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MAGnify : retour sur la première édition (la troisième arrive à grands pas !)

Le 3 octobre 2019, ce sera à nouveau au média magazine d’occuper le devant de la scène. C’est en effet alors que se tiendra la troisième édition de MAGnify, au CC De Factorij à Zaventem. Sous la houlette de Marcel Vanthilt, bien connu du petit écran, un trio d’orateurs nationaux et internationaux viendra vous y entretenir. En collaboration avec Danny Devriendt, nous avons aussi mis sur pied une session sofa captivante. Pour gentiment entrer dans le bain, faisons un retour en arrière sur les éditions précédentes. Cette fois : MAGnify 2017 (découvrez le reportage d’ambiance ici).

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Les 5 piliers du média magazine

Il y a deux ans, le 6 octobre 2017, Magazine Media lançait une toute nouvelle initiative, dans l’intention de vous mettre au parfum de tout ce qui touche aux marques magazine, et ce, en une seule matinée axée sur ces cinq piliers du média :

  • Le média magazine vous offre un public engagé. Le lien forgé entre le lecteur et la marque magazine est tellement puissant et la confiance est tellement grande, que les lecteurs les répercutent sur les marques annoncées.
  • Les possibilités créatives du média magazine pour sortir du lot et capter l’attention sont légion. Les marques ont le loisir de pouvoir se servir de tout ce que la technologie rend possible en print : expériences olfactives, gustatives, tactiles, mais aussi tours et astuces visuels et autres boosters de mémoire.
  • Les créateurs de magazines sont des narrateurs innés. L’amour des histoires est vieux comme le monde. Les magazines sont des pionniers et des experts dans la recherche du bon équilibre entre rédaction et commercialisation dans la narration de bons récits qui interpellent.
  • La publicité magazine fait partie intégrale et non-intrusive de l’expérience de lecture. En général, les lecteurs voient les annonces comme autant de sources d’information et d’inspiration complémentaires.
  • Les solutions cross-média avec le média magazine augmentent le ROI. La coopération avec d’autres médias renforce l’efficacité des plans média, mais au sein d’une marque magazine la combinaison de plateformes est également un atout de taille.

MAGnify 2017 :

Juan Señor, Innovation Media Consulting Group

_DSC5094 copie La première édition de MAGnify eut lieu à Flagey, à Bruxelles. La journée fut ouverte par Juan Señor, Partner chez Innovation Media Consulting Group à Londres, Visiting Fellow à l’Université d’Oxford et valeur sûre aux Lions de Cannes.

Sa présentation inspirée se fondait sur le fait que le média magazine ne peut plus être gratuit, car ce qui a de la valeur (le contenu de qualité) mérite paiement. Dorénavant, les lecteurs paieraient soit avec leur portemonnaie, soit avec leurs données, dixit Señor.

Le print équivaut à de la haute couture, car c’est un bien rare, de qualité supérieure, tandis que le digital est du prêt-à-porter, car omniprésent et bon-marché, dit Juan Señor. Le print n’est toutefois pas la réponse, pour les éditeurs, mais plutôt un pont vers l’avenir : « Become digitally sustainable before you become print unsustainable », avertit-il.

Karen Hellemans, JBC

L’oratrice suivante était Karen Hellemans, à l’époque Chief Marketing Officer chez JBC. Les créateurs de magazines apportent une grande valeur ajoutée à la créativité, dit Hellemans. Ils parviennent à se projeter dans l’univers de leurs lecteurs, nos clients. De nos jours, on ne cesse de parler de ‘customer centricity’. Côté magazines, on s’y applique depuis déjà des décennies grâce à la création des persona.

Chez JBC, le point de vue adopté en marketing est d’approcher les marques magazine en tant que partenaires en cocréation, connaisseurs de cibles et experts en – et producteurs de – contenu. Les magazines sont un média de notoriété et d’image de marque. En outre, ils permettent de toucher les clients quand ceux-ci cherchent consciemment à ne pas être connectés digitalement. Si les consommateurs en mode ‘désactivé’ ne veulent pas être dérangés, en revanche ils veulent être inspirés, ce en quoi les magazines excellent. En tant qu’annonceur, on peut rebondir là-dessus.

François Mariet, Université de Paris Dauphine

_DSC5297 copie Le professeur François Mariet, qui enseigne la gestion des médias à l’Université de Paris Dauphine, fut le troisième à prendre la parole. Il a donné un ‘cours’ humoristique ne laissant aucun doute sur sa foi inébranlable en la puissance de la presse et du média magazine ; le seul ‘média hybride’ dans le monde numérique, dit Mariet. Le professeur a insisté sur le fait que les opportunités en matière d’exploration de données et d’exploitation de smart data par les éditeurs ne sont pas encore suffisamment mises à profit. Les magazines disposent de données fiables. Aucun autre média ne peut le prétendre. « Smart data, c’est votre capital. »

« Social media blow their own horn constantly », a expliqué Mariet à son public. Amazon est en passe de débarquer et sera encore bien pire que le Duopoly, a-t-il prédit. Depuis, sa prophétie s’est avérée.

Jesper Laursen, Native Advertising Institute

Le dernier orateur à occuper la scène fut Jesper Laursen, le fondateur et CEO du Native Advertising Institute, qui a expliqué comment, avec bonheur, faire de la publicité native dans le monde du magazine. Selon Jesper, ce mode publicitaire en plein essor est une des tendances majeures dans le marketing d’aujourd’hui. Sa présentation était un avant-goût de l’étude NAI annuelle sur la situation de la publicité native dans le monde.

Il ressort de cette étude que 70 % des décisions d’achat sont prises au ‘moment zéro de vérité’ (ZMOT), un terme revendiqué par Google qui exprime que les préférences des gens sont déjà fixées avant que ceux-ci n’entament la fameuse ‘customer journey’ menant à un achat. C’est la raison principale pour l’appel à la publicité native : influer sur les choix dans ce ZMOT crucial.

Selon Laursen, les éditeurs commençaient à devenir bons dans le travail avec d’autres plateformes que les leurs. À ce moment-là, environ un tiers des éditeurs avaient un propre studio dédié à la publicité native. Quant aux annonceurs, ils les a averti qu’ils devaient cesser de parler de leur marque. Selon lui, c’est une condition essentielle pour obtenir une bonne publicité native.

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Toutes les informations et le formulaire d’inscription se trouvent ici (
www.magnify.be).

Tous les liens vers l’information concernant MAGnify 2017 sont repris ci-dessous :

Karen Hellemans

Karen Hellemans au sujet des magazines féminins

Après avoir passé deux ans ‘de l’autre côté’ (en tant que CMO chez JBC), Karen Hellemans est rentrée au bercail. Le bercail étant, dans ce cas-ci, la grande famille des magazines féminins et sa fonction, cette fois, Editor Women et Rédactrice en chef de Femmes d’Aujourd’hui chez Roularta. Juste à temps pour fêter ses 20 ans dans le marché du média magazine… Le moment idéal pour une interview.

A lire aussi : “Customer centricity? Magazines werken al decennia met ijkpersonen”

Qu’est-ce qui vous a le plus étonné à votre retour dans l’univers magazine ?

Evidemment, beaucoup de choses ont changé suite aux consolidations accrues dans le média. Je me suis littéralement retrouvée dans une autre entreprise. Quant au contenu, je constate que l’appel à la qualité se fait entendre de plus en plus. Tant côté lecteurs qu’annonceurs. Ils sont tous à la recherche d’un engagement plus profond, ce qui est évidemment lié à l’attention pour le ‘fake news’.

Par ailleurs, les consommateurs aspirent à une détox digitale, les jeunes aussi. Expériences fortes, workshops, événements peuvent certainement s’en inspirer, mais aussi – assurément – les magazines. J’ose dire aujourd’hui que la bataille pour toucher les jeunes n’est pas perdue.

Quel est votre point de vue sur l’avenir des magazines féminins ?

Il est positif, pour les raisons mêmes que je viens d’évoquer. La demande de qualité est un besoin que je relève toutes générations confondues. Pour les éditeurs, cela signifie qu’il faut miser encore plus sur la qualité du contenu, tant en print qu’en ligne. En ligne, cela nous permettra d’évoluer vers des contenus supplémentaires derrière un paywall.

Nous pouvons aussi continuer à explorer les communautés. Les marques féminines s’y attachent depuis des années, mais en ligne il reste d’énormes possibilités. Cela peut se faire en intensifiant le lien émotionnel avec et entre ‘nos’ femmes : les femmes font preuve d’une empathie mutuelle. Sur ce plan, nous pouvons nous charger du rôle de facilitateur. En outre, nous pouvons partir à la recherche, au sein de la cible, de domaines d’expertise dérivés. Aujourd’hui, Libelle Lekker est le plus grand site Web culinaire de Flandre, tandis que Libelle Mama s’impose comme un expert dans l’assistance à l’éducation des enfants. Que les choses soient claires : ces dérivés opèreront toujours sous les marques faîtières.

Quel magazine international vous sert de principale source d’inspiration ?

La qualité, on ne la retrouve pas uniquement dans les titres féminins. D’autres secteurs aussi ont beaucoup à nous apprendre. C’est ce qui est aussi si sympa à notre arrivée chez Roularta. Des marques comme Knack, Trends et leurs canaux numériques sont tellement complémentaires avec les marques féminines et nous inspirent dès lors d’une toute autre façon.

En fait, je n’ai pas d’exemple absolu. Il existe un tas de titres qui excellent dans certains aspects. Lonely Planet m’inspire en matière de voyages, pour la mode et la beauté je regarde du côté de Porter, tandis que Flow est mon grand exemple au niveau de l’approche visuelle d’un magazine. J’aime aussi toujours la surprise que me réserve un magazine comme linda.

La Belgique est un petit marché. Ici, il n’y a pas de place pour de vrais magazines de super-niche. Nous devons continuellement opter pour suffisamment de portée sur le marché. Un titre comme Garden & Gun serait inconcevable chez nous…

Et en ligne ?

Là, on relève des modèles plus diffus. Outre les marques féminines plutôt traditionnelles d’éditeurs comme Condé Nast, on y trouve aussi des sites Web de contenu couplés à la découverte de produits qui font des choses très intéressantes, comme Goop, Shot of Joy, Popsugar, … Ainsi que des détaillants qui, en partant du contenu, travaillent sur la conversion et la customer journey… En ligne, la concurrence est bien plus rude, mais on peut aussi y trouver bien plus d’inspiration. Comment s’y démarquer de ses concurrents ? Cette fois encore, en proposant cette même qualité et sélection journalistique.

Que peut-on attendre l’an prochain des magazines féminins Roularta ?

Nous avons déjà communiqué autour de deux éléments majeurs, à savoir le lancement de notre Roularta Digital Hub, qui se consacrera au développement commercial numérique, et celui du Roularta BrandStudio, qui nous permettra d’exploiter davantage les opportunités d’implication de partenaires. À cet effet, les magazines féminins forment bien sûr un domaine de prédilection.

En outre, nous souhaitons exploiter l’expertise de la maison Roularta en matière d’abonnements. Ne me comprenez pas mal : nous n’allons évidemment pas renverser la vapeur du jour au lendemain. Il s’agit d’un projet qui se construira pas à pas, au cours duquel nous voulons surtout mettre en exergue la plus-value des abonnements. Peut-être créerons-nous pour nos abonnés une autre couverture, plus créative… Sur le plan numérique surtout, nous pouvons aussi encore créer pour eux beaucoup de plus-value supplémentaire.

Karen Hellemans, Editor Women et Rédactrice en chef de Femmes d’Aujourd’hui chez Roularta

D’autres opinions :

MAGnify 2017 speakers

MAGnify 2017 : qu’avons-nous appris ?

Vendredi 6 octobre, nous avons organisé une petite fête à Bruxelles, à Flagey, pour célébrer le troisième anniversaire de Magazine Media. Nous comptons réitérer l’expérience et vous fixons d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine pour la deuxième édition de MAGnify.

Pour #MAGnify2017, nous avions demandé à quatre orateurs de haut vol* de mettre au parfum nos hôtes sur le média magazine, ce qui nous a donné une matinée animée et captivante. Découvrez le reportage d’ambiance ici.

Ce matin-là, tout tournait autour des cinq forces fondamentales du média magazine, remises en exergue par notre hôtesse du jour, Ianka Fleerackers :

Ianka Fleerackers: 5 magazine media powers

C’est d’abord Juan Señor qui a pris la parole (lisez aussi, ici, l’interview qu’il nous a accordée). Voici son récit inspiré sur ‘The Power of Magazine Media’ dans une série de tweets :

@JuanSenor #MAGnify2017

« Readers will have to pay from now on either with their wallet or with their data »

Juan Senor slide - pay for content

« Print is haute couture, digital is prêt-à-porter« 

Juan Senor: meet the click farms

« Become digitally sustainable before you become print unsustainable »

Juan Senor: become digitally sustainable

« Print is here to stay as a bridge to the future, but will not be the answer »

« I know more people who own VR companies than own VR devices »

« Start a revolution based on a dream of great journalism and storytelling. You must have a dream »

“Only good storytelling will save journalism worth paying for…”

« We need great editors and crazy people »

Juan Senor - quote Sir Sorrell

Ensuite, Karen Hellemans est montée sur le podium pour partager son expérience en tant que marketeur de marques, forte d’une énorme connaissance en magazines. (Lisez aussi ici l’interview avec Karen.) Dans son récit très personnel, sa passion des magazines (et celle de sa ‘love brand’ JBC)  s’est clairement manifestée. En tant qu’annonceur respectueux de la création de magazines et parlant en connaissance de cause, la collaboration avec les éditeurs lui vient tout naturellement.

#KarenHellemans @JBCStyle #MAGnify2017

@JBCStyle et les médias : partenaires en créativité

Karen Hellemans - customer centricity

JBC customer centricity. Des enseignements clairs sur la cible nourris par la data

Data versus tripes avec #KarenHellemans sur le podium

Insperience = inspiration et expérience

Karen Hellemans - inspiratie en experience

Case @JBCStyle met #NINA  #KarenHellemans #MAGnify2017

Case @JBCStyle avec #NINA  #KarenHellemans #MAGnify2017

Après une courte pause, la matinée s’est poursuivie en français avec le Français François Mariet, professeur de gestion des médias (relisez son interview ici). Son ‘cours’ humoristique n’a laissé aucun doute quant à sa solide foi en la puissance de la presse et du média magazine, unique ‘média hybride’ dans le monde digital. Le professeur a affirmé avec emphase qu’à ce jour, les opportunités en matière de data mining et de smart data ne sont pas encore suffisamment exploitées.

@FrancoisMariet  #MAGnify2017

« Social media blow their own horn constantly »

« Magazines: le seul média hybride »

« La presse c’est aussi la possibilité de toucher tout le monde »

« Je ne crois pas que le model business de Facebook puisse exister longtemps »

« Il arrive Amazon. C’est pire que le duopoly »

« Smart data, c’est votre capital » (pour les éditeurs)

« La presse magazine a des datas fiables. Aucun des autre média peuvent dire ça »

Francois Mariet: magazines offer data goldmine

« Presse mag: ads you can trust »

« La création est une des solutions »

« Dé-séparer publicité et rédactionnel ? »

 » La conclusion de la fable du renard Netflix et le corbeau Disney : Disney ne vend plus ses contenus à Netflix. »

Last but not least, Jesper Laursen a expliqué à l’assemblée ‘How to succeed with native advertising in the magazine industry’ (lisez notre interview avec Jesper ici). En sa qualité d’ancien journaliste et fondateur du Native Advertising Institute, il est idéalement placé pour conseiller toutes les parties concernées – éditeurs, annonceurs et agences – sur le natif. Selon Jesper, ce mode publicitaire en plein essor est une des tendances principales en marketing aujourd’hui. Sa présentation était une avant-première de l’étude NAI annuelle, qui dresse la carte de la publicité native dans le monde.

@jesperlaursen #MAGnify2017

Definition #nativeadvertising

Jesper Laursen - definition native advertising

By 2020 advertisers expect to spend 29% of budget on #nativeadvertising @jesperlaursen #MAGnify2017

Native advertising share for publishers now 19%, expected to be 33% in 2018

« Publishers are becoming very good at working with other platforms than their own »

« 31% publishers has in house studio for #native advertising worldwide »

« The only people that click on banners do so because they have a big thumb »

« For advertisers, the second most important factor for ad placement is reputation of the medium » (audience is #1)

ZMOT (Zero Moment Of Truth) model explained:

Jesper Laursen - ZMOT slide

« 70% of buyers decision is being made in ZMOT » = reason for #nativeadvertising

« Leverage technology for native »

JEsper Laursen - leverage technology

« Stop talking about the brand » #advertisers to succeed in #nativeadvertising

« Renewal rate is 30% on average. Be patient. It takes time to build trust. 6 months or more »

Les quatre orateurs ont transformé le troisième anniversaire de Magazine Media en une véritable fête en mettant l’accent sur les forces durables du média magazine ! Rendez-vous en 2018 pour la deuxième édition.

 

Visionnez ici la vidéo avec le compte-rendu d’ambiance de MAGnify 2017.

Envie de lire plus sur #MAGnify2017 ? Cliquez ici.

 

*Nos orateurs MAGnify 2017 :

Juan Señor, co-auteur du FIPP World Magazine Media Innovation Handbook, Partner chez Innovation Media Consulting Group à Londres et Visiting Fellow à Oxford University.

Karen Hellemans, Chief Marketing Officer JBC et ancienne éditrice et business director chez Sanoma et de Persgroep.

François Mariet, professeur à l’Université de Paris Dauphine spécialisé dans la gestion des médias (média, marketing et publicité), muni d’une expérience pratique de nombreuses années dans des agences média et de publicité (Havas, Publicis).

Jesper Laursen, fondateur et CEO du Native Advertising Institute, un hub mondial de connaissances pour éditeurs, marques et agences en matière de publicité native. Fondateur de Brand Movers (marketing de contenu) et Media Movers (production journalistique).

MAGnify : les magazines sur le podium

Plus que jamais, le média magazine a sa place dans le mix média des annonceurs. C’est ce qui ressort de la première édition de MAGnify, l’événement que nous avons organisé le vendredi 6 octobre. Voici un compte-rendu d’ambiance…

Découvrez MAGnify 2017, une matinée animée et captivante

Découvrez toutes les photos de MAGnify 2017 ici

Plus d’info sur MAGnify 2017 ici

MAGnify 2017 logo

Découvrez les orateurs de MAGnify 2017:

MAGnify 2017 photos

Did the power of magazines amaze you at the first annual Magazine Media Conference?

We had an amazing conference on Friday 6th October with great speakers and a wonderful audience.

Thank you for being there!

Please check out our Facebook pages (Magazine Media / Magazine Media FR) and Twitter @magazinemediaBE

Karen Hellemans, JBC

Karen Hellemans :  » Le centrage sur le client ? Cela fait des décennies que les magazines travaillent avec des persona « 

Qui mieux pour évoquer la puissance des magazines qu’un annonceur ayant appris les ficelles du métier chez un éditeur ? En tant que Chief Marketing Officer chez la chaîne de vêtements JBC, Karen Hellemans (ex-Sanoma et de Persgroep Publishing) a une idée très claire de ce que les créateurs de magazines peuvent faire pour les marques. Vous l’entendrez le 6 octobre dans le cadre de notre événement MAGnify. Dans ces colonnes, elle lève déjà un coin du voile. 

MAGnify 2017 logo

Pourquoi les annonceurs intégreraient-ils des marques magazine dans leurs plans ?

Les créateurs de magazines apportent une grande valeur ajoutée en termes de créativité. Ils peuvent se glisser dans l’univers de leurs lecteurs, nos clients, et se mettre dans leur peau. De nos jours, on ne parle que de ‘customer centricity’, le centrage sur le client. Chez les magazines, cela fait des décennies qu’on s’y applique grâce à la création de persona.

Une seconde raison est l’opportunité qu’offrent les magazines de toucher les clients lorsqu’ils choisissent consciemment de ne pas être connectés par voie numérique. Les consommateurs en mode de ‘mise hors circuit’ ne veulent pas être dérangés, mais inspirés, et les magazines en sont capables mieux que quiconque. En tant qu’annonceur, vous pouvez vous en inspirer.

Pourquoi chez JBC investit-on dans les magazines ?

Justement de par cet aspect ‘inspirationnel’. Dans ce contexte, nous procédons à chaque fois à des partenariats avec des marques magazine pour en arriver à des solutions de contenu créatives pouvant être implémentées à travers différents canaux. Ce dernier point est essentiel. Dans la surcharge d’informations, il faut qu’en tant qu’annonceur vous vous trouviez là où se trouve votre consommateur et que vous soyez pertinent dans le canal que vous exploitez.

S’agit-il là d’une manière pour les marques d’encore mieux exploiter le média magazine ?

J’en suis convaincue. Cela dit, les annonceurs doivent respecter le savoir-faire de la rédaction. Celle-ci est la mieux placée pour savoir ce que veut le lecteur. Les maîtres-mots pour les annonceurs sont : moins brandir ses logos et faire preuve de davantage de pertinence.

Les éditeurs doivent toutefois aussi voir les marques comme des partenaires. Cela doit engendrer une dynamique créative. JBC dispose par exemple d’une base de données de plus d’un million de clients actifs. C’est un canal en soi.

Le consommateur a grand besoin de contenus inspirants. Il veut payer moins pour les obtenir, mais il n’a pas disparu. En tant qu’annonceur, soit vous demandez conseil à une agence de contenu, soit vous vous y collez vous-même – chez JBC, nous avons notre propre Content Lab –, soit vous entamez une collaboration avec des créateurs de magazines. Dans ce contexte, les éditeurs ont évidemment le grand avantage – outre leur savoir-faire concernant le lecteur et leur créativité – de disposer d’une audience et d’une base de fidèles.

Le contenu de marque est fort important pour JBC. Jusqu’où un annonceur peut-il aller ? Jusqu’où peut-on pousser l’orientation produit ?

L’objectif de l’article doit être clair. Néanmoins, un texte peut aussi être bon s’il traite d’un produit.  Lorsqu’il s’agit de vêtements surtout, le produit en fait souvent partie intégrante. Tant que l’on est transparent, ça n’est pas un problème.

Qu’attendez-vous des éditeurs magazine d’ici à 2020 ?

J’espère qu’ils embrasseront encore davantage le digital et qu’ils se baseront encore plus sur la connaissance de leurs clients. Peut-être devront-ils même – abstraction faite des canaux – se positionner en tant que centres d’expertise voués à la créativité et l’inspiration.

En outre, le développement d’une communauté faisant preuve d’un grand engagement deviendra encore plus important. Flair a vu chuter le nombre de lectrices du magazine, mais ils réussissent toujours à mobiliser une masse de gens à l’occasion du Flair Shopping Day.

Pourquoi devrait-on venir vous écouter le 6 octobre ?

Grâce à mon parcours, tant chez des éditeurs magazine que chez l’annonceur, j’espère donner une image de la façon dont la rédaction et l’annonceur peuvent distiller de splendides résultats en collaborant ensemble. Pour y arriver, l’annonceur doit savoir comment travaille une rédaction et la rédaction doit saisir ce dont a besoin un annonceur. Finalement, nous voulons tous la même chose : être pertinent pour son client.

MAGnify 2017 logo

Rejoignez-nous à MAGnify 2017, le 6 octobre à Bruxelles. Cliquez ici pour vous enregistrer.

Découvrez les autres orateurs de MAGnify 2017:

portrait Marc Dupain

Interview Marc Dupain, general manager The Ppress

Le droit d’éditeur, le rôle transparent sur le marché publicitaire et la collaboration, voilà les éléments clés du plan d’attaque de Marc Dupain, le directeur de The Ppress, initiateur de ce site Web. Une interview s’imposait, un an après qu’il y ait pris ses fonctions.

Voilà exactement un an que vous êtes à la tête de The Press. En quelle mesure votre vision de la presse périodique a-t-elle changé durant cette période ?

J’y ai retrouvé un paysage particulièrement varié. On y trouve quelques acteurs d’envergure, mais à côté de cela aussi beaucoup d’acteurs plus modestes. La presse périodique dans le nord du pays est différente de celle dans le sud. Et les différences sont nombreuses : B2B versus titres à grand public, free sheets, éditeurs en ligne, …

Ce n’est pas un secret : le secteur est sous tension, mais je vois surtout des éditeurs très actifs, créant des produits professionnels crédibles et de qualité. Bien sûr, on ne peut pas changer les coutumes et habitudes du consommateur. Celui-ci est ‘always on’. Il s’agit donc de constamment rechercher les bons moyens de gérer ces mœurs qui évoluent.

Le média magazine n’a en effet pas facile sur le marché des lecteurs. Quel est leur principal atout ? 

Le print, les magazines en tête, a un grand lien émotionnel avec le consommateur. Les gens parlent de ‘mon’ Télémoustique et ‘mon’ Flair. Ces dernières années, ce lien s’est encore vu renforcé par l’organisation d’événements, par l’offre de services supplémentaires, par la combinaison print + on-line + vidéo. Les marques magazine sont devenues de véritable marques centrées sur l’expérience.

Cet atout vaut-il aussi pour le marché publicitaire ?

Absolument. Ce lien émotionnel entre le titre et le lecteur, l’annonceur peut le prolonger vers sa marque. D’ailleurs, tous les touchpoints supplémentaires génèrent eux aussi une foison de données, qui, lorsqu’elles sont croisées, ont valeur d’or pour les annonceurs.

Quels sont les défis auxquels fait face le média magazine ?

Le défi principal pour les éditeurs est le modèle de revenus. Primo, le consommateur est habitué à la gratuité et il doit être prêt à payer pour l’information et l’expérience magazine. Chaque éditeur est en train de travailler sur cet aspect-là. Secundo, nous devons encore davantage attirer l’attention des annonceurs sur la qualité de nos produits et la garantie de la ‘brand safety’. Avec le média magazine, pas de boîte noire de data, mais des résultats concrets et transparents après chaque action. La crédibilité et l’effet des campagnes sont les plus importants dans les magazines, comme le révèlent bon nombre d’études. Ils forment un élément indispensables dans la construction d’une marque. Tertio, les éditeurs doivent aussi pouvoir monnayer leurs efforts au niveau de la distribution. À l’image des câblo-opérateurs devant payer les chaînes TV pour le contenu, les éditeurs aussi doivent pouvoir arracher un même arrangement auprès d’acteurs Internet comme Facebook. Il faut créer un droit d’éditeur.

À vos yeux, quelles sont les tâches réservées à The Ppress dans ces domaines ?

Il revient à une association professionnelle de ‘servir’ ses membres et d’en défendre les intérêts. Nous voulons avant tout nous y atteler en rassemblant les gens, en collaborant avec autrui et en entamant le dialogue. Pour ce qui concerne ce droit d’éditeur, nous sommes impliqués dans les discussions qui se tiennent non seulement au niveau européen, mais aussi au niveau national. En outre, nous collaborons cependant aussi de façon toujours plus étroite avec d’autres associations, comme l’UBA et l’ACC. Nous menons en effet un combat commun : veiller à ce que l’argent publicitaire soit sagement investi.

Par ailleurs, je relève un besoin croissant de connaissances, de recherche. Même les institutions scientifiques et les écoles ont une connaissance très limitée du média magazine. À ce niveau, nous avons déjà pris des initiatives et lancé des collaborations.

Des initiatives concrètes sont-elles en chantier ?

Nous planchons pour le moment sur diverses choses. Outre le fait de faire valoir la richesse du marché aux yeux des institutions de recherche et de connaissance, la collaboration plus étroite avec d’autres associations professionnelles et la lutte pour le droit d’éditeur, nous faisons fortement pression pour des taxes équitables. Nos éditeurs sont prêts à apporter leur contribution, mais leurs efforts en matière d’écologie mériteraient aussi d’être récompensés. En outre, les subventions d’Etat pour les formations au sein du secteur de l’édition devraient être élargies. Tous les produits étant aujourd’hui multimédia, les défis le sont aussi.

Enfin, il y a aussi le rapprochement avec l’UPP, l’Union des Editeurs de la Presse Périodique, avec laquelle nous organisons des séminaires autour de Changing Media. Nous voulons également mettre en exergue les atouts des magazines lors de notre congrès MAGnify*.

Quel est l’objectif de MAGnify ?

Nous comptons brosser l’état du secteur pour les annonceurs et les agences média et créatives , nous focaliser sur les atouts en termes de multimédialité et véhiculer le dynamisme caractérisant le secteur. Avec, entre autres, des orateurs comme l’observateur des médias Juan Senor, le spécialiste du marketing médiatique Francois Mariet, le spécialiste du natif Jesper Laursen et Karen Hellemans de JBC, je suis convaincu que nous y arriverons.

MAGnify logo - magazine media congres

 

 

 

 

MAGnify a lieu le 6 octobre 2017 à Bruxelles. Participation sur invitation uniquement. Les invitations seront envoyées début septembre.

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