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Top 5 digitale media Nederland sinds corona

La lecture numérique des magazines en hausse

Durant cette année corona, la lecture numérique de contenus magazine sur les plateformes numériques (appli / site Web / PDF) a légèrement augmenté. C’est ce qui ressort d’une étude menée par GfK aux Pays-Bas. Nos voisins du nord ayant connu une digitalisation plus rapide que la nôtre, aujourd’hui près de 4 personnes sur 10 y lisent du contenu magazine en ligne. Prenons-nous la même direction en Belgique ?

La 15e édition de ‘Trends in digitale media’ de GfK permet de mieux appréhender la possession et l’utilisation d’appareils mobiles et s’attarde tout particulièrement sur les médias (numériques).

Smart media

En 2020, la consommation média dans beaucoup de pays a connu un glissement vers les médias numériques. L’étude GfK démontre que les activités les plus importantes sont les appels vidéo, le shopping en ligne, le chat/l’utilisation d’applis, la téléphonie et le suivi de l’actualité sur les sites/applis d’information. Les appels vidéo, notamment, connaissent une forte croissance.

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La possession de téléviseurs, montres et enceintes intelligentes est en hausse, ainsi que, dans la foulée, l’utilisation d’assistants virtuels. Les fonctionnalités les plus en vogue sur les enceintes intelligentes sont l’écoute radio, le streaming de musique et la commande d’autres appareils dans la maison. Sur les smartphones, les assistants virtuels sont le plus souvent utilisés pour appeler, rechercher des infos et consulter la météo et l’info trafic.

Autre phénomène remarquable : la popularité des podcasts et des services de streaming. Aux Pays-Bas, 32 % a pris le pli d’écouter de temps à autre des podcasts. Les thèmes les plus prisés sont l’information et les faits du jour, l’art et la culture, la musique, la santé et la science.

Lecture numérique

Ce qui n’a rien de surprenant, c’est que la lecture magazine via le smartphone – une tendance qui se dessine depuis des années déjà – croît le plus en 2020. 19 % des Néerlandais lisent des contenus magazine sur le petit écran. À 22 %, le PC/laptop reste (toujours) l’appareil le plus utilisé. Les éditions numériques des magazines (PDF) sont consultées par 17 % des gens.

Grafiek digitaal lezen magazines per apparaat

Via les médias sociaux, pas moins de 41 % entrent en contact avec du contenu magazine. Ce chiffre est en hausse par rapport à l’an dernier (38 %). La motivation principale pour la lecture de magazines est l’obtention d’informations sur des sujets intéressants.

Les sites Web et les applis sont les plus populaires

Le temps consacré à la lecture numérique est lui aussi en hausse : en 5 ans, il est passé d’un demi-heure à près de trois quarts d’heure (42 minutes) par semaine. Cela reste un rien inférieur à la lecture des versions papier (55 minutes par semaine).

Les contenus sur les sites Web et les applis sont en ce moment les contenus magazine numériques les plus consultés. 21 % des lecteurs visitent chaque semaine un site Web ou une appli magazine via le smartphone, tandis que 22 % se sert d’un PC/laptop et 17 % d’une tablette.

Ici aussi, la confiance dans l’expéditeur s’avère être un critère essentiel aux yeux des utilisateurs. Les sites Web et les applis des médias traditionnels inspirent le plus confiance lorsqu’il s’agit de la protection des données personnelles. Les médias sociaux, les moteurs de recherche et les services de streaming ne jouissent pas de cet avantage.

Sources : MMA et GfK

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tablet reading

La lecture digitale (lire : diagonale) modifie notre cerveau

Tout comme, il y a 6.000 ans de cela, notre cerveau a dû s’adapter à de nouveaux modes de communication (l’écriture exigeant un décodage complexe), ce même cerveau subit aujourd’hui une nouvelle transformation pour pouvoir lire de façon optimale en digital. Le digital est en fait synonyme de lecture diagonale ou superficielle : nous scannons les textes et ‘browsons’, soit flânons et feuilletons tout au long de la navigation. Nous sommes ainsi en mesure de digérer une portion quotidienne de 34 GB de data. Le danger existe toutefois que, dans la foulée, nous perdions des capacités importantes liées à la lecture sur papier : une compréhension plus approfondie du sens, le sens d’analyse critique et l’empathie.

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Les études sur ce sujet menées dans différents pays arrivent toutes à la même conclusion : la lecture d’un texte sur papier demande tout autre chose à notre cerveau que la lecture sur écran. L’adage  » use it or lose it  » a donc toute sa place ici. Il s’avère que les étudiants d’aujourd’hui éprouvent déjà plus de difficultés à procéder à une ‘lecture profonde’ de textes, avec pour conséquence moins d’empathie, un moins bon souvenir et la perte de leur capacité d’analyse critique. Ils préfèrent éviter les matières complexes et sont aussi plus sensibles à la désinformation et aux ‘fake news’.

Le cerveau bilatéral

Face à l’offre d’information gigantesque dans les formats les plus divers (vidéo, audio, image, texte) et au travers d’un éventail de canaux de toutes sortes, il devient tout simplement indispensable pour notre cerveau de traiter l’information différemment. Ce n’est donc pas une question de ‘retour aux modes anciens’, mais plutôt un défi constitant à ajouter de nouvelles aptitudes (telle que la lecture diagonale) à notre cerveau sans perdre les précieuses anciennes. Quand les étudiants se mettent à éviter tous les textes qui leur paraissent compliqués ou difficiles à comprendre, nous avons un gros problème en tant que société…

 » Nous sommes à un point charnière entre l’imprimé et une culture numérique « , dit Maryanne Wolf, l’auteur du livre ‘Reader Come Home: The Reading Brain in a Digital World’.   » Nous devons découvrir quelles sont les aptitudes que nos enfants ne développent plus et ce que nous pouvons faire pour y remédier.  » Une série d’études démontrent que la lecture du papier améliore la compréhension, l’analyse et le souvenir. De plus, elle aide le lecteur à développer de l’empathie pour des thèmes et des personnes. Selon Wolf, il est dès lors important que l’enseignement de jeunes enfants passe dans un premier temps par du matériel imprimé, auquel la technologie numérique ne viendra alors s’ajouter que plus tard.

Sources : Two Sides The Guardian

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