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« Beaucoup de médias ne peuvent plus se permettre un journalisme pertinent pour la démocratie »

L’économiste des médias Christian-Mathias Wellbrock jette le pavé dans la mare et affirme : la demande des lecteurs et téléspectateurs n’a jamais suffi pour financer le niveau socialement optimal du journalisme. Durant des décennies, l’argent provenant de la publicité a masqué cet état de fait. Le marché échoue-t-il ? Une discussion fondamentale sur le financement du journalisme dans l’ère de la numérisation s’impose.

Pertinent pour la démocratie

« Il faut injecter plus d’argent dans le système », affirme le professeur d’économie à l’Université de Cologne. « En général, la société doit veiller à ce que son institution journalistique soit conservée et qu’elle soit suffisamment armée pour remplir sa tâche », dit Wellbrock. Le journalisme crée une société mieux informée et donc une démocratie qui fonctionne mieux. C’est tout simplement parce que l’institution de la presse libre existe que les puissants de ce monde se comportent différemment.

Il propose dès lors financer les fournisseurs de tout contenu journalistique qui soit pertinent pour la démocratie d’autres moyens.

Cela laisse même certains éditeurs sceptiques : quel contenu est pertinent au niveau démocratique et mérite d’être financé ? Et qui en décide ? L’économiste des médias pense que certaines des idées de financement bénéficient moins aux grands éditeurs, et plus aux plus petits, ce qui pourrait expliquer la résistance suscitée.

Les effets externes positifs restent sous le radar

Wellbrock applaudit le fait que la numérisation et la crise publicitaire du corona mettent enfin à nu la « défaillance du marché » dans le journalisme. Celle-ci pourra alors être contrée.

Il avance que les gens qui ne consomment pas de journalisme – et a fortiori : qui ne paient pas pour –, en profitent tout aussi bien. Le journalisme génère donc des effets externes positifs qui ne se reflètent pas dans la demande particulière de journalisme. Selon la définition micro-économique, cela mène à une défaillance du marché, dit Wellbrock, et c’est donc là que ça tourne mal pour le financement.

Les médias numériques sont des biens de club

Les portails d’information et la télévision payante pouvant exclure les gens qui ne veulent pas payer, les médias numériques sont ce qu’on appelle des biens de club. Cependant, ils voient le journalisme en général – même le bien privé des imprimés et de la presse – comme un bien public, comparable au système juridique ou à la protection du climat.

« Dans la pratique, il n’existe probablement aucun bien privé absolument pur, comme le définit la théorie économique [n.d.l.r. : dans le sens que tous les produits ont des effets externes dont profitent aussi les gens qui ne paient pas directement]. Je situe toutefois le journalisme pertinent pour la démocratie bien plus près des biens publics que, par exemple, la nourriture. On constate que partout où il n’y a pas de presse libre, la démocratie en pâtit très rapidement », dit Wellbrock.

Qui détermine ce que sont des médias pertinents ?

Il faut donc injecter plus de moyens dans le système, le contribuable obtenant une voix au chapitre quant à la distribution. Qui détermine quels sont les médias privés qui entrent en ligne de compte pour un financement, direct ou indirect ? Quels fournisseurs, titres, programmes, portails ou contenus sont pertinents pour la démocratie ? Il s’agit là de questions de délimitation pratiques importantes et difficiles qui doivent – et qui peuvent assurément – être résolues. Ça n’est pas une besogne pour les économes, mais pour des experts provenant d’autres disciplines et domaines scientifiques, estime l’économiste des médias.

« Personnellement, je pense au journalisme politique dans le sens le plus large, à un travail éducatif qui va bien au-delà du seul contenu. »

La publicité n’est plus la première source de revenus

Selon Wellbrock, le cofinancement des médias journalistiques au travers d’annonces ne disparaîtra pas totalement. Il restera des proposants qui s’auto-financeront substantiellement via des annonces. Pour d’autres, cela deviendra accessoire. Pour le journalisme en général, la publicité ne sera toutefois plus la première source de revenus.

Il est important de noter que le journalisme politique ne dépend plus de la question de savoir si et pour combien de temps des sociétés souhaitent s’en parer – ou uniquement se parer de contenus très spécifiques –, ni quelles sont ces sociétés. Il reste en effet indéniable, hélas, que le marché du contenu politique est restreint. En tout cas bien plus qu’il ne rapporte socialement. La demande particulière de journalisme est nettement inférieure à la ‘demande sociétale’, soit aux profits sociétaux du journalisme.

Les lecteurs associent les imprimés avec une valeur supérieure

Quel volume de presse, quel nombre de journaux, de portails d’information et de canaux d’information sont optimaux en termes de démocratie et de bien-être ? Et comment le savoir ? Quand on observe les marchés régionaux et locaux, il ne s’agit pas de savoir si l’on trouve quatre ou sept journaux sur le terrain, mais un seul ou aucun. Fort heureusement, il existe des canaux de distribution numériques pour y palier, dotés de coûts de publication bien plus faibles. Les prix pour les lecteurs peuvent aussi s’en voir diminués.

Les différentes structures de coûts se rapportent toutefois uniquement à l’offre, et non à la demande. Voilà pourquoi des prix d’abonnements inférieurs dans le monde digital n’engendrent pas nécessairement une demande accrue. La volonté de payer pour des imprimés est toujours plus grande que pour n’importe quelle presse numérique, car les lecteurs associent les imprimés avec une valeur supérieure.

Christian-Mathias Wellbrock est professeur de gestion et de la technologie à l’Université de Cologne. Fin septembre, il a publié ‘Money for Nothing and Content for Free? Willingness to Pay for Digital Journalism’ (coécrit avec Christopher Buschow).

Source : Horizont

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6 recommandations dans la lutte contre ‘l’infodémie’

La lutte contre la désinformation, que l’on appelle aussi infox ou fake news, est plus pertinente et urgente que jamais. L’OMS parle d’infodémie : une explosion potentiellement mortelle de désinformations à l’échelle mondiale. Il s’avère que les influenceurs jouent parfois un rôle nocif. Les journalistes et les médias d’information, eux, ont un rôle crucial à jouer comme phare de fiabilité.

4_Myth-Busting_stampLes célébrités, les acteurs et les politiciens comptant de nombreux followers sont d’importants diffuseurs de désinformation sur le coronavirus, écrit The Guardian sur base d’une étude récente. Il ne s’agit pas seulement des Trump et autres Bolsonaro de ce monde ; la Belgique aussi a ses propres fautifs. (un exemple : Une antenne GSM incendiée à Pelt)

Un exemple de la catégorie Myth Busting de l’ ‘United Nations COVID-19 Response Creative Content Hub

Un petit groupe d’influenceurs faisant preuve d’un grand engagement

Oxford’s Reuters Institute a découvert que des personnalités publiques de premier plan produisent 20 % des fausses allégations et qu’elles sont responsables de pas moins de 69 % de l’engagement sur les médias sociaux.

Bien que les vérificateurs de faits et les médias d’information dits mainstream se dressent pour lutter de toute leur force contre ce puissant courant, leur impact est souvent insuffisant. Des études expérimentales relèvent un lien direct entre la foi en les fausses allégations et le non-respect des mesures des pouvoirs publics en matière de distanciement social. Plusieurs plateformes de médias sociaux planchent déjà sur une détection plus rapide de la désinformation sur le corona.

Perte de confiance dans toutes les sources d’information

Un grand risque lié à cette infodémie réside dans le fait que des groupes de gens perdent confiance dans toutes les sources d’information. Les lecteurs ont de plus en plus difficile à distinguer les faits de l’infox et à faire la différence entre un journalisme documenté et une couverture hyper partisane.

Une grande responsabilité pèse dès lors sur les épaules des médias d’information ‘sérieux’, de toutes formes et tailles, qui ne peuvent donc se permettre le moindre faux pas. Chacun doit clairement prendre conscience des tactiques de désinformation sophistiquées déployées aujourd’hui, telles que les cellules de réflexion montées de toutes pièces, les sources frauduleuses, les comptes de médias sociaux fictifs, etc. La vérification des faits, l’appel à de multiples sources et l’alphabétisation aux médias numériques sont cruciaux.

Se protéger contre la désinformation

Un projet gouvernemental canadien autour des magazines et de la désinformation a permis de faire 6 recommandations pouvant aider les éditeurs à se protéger contre l’infox et prendre la défense d’un journalisme crédible.

1. Promouvez la compréhension des causes et effets de cette ère de la désinformation : assurez les compétences de fact-checking et de vérification nécessaires dans le monde numérique

Sources utiles :

2. Prenez votre public par la main : vérité, confiance et lutte commune
La fusion des faits et de la fiction mine la confiance du public en toute information, ce qui facilite la manipulation par des parties malveillantes. Il apparaît que les diffuseurs d’intox prennent avant tout pour cible les éditeurs qui s’adressent à un public niche.

Les connaissances spécialisées des journalistes forment une arme puissante dans cette guerre. En mobilisant le public et en renforçant sa loyauté (à coups d’affiliations, d’événements, etc.), vous pouvez l’impliquer dans la solution du problème. La plateforme journalistique De Correspondent collabore régulièrement avec ses membres pour réunir différentes perspectives et partager l’expertise des membres.

Sources utiles :

3. Appliquez vous-même la transparence et la responsabilisation

  • Soyez transparent au sujet des processus journalistiques et invitez votre public à jeter un œil dans les coulisses.
  • Maintenez une ligne de démarcation claire entre publireportage, contenu parrainé et contenu natif. Ne commencez pas à la repousser pour réaliser un bénéfice à court terme (lire aussi : 4 facteurs qui déterminent le succès du contenu de marque).
  • Etudiez comment les annonceurs s’y prennent pour éviter la contagion.

4. Unissez les forces pour mieux régner
Il est impossible, en tant qu’éditeur, de lutter seul contre la désinformation. Les organisations sectorielles et autres collaborations professionnelles sont cruciales si l’on veut unir ses forces et réussir. Les parties prônant l’intox sont souvent bien organisées, elles aussi, et collaborent fréquemment.

La collaboration entre éditeurs au niveau de la formation, des outils, du partage de connaissances et d’expérience est le seul moyen de faire front. Apprenez des erreurs et des succès de chacun, investissez dans la recherche, le lobbying et les moyens juridiques. Ce sont justement les éditeurs plus modestes qui méritent qu’on les protège (visitez le site WE MEDIA).

Sources utiles :

5. Préparez-vous à des menaces de la sécurité
La violence en ligne contre les journalistes est devenue un phénomène connu de tous. Les attaques directes contre les journalistes en ligne aident à semer le doute, la confusion et la peur. Les journalistes féminines en sont plus souvent la cible.

Les éditeurs doivent se préparer à faire face à de telles attaques et menaces avec des mesures de sécurité accrue, tant en ligne qu’hors ligne. Les journalistes doivent signaler toute menace et pouvoir disposer du soutien psychologique, mais aussi des formations et moyens de défense nécessaires.

Sources utiles :

6. Ne vous livrez pas à la politique de l’autruche
N’allez pas croire que votre publication est trop niche ou votre public trop petit pour être la cible de campagnes de désinformation. Cela ne fera, justement, que vous rendre plus vulnérable.

Sources : IJNet, The Guardian

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robot arm and human arm touching

5 façons dont les éditeurs exploitent déjà l’IA

Quasi tout le monde s’accorde à le reconnaître : l’automatisation, les robots et l’intelligence artificielle joueront bientôt un rôle plus important dans le journalisme et les éditeurs feraient bien d’investir davantage dans ces domaines sans plus attendre (source : Reuters Institute). Pour certains, l’automatisation est déjà une réalité, tandis que la technologie semble rapidement entrer dans les mœurs. Cependant, de quelle manière l’IA peut-elle contribuer à l’avenir du journalisme ? Voici cinq façons dont elle le fait déjà aujourd’hui.

  1. Écrire des articles

Le contenu incorporé dans une formule, les rapports, les résultats sportifs et autres sont faciles à automatiser. Pas plus tard qu’en 2016, l’agence de presse norvégienne NTB annonçait qu’elle était à même de publier des résumés de rencontres produits par un robot dans les 30 secondes après la fin d’un match. Depuis 2014 déjà, Associated Press (AP) utilise des algorithmes pour publier les bénéfices enregistrés par les sociétés. D’autres contenus financiers aussi peuvent facilement être automatisés. De la même façon, Le Monde a déjà couvert les résultats d’élections.

  1. Proposer du contenu et des gros titres

Les systèmes de gestion de contenu peuvent suggérer des sujets aux journalistes et autres créateurs de contenu en se basant sur l’input antérieur, ainsi que des gros titres basés sur les images et le sentiment général qu’évoque un article. Forbes a testé un outil qui compose des premiers jets d’articles, qu’il suffit alors de faire peaufiner par des rédacteurs.

  1. Personnaliser

Voici l’application sur laquelle on fonde le plus d’espoir en ce moment. Le meilleur exemple en est sans doute Netflix. Pensez à la façon dont le service personnalise le design graphique affiché couvrant l’offre produit, en se basant sur l’historique de visionnage de l’utilisateur. Lorsqu’il s’agit par exemple du choix d’un acteur spécifique à représenter, vous montrera-t-on plutôt Uma Thurman ou John Travalto pour Pulp Fiction ?

Netflix se sert cependant aussi de l’apprentissage automatique (ou apprentissage machine) pour constituer son catalogue de films et de séries en tirant des enseignements de produits à succès antérieurs : qu’est-ce qui a fait leur succès ? Cela oriente ensuite aussi ce que le propre studio de Netflix sort en termes de productions. L’algorithme de recommandation de Netflix est en outre un instrument clé dans la rétention d’abonnés à long terme. C’est quelque chose dont d’autres éditeurs pourront probablement encore s’inspirer.

  1. Relever des tendances

Quel contenu a la cote et comment différents groupes de gens trouvent-ils certains contenus ? Il s’agit là de connaissances indispensables au succès du publishing en ligne et dans la foulée les outils analytiques correspondants sont devenus tout aussi essentiels. Ces connaissances peuvent ensuite aussi être appliquées aux promotions sur les médias sociaux, ainsi que pour adapter des gros titres et des pages de renvoi spécifiques. Certains algorithmes peuvent même identifier des trending stories avant que celles-ci ne deviennent virales, de sorte que, plutôt que de devoir constamment courir après les faits, les éditeurs ont toujours une longueur d’avance.

  1. Vérifier les faits

L’IA peut être utilisée pour suivre à la trace et regrouper les tendances, ce qui laisse plus de temps et de latitude aux fact checkers pour l’analyse et la recherche, ainsi que pour la rédaction d’articles qui contextualisent l’information et luttent contre la désinformation. Face à des phénomènes comme les vidéos deepfake (des vidéos truquées), les robots deviendront indispensables à leur détection, car elles sont virtuellement impossible à démasquer par des humains.

L’automatisation de certains contenus permet aux journalistes de garder les mains libres pour s’adonner à d’autres tâches répondant à un besoin plus pressant, comme le journalisme d’investigation de qualité. Les analyses en profondeur d’ensembles de données, la reconnaissance faciale et le sous-titrage automatique peuvent déjà se faire automatiquement aujourd’hui à l’aide de l’apprentissage machine et l’IA. La publicité programmatique est elle aussi, bien sûr, un exemple de l’automatisation dans les médias et de l’interaction pilotée par IA sur les sites Web.

Il est clair qu’en matière de découverte d’applications éventuelles de l’IA et des robots, on n’en est qu’au début. Il y a donc beaucoup à gagner pour les éditeurs qui investiront à temps dans ces domaines.

Source : Whats new in publishing 

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Example Rezonence Freewall

Ce modèle publicitaire va-t-il sauver le journalisme libre ?

Et si vous pouviez faire en sorte que votre publicité soit la seule sur un site Web ? Ou alors, qu’en tant qu’éditeur vous diffusiez moins d’annonces sur votre site tout en en tirant plus de revenus ? Cela ne serait-il pas idéal ? Un tantinet invraisemblable, diront certains. Quatre marques magazine britanniques de deux éditeurs majeurs s’apprêtent pourtant à tester un nouveau modèle publicitaire qui vise à accomplir exactement ça. Est-ce là le salut du journalisme de qualité librement accessible ?

Nous l’avons déjà évoqué à plusieurs reprises cette année sur ce site Web : les gens en ont ras-le-bol ! Ils se sentent bombardés et submergés de publicités et en décrient l’énorme quantité, la répétition constante et l’importunité, notamment on-line. Ils voient beaucoup trop souvent les mêmes annonces et n’apprécient pas le ciblage fondé sur leur comportement en ligne. Les annonceurs et éditeurs font face à un défi inédit.

Une seule annonce par semaine

Sans doute ce modèle publicitaire constitue-t-il un pas dans la bonne direction. Par semaine, les visiteurs d’un site Web ne doivent voir qu’une seule publicité pour obtenir un accès complet. Après avoir lu deux paragraphes, le Rezonence FreeWall apparaît, invitant le lecteur à visionner une annonce pour pouvoir poursuivre sa lecture. Journalistes et éditeurs ont donc deux paragraphes pour ‘tirer’ les lecteurs dans l’article. Ergo, il est immédiatement clair si le contenu offre suffisamment de valeur.

Rezonence Freewall in article example

Les lecteurs se voient ensuite proposer une question concernant la marque annoncée afin d’enregistrer le taux d’engagement. Bien que les éditeurs participants coupent toutes les autres publicités, ils en tireront finalement plus de revenus, puisque chaque lecteur leur rapportera ainsi plus comparé à des pages bourrées d’annonces.

Offre et demande suffisantes

Jusqu’à présent, ce modèle publicitaire n’est utilisé qu’avec d’autres modèles, comme les paywalls pour abonnés et autres publicités digitales. Et ce, chez des éditeurs de premier plan comme Condé Nast, Haymarket, Hearst, Bauer, TI Media. Ce test est le premier à faire appel à ce modèle en tant qu’unique source de revenus publicitaires pour les marques magazine. Bien sûr, il faut qu’il y ait suffisamment de demande de la part des annonceurs (pour garantir des revenus aux éditeurs) et d’offre de la part des éditeurs, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. Il s’est aussi avéré qu’il n’était pas simple d’embrigader les agences média.

20 % de publicité

Le modèle verse 75 % des revenus aux éditeurs, parce que ce sont eux qui font le gros du travail avec un environnement rédactionnel de qualité. Il s’agit en effet justement de ne pas créer plus de journalisme attrape-clics, mais de lui substituer de la valeur pour le consommateur et de l’engagement pour les annonceurs. Rezonence va ‘enseigner’ au public à quel point le journalisme numérique peut être différent lorsque le choix ne se limite pas à une masse de publicités versus les paywalls. Le modèle doit assurer un équilibre entre rédaction et commerce qui soit plus proche de celui en télévision et en radio, avec 20 % de publicité par rapport à 80 % de contenu.

À suivre…

Source : The Drum

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