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Cover Corsé magazine

Corsé Magazine : le café est plus qu’un produit

Le café est sacrosaint. Surtout un lundi matin. Les vrais amateurs de café n’hésitent cependant pas à aller encore plus loin. Pour étancher leur soif de café sous tous ses aspects, ils se plongent dans Corsé Magazine.

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Le magazine canadien francophone Corsé a son QG à Montréal et est le refuge de quiconque ne se lasse jamais de ce délicieux breuvage brunâtre réchauffant. Car aujourd’hui, le café est vraiment tendance.  Optez pour un café à la volée traditionnel, un espresso avec un épais col de mousse ou broyez vos propres grains pour goûter au délice d’un café pur. Des médias sociaux comme TikTok et Instagram regorgent dès lors de vidéos ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response), dans lesquelles des grains sont moulus et du café est préparé avec vue inimitable sur des montagnes, des lacs et des vallées.

La passion pour le café

Revenons-en, toutefois, au magazine. Corsé Magazine est rédigé par des journalistes et entrepreneurs passionnés par le café, impatients de partager leurs connaissances et expériences avec un maximum de gens. Ils ont fondé la marque Corsé en 2017 et ont publié leur premier magazine en juillet 2018. Depuis, Corsé sort quelque 2 magazines par an. Cela peut paraître peu, mais pas si chaque publication compte plus de 100 pages. Le magazine ne se trouve d’ailleurs pas comme ça chez le marchand de journaux traditionnel. Il s’obtient uniquement dans des coffee shops dans une série de villes canadiennes, ou en le commandant en ligne.

Corsé magazine cover

Pour les annonceurs aussi, une édition comme Corsé Magazine illustre brillamment comment faire de la publicité dans un marché niche. Pour chaque passion, il existe un magazine, et donc aussi un lecteur. Les annonceurs dans Corsé Magazine ne s’associent dès lors qu’au café et ont dégoté leur ‘point de passion’ ultime dans ce titre.

Impact sociétal et écologique

Un magazine qui, à chaque édition, compte plus de 100 pages, doit bien être plus que rempli. C’est justement pour ça que Corsé Magazine couvre un large éventail de sujets. Car avec son magazine, Corsé ne se borne pas à apprendre au lecteur comment il peut se préparer une délicieuse tasse de café à l’image des baristas. Le café a colonisé le monde entier et laisse partout sa marque. Voilà pourquoi on voit régulièrement paraître des articles sur l’impact écologique de la production de grains de café et sur l’impact sur les populations locales, ou encore des récits sur ceux qui plantent, cultivent, broient et brassent le café. N’allez donc pas penser que le magazine se voue exclusivement à un produit. Il se construit autour du récit du produit sous tous ses aspects, comme se doit de le faire un bon magazine.

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Dînette magazine cover

Dînette : la perfection à la canadienne

2020 vit ses dernières semaines et c’est donc avec grand plaisir que nous clôturons cette année des plus bizarres, non sans vous servir un dernier magazine en point de mire. Cette fois, nous avons opté pour un pur délice transatlantique : Dînette, qui s’inscrit à merveille dans cette époque de l’année.

Dînette est un magazine canadien mémorable qui s’efforce de concocter une nouvelle vision sur l’alimentation et la gastronomie. Bien que le Canada soit bilingue, la publication ne paraît qu’en français. Même les réseaux sociaux sont entièrement francophones. L’importance de cette dimension francophone se lit d’ailleurs immédiatement dans le titre. Comme l’explique le dictionnaire, une ‘dînette’ est un « repas léger que les enfants font ensemble, par exemple avec un service à thé ». C’est un mot très doux qui, d’un seul coup, renvoie aussi à la mise en page du magazine ; soignée, quelque peu ludique et, surtout, haute en couleur.

Dinette Lumière

Cette sollicitude se reflète aussi dans le contenu du magazine. Coup sur coup, les journalistes chez Dînette partent à la recherche de gens passionnés par la cuisine. Peu importe qu’ils soient chef ou marchand de légumes, pour le moment que la passion pour un produit et la cuisine déborde. Il y a néanmoins aussi de la place pour des récits plus culturels. En d’autres mots, les foodies ne sont pas les seuls à être invités à faire un saut dans Dînette pour s’y délecter.

Médaille d’or

La stratégie et le dur labeur de la rédaction ont fait que cette année, Dînette a été à la fête. Le titre a ainsi remporté la médaille d’or pour ‘Meilleur Magazine : service et art de vivre’ aux National Magazine Awards, une cérémonie annuelle qui prime les meilleurs magazines canadiens pour leur performances mémorables. Cette année, comme dans le reste du monde, cela s’est toutefois fait par la voie virtuelle, lors d’une diffusion en direct suivie par des journalistes et des créatifs visuels confinés aux quatre coins du Canada. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le magazine se coiffe de lauriers. En 2016, 2017 et 219 aussi, il s’était emparé de plusieurs awards, notamment pour son développement artistique et sa photographie.

Dinette Mouvement

Destiné au gourmet passionné de YouTube

De nos jours, les magazines se coupent en quatre sur les réseaux sociaux. Les uns estiment que Twitter est ‘the place to be’, tandis que les autres s’en donnent à cœur joie visuellement sur Instagram. Dînette aussi se défend bien sur ces canaux, mais ce sont quand même les activités YouTube qui sortent du lot. Les vidéos #teamdinette surtout valent la peine d’être vues. L’équipe part à la recherche d’endroits isolés dans la nature pour y cuisiner entre amis.

Bien sûr, Dînette est aussi ouvert à la publicité, mais cela dépend de qui on est. Dans ses pages, le focus sur les produits et les gens dotés d’un récit est tellement fort que les enseignes qui s’alignent sur le dénominateur commun et le goût moyen ne marqueront peut-être pas de points. Quelle leçon un annonceur peut-il en tirer ? Qu’il est toujours bon de se demander si vos produits racontent une histoire éloquente. Qu’est-ce qui se cache derrière le produit ? Votre récit correspond-il au message que veut faire passer un magazine ? Si, dans le cas de Dînette, la réponse est oui, c’est que c’est votre tasse de thé.

Dînette Brume


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Psychologies UK cover

Trouvez la tranquillité d’esprit avec Psychologies / Psychologie Magazine

Les magazines peuvent s’inspirer de n’importe quel aspect de la société. Qu’il s’agisse de politique belge, d’art contemporain ou de musique rock. Alors, pourquoi pas un magazine sur la psychologie et la santé mentale ? Dans ce domaine, Psychologies magazine fait figure de fondateur.

8 Octobre : MAGnify 2020, Part II (Découvrez Part I ici

Un des pionniers en matière de bien-être mental a été Psychologies magazine. Depuis les années ’70 déjà, la publication est synonyme de santé mentale et aujourd’hui encore elle joue un rôle moteur. Car la santé mentale est plus pertinente que jamais, surtout en ces temps de corona où le contact humain se fait plus rare que jamais.

Psychologies magazine (à l’origine ‘Psychologies’) a été créé en 1970 par Agnès et Bernard Loiseau. Vu son message, le magazine n’a cessé de gagner en popularité au fil des ans et le tirage a allégrement dépassé les 70.000 exemplaires. Aujourd’hui, le magazine est publié dans toute une série de pays, dont la Belgique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, voire la Russie. En 2014, Hachette – un des plus grands éditeurs en France – a vendu le titre à une filiale de Rossel. Entre-temps, le magazine est passé à un tirage mensuel.

Plus que de jolis articles

Body & Soul, Moi, Couple, Famille, … voilà quelques-unes des rubriques que l’on retrouve dans le magazine. Cependant, un magazine sur la psychologie laisse suffisamment d’espace à toutes sortes de contenus différents, en plus des articles inspirants. Par exemple à des comme ‘Quel est votre quotient émotionnel ?’, ‘Savez-vous pardonner ?’ ou ‘Que dit votre fatigue de vous ?’. Soit des choses auxquelles on ne réfléchit pas vraiment initialement, mais qu’il est quand même intéressant de découvrir à son propos.

Ce n’est toutefois pas tout ce que le magazine a à offrir. Ainsi, aux Pays-Bas, Psychologie Magazine a décidé de soutenir la Psychologie Academy, une plateforme en ligne qui propose du coaching axé sur le développement personnel. On y suit des cours pratiques étayés par la science, à son propre rythme. Le pendant néerlandais du magazine vous aide même à trouver un bon coach via Coachfinder.

Inspiration en ligne

Le magazine n’est pas seulement un succès en print ; en ligne aussi, il est incroyablement actif. Sur Facebook, Pinterest, Instagram, … toute la panoplie. C’est toutefois surtout son canal YouTube qui vaut d’être suivi. On y voit régulièrement paraître des vidéos traitant à chaque fois d’un sujet qui peut poser des problèmes mentaux aux gens. Aux Pays-Bas, il s’agit par exemple de ‘Comment vivre avec une amputation ?’ ou ‘Que faire quand on doit abandonner son rêve ?’. Ce n’est pas pour rien que la série y est intitulée ‘Tout le monde a bien quelque chose’.

Par ailleurs, les annonceurs se voient aussi offrir toute une gamme de possibilités chez Psychologies magazine. Ils peuvent insérer leurs annonces tant dans le magazine même que sur le site Web, dans la newsletter et sur les canaux de médias sociaux. Le magazine propage toutefois un message clair. Il cherche à aider les gens à mieux se comprendre eux-mêmes, de manière significative et avec des conseils concrets, pour qu’ils puissent vraiment faire quelque chose de leur vie. Votre message s’inscrit-il dans cette optique ?

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Courier Magazine cover

Courier, premiers secours en cas d’entrepreneuriat

Lancer sa propre entreprise n’est pas une mince affaire et entraîne toute une série de défis. Comment au mieux leur faire face ? Courier tend la main aux entrepreneurs débutants.

Lorsqu’on lance son propre business, on est souvent en proie à un tas de questions. C’est logique, car en tant que starter il vous manque sans doute l’expérience ou les enseignements nécessaires. Un magazine comme Courier pourra probablement vous aider à y pallier.

Defining brands since 2013

Le magazine britannique Courier est un bimestriel diffusé dans Londres et ses environs depuis 2013. Depuis, il est parti à la conquête du monde et aujourd’hui il compte plus de 100.000 lecteurs. En début d’année, le magazine a été repris par MailChimp. Les deux enseignes sont bien assorties, puisque MailChimp s’identifie complètement au message de Courier.

Courier se décrit comme « la marque média marquante pour la nouvelle génération qui veut vivre et travailler à ses propres conditions ». Cependant, qu’est-ce que ça signifie exactement ? Eh bien, c’est très simple en fait. Nous vivons actuellement une période dans laquelle l’entrepreneuriat n’a jamais été aussi important. Partout, les start-ups poussent comme des champignons, mais de nos jours, ces petites sociétés ne carburent pas nécessairement à l’argent et aux ambitions financières, mais à la satisfaction. Ce qui importe, c’est qu’en tant qu’entrepreneur vous soyez heureux, que vous acquériez de nouvelles aptitudes et que vous amélioriez ainsi votre propre vie. Le slogan du magazine n’est pas pour rien « Work better, live smarter, be happier ».

Courier Briefings webpageTransposé vers l’univers du contenu magazine, cela signifie que vous pouvez vous plonger dans Courier pour y découvrir des récits inspirants d’entrepreneurs, des études de cas et des conseils et tuyaux pour lancer votre propre entreprise. Par ailleurs, le magazine est une source d’information sur comment se faire financer via des fonds pour start-ups. Ce seront peut-être justement ces conseils de productivité et ‘mindfulness hacks’ qui vous aideront à sortir des starting-blocks.

It’s all about the extra’s

De nos jours, il ne suffit pas d’être un magazine ordinaire et de s’en tenir à une édition imprimée. La numérisation offre aux marques de magazines de nombreuses opportunités supplémentaires d’être présentes chaque jour dans la vie des fans. un magazine à la mode comme Courier en est bien sûr très conscient. Outre l’activité sur quasiment tous les médias sociaux, le magazine diffuse une newsletter hebdomadaire reprenant les récits les plus essentiels de la semaine écoulée.

La palette est complétée d’un propre podcast, intitulé ‘Courier Weekly’. Daniel Giacopelli, Editorial Director chez Courier, discute avec un entrepreneur des tendances et idées du moment. Cela apporte souvent des enseignements intéressants. Pour ceux qui n’ont pas le temps de lire un magazine tout entier, il existe heureusement aussi un podcast baptisé ‘Courier Workshop’. C’est un podcast pratique qui aide les starters à trouver leur chemin dans le monde de l’entrepreneuriat.

Le magazine s’ouvre en outre aussi aux annonceurs pouvant aider les entrepreneurs débutants à démarrer avec des outils et des informations pratiques.

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Loud And Quiet cover

Loud and Quiet change l’avenir de l’industrie de la musique

Régulièrement, nous braquons les projecteurs sur des magazines hors du commun. Cette fois, nous vous présentons – avec roulements de tambour… – Loud and Quiet, une publication qui se fixe pour objectif de changer l’avenir de l’industrie de la musique.

En janvier 2005, le Britannique Stuart Stubbs a décidé d’éditer son propre magazine. Dans sa chambre à coucher dans le comté d’Essex, il a imprimé les 150 premiers exemplaires d’un titre qu’il a commencé à distribuer chez les disquaires et pendant des concerts à travers Londres. Aujourd’hui, le magazine compté déjà 15 bougies sur son gâteau. Ce qui est né comme une petite publication maison s’est transformé en un journal tabloïd mensuel actuellement publié bimestriellement sous forme de magazine glossy.

Be the change in the music industry

Si l’on est mélomane, Loud and Quiet est une lecture indispensable, surtout lorsqu’on considère l’étendue de ses contenus. D’une part, il s’agit d’articles brefs et simples sur les albums qu’il faut à tout prix avoir écoutés ; d’autre part, d’entretiens inspirants avec des artistes et d’analyses en profondeur des derniers albums sur le marché.

Loud and Quiet n’est cependant pas exclusivement destiné aux mélomanes. Le magazine est ni plus ni moins que ‘the place to be’ pour tout artiste indépendant, ainsi que pour le journalisme indépendant. Chemin faisant, il poursuit un objectif clair : influer sur différents aspects de la société musicale. Le magazine cherche ainsi à dresser la carte des inégalités de genre dans l’industrie de la musique et à être un refuge pour les gens issus de la communauté LGBTQIA+. Il constitue un point de représentation pour toute personne d’origine différente et rejette toute version de l’écart salarial, qui – à juste titre – n’a pas sa place dans notre société. Son équipe de journalistes et d’illustrateurs doit être traitée avec le respect qui lui est dû, ils doivent être correctement payés et avoir la possibilité de ventiler leur opinion personnelle dans leur travail. C’est plutôt du lourd, si vous voulez notre avis, mais le magazine en est lui-même également fort conscient. Finalement, tout se résume à ceci : découvrir et diffuser les nouvelles musiques.

Plus qu’un magazine

Heureusement, Loud and Quiet ne se laisse pas cerner par les limites de l’écrit. Le magazine va bien au-delà de cela. Au fil des ans, il a aussi proposé des live shows, des spectacles radio et des expositions. Il n’est pas rare non plus de le voir conclure des partenariats avec divers grands festivals de musique, comme Primavera Sound. En ligne aussi, le magazine occupe une solide place et il est actif sur tous les médias sociaux imaginables.

Loud And Quiet magazine bundle

Et ça ne s’arrête pas là. Le titre a aussi ses propres podcasts. ‘Midnight Chats’ en est un dans lequel on interview invariablement des artistes célèbres de la trempe de Carly Rae Jepsen ou Tame Impala. En outre, il y a le podcast ‘Music Made Me Do It’, dans lequel on discute d’une fonction bien spécifique dans l’industrie de la musique, avec une personne occupant la fonction en question. Bref, c’est un magazine qui a vraiment tous les atouts dans son jeu !

En tant qu’annonceur aussi, vous pouvez avoir votre part du gâteau en faisant de la publicité dans un magazine comme Loud and Quiet. N’oubliez toutefois jamais que Loud and Quiet est fidèle à son objectif et que votre message devra pour le moins bien lui correspondre.

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Gal-dem, la lutte pour l’égalité

En ces temps où le racisme et la discrimination sont en recrudescence, tout le monde se doit de prendre position. Les magazines et les journalistes jouent un rôle important dans la façon dont sont appréhendés ces concepts. Le périodique britannique gal-dem s’attaque à la discrimination dans son propre secteur.  

En Grande-Bretagne, 55 % des journalistes sont des hommes. C’est ce que révèle une étude de City University London menée en 2016. Un échantillon de la KU Leuven, datant de cette même année, démontre qu’en Belgique ce chiffre est encore supérieur : 36,5 % seulement sont des femmes. Par les temps qui courent, cela devrait tout de même faire froncer les sourcils. Les chiffres grands-bretons retraçant l’origine ne sont pas roses non plus : 0,4 % est musulman et 0,2 % de couleur. Le contraste avec les 94 % de journalistes britanniques blancs ne peut être plus grand. Aux Etats-Unis, 21,9 % des journalistes seulement sont d’origine différente. Ce qu’il faut faire est clair et évident : diversifier en matière de journalisme.

Le magazine britannique gal-dem s’y prend à sa façon. Gal-dem lutte pour l’égalité en faveur des journalistes de couleur féminins et non-binaires en stimulant la collaboration avec elles et eux. Du fait qu’il existe toujours beaucoup de sexisme, racisme, transphobie et autres préjugés, il leur est en effet plus difficile de percer dans le secteur journalistique.

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Homepage gal-dem with GAP banner (sponsored content)

C’est justement pour cette raison que gal-dem veut donner une chance à ces journalistes en leur offrant la possibilité d’écrire leurs propres articles, de faire leur propre récit et de publier ce récit afin d’inspirer d’autres gens. C’est en effet la seule façon d’assurer qu’ils seront correctement représentés dans et  par les médias.

À bas les ismes et les phobies

Les articles rédactionnels de gal-dem ne sont pas dénués d’ismes et de phobies. Que du contraire. Chaque article en regorge et constitue une accusation à leur encontre. Le magazine se fixe dès lors un objectif bien précis. « Notre journalisme et notre travail créatif ont pour but de susciter le débat, de changer le ton des discussions, de créer de nouveaux modes de pensée et de contribuer à des mouvements sociaux. » Gal-dem n’est ni plus ni moins qu’un magazine doté d’une mission.

Il n’y a toutefois pas que dans ses textes que gal-dem dénonce la discrimination. Ses illustrations aussi reflètent le message du magazine, des clichés de portraits artistiques aux illustrations dessinées à la main. Les versions imprimée et digitale font toutes deux appel à ces illustrations pour muscler leur message.

Le magazine laisse cependant aussi de la place à des contenus plus légers. Dans ses pages, on discute de culture et de lifestyle, la mission du titre n’étant toutefois jamais bien loin.

Liv Little

Liv Little est la femme géniale qui, pas à pas, a veillé à réaliser la mission. Frustrée par le manque de diversité à l’université, elle a fondé gal-dem. Le magazine a démarré en 2015 avec une version print annuelle bénéficiant d’un tirage de 1.000 exemplaires. Depuis, le titre est passé à la vitesse supérieure. De nos jours, il emploie ainsi plus de 70 femmes et dispose d’une base d’opérations internationale. En 2016, la BBC a même repris Liv Little dans son classement des 100 femmes les plus influentes. Pas mal pour une femme de 27 ans, non ?

Pour les annonceurs, il s’agit toutefois de rester sur ses gardes. Faire de la publicité dans des magazines comme gal-dem n’est pas simple. En tant que marque, on ne s’y décide en outre pas uniquement parce qu’on cherche à participer à la discussion. N’agissez donc pas par pur opportunisme, mais réfléchissez à l’ADN de votre marque. Si marque et magazine sont assortis, vous ne pourrez qu’en bénéficier. Sinon, la punition suivra bien vite.

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Découvrez ici :

NEON, le magazine destiné au millénial urbain français

En France, pas d’absence de diversité dans les éditions magazine. Ayant donc l’embarras du choix, nous avons cette fois opté pour NEON, une publication axée sur les milléniaux urbains français.

A lire aussi : John Wilpers, Innovation in Media : « C’est justement maintenant que les entreprises doivent investir dans l’écologisation ! »

C’est frappant : un magazine qui ne se considère pas comme tel. Car NEON n’est pas seulement un magazine, c’est une expérience. « Fenêtre sur le monde et guide pour la vie quotidienne », peut-on lire sur le site Web. Une définition adéquate, si vous voulez notre humble avis.

Le magazine NEON est édité depuis 2012 par Prisma Média, filiale française de l’Allemand Gruner + Jahr (qui fait partie de Bertelsmann) et sort bimestriellement chez les marchands de journaux. Ce que le titre a de sympa ? NEON ne recule devant aucun sujet. Dans ses pages, vous pouvez vous plonger à souhait dans des problématiques politiques, sociétales et culturelles. Le tout, cela dit, avec des connotations libérales, comme le relève le magazine même. Avec ses contenus variés, le magazine parvient à interpeler les milléniaux urbains parisiens âgés de 25 à 35 ans.

Taillé en ligne

Ce qui frappe, c’est que le magazine parvient aussi à faire un tabac en ligne. D’une part, il a son propre site Web, qui accueille plus de 500.000 visiteurs uniques et comptabilise 3,5 millions de pages lues. Des statistiques dont le titre n’a pas à rougir.

D’autre part, le magazine imprimé et le site sont complétés d’une propre application NEON pour smartphones. Celle-ci repose sur un concept malin : chaque jour, les utilisateurs de l’appli NEON reçoivent les 10 astuces les plus inutiles. Comme elles sont inutiles au plus haut point, elles vous amènent quand même à les lire.

En outre, le magazine est également actif sur les médias sociaux. Plus de 120.000 followers sur Facebook, 16.400 adeptes sur Twitter et près de 24.000 followers sur Instagram. Là encore, pas mal du tout, si notre humble avis vous intéresse toujours.

Le contenu publié par NEON sur les médias sociaux est amplifié de matériel vidéo sur le canal YouTube du magazine. Vous y retrouverez entre autres des interviews avec des stars françaises et des reportages de 2 minutes.

Le cafe NEON, Paris

Le Café NEON

Le magazine NEON a toutefois quelque chose que d’autres n’ont pas. À l’image de Monocle en Grande-Bretagne et d’Elle au Japon, NEON a son propre café, au cœur de Paris. Le café, tenu par le journaliste Fabrice Pierrot, a ouvert ses portes en décembre 2018 et constitue le lien parfait avec le magazine. Vous pouvez non seulement vous y rendre pour boire une bière locale et profiter d’un délicieux repas, mais aussi pour vous y procurer tous les produits de NEON, tel que le magazine. Entreprendre, ça peut être génial, non ?

Plus d’inspiration ?

 

Hypebeast, le magazine de mode pour hommes

Cette semaine en rayon : Hypebeast, un magazine qui inculque aux hommes un certain sens du style. Pas un magazine sportif, automobile, de pêche ou politique, mais un titre consacré au design, au streetwear, à l’art et à la musique. En d’autres mots, un magazine qui a parfaitement sa place sur la table de salon dans votre man cave.

Bien sûr, un magazine principalement axé sur les hommes n’est pas chose unique. Dans les rayons des magasins, vous avez l’embarras du choix. Cependant, avec quelle fréquence un authentique ‘magazine pour homme’ vous tombe-t-il sous le nez ? Avouez, comparé à d’autres pays, c’est devenu chose rare en Belgique.

La culture ‘hype beast’

S’il existe un magazine dans lequel la culture joue un rôle important, c’est bien Hypebeast. Fondé en tant que blog de mode par Kevin Ma en 2005, il a dû se farcir une connotation négative dès ses débuts. Ma a cependant consciemment opté pour Hypebeast. Le nom référait à la culture ‘hype beast’, un terme informel et souvent dénigrant dénotant des personnes qui, dans certains choix (vestimentaires) tendance, vont toujours un rien trop loin. Même si, pour s’identifier entre eux, les hypebeasts l’utilisent plutôt avec tendresse.

Hypebeast fashion pages

Pourtant, Kevin Ma a continué à s’investir dans son blog. Avec succès. Celui-ci est devenu un site web et le site web est devenu un magazine. Entre-temps, c’est devenu l’endroit où aller pour tout ce qui touche à la mode contemporaine et au ‘streetwear’ pour homme. Il n’y a cependant pas que la mode qui y a la cote. Les projecteurs y sont aussi braqués sur la musique, l’art et le design. Un propre canal vidéo et plusieurs podcasts, dont désormais aussi le podcast ‘Stay @ home’, contribuent fortement au concept Hypebeast. Ce qui a commencé par un simple blog d’un étudiant canadien s’est aujourd’hui transformé en une entreprise média authentique appelée Hypebeast Ltd., avec siège principal à Hongkong.

Hypebeast magazine

Souvent, le magazine apparaît en premier, suivi d’un site web et de médias sociaux. Pas dans ce cas-ci, cependant. Si le blog existe déjà depuis 2005, le premier numéro du magazine n’a été lancé qu’en été 2012. Détail coquasse : dans cette toute première édition, c’était Kris Van Assche, un styliste belge de premier plan, qui s’affichait en couverture.

Ce magazine n’est toutefois pas le canard de mode traditionnel auquel vous pourriez vous attendre. Une publication ne paraissant que deux fois par an a tout de même quelque chose à prouver. Chaque magazine compte quelque 200 pages, remplies d’interviews, de chroniques et d’articles sur la mode et le lifestyle, principalement sous forme de photos.

pub Dior dans Hypebeast magazine

Pas de pages bourrées de titres bigarrés et de cinq récits différents. Non, un magazine moderne, sobre et dépouillé qui joue pleinement la carte visuelle et laisse le matériel photo parler de lui-même. Le texte y vient en deuxième place. Par ailleurs, chaque édition porte un nom spécifique. Le magazine a beau s’appeler Hypebeast, aucune édition n’a le même ‘sous-nom’. Il y a ainsi la ‘Synthesis Issue’ ou l’‘Alliance Issue’, évoquant à chaque fois le thème faîtier.

Une présence dans ce magazine est surtout bénéfique aux annonceurs de la mode et du design. Comme ce titre mise beaucoup sur des contenus visuels et mémorables à la fois, la publicité native est un choix malin.  Votre message correspondra si bien avec le contenu du magazine qu’en misant sur ce mode de publicité magazine, vous aurez tout à gagner.

Vous trouverez encore plus d’inspiration ici :

Weapons of Reason tente de décrypter les défis mondiaux

Nous braquons régulièrement les projecteurs sur un titre bien spécifique. Cette fois, notre choix s’est porté sur Weapons of Reason. Un magazine de gros calibre, qui incite à la réflexion.

Un magazine ayant pour objectif premier de décrypter et d’améliorer le monde, ça ne se rencontre pas souvent. Et encore moins un magazine qui réussit dans son entreprise. Pourtant, c’est le cas de Weapons of Reason.

Derrière le magazine, qui sort une fois par an et en est entre-temps à sa 7e édition, se cache un moteur plus puissant. L’organisation Human After All a été fondée en 2013 par six créatifs britanniques. Leur objectif commun – collaborer avec des entreprises internationales pour tenter de décrypter des problèmes globaux complexes et les rendre intelligibles – a débouché sur la publication de Weapons of Reason.

Purpose

Dans le cadre de leur collaboration – et pour en arriver à de nouveaux sujets et éditions –, ils partent à la recherche de marques et de sociétés dotées de passion et de purpose. D’entreprises créant une valeur significative tant pour les propres parties prenantes que pour le reste du monde, mais aussi de sociétés capables de s’adapter aux changements rapides et imprévus. Pensez par exemple à la World Health Organisation ou à Greenpeace, mais aussi à Google, YouTube et BAFTA.

Cover Weapons of REason magazine with cup of coffee on top

Problèmes planétaires

Un problème ne peut être résolu que s’il est examiné sous tous ses facettes : en regard du passé, du présent et de l’avenir. Jusqu’à ce jour, Weapons of Reason a tenté de décrypter sept problèmes majeurs ou ‘Global Challenges’. Ces défis concernent tout le monde, ce qui explique la force de leur impact. ‘Environment: The Arctic’ a été le premier défi qu’a relevé le magazine, qui a ensuite enchaîné avec ‘Population: Megacities’, ‘Health: The Old New’, ‘Society: Power’, ‘Sustenance: What’s Eating the World’ et ‘Technology: Towards Superintelligence’. Le numéro le plus récent, paru en février, aborde les problèmes liés à l’inégalité.

Les lecteurs deviennent des hommes et des femmes d’actions

Le ‘journalisme de compréhension’ constitue un premier point de départ. Il émane d’experts et de journalistes qui font toute la lumière sur chaque sujet. Les récits à sensation axés sur les taux de clic élevés n’ont pas leur place dans les pages de Weapons of Reason.

En outre, il est fait appel à un ‘langage visuel’. Pour rendre le tout un peu plus digeste, les idées complexes sont traduites par des illustrations. Le résultat peut être vu, car chaque magazine est indubitablement une perle visuelle.

Tout cela est mis au service du troisième principe : ‘a project to inspire action’. Si les auteurs du magazine s’efforcent d’être le plus impartial possible, ils espèrent quand même déclencher une forme d’action. C’est justement pour cette raison qu’ils fournissent à leurs lecteurs les informations précises nécessaires à des prises de décisions réfléchies. Ce n’est pas un hasard si leur mantra est “ « We want our readers to become doers ».

Plus d’inspiration vous trouverez ici :

Courage cover, Finanzen Verlag

Magazine en point de mire : Courage, la finance pour/par les femmes

Cette fois, nous nous attardons sur un petit nouveau venu d’Allemagne. Le magazine Courage y paraît depuis le 20 février et nous ne savons donc pas du tout s’il est parti pour faire un tabac. Nous avons toutefois estimé que l’histoire qui se cache derrière est suffisamment inspirante pour s’y intéresser. En plus, il y a deux jours que le monde a célébrée la journée internationale des femmes…

Courage, ‘le magazine de l’argent, de la carrière et de la soif de vivre pour toutes les femmes’, est une publication sur la finance entièrement axée sur le sexe féminin. Dans les rayons presse, le magazine se trouve dès lors entre les titres féminins, et non entre les magazines financiers. La couverture fringante est clairement conçue dans cet esprit.

Outre la version imprimée, l’éditeur mise aussi pleinement sur une édition numérique, un site Web, un blog et les médias sociaux pour rapidement construire cette communauté intéressante de femmes disposant d’un solide revenu. Les deux rédactrices en chef travaillent dans le domaine financier depuis très longtemps déjà et se sont rencontrées chez l’éditeur Finanzen Verlag. Autorité assurée.

Courage magazine website

Des femmes investies d’une mission

Daniele Meyer et Astrid Zehbe sont en mission : celle d’inspirer les femmes à prendre en mains leurs finances et leur carrière. Elles ont découvert que les femmes ne commencent à s’intéresser à la finance et à la sécurité financière qu’une fois qu’elles ont accouché de leur premier enfant. Le tandem aimerait beaucoup changer cela.

De plus, elles rendent les femmes plus visibles dans le domaine de la finance. Elles ont en effet été frappées de constater que 4 fois sur 5, environ, les magazines économiques et financiers classiques, même au sein de leur propre maison d’édition, ont pour unique sujet des hommes. Ce qui n’est pas du tout représentatif de la société allemande. Dans Courage,  on s’intéresse bien plus souvent – mais pas uniquement – à des modèles féminins.

Finance : les femmes ont d’autres exigences

Le focus sur les thèmes financiers, comme les prestations de retraite, est également différent, parce que les femmes ont d’autres exigences et conditions. Elles doivent par exemple plus souvent faire face à la pauvreté après la retraite, parce qu’elles ont travaillé moins d’années, ont moins gagné et qu’elles vivent aussi plus longtemps. Elles témoignent aussi d’un plus grand intérêt pour le long terme et la durabilité.

Courage est un bimestriel qui s’adresse aux femmes âgées de 30 à 60 ans ayant bénéficié d’une éducation supérieure, occupant un bon job et disposant d’un revenu correspondant.  Avec un tirage de 50.000 exemplaires, les premiers pas de Courage en Allemagne sont à qualifier de prudents. La formule rédactionnelle repose sur la carrière et les finances, mais laisse aussi toute la place à des sujets comme la mode, la famille, la mobilité et les médias numériques.

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