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MAGnify : retour sur la première édition (la troisième arrive à grands pas !)

Le 3 octobre 2019, ce sera à nouveau au média magazine d’occuper le devant de la scène. C’est en effet alors que se tiendra la troisième édition de MAGnify, au CC De Factorij à Zaventem. Sous la houlette de Marcel Vanthilt, bien connu du petit écran, un trio d’orateurs nationaux et internationaux viendra vous y entretenir. En collaboration avec Danny Devriendt, nous avons aussi mis sur pied une session sofa captivante. Pour gentiment entrer dans le bain, faisons un retour en arrière sur les éditions précédentes. Cette fois : MAGnify 2017 (découvrez le reportage d’ambiance ici).

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Les 5 piliers du média magazine

Il y a deux ans, le 6 octobre 2017, Magazine Media lançait une toute nouvelle initiative, dans l’intention de vous mettre au parfum de tout ce qui touche aux marques magazine, et ce, en une seule matinée axée sur ces cinq piliers du média :

  • Le média magazine vous offre un public engagé. Le lien forgé entre le lecteur et la marque magazine est tellement puissant et la confiance est tellement grande, que les lecteurs les répercutent sur les marques annoncées.
  • Les possibilités créatives du média magazine pour sortir du lot et capter l’attention sont légion. Les marques ont le loisir de pouvoir se servir de tout ce que la technologie rend possible en print : expériences olfactives, gustatives, tactiles, mais aussi tours et astuces visuels et autres boosters de mémoire.
  • Les créateurs de magazines sont des narrateurs innés. L’amour des histoires est vieux comme le monde. Les magazines sont des pionniers et des experts dans la recherche du bon équilibre entre rédaction et commercialisation dans la narration de bons récits qui interpellent.
  • La publicité magazine fait partie intégrale et non-intrusive de l’expérience de lecture. En général, les lecteurs voient les annonces comme autant de sources d’information et d’inspiration complémentaires.
  • Les solutions cross-média avec le média magazine augmentent le ROI. La coopération avec d’autres médias renforce l’efficacité des plans média, mais au sein d’une marque magazine la combinaison de plateformes est également un atout de taille.

MAGnify 2017 :

Juan Señor, Innovation Media Consulting Group

_DSC5094 copie La première édition de MAGnify eut lieu à Flagey, à Bruxelles. La journée fut ouverte par Juan Señor, Partner chez Innovation Media Consulting Group à Londres, Visiting Fellow à l’Université d’Oxford et valeur sûre aux Lions de Cannes.

Sa présentation inspirée se fondait sur le fait que le média magazine ne peut plus être gratuit, car ce qui a de la valeur (le contenu de qualité) mérite paiement. Dorénavant, les lecteurs paieraient soit avec leur portemonnaie, soit avec leurs données, dixit Señor.

Le print équivaut à de la haute couture, car c’est un bien rare, de qualité supérieure, tandis que le digital est du prêt-à-porter, car omniprésent et bon-marché, dit Juan Señor. Le print n’est toutefois pas la réponse, pour les éditeurs, mais plutôt un pont vers l’avenir : « Become digitally sustainable before you become print unsustainable », avertit-il.

Karen Hellemans, JBC

L’oratrice suivante était Karen Hellemans, à l’époque Chief Marketing Officer chez JBC. Les créateurs de magazines apportent une grande valeur ajoutée à la créativité, dit Hellemans. Ils parviennent à se projeter dans l’univers de leurs lecteurs, nos clients. De nos jours, on ne cesse de parler de ‘customer centricity’. Côté magazines, on s’y applique depuis déjà des décennies grâce à la création des persona.

Chez JBC, le point de vue adopté en marketing est d’approcher les marques magazine en tant que partenaires en cocréation, connaisseurs de cibles et experts en – et producteurs de – contenu. Les magazines sont un média de notoriété et d’image de marque. En outre, ils permettent de toucher les clients quand ceux-ci cherchent consciemment à ne pas être connectés digitalement. Si les consommateurs en mode ‘désactivé’ ne veulent pas être dérangés, en revanche ils veulent être inspirés, ce en quoi les magazines excellent. En tant qu’annonceur, on peut rebondir là-dessus.

François Mariet, Université de Paris Dauphine

_DSC5297 copie Le professeur François Mariet, qui enseigne la gestion des médias à l’Université de Paris Dauphine, fut le troisième à prendre la parole. Il a donné un ‘cours’ humoristique ne laissant aucun doute sur sa foi inébranlable en la puissance de la presse et du média magazine ; le seul ‘média hybride’ dans le monde numérique, dit Mariet. Le professeur a insisté sur le fait que les opportunités en matière d’exploration de données et d’exploitation de smart data par les éditeurs ne sont pas encore suffisamment mises à profit. Les magazines disposent de données fiables. Aucun autre média ne peut le prétendre. « Smart data, c’est votre capital. »

« Social media blow their own horn constantly », a expliqué Mariet à son public. Amazon est en passe de débarquer et sera encore bien pire que le Duopoly, a-t-il prédit. Depuis, sa prophétie s’est avérée.

Jesper Laursen, Native Advertising Institute

Le dernier orateur à occuper la scène fut Jesper Laursen, le fondateur et CEO du Native Advertising Institute, qui a expliqué comment, avec bonheur, faire de la publicité native dans le monde du magazine. Selon Jesper, ce mode publicitaire en plein essor est une des tendances majeures dans le marketing d’aujourd’hui. Sa présentation était un avant-goût de l’étude NAI annuelle sur la situation de la publicité native dans le monde.

Il ressort de cette étude que 70 % des décisions d’achat sont prises au ‘moment zéro de vérité’ (ZMOT), un terme revendiqué par Google qui exprime que les préférences des gens sont déjà fixées avant que ceux-ci n’entament la fameuse ‘customer journey’ menant à un achat. C’est la raison principale pour l’appel à la publicité native : influer sur les choix dans ce ZMOT crucial.

Selon Laursen, les éditeurs commençaient à devenir bons dans le travail avec d’autres plateformes que les leurs. À ce moment-là, environ un tiers des éditeurs avaient un propre studio dédié à la publicité native. Quant aux annonceurs, ils les a averti qu’ils devaient cesser de parler de leur marque. Selon lui, c’est une condition essentielle pour obtenir une bonne publicité native.

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Toutes les informations et le formulaire d’inscription se trouvent ici (
www.magnify.be).

Tous les liens vers l’information concernant MAGnify 2017 sont repris ci-dessous :

MAGnify 2017 speakers

MAGnify 2017 : qu’avons-nous appris ?

Vendredi 6 octobre, nous avons organisé une petite fête à Bruxelles, à Flagey, pour célébrer le troisième anniversaire de Magazine Media. Nous comptons réitérer l’expérience et vous fixons d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine pour la deuxième édition de MAGnify.

Pour #MAGnify2017, nous avions demandé à quatre orateurs de haut vol* de mettre au parfum nos hôtes sur le média magazine, ce qui nous a donné une matinée animée et captivante. Découvrez le reportage d’ambiance ici.

Ce matin-là, tout tournait autour des cinq forces fondamentales du média magazine, remises en exergue par notre hôtesse du jour, Ianka Fleerackers :

Ianka Fleerackers: 5 magazine media powers

C’est d’abord Juan Señor qui a pris la parole (lisez aussi, ici, l’interview qu’il nous a accordée). Voici son récit inspiré sur ‘The Power of Magazine Media’ dans une série de tweets :

@JuanSenor #MAGnify2017

« Readers will have to pay from now on either with their wallet or with their data »

Juan Senor slide - pay for content

« Print is haute couture, digital is prêt-à-porter« 

Juan Senor: meet the click farms

« Become digitally sustainable before you become print unsustainable »

Juan Senor: become digitally sustainable

« Print is here to stay as a bridge to the future, but will not be the answer »

« I know more people who own VR companies than own VR devices »

« Start a revolution based on a dream of great journalism and storytelling. You must have a dream »

“Only good storytelling will save journalism worth paying for…”

« We need great editors and crazy people »

Juan Senor - quote Sir Sorrell

Ensuite, Karen Hellemans est montée sur le podium pour partager son expérience en tant que marketeur de marques, forte d’une énorme connaissance en magazines. (Lisez aussi ici l’interview avec Karen.) Dans son récit très personnel, sa passion des magazines (et celle de sa ‘love brand’ JBC)  s’est clairement manifestée. En tant qu’annonceur respectueux de la création de magazines et parlant en connaissance de cause, la collaboration avec les éditeurs lui vient tout naturellement.

#KarenHellemans @JBCStyle #MAGnify2017

@JBCStyle et les médias : partenaires en créativité

Karen Hellemans - customer centricity

JBC customer centricity. Des enseignements clairs sur la cible nourris par la data

Data versus tripes avec #KarenHellemans sur le podium

Insperience = inspiration et expérience

Karen Hellemans - inspiratie en experience

Case @JBCStyle met #NINA  #KarenHellemans #MAGnify2017

Case @JBCStyle avec #NINA  #KarenHellemans #MAGnify2017

Après une courte pause, la matinée s’est poursuivie en français avec le Français François Mariet, professeur de gestion des médias (relisez son interview ici). Son ‘cours’ humoristique n’a laissé aucun doute quant à sa solide foi en la puissance de la presse et du média magazine, unique ‘média hybride’ dans le monde digital. Le professeur a affirmé avec emphase qu’à ce jour, les opportunités en matière de data mining et de smart data ne sont pas encore suffisamment exploitées.

@FrancoisMariet  #MAGnify2017

« Social media blow their own horn constantly »

« Magazines: le seul média hybride »

« La presse c’est aussi la possibilité de toucher tout le monde »

« Je ne crois pas que le model business de Facebook puisse exister longtemps »

« Il arrive Amazon. C’est pire que le duopoly »

« Smart data, c’est votre capital » (pour les éditeurs)

« La presse magazine a des datas fiables. Aucun des autre média peuvent dire ça »

Francois Mariet: magazines offer data goldmine

« Presse mag: ads you can trust »

« La création est une des solutions »

« Dé-séparer publicité et rédactionnel ? »

 » La conclusion de la fable du renard Netflix et le corbeau Disney : Disney ne vend plus ses contenus à Netflix. »

Last but not least, Jesper Laursen a expliqué à l’assemblée ‘How to succeed with native advertising in the magazine industry’ (lisez notre interview avec Jesper ici). En sa qualité d’ancien journaliste et fondateur du Native Advertising Institute, il est idéalement placé pour conseiller toutes les parties concernées – éditeurs, annonceurs et agences – sur le natif. Selon Jesper, ce mode publicitaire en plein essor est une des tendances principales en marketing aujourd’hui. Sa présentation était une avant-première de l’étude NAI annuelle, qui dresse la carte de la publicité native dans le monde.

@jesperlaursen #MAGnify2017

Definition #nativeadvertising

Jesper Laursen - definition native advertising

By 2020 advertisers expect to spend 29% of budget on #nativeadvertising @jesperlaursen #MAGnify2017

Native advertising share for publishers now 19%, expected to be 33% in 2018

« Publishers are becoming very good at working with other platforms than their own »

« 31% publishers has in house studio for #native advertising worldwide »

« The only people that click on banners do so because they have a big thumb »

« For advertisers, the second most important factor for ad placement is reputation of the medium » (audience is #1)

ZMOT (Zero Moment Of Truth) model explained:

Jesper Laursen - ZMOT slide

« 70% of buyers decision is being made in ZMOT » = reason for #nativeadvertising

« Leverage technology for native »

JEsper Laursen - leverage technology

« Stop talking about the brand » #advertisers to succeed in #nativeadvertising

« Renewal rate is 30% on average. Be patient. It takes time to build trust. 6 months or more »

Les quatre orateurs ont transformé le troisième anniversaire de Magazine Media en une véritable fête en mettant l’accent sur les forces durables du média magazine ! Rendez-vous en 2018 pour la deuxième édition.

 

Visionnez ici la vidéo avec le compte-rendu d’ambiance de MAGnify 2017.

Envie de lire plus sur #MAGnify2017 ? Cliquez ici.

 

*Nos orateurs MAGnify 2017 :

Juan Señor, co-auteur du FIPP World Magazine Media Innovation Handbook, Partner chez Innovation Media Consulting Group à Londres et Visiting Fellow à Oxford University.

Karen Hellemans, Chief Marketing Officer JBC et ancienne éditrice et business director chez Sanoma et de Persgroep.

François Mariet, professeur à l’Université de Paris Dauphine spécialisé dans la gestion des médias (média, marketing et publicité), muni d’une expérience pratique de nombreuses années dans des agences média et de publicité (Havas, Publicis).

Jesper Laursen, fondateur et CEO du Native Advertising Institute, un hub mondial de connaissances pour éditeurs, marques et agences en matière de publicité native. Fondateur de Brand Movers (marketing de contenu) et Media Movers (production journalistique).

MAGnify : les magazines sur le podium

Plus que jamais, le média magazine a sa place dans le mix média des annonceurs. C’est ce qui ressort de la première édition de MAGnify, l’événement que nous avons organisé le vendredi 6 octobre. Voici un compte-rendu d’ambiance…

Découvrez MAGnify 2017, une matinée animée et captivante

Découvrez toutes les photos de MAGnify 2017 ici

Plus d’info sur MAGnify 2017 ici

MAGnify 2017 logo

Découvrez les orateurs de MAGnify 2017:

MAGnify 2017 photos

Did the power of magazines amaze you at the first annual Magazine Media Conference?

We had an amazing conference on Friday 6th October with great speakers and a wonderful audience.

Thank you for being there!

Please check out our Facebook pages (Magazine Media / Magazine Media FR) and Twitter @magazinemediaBE

Francois Mariet portrait

François Mariet :  » Les médias sociaux sont jaloux de la richesse du data côté magazines « 

C’est un défenseur des magazines hybrides, qui ont leur raison d’être tant en ligne que sur papier ou d’autres supports. François Mariet n’est pas seulement un professeur d’université associé à l’IREP et au CESP, c’est aussi un collègue. Il a entre autres travaillé pour Havas et Publicis. Vous pourrez aller l’écouter le 6 octobre lors de notre événément MAGnify.

MAGnify 2017 logo

Les marques magazines existeront-t-elles encore dans dix ans ?

Le média magazine joue un rôle d’information essentiel, au service des citoyens, et un rôle économique, au service des entreprises et des consommateurs. Il joue un rôle culturel : la diffusion de la langue écrite, de l’histoire… A tout cela vient s’ajouter la mission d’offrir du divertissement. La presse réunit les cultures et les explique. Elle est le ciment d’une société. Ces rôles et missions ne changeront pas. Dans dix ans, le média magazine sera donc toujours au poste. Il aura évidemment changé et se sera adapté aux évolutions économiques et culturelles, à de nouveaux goûts. Ce qui, par contre, ne changera pas, c’est l’importance et la valeur du contenu. C’est ce qui distingue la presse magazine, aujourd’hui et dans dix ans aussi.

Vous plaidez pour une hybridisation du magazine. Est-ce là l’avenir des magazines ?

C’est le présent et surtout l’avenir. Aujourd’hui déjà, les titres magazine existent tant sur papier qu’en digital. J’appelle ça ‘hybride’ parce qu’ils seront toujours une combinaison de différents supports. Plus que tout autre média, d’ailleurs. Et cette combinaison peut évoluer. Ça crée des expériences de lecture sympas et un parcours de lecture incroyablement diversifié. Chaque lecteur, pendant la semaine, passera à sa manière d’un canal à l’autre. Le média magazine sera ainsi à la disposition permanente de ses lecteurs. Or, ce comportement de lecture hybride génère des mesures d’audiences incroyablement complexes (et chères). Il s’agit donc en même temps d’une opportunité et d’un défi…

Les annonceurs semblent mettre le frein à main lorsqu’il s’agit d’investir dans les magazines. Que leur conseillez-vous ?

Peut-être connaissent-ils mal le média magazine. Ou alors, peut-être que leur évaluation des supports publicitaires plus à la mode est un rien plus ‘naïve’. Pour convaincre les annonceurs, il faut que la place et la valeur de la publicité dans le média soient améliorées, ce qui peut se faire en investissant dans la data.

C’est en effet ça la richesse de la presse magazine, tant envers le marché publicitaire qu’au niveau rédactionnel. La presse magazine produit un nombre gigantesque de data, qu’il est en outre facile d’exploiter. Les médias sociaux sont jaloux de cette richesse et rien ne leur ferait plus plaisir que de mettre la main dessus.

Par contre, cette data doit être traitée et commercialisée d’une bonne manière. Les marques magazine devront donc mettre sur pied leur propre DMP (data management platform, ndlr.), établir des partenariats technologiques, recruter des ingénieurs, …

Quel est le meilleur argument pour amener les annonceurs à intégrer les magazines dans leurs plans ?

L’argument majeur, c’est la puissance ciblée, sans qu’elle soit trop pointue. En outre, la presse magazine est un média fiable, créé de A à Z par des professionnels. Pas d’erreurs de calcul, pas de ‘fake news’ comme on peut en trouver sur les médias sociaux. Chaque message publicitaire y est visible, sans discussion. Et sans la nécessité de compter chaque pixel. Enfin, on oublie parfois à quel point la presse magazine est créative : la rédaction, les images, les illustrations… Peut-être devrait-elle se charger de la création du magazine tout entier, y compris des pages de publicité en collaboration directe avec l’annonceur… C’est déjà le cas aujourd’hui au niveau de la publicité native.

Pourquoi nos lecteurs devraient-ils venir vous écouter le 6 octobre ?

Tout d’abord, parce que je serai bref et qu’après ma présentation je prendrai le temps de discuter de ce que j’avance. Ensuite, parce que je suis un professionnel des médias et de la publicité (Havas, Publicis, etc.). Donc un collègue qui s’adresse à ses collègues. Ni plus, ni moins. Enfin, je suis aussi professeur d’université et chercheur. Je m’efforce donc inlassablement de trouver un équilibre entre le ‘regard au loin’ d’un chercheur et le ‘regard proche’ d’un professionnel.

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Découvrez les autres orateurs de MAGnify 2017:

François Mariet

Les éditeurs de magazines détiennent une mine d’or de data

Selon François Mariet, keynote speaker sur notre événement MAGnify, les médias de presse offrent aux annonceurs la possibilité, exceptionnelle, de pouvoir tracer leurs clients. Ce Français, spécialiste de la gestion des médias et de la publicité, membre associé de l’IREP et du CESP, écrit dans son tout récent livre blanc  » Valeurs de la presse : ses audiences, ses data « , que les médias, magazines en particulier, possèdent des données solides, riches et actualisées grâce à l’association unique du papier et du digital. Ces médias n’offrent pas des impressions aux marques, mais plutôt un itinéraire personnel des lecteurs via leurs plates-formes.

MAGnify logo - magazine media congres

Ce livre blanc donne un aperçu complet de la transformation des médias et révèle entre autres que les grands médias, notamment la presse magazine, sont maintenant numériques, et multi-supports (ordinateur, tablette, smartphone). La plupart des lecteurs passent d’un écran à l’autre. Par sa  » présence  » sur le support papier, le magazine est en fait un médium hybride aux multiples formes physiques.

Médium ‘nomade’

Grâce à leur format, les magazines papier sont un médium  » nomade « , selon Mariet. Consultables partout, ils nous accompagnent dans tous nos déplacements. Ils sont accessibles n’importe où grâce à un réseau de distribution considérable. De plus, leur offre est riche autant que diversifiée et ils produisent leurs propres contenus de qualité dont s’inspirent d’autres médias et sites web. L’internet mobile, par contre, souffre encore de quelques carences (en Belgique aussi!).

La transformation des médias magazines offre aux annonceurs la possibilité de pouvoir suivre leur public-cible toute la journée via les différentes plates-formes papier et digitales, affirme Mariet. En tant que média hybride, les magazines disposent de datas uniques (ou du moins d’un accès à celles-ci) sur leur lectorat très engagé, par le biais des CRM, du web et des abonnements, continuellement mis à jour et étoffés. De plus, ils ont des réserves de mots, d’images et d’autres contextes publicitaires dans lesquelles les annonceurs peuvent puiser nombre de nouvelles idées.

Développer cette mine d’or

La mission des éditeurs est donc double : d’un côté, développer et protéger cette mine d’or, et de l’autre mieux la connaître et la développer. Ceci n’est pas certainement pas chose facile, prévient François Mariet. Les données brutes doivent, en respectent la vie privée des utilisateurs, être traduites en  » customer insights « . Mariet estime que les solutions de haute technologie, telles que l’intelligence artificielle, ont ici un rôle à jouer.

La publicité est un contenu, au même titre que le contenu éditorial. Ce contenu publicitaire et son emplacement sur le web doivent être vérifiés par les éditeurs eux-mêmes, selon Mariet. Le contenu commercial est en effet important pour le consommateur car il répond au besoin évident d’être guidé dans sa vie quotidienne. Que ce soit pour la santé, la beauté, l’éducation, la lecture, la cuisine, la mode, la maison, le jardin ou l’automobile.

Source: Presse Magazine

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portrait Marc Dupain

Interview Marc Dupain, general manager The Ppress

Le droit d’éditeur, le rôle transparent sur le marché publicitaire et la collaboration, voilà les éléments clés du plan d’attaque de Marc Dupain, le directeur de The Ppress, initiateur de ce site Web. Une interview s’imposait, un an après qu’il y ait pris ses fonctions.

Voilà exactement un an que vous êtes à la tête de The Press. En quelle mesure votre vision de la presse périodique a-t-elle changé durant cette période ?

J’y ai retrouvé un paysage particulièrement varié. On y trouve quelques acteurs d’envergure, mais à côté de cela aussi beaucoup d’acteurs plus modestes. La presse périodique dans le nord du pays est différente de celle dans le sud. Et les différences sont nombreuses : B2B versus titres à grand public, free sheets, éditeurs en ligne, …

Ce n’est pas un secret : le secteur est sous tension, mais je vois surtout des éditeurs très actifs, créant des produits professionnels crédibles et de qualité. Bien sûr, on ne peut pas changer les coutumes et habitudes du consommateur. Celui-ci est ‘always on’. Il s’agit donc de constamment rechercher les bons moyens de gérer ces mœurs qui évoluent.

Le média magazine n’a en effet pas facile sur le marché des lecteurs. Quel est leur principal atout ? 

Le print, les magazines en tête, a un grand lien émotionnel avec le consommateur. Les gens parlent de ‘mon’ Télémoustique et ‘mon’ Flair. Ces dernières années, ce lien s’est encore vu renforcé par l’organisation d’événements, par l’offre de services supplémentaires, par la combinaison print + on-line + vidéo. Les marques magazine sont devenues de véritable marques centrées sur l’expérience.

Cet atout vaut-il aussi pour le marché publicitaire ?

Absolument. Ce lien émotionnel entre le titre et le lecteur, l’annonceur peut le prolonger vers sa marque. D’ailleurs, tous les touchpoints supplémentaires génèrent eux aussi une foison de données, qui, lorsqu’elles sont croisées, ont valeur d’or pour les annonceurs.

Quels sont les défis auxquels fait face le média magazine ?

Le défi principal pour les éditeurs est le modèle de revenus. Primo, le consommateur est habitué à la gratuité et il doit être prêt à payer pour l’information et l’expérience magazine. Chaque éditeur est en train de travailler sur cet aspect-là. Secundo, nous devons encore davantage attirer l’attention des annonceurs sur la qualité de nos produits et la garantie de la ‘brand safety’. Avec le média magazine, pas de boîte noire de data, mais des résultats concrets et transparents après chaque action. La crédibilité et l’effet des campagnes sont les plus importants dans les magazines, comme le révèlent bon nombre d’études. Ils forment un élément indispensables dans la construction d’une marque. Tertio, les éditeurs doivent aussi pouvoir monnayer leurs efforts au niveau de la distribution. À l’image des câblo-opérateurs devant payer les chaînes TV pour le contenu, les éditeurs aussi doivent pouvoir arracher un même arrangement auprès d’acteurs Internet comme Facebook. Il faut créer un droit d’éditeur.

À vos yeux, quelles sont les tâches réservées à The Ppress dans ces domaines ?

Il revient à une association professionnelle de ‘servir’ ses membres et d’en défendre les intérêts. Nous voulons avant tout nous y atteler en rassemblant les gens, en collaborant avec autrui et en entamant le dialogue. Pour ce qui concerne ce droit d’éditeur, nous sommes impliqués dans les discussions qui se tiennent non seulement au niveau européen, mais aussi au niveau national. En outre, nous collaborons cependant aussi de façon toujours plus étroite avec d’autres associations, comme l’UBA et l’ACC. Nous menons en effet un combat commun : veiller à ce que l’argent publicitaire soit sagement investi.

Par ailleurs, je relève un besoin croissant de connaissances, de recherche. Même les institutions scientifiques et les écoles ont une connaissance très limitée du média magazine. À ce niveau, nous avons déjà pris des initiatives et lancé des collaborations.

Des initiatives concrètes sont-elles en chantier ?

Nous planchons pour le moment sur diverses choses. Outre le fait de faire valoir la richesse du marché aux yeux des institutions de recherche et de connaissance, la collaboration plus étroite avec d’autres associations professionnelles et la lutte pour le droit d’éditeur, nous faisons fortement pression pour des taxes équitables. Nos éditeurs sont prêts à apporter leur contribution, mais leurs efforts en matière d’écologie mériteraient aussi d’être récompensés. En outre, les subventions d’Etat pour les formations au sein du secteur de l’édition devraient être élargies. Tous les produits étant aujourd’hui multimédia, les défis le sont aussi.

Enfin, il y a aussi le rapprochement avec l’UPP, l’Union des Editeurs de la Presse Périodique, avec laquelle nous organisons des séminaires autour de Changing Media. Nous voulons également mettre en exergue les atouts des magazines lors de notre congrès MAGnify*.

Quel est l’objectif de MAGnify ?

Nous comptons brosser l’état du secteur pour les annonceurs et les agences média et créatives , nous focaliser sur les atouts en termes de multimédialité et véhiculer le dynamisme caractérisant le secteur. Avec, entre autres, des orateurs comme l’observateur des médias Juan Senor, le spécialiste du marketing médiatique Francois Mariet, le spécialiste du natif Jesper Laursen et Karen Hellemans de JBC, je suis convaincu que nous y arriverons.

MAGnify logo - magazine media congres

 

 

 

 

MAGnify a lieu le 6 octobre 2017 à Bruxelles. Participation sur invitation uniquement. Les invitations seront envoyées début septembre.

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