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Juan Senor speaking at MAGnify 2018

MAGnify 2018 was MAGnificent!!

MAGnify 2018 is over! It was a morning with great speakers and a wonderfully eloquent panel! And… a very funny and entertaining host: Marcel Vanthilt. The program was aimed at refreshing the knowledge of our attending audience from advertisers, agencies and publishing houses about magazine media today and tomorrow. (See all the tweets: #MAGnify2018)

Below you will find the pictures of the day (watch the video report here).

Our gratitude goes to Juan Señor (Innovation Media Consulting Group), Steve Goodman (Group M, UK), Bruno Poyet and Benoît Bochu (Impace Mémoire) for three inspiring and informative speeches!

Discover Steve Goodman’s presentation here and Impact Mémoire’s presentation here.

Read our interviews with them:

And a big applause and thank you to our wonderful panel, led by Vanessa Sanctorum, Havas Media: Nathalie Erdmanis (AG Insurance), Mike Koedinger (Maison Moderne), Katie Pallini (Insites Consulting) and Els Thielemans (Maxus).

Also read: MAGnify innoveert: rondetafelgesprek over (Post-)Millennials en mediamerken / MAGnify innove : table-ronde sur les (Post-)Millennials et les marques média

 

Rondetafelleden MAGnify 2018

MAGnify innove : table-ronde sur les (Post-)Millennials et les marques média (le vidéo)

« (Post-)Millennials hate established media brands, except when they love them ». Tel est le titre de la table-ronde avec laquelle nous clôturerons la deuxième édition de MAGnify. En préambule, nous avons posé une question pointue aux participants.

MAGnify 2018 logo

La première question est adressée à Nathalie Erdmanis, Director Strategic Marketing & Branding chez AG Insurance.

Regardez la vidéo de la table-ronde MAGnify 2018 :

 » De quel œil voyez-vous le paysage média belge ? Présente-t-il suffisamment de diversité ? « 

 » Nous avons un paysage médiatique belge varié et diversifié. Il y a une belle complémentarité des marques belges et étrangères. Et selon moi, c’est la qualité et la pertinence des sujets abordés qui font le succès d’un media sur son audience. L’aspect local, via la spécificité ‘culturelle’ est dès lors importante. Ainsi que l’aspect ‘confiance’ et expertise de marque media de confiance (versus les fake news par exemple). « 

Els Thielemans, CEO de Maxus, participe elle aussi. En tant qu’agence média, Maxus est responsable du rôle que revêtent les magazines dans les plans média. D’où cette question :

 » Que peuvent faire les éditeurs magazine pour apparaître dans plus de plans média ? « 

 » Les magazines ont longtemps eu difficile à retrouver leur place dans un paysage média renouvelé. Ça se ressent encore aujourd’hui.

Tout commence évidemment par les lecteurs. Le lien entre un lecteur et son magazine a toujours été un peu plus profond qu’il ne l’est avec d’autres médias. Cependant, miser sur le lien avec le lecteur veut dire autre chose aujourd’hui qu’il y a dix ans. Le magazine seul ne suffit plus ; toute l’expérience autour doit aussi se répercuter sur d’autres plateformes.

En outre, les éditeurs magazine doivent reconquérir le cœur des media planners. Suite aux coups encaissés par le média ces dernières années, la passion et l’idée d’ambassadeur aussi semblent s’être effritées quelque peu. Ajoutez à cela que la plus jeune génération de planners en communication n’a jamais connu l’époque où les magazines constituaient un média super solide. Outre les chiffres, leur feeling aussi joue un rôle dans l’élaboration de plans média. Quand moi j’ai commencé en tant que media planner – avant cela, j’avais été Digital Planner et j’étais imprégnée de tout ce qui était neuf et dans le vent –, j’ai eu la chance de me retrouver aux côtés d’une media planner plus expérimentée qui chaque semaine, faisant preuve de beaucoup de passion, avait hâte de découvrir la nouvelle cargaison de magazines. Elle les feuilletait et repérait sans cesse les campagnes de publicité les plus sympas.

Les régies doivent donc retrouver des âmes passionnées de tous âges, capables de donner un nouvel élan au média. Si en plus elles complètent ça à coups d’études qui parviennent à remettre en top of mind chez chaque planner les avantages des magazines dans le paysage média renouvelé, il est certainement possible de voir souffler un nouveau vent sur le média. « 

Nous renvoyons évidemment volontiers la balle. Par exemple à Mike Koedinger, Founder et Chairman de la maison d’édition luxembourgeoise Maison Moderne.

 » Que peuvent faire les agences et agences médias pour faire en sorte que le magazine média se retrouve plus souvent dans les plans médias ? « 

 » Une bonne idée serait d’amener leurs clients à un des nombreux festivals de magazines indépendants en Europe (comme ModMag Londres ou New York, MagFest en Ecosse, Indiecon à Hambourg, ou encore Qved à Munich), et voir la foule de millennials se presser pour découvrir, acheter et lire des magazines pour se persuader que c’est non seulement un média du futur mais en plus un média qui est complice avec les millennials.

A côté de ça, ils doivent valoriser le reach qualitatif au-delà du simple quantitatif. Lire un magazine le week-end chez soi, profiter d’un ‘me-time’ intime tout en partageant les valeurs avec ses marques magazines préférés, donnent une autre mémorisation des messages que la consultation hâtive d’un feed infinissable sur son mobile dans les transports en commun. « 

La question finale est adressée à la modératrice de la table-ronde. Le temps étant venu de se rapprocher du thème autour duquel tournera la conversation, Vanessa Sanctorum, Marketing & Communication Insights Account chez Havas Media Group Belgium, se voit poser la question suivante :

 » Comment le média magazine peut-il opérer la connexion avec les audiences les plus jeunes ? « 

 » Près d’un représentant sur trois de la Génération Y et de la Génération Z disent suivre leur(s) marque(s) de presse préférée(s) via les réseaux sociaux…  Facebook, mais également Instagram, permet d’agrandir ‘son branded’ audience via la mécanique de look-alike, mais également de segmenter ses audiences sur base de l’affinité avec des thématiques précises.

Dans la pratique, je constate qu’en Belgique les éditeurs font trop peu de cas de ces mécaniques qui pourtant font leur preuve.

Dans un monde où les canaux de distribution de la presse sont en berne (les librairies qui ferment, les supermarchés qui offrent trop peu de choix dans un environnement peu ou pas qualitatif, …), les éditeurs doivent (re)séduire les plus jeunes au travers de leur atout principal : du contenu engageant. Les marques thématiques l’ont bien compris : ce sont d’ailleurs les seules à avoir tirer leur épingle du jeu dans la dernière étude d’audience, et ce principalement, sur les audiences les plus jeunes. « 

Envie d’en entendre plus ?

MAGnify speakers and panel members

Découvrez toutes les interviews MAGnify :

MAGnify sprekers en panel

Les orateurs pour MAGnify 2018 sont connus !

Le 4 octobre prochain aura lieu la deuxième édition de MAGnify, LA conférence qui en une matinée vous met au parfum de tout ce qui touche au média magazine en Belgique et dans le monde.  Le programme est désormais complet et tous les orateurs sont connus. Dépasser le haut niveau de MAGnify 2017 (rejetez donc un œil ici) constitue un vrai défi, mais avec un tel programme, nous ne doutons pas que c’est une affaire conclue.

Inscrivez-vous sans plus attendre sur www.magnify.be

MAGnify 2018 logo

Cette fois encore, c’est devenu un mélange intéressant d’experts média nationaux et internationaux, tel qu’un Steve Goodman de Group M, UK (lire aussi : Group M : les annonceurs ont gravement …). Bruno Poyet d’Impact Memoire et ClimatMediaAgency nous vient de Paris pour évoquer son étude et la vision qui en découle sur la collaboration entre agences et annonceurs. Last but not least, nous avons demandé à Jean Señor d’Innovation Media Consulting Group de faire preuve de son élan habituel pour donner un aperçu de l’avenir des médias et des magazines.

Pour la première fois, MAGnify 2018 accueille aussi un panel. Dans ce panel, nous rassemblons une séries de chaînons créant et formant la chaîne publicitaire, de l’idée à l’effet : annonceur, agence (média), éditeur et chercheurs. Ceux-ci se pencheront sur place sur la question de savoir comment se présentera l’avenir des médias et de la publicité lorsque les Millennials et, surtout, les Générations Y et Z feront la pluie et le beau temps.

Vous trouverez toutes les informations sur le site Web www.magnify.be, où vous pouvez aussi vous inscrire.

Pour passer en revue MAGnify 2017, rendez-vous ici.

Lisez aussi les interviews avec les orateurs de MAGnify 2017 :

 » L’engagement est un meilleur indicateur que le ‘time spent’ « 

La dernière dans notre série des patron(ne)s d’agence à être interviewés par magazinemedia.be est la  » benjamine « , même si Els Thielemans, Managing Director, peut se targuer de diriger Maxus depuis plusieurs années déjà. Elle nous parle d’engagement, de ciblage et d’audience effective.

 » Même dans leur forme traditionnelle, les journaux et les magazines sont sans doute plus efficaces que ne le laisse supposer le crédit qu’on leur accorde actuellement  » , a déclaré Sir Martin Sorrell il y a quelques mois. Qu’en pensez-vous ?

Monsieur Sorrell cite une étude qui fait apparaître que les médias traditionnels, les journaux en tête, créent souvent plus d’engagement que le contenu digital. Cette déclaration devait nuancer l’affirmation autour du  » time spent versus ad spent « , qui faisait de l’ombre aux médias imprimés. Je suis d’accord avec lui pour dire que l’engagement est un meilleur indicateur que le  » time spent  » lorsqu’il s’agit de déterminer la puissance d’un média. La question, bien sûr, est de savoir comment on va mesurer cela, et avec quelle régularité.

Dans une étude maison, nous analysons la mesure dans laquelle les gens apprécient tel ou tel média et combien d’attention ils lui consacrent. Il en ressort toutefois qu’en matière de recherche d’informations et d’actualités, Internet fait mieux que les journaux. Cela ne vaut d’ailleurs pas uniquement pour les jeunes, mais pour tous les groupes cibles.

Je suis pourtant intuitivement convaincue que la forme traditionnelle des marques d’information a le pouvoir de captiver le lecteur. Peut-être faudrait-il exploiter cela d’une façon légèrement différente. Les flashes info, nous les recevons sur nos smartphones, tablettes et ordinateurs tout au long de la journée. Nous absorbons l’information quasiment au moment où elle se manifeste. Les journaux pourraient fournir une plus-value en s’axant davantage sur l’information de fond et les articles d’opinion.

Que pensez-vous du fait que le secteur du média magazine ait lancé l’initiative Big Wraps ?

Le fait que le secteur ait réussi à unir ses efforts et à trouver de nouvelles formules est un tour de force. On peut sans doute encore peaufiner les packs. La combinaison de titres et du nombre d’insertions ne correspond pas toujours à la sélection que l’on ferait manuellement pour le public cible en question. Je ne suis moi-même pas convaincue à 100 % que nous devons introduire le coût GRP en print. Je préfère de loin parler d’audience effective que de GRP, aussi pour ce qui est des médias audiovisuels d’ailleurs. J’encourage néanmoins l’initiative en complément à l’offre existante. La gamme des Big Wraps comprend assurément des combinaisons qui valent la peine d’être ajoutées à certains plans.

Une sélection sur base de publics cibles constitue-t-elle une approche intéressante ? Pourquoi ?

En soi, une telle approche est bel et bien intéressante, avec les possibilités croissantes en matière de ciblage en ligne, mais aussi en TV, par exemple avec l’essor de la  » TV adressable « . Bien sûr, il se peut que votre cible ne corresponde pas tout à fait à celle du Big Wrap et alors il faut se mettre à recalculer quand même. Un outil en ligne pratique qui faciliterait cela serait le bienvenu.

Quelle évolution en matière d’achat média verra-t-on le plus s’intensifier dans les années à venir ? Par exemple, les transactions automatisées, les enchères en temps réel, …

Le trading automatisé a fait son entrée à toute allure dans les médias numériques. Les autres médias ne demeureront pas en reste. Le  » real time bidding  » automatisé ne constituera toutefois qu’une partie du futur modèle d’achat. Les  » private exchanges « , où une offre différenciée sera proposée à un annonceur ou groupe d’annonceurs spécifique, deviendront au moins aussi importants, si pas plus.

Els Thielemans, Maxus