist, des pionniers en la matière, offrent des heures de vision actives, les annonceurs ne devant uniquement payer que pour le temps que les utilisateurs sont réellement actifs sur leur écran (au moins 5 à 30 secondes).

Jon Slade, Chief Commercial Officer du FT :  » Si de plus en plus de marques veulent nos packages d‘‘attention minutes’, c’est dû au fait qu’elles se rendent compte que toutes les impressions ne sont pas les mêmes.  » Tandis que dans les cartes tarifaires, c’est toujours le cas.  L’impression qui atteint la limite inférieure d’une seconde est valorisée de façon identique à celle qui reçoit 20 secondes d’attention.

Martin Vinter, Head of Bought Media chez iProspect, indique que l’impression, en tant que paramètre de mesure, a perdu de sa signification. Selon lui, on voit de plus en plus souvent la valeur d’un contact en termes d’engagement ou d’attention. Il est d’avis que c’est surtout le cas pour les impressions sur écran PC, et beaucoup moins pour le mobile et la vidéo.

Jon Slade du FT indique qu’il faut qu’un changement s’opère dans la culture actuelle, dans laquelle le volume est plus important aux yeux des marketeers que la valeur. Atteindre des dizaines de millions de clics ne peut pas être le but ultime. Les éditeurs dotés d’une proposition créatrice de valeur et non de volume ont une base plus solide pour les années à venir. Et les gens commencent lentement à découvrir que  c’est de ça qu’il retourne, selon Slade.

Plus d’infos ? Cliquez ici

Halo-effect

Grâce au contexte, l’efficacité augmente de 51 %

L’efficacité de campagnes numériques augmente de 51 % si celles-ci sont placées dans un contexte de qualité. Telle est la conclusion majeure dégagée par comScore de l’étude de ‘l’effet de halo’ qu’ont les sites de contenu de qualité sur les campagnes publicitaires. Les sites Web dits ‘premium’* se distinguent des autres par le fait qu’ils entretiennent une relation directe avec les consommateurs et sont souvent des enseignes connues. Il s’agit très souvent de sites média.

Halo-effect

Passons en revue les conclusions comScore :

  • En moyenne, comparées aux mêmes campagnes sur d’autres sites, les publicités display et vidéo sur les sites d’éditeur premiums engendrent au niveau de la notoriété de marque une augmentation supplémentaire de 67 % (l’effet de halo).
  • Les éditeurs premiums sont 3 fois plus efficaces sur des paramètres comme la préférence, l’intention d’achat et l’intention de recommandation.
  • La raison de cette efficacité accrue se trouve dans le fait que, sur leurs sites, les éditeurs premiums obtiennent une visibilité (‘viewability’) supérieure et que, par conséquent, ils sont moins souvent confrontés à un trafic frauduleux ou non valable (non humain).

L’étude rejoint parfaitement une étude allemande datant de 2015 ayant réparti les sites Web en ‘Editorial Media’, ‘Functional Media’ et ‘Social Media’. Lorsqu’il s’agit de confiance et d’autorité, les sites rédactionnels font clairement mieux que tous les autres types, ce qui a un impact positif sur les marques qui communiquent.

Stimulée par l’essor de la publicité programmatique et les problèmes de fraude numérique, toute la discussion autour de l’effet du contexte ne date pas d’hier. Armé de cette étude, comScore avertit qu’il ne faut pas perdre de vue l’importance de la qualité du média (du contexte), puisque celle-ci (celui-ci) a un impact considérable sur l’efficacité publicitaire.

grafiek 2 - average brand lift

Les campagnes, notamment, qui se fixent pour objectif de renforcer le lien avec la marque et d’améliorer la relation avec les consommateurs, profiteront de l’environnement qualitatif des sites Web média et d’autres éditeurs premiums.

Autres liens à consulter dans ce cadre :

* Digital Content Next : https://digitalcontentnext.org/membership/members/

MPA Digital Media factbook

Les avantages particuliers des médias magazines digitaux

Les médias magazines digitaux sont omniprésents ! Ils offrent des contenus fiables, un engagement plus prononcé que d’autres médias numériques et poussent les utilisateurs à passer à l’action. Telles sont les quatre conclusions relatives à ces médias basées sur une masse gigantesque de travaux de recherche, de data et d’insights. Magazines Canada a en effet récemment publié son Digital Magazine Media Factbook, dans lequel tout cela est repris. A lire sans tarder !

Tandis qu’on entend souvent répéter que le rôle du print est encore loin d’être joué, l’essor des médias magazines digitaux ne fait que perdurer. Dans les pays anglo-saxons de façon encore bien plus rapide que chez nous, ce qui fait que notre regard se tourne souvent dans cette direction pour apprendre comment (ne pas) faire.

Les marques magazines développent de plus en plus de plates-formes qui encadrent le consommateur toute la journée, à chaque endroit imaginable. Aux Etats-Unis et au Canada, les applications Web et mobiles affichent la croissance la plus rapide : l’an dernier, la demande de contenus magazine y a augmenté de plus de 7 % (source : MPA 360). Pourtant, là aussi 75 % de la consommation magazine se fait toujours via le print.

Par ailleurs, les lecteurs magazines découvrent de plus en plus souvent les avantages des magazines digitaux. Partout où l’on est en ligne, des contenus de qualité sont disponibles. Et comme le disent les Canadiens : « Trusted, curated content never goes out of style. » Il devient de plus en plus essentiel de savoir quelle est la source de l’information et le média magazine bénéficie invariablement d’une confiance élevée de la part de ses lecteurs. En ajoutant du contenu supplémentaire et de l’interactivité, l’engagement des adeptes du magazine ne fait que croître encore. Les plates-formes digitales complètent la page imprimée sans le moindre accroc. De plus, elles incitent les lecteurs à visiter les pages Web, faire des demandes d’information et effectuer des achats. Souvent depuis la page magazine même.

Pour en savoir plus sur Digital Magazine Media, rendez-vous ici.

Trouvé : le meilleur environnement digital pour votre publicité

Comparé à d’autres sites, les consommateurs apprécient plus et ont plus confiance en les sites proposant du contenu de qualité. Leur expérience publicitaire sur ces sites est plus positive et les publicités les irritent moins. Du coup, ils visitent souvent des sites suite à des publicités digitales et ils recommandent des marques à leurs connaissances. Nous vous en livrons la preuve par 6.

Nous l’avons déjà écrit à plusieurs reprises sur magazinemedia.be : les sites qui proposent des contenus rédactionnels sont perçus différemment d’autres sites Web et réseaux sociaux. Des études provenant de divers pays européens démontrent que l’environnement qualitatif de sites média (aussi appelés ‘editorial websites’) constitue le meilleur cadre pour des campagnes numériques.

Nos collègues canadiens font une nouvelle fois le point sur les preuves en la matière dans leur Digital Media Factbook 2015:

  1. L’environnement a clairement une influence sur la perception des marques qui font l’objet de publicités : plus il est perçu comme positif, plus les marques seront vues sous une lumière positive. Source : Digital Editorial Media, VDZ, Allemagne, 2015

Editorial Websites

2. Les campagnes sur les sites magazines obtiennent plus d’attention des visiteurs. Leur appréciation est aussi plus grande. Source : PwC en Ari, Magazine Website Usage & Perception, Espagne, 2014 Attention to advertising on media websites

3. La confiance en une marque magazine se répercute facilement sur le site Web et les applis de la même enseigne. Les consommateurs les voient comme une extension naturelle de la marque. Source : SPM, L’efficacité Print + Web, France, 2011
Media websites - trus

4. Les campagnes sur les sites Web magazines sont moins irritantes (à l’image des magazines papier). Les magazines, quelle que soit leur forme physique, offrent un biotope naturel à la publicité. Les utilisateurs s’attendent à trouver des annonces dans les magazines et estiment même qu’elles forment un élément essentiel du contenu. Source : PwC et Ari, Magazine Website Usage & Perception, Espagne, 2014advertising annoyance media websites 

5. Les sites Web magazines poussent à l’action, par exemple à visiter des sites Web de marques après avoir vu de la publicité, à recommander des marques (53 %), ou encore à acheter des produits (51 %). Source : PwC et Ari, Magazine Website Usage & Perception, Espagne, 2014Action taken after seeing ads

6. Les lecteurs magazine partagent plus souvent des contenus personnellement (via e-mail) et moins publiquement via les médias sociaux. Source : Maz Digital, 2015

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Jeff Goodby

 » La publicité est morte « 

Le monde de la publicité traverse une crise d’identité. Le secteur, qui jadis concurrençait Hollywood, commence maintenant à se demander s’il est devenu un avant-poste de Silicon Valley, dixit Jeff Goodby, publicitaire à San Francisco (e.a. Nike et Budweiser dans les années ‘90). Facebook et Google tiennent le haut du pavé au festival de Cannes, tandis que la créativité et les idées semblent peu à peu reléguées au second plan.

Goodby, un vieux routier dans le métier, a écrit un article pour The Wall Street Journal au sujet des changements dans son métier. Le ton n’est pas des plus positifs, mais l’article semble bien rendre le sentiment qui prévaut dans le monde publicitaire. Le billet original se lit ici. Ci-dessous, vous trouverez les points saillants d’un article publié à ce propos par Adformatie aux Pays-Bas.

Un récent rapport d’Accenture indique que  » le marketing est indissociablement lié à la technologie et que d’ici 2017 les Chief Marketing Officers investiront plus d’argent dans la technologie de l’information que les Chief Information Officers « . Jadis, à Cannes, affirme Goodby, on présentait quelques-unes des idées les plus célèbres au monde. Cette année, le festival s’est davantage apparenté à une réunion de spécialistes en toiture industrielle discutant des tout derniers développements en matière de technologie d’isolation en fibre de verre.

Il y a dix ans, les agences de publicité pensaient avoir imaginé une nouvelle formule à succès : passer des instruments émoussés de la publicité conventionnelle aux outils hyper aiguisés des médias digitaux. Ce bouleversement du secteur était dû en partie à l’instinct d’auto-préservation, mais aussi à l’envie de s’adapter à l’esprit du temps dans un monde où le glamour avait déménagé de Madison Avenue à Palo Alto.

Jusque dans les années ’70, la publicité était considérée comme faisant partie intégrante de la vente. La publicité, pensait-on, existait comme moyen pour convaincre les clients qui étaient impossibles à rencontrer en personne des bienfaits uniques de sa marque. Persil lave plus blanc. Là-dessus, Coca-Cola et d’autres ont commencé à avoir du succès avec de la publicité qui n’essayait pas de convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit.  » I’d like to teach the world to sing  » ne disait rien sur la saveur de la boisson, ni sur le fait qu’elle serait plus rafraîchissante que ces rivales. A partir des années ’70, l’industrie de la publicité a connu un Siècle d’Or créatif en produisant des publicités dont ont profité des millions de personnes, et qui ont été citées et fredonnées à tout bout de champ.

Au début du 21e siècle est arrivée l’ère numérique et  » l’usine de notoriété  » a connu une refonte. Les grandes campagnes TV ont soudain été considérées comme étant inefficaces et primitives par nature. En ligne, il était possible de mesurer avec précision combien de fois une publicité avait été vue et (dans certains cas) lesquelles débouchaient sur des ventes.

L’Internet semblait aussi apporter la réponse au fameux problème du gaspillage. En ligne, on peut tout simplement se focaliser sur les gens qui ont déjà acheté votre marque ou qui lui montrent de l’intérêt. Les marketeers étaient même en mesure d’adapter leurs messages en fonction des différents utilisateurs, de sorte que chaque affirmation de vente n’était jamais moins que pertinente. Plus de gaspillage !

Cependant, aujourd’hui les critiques commencent à fuser sur le reniement des médias traditionnels pour les campagnes de publicité et l’amour à sens unique pour l’on-line et les médias sociaux. En particulier suite à la discussion autour de la fraude et des adblockers.

Avec ses critiques cinglantes sur le  » hype  » digital, Bob Hoffman, à qui Magazine Media a déjà souvent donné la parole, s’est constitué un groupe important de suiveurs. Après la débâcle Pepsi Refresh*, il a conclu que  » seuls les fanatiques et les idiots continueront à se mettre à genoux devant les dieux des médias sociaux « .

Au risque d’être taxé de  » luddites « , les critiques numériques suggèrent que, bien que l’Internet ait modifié la façon dont on joue le jeu, il n’en a pas changé les règles.

Le marketing de masse fonctionne ; la notoriété fonctionne ; l’émotion fonctionne – et les médias plus anciens s’y prennent encore toujours mieux que les nouveaux.

Et les antagonistes gagnent du terrain. La fameuse efficacité du marketing digital a été ébranlée par la pratique courante des données frauduleuses. On estime que 50% des impressions publicitaires en ligne proviennent de  » trafic non-humain  » – en d’autres mots, de robots numériques. L’introduction dans le dernier système d’exploitation d’Apple de logiciels permettant de bloquer les publicités est considérée comme une menace potentiellement fatale pour la publicité en ligne. Entre-temps, on investit plus d’argent que jamais dans la publicité TV, grâce à des campagnes d’entreprises numériques comme Amazon, Facebook et Google.

* En 2010, Pepsi s’est engagé dans une autre voie avec une stratégie marketing inédite et courageuse. Au lieu d’engager son budget TV pour intégrer le bloc publicitaire lors du Super Bowl, la grand-messe extravagante des publicités TV aux Etats-Unis, la marque a misé sur une campagne sur les médias sociaux : le projet Pepsi Refresh. Bien que la campagne ait récolté énormément d’attention sur les médias sociaux, il s’est avéré qu’elle n’a pas eu d’impact positif sur les ventes de Pepsi.

Cliquez ICI pour plus d’infos sur Adformatie.nl (en néerlandais)

editorial content sites

Digital Editorial Media (sites media) sont très appréciés

En Allemagne, on fait dorénavant la distinction entre différentes sortes de sites : fonctionnel, social et rédactionnel (editorial). Il ressort de l’étude de VDZ que le type de site sur lequel on voit une annonce a beaucoup d’impact. L’environnement (Umfeld) est un facteur important et déterminant pour la perception.

Regardez le petit film ci-dessous (en allemand) : on vous y explique la différence entre les sites et on vous livre quelques résultats intéressants de cette étude.

 

 

Internet mobile : des possibilités d’avenir pour le média magazine

En Europe, la part du mobile dans l’utilisation Internet totale a doublé en un an pour atteindre 16 %. Au niveau mondial, il s’agit même de 25 %. Bonne nouvelle : cela ouvre des perspectives pour le média magazine !

L’Internet mobile explose ! Quelques constats marquants :

  • En 2014, Facebook en a tiré deux tiers de son chiffre d’affaires.
  • Selon certaines sources, la publicité Internet (mobile + desktop) dépassera la publicité TV avant 2020, l’Internet mobile, et notamment la publicité ‘in-app’, s’adjugeant la plus grande part.

Que faisons-nous exactement avec nos smartphones et tablettes ?

La publicité via les appareils mobiles, comme les tablettes et les smartphones, caracolent en tête au niveau mondial lorsqu’il s’agit de vérifier son courrier électronique (> 70 %) et la météo, ou encore d’utiliser les réseaux sociaux. Pour visionner des vidéos et rechercher et acheter des produits et services, les ordinateurs de bureau et portables tiennent toujours la corde pour le moment.

La publicité via les appareils mobiles continue à poser problème à cause du caractère personnel et intime. Il existe toutefois différents types de publicité pour l’Internet mobile dont l’utilisation et l’acceptation varient fortement selon la région. Ce qui frappe, c’est le grand nombre d’utilisateurs indiquant ne pas avoir vu de publicités pendant qu’ils se servaient de leur smartphone. Il reste clairement une belle marge de progression. Entre-temps, les applis semblent rencontrer un franc succès dans la plupart des régions. Les services géodépendants et la vidéo/TV mobile en sont à leurs premiers balbutiements en 2013.

L’Internet mobile ouvre beaucoup de perspectives aux éditeurs, surtout en matière de recherche de produits. Mondialement, les sites Web de magazines (et de journaux) constituent en effet la source primaire en matière de découverte produit. Dans le classement, ils devancent la recommandation personnelle, ainsi que les résultats de moteurs de recherche et les sites Web de marques.

Au regard de l’e-commerce, il s’agit là d’une donnée fort intéressante. Les éditeurs peuvent lancer et gérer l’e-commerce en propre (comme le fait Hearst au Japon), mais les partenariats avec des marques sont bien plus évidents. Voilà donc une opportunité importante, tant pour les fabricants de marques que les marketeers.

Dans ce contexte, l’e-commerce glisse lentement vers le m-commerce, car ici aussi l’Internet mobile prend une importance toujours plus grande. Une étude d’eMarketer révèle à quel point l’intérêt des consommateurs pour le m-commerce est grand.

Dans tous ces développements, c’est surtout la croissance des magazines numériques (in-app ou non) qui pour les éditeurs est importante. Les tirages digitaux croissent d’année en année, pour le moment surtout aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Entre-temps, certains titres à succès sont parvenus à compenser la baisse des tirages papier par une croissance dans l’édition digitale. Pour les années à venir, PwC et Zenith projettent une hausse du chiffre d’affaires du média magazine, générée principalement par la publicité numérique.

PwC démontre qu’il existe une forte corrélation entre le chiffre d’affaires provenant de magazines numériques et le nombre de tablettes actives.

Envie d’en savoir plus ? Découvrez le webinar sur le World Digital Media Factbook.