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Les magazines embrassent Pinterest : 9 exemples frappants

Les médias sociaux tiennent le haut du pavé et les magazines aussi s’en servent de plus en plus. Qu’en est-il toutefois de Pinterest ? Ce site de réseau social est sans doute un peu passé sous le radar, mais c’est une application pratique pour qui cherche de l’inspiration, tout en conservant des idées de façon structurée. Ce qui est moins facile avec Facebook ou Instagram, par exemple. Les magazines ci-après ont développé des initiatives réussies intégrant Pinterest.

Flow Magazine

Commençons chez nos voisins bataves. Flow Magazine est un titre populaire international né de l’amour du papier. Vous souhaitez donner une autre direction à votre vie, vous voulez vous immerger dans tout ce qui touche au mindfulness ou vous êtes tout simplement en quête d’une aventure créative ? La page Pinterest de Flow est l’endroit idéal pour tout projet de bricolage (ici, vous trouverez l’inspiration pour vous y mettre par vous-même) et vous apprend à profiter des petites choses de la vie.

Flow magazine cover Flow 1

Azure Magazine

Azure est un magazine couronné de prix consacré à l’architecture et au design. Il est vrai que sur le site Web, vous pouvez découvrir un nombre illimité de récits sur tout ce qui touche à l’architecture, mais si vous êtes à la recherche d’inspiration, vous faites bien de passer par la page Pinterest d’Azure. Vous y découvrirez d’autant plus que Pinterest joue pleinement la carte visuelle.

Azure Azure 1

Seasons

Seasons, le magazine hollandais dédié au jardinage, est un autre de ces titres qui se débrouillent très bien sur Pinterest. Vous pouvez vous rendre sur la page Pinterest du mensuel, qui compte plus d’un million de spectateurs par mois,  pour y piocher des idées jardin romantiques et des conseils sur les plantes d’intérieur et d’extérieur. Vous y trouverez, en outre, de l’inspiration pour l’aménagement de votre maison, ainsi que des recettes culinaires.

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Elle Belgique

En Belgique aussi, plusieurs magazines misent sur Pinterest. L’un d’eux est la version belge d’Elle, le magazine beauté et lifestyle international que les dames parmi nous dévorent. Sur la page Pinterest d’Elle, vous trouverez les meilleurs conseils pour l’application de votre maquillage, les toutes dernières tendances de mode et aussi des didacticiels pratiques, entre autres sur comment réaliser une tresse à chevrons.

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Vintage Explorer

Vintage Explorer est le magazine britannique par excellence pour les fouineurs en quête de curiosités et d’antiquités. Des notions comme ‘old school’ et ‘vintage’ émergent de plus en plus et on aime lire des titres comme Vintage Explorer. Cependant, la page Pinterest, remplie de photos des vieilleries les plus charmantes et de liens événementiels, titillera encore plus l’imagination de l’antiquaire qui est en vous.

Vintage magazine

Beautiful Bizarre Magazine

Vous l’aurez compris : Pinterest est une application où chacun, sans exception, peut s’y retrouver. Pour les artistes aussi, c’est une appli pratique : elle leur permet de partager leurs œuvres, mais aussi de partir à la recherche des œuvres d’autrui. Un magazine qui les y aide, est Beautiful Bizarre Magazine, une publication australienne qui s’est forgée une renommée internationale avec les œuvres d’art quelque peu ‘bizarres’ qu’elle présente à ses lecteurs.

beautiful bizarre magazine 1 beautiful bizarre magazine 2.jpg  beautiful bizarre magazine

Sainsbury Magazine

Impossible de s’imaginer un monde sans recettes alléchantes, mais sans illustrations une recette restera lettre morte. Là aussi, la force visuelle de Pinterest vient à point nommé. Le magazine culinaire britannique Sainsbury (de la chaîne de supermarchés éponyme) en fait bon usage. Sa page Pinterest compte plus de 2 millions de followers et regorge de plats qui vous donneront sûrement l’eau à la bouche.

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Hawaii Magazine

Pour les férus de voyages aussi, Pinterest tombe à pic. Avec l’appli, ils peuvent dénicher des articles sur ce qu’il faut faire et ne pas faire et sur les plus beaux endroits dans leur pays de destination. Hawaï est sans aucun doute une destination de rêve pour bon nombre d’entre nous. C’est pourquoi Hawaii Magazine a lancé une page Pinterest qui vous permettra de composer votre voyage jusque dans les moindres détails avant même que vous ne partiez.

Hawaii Magazine Hawaii Magazine 1

Libelle

Libelle est le magazine féminin par excellence. On y trouve des articles sur la mode, de délicieuses recettes, de l’inspiration et bien plus encore. Voilà pourquoi la page Pinterest de l’hebdomadaire, qui compte plus de 2 million de followers, fait un tel tabac. Apprenez à crocheter ou lisez une citation inspirante pour commencer votre journée. La page Pinterest de Femmes d’Aujourd’hui prend soin de faire durer votre plaisir.

Libelle cover

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Positive - Pay Attention campaign - Mike Florence - PHD

Le nouveau récit de magazine media : print premium et public engagé

Le récit sur le média magazine a changé : de plus en plus souvent, les marques magazine occupent l’attention de façon positive et rares sont ceux qui évoquent encore la mort du média. Lors de la publication des tirages britanniques au début du mois de février, la réaction des experts média était toutefois totalement différente par rapport à ce qu’on avait été habitué à entendre les années précédentes. L’attention s’est portée sur la puissance durable des marques magazine de par leur lien solide avec le public, la confiance qu’elles inspirent et le contexte sûr qu’elles offrent aux marques.

A lire aussi : Les marques magazines sont les ‘vrais influenceurs’ pour les marques premium et de luxe

Cette nouvelle rhétorique est liée à la problématique des médias digitaux, la fraude et la sécurité de marque, ce qui pousse à voir les ‘vieux’ médias sous une nouvelle lumière. Mais aussi aux entreprises média qui, partout dans le monde, s’engagent à l’unisson pour transmettre leur passion et leur foi en ce média. Pensez à la campagne ‘Magazines.Better.Believe.It’, à l’initiative Food Brand Trust, à la campagne ‘Press Pause’ et à la plateforme à long terme Editorial Media. Avec, pour exemple le plus récent, la campagne ‘Pay Attention’ de l’enseigne britannique Magnetic Media.

La baisse des tirages n’est pas propre aux médias imprimés

C’est la dure et franche réalité : même si l’évolution est plus lente qu’on ne le pense souvent, partout dans le monde les tirages des magazines imprimés sont en baisse. Ce n’est pas un scoop. Aujourd’hui, le directeur de Mediacom, Jamie Higginson, constate toutefois  que la baisse (lente, c’est vrai, mais constante) des tirages n’est pas propre aux magazines ou aux médias imprimés : tous les médias établis, dont la TV, sont confrontés à un public qui migre en direction du numérique.

Voici ce que prône Higginson : « Du point de vue d’une agence, il ne faut pas contempler un canal de façon trop limitée dans un silo. Pour chaque annonceur, les magazines consommateurs opèrent au sein d’un système de communication et c’est à partir de cette vision que nous devons planifier les campagnes. Dans ce contexte, la raison première pour investir dans les magazines est rarement l’audience ou l’échelle (ce rôle revenant à la TV et à l’OOH). »

Et de poursuivre : « Même si nous négocions sur base de modifications de tirage, de faibles baisses ne devraient pas nous empêcher de faire appel aux magazines quand ceux-ci sont bénéfiques pour le système de communication plus large des annonceurs. »

Enseigner aux clients

Les avantages des magazines sont, entre autres, un public engagé, un contenu ‘brand safe’ et une durée de lecture/de présence plus longue dans un environnement de confiance, tout en surfant sur la vague de la passion que témoigne le consommateur pour un sujet spécifique. Agences et annonceurs peuvent continuer à exploiter ces avantages au profit de leurs marques, ce qui signifie qu’il y a un rôle à jouer dans nos campagnes pour les magazines consommateurs. »

Graham Marter, Head of Publishing and Partnerships, Total Media, ajoute à cela : « Quand on lit un magazine, on est à fond dedans, avec peu de distractions. Cela vaut encore plus pour un magazine imprimé. Les publicités font partie intégrante de l’expérience et cadrent entièrement dans l’environnement média.

Or, le défi qui attend les agences est d’enseigner ce récit en développement à leurs clients.  Les marques média recherchent de nouvelles manières de générer du revenu, au-delà de la publicité. Nous devons travailler plus dur pour mettre en exergue ces opportunités, ainsi que les avantages d’un public plus réduit et impliqué. »

Source : Mediatel

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Magazineadvertenties zijn een gewaardeerd onderdeel FR

Encore plus de choses que vous ne saviez pas sur le média magazine !

Une fois n’est pas coutume : le média magazine a attiré une nouvelle fois l’attention de manière positive. Ceci a déjà été démontré lors de notre événement MAGgnify du 4 octobre (pour en savoir plus, cliquez-ici). Steve Goodman (Group M) a expliqué pourquoi l’agence reconsidère le rôle des magazines dans le mix média (vous trouverez la présentation ici). Il s’avère que dans le monde entier la dynamique et le fonctionnement des marques magazines sont plus valorisées. Nous vous présentons ici quelques faits de nos pays voisins, qui sont intéressants et pertinents pour la Belgique.

Lisez aussi la partie 1 : Ce que vous ne saviez pas encore sur le média magazine 

Il y a quelques années, nos collègues allemands de la VDZ (Verband Deutscher Zeitschriftenverleger) ont créé le terme  » Editorial Media « , avec lequel ils font la distinction, sur tous les canaux, entre d’une part les médias de contenu et d’autre part les réseaux sociaux et les médias fonctionnels, comme les moteurs de recherche. Le terme  » Editorial Media  » permet d’abandonner la manière dépassée de penser en fonction des canaux et de se concentrer sur le point essentiel de chaque sorte de médias : l’utilité primaire pour l’utilisateur.

Dans l’annuaire  » Editorial Media Factbook « , tous les faits et les études sont rassemblés, ce qui n’est pas rien.

Produit par des professionnels

Les études montrent que les lecteurs arrivent à faire la distinction entre les trois types de médias. 72% des personnes interrogées indiquent que l’Editorial Media est produit par des professionnels, ce qui inspire la confiance.

Inhoud professioneel FR

En comparaison aux plateformes, mais aussi aux réseaux sociaux (lisez aussi : Le contexte média impacte la confiance de marque) Editorial Media inspire sensiblement plus de confiance chez les lecteurs, tant en ce qui concerne les nouvelles que les  informations générales.

graph trust in editorial media FR

Comme l’ont montré également des études parmi les jeunes, la formation d’opinion est un rôle important des médias. Les lecteurs sont d’avis qu’il faut donner aux jeunes l’opportunité et la liberté de se forger une propre opinion.

Editorial Media offer reliable information for opinion FR

Les pubs sont intéressantes

Le rôle des publicités dans Editorial Media a également été le sujet de nombreuses études :  les publicités occupent une place intégrale de l’expérience et font simplement partie de l’ensemble. C’est la raison pour laquelle les personnes ne les ressentent pas comme irritantes, mais plutôt comme intéressantes, informatives et encourageant l’achat.

Magazineadvertenties zijn een gewaardeerd onderdeel FR

Magazineadvertenties irriteren niet FR

Par la qualité du contenu offert par Editorial Media, il est évident que les lecteurs et visiteurs de la page passent plus de temps sur une page que sur les réseaux sociaux et fonctionnels, où les lecteurs ont tendance à cliquer plus rapidement sur d’autres liens. Des recherches allemandes ont montré qu’une page rédactionnelle est consultée pendant une durée environ 1,5 fois plus longue que les réseaux sociaux (116 vs 80 s.) et environ 3 fois plus longue que les médias fonctionnels (116 vs 40 s.).

time spent on editorial media FR

Le rapport entre le temps consacré à la lecture et la concentration est rapidement fait. Comme déjà expliqué par Bruno Poyet et Benoît Bochu d’Impact Mémoire lors de MAGnify (voyez la présentation ici), la concentration est la condition principale du traitement d’informations, ce qui est à la base de tous les effets des publicités. (lisez aussi : L’attention présage la vente)

Nous faisons un petit tour en France où la ACPM (comparable à notre CIM) a récemment présenté un aperçu des faits et des chiffres intéressants sur « la presse » :  La Preuve. Une des choses qui a attiré notre attention est le graphique contenant les 5 raisons pour lesquelles les lecteurs suivent des titres de presse sur les réseaux sociaux :

Top 5 reasons for following mag media on social media FR

Afin de pourvoir suivre l’actualité, il faut être rapide. Et quand on parle de rapidité, les canaux digitaux sont inégalables. Mais aussi en France les éditions imprimées restent primordiales en ce qui concerne les informations sur la mode, la beauté, les finances, l’automobile et la décoration intérieure. Pour les voyages et le tourisme, ils occupent la deuxième place après l’Internet.

Graph preferred information source per sector FR

Comme l’ont montré de précédentes études, le média magazine est important pour tous ceux qui ont une passion : un sujet qui forme leur identité et qui est plutôt un style de vie qu’un passe-temps (lisez aussi : La passion se nourrit du média magazine). Ceci a été abordé lors de MAGnify, pendant le sofa session, comme l’une des raisons montrées dans la dernière étude du CIM, pour laquelle notamment les magazines d’intérêt spécialisés semblent avoir du succès. Selon cette étude, il s’avère qu’en France les personnes qui sont très intéressés par les marques, lisent les médias magazine.

Brand addicts love magazine media FR

Nos voisins du Sud sont en tout cas du même avis que les Allemands : ils accordent plus de crédibilité au média magazine et aux journaux qu’aux autres médias. Les raisons ? Les médias de presse donnent de l’information crédible, de l’information plus complète, vraisemblable, et en plus, ils fournissent des commentaires et des analyses appréciés par le public. Ainsi, ce n’est pas surprenant, que 65% des sondés indiquent être prêts à payer pour les magazines (62% pour les journaux).
graph reasons for trust in press media FR

Sources : VDZ Editorial Media Factbook, APCM La Preuve

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Pop-up magazine in action

Magazine en point de mire : Pop-Up Magazine

Un magazine en point de mire qui n’est pas un magazine ? En cette année 2018, c’est parfaitement possible. En tout cas lorsqu’il s’appelle Pop-Up Magazine, qui se définit le mieux comme un magazine en direct. Donc pas sur papier, ni en ligne, mais complètement en live…

« Voici où a commencé notre histoire. Un petit groupe de gens a décidé de créer un magazine en live. Des écrivains, producteurs radio, photographes, réalisateurs et autres illustrateurs allaient proposer de  nouveaux récits dans un mix de médias. Des récits traitant de la science, de la politique, de la culture pop, du sport, des problèmes sociaux, de la musique, du business, de l’art, de la criminalité, de la technologie, de l’alimentation et bien plus encore. La soirée que nous allions organiser allait donner vie à ces récits, tout comme le fait un magazine classique, pour finir au bar, où les ‘acteurs’ et le public seraient amenés à mieux se connaître. Rien ne serait enregistré. Pour le voir, il aurait fallu être présent. »

Voilà comment l’équipe de Pop-Up Magazine a défini le projet, qui depuis s’est avéré être un succès. À la mi-octobre, il a en effet effectué sa première ‘escale internationale’, dix ans après le lancement. C’est Toronto qui s’est vu accorder cet honneur, après des passages antérieures du magazine américain dans des villes comme San Francisco, New York, Los Angeles, Washington DC, Atlanta, Austin, Boston, Chicago, Portland, Seattle et la Nouvelle Orléans. Chaque représentation s’apparente alors à une nouvelle édition d’un magazine…

De l’événementiel au print

« Nos représentations prennent vie à travers des films, des animations et des photographies projetés au-dessus de la scène, où un groupe se produit en live, assisté par un journaliste qui propose son récit », dixit l’éditeur Chas Edwards. « Certains de ces récits semblent venir tout droit d’un magazine classique, comme une chronique, un cartoon rédactionnel ou une rubrique ‘Comment faire’. »

Il n’est donc vraiment pas questions de papier. Ou si, quand même ? La voix du sang est la plus forte et depuis 2014, Pop-Up Magazine diffuse aussi The California Sunday Magazine. Celui-ci propose des récits similaires au travers d’articles et de photos. L’hebdomadaire est envoyé en complément d’une partie du tirage des magazines dominicaux Los Angeles Times et San Francisco Chronicle.

En d’autres termes, de l’événementiel au print… Ça aussi, c’est parfaitement faisable.

Plus d’infos ici 

Mark Ritson - thumbs down

« They don’t care about the data », dit Mark Ritson

En matière de fonctionnement des magazines, il existe un énorme fossé entre la perception des marketeurs et les résultats réels. Sur divers critères, les magazines enregistrent de bien meilleures performances que ce qu’en attendent les marketeurs. C’est ce qui ressort d’un projet de recherche à grande échelle réalisé par Ebiquity à la demande de la société britannique Radiocenter. La même chose vaut d’ailleurs pour la radio et les quotidiens. Par contre, les médias sociaux et la vidéo en ligne sont surestimées. Les magazines enregistrent de solides scores au niveau de la création d’une position cérébrale positive, de la transmission d’émotion et du ROI.

A lire aussi : « Les mediaplanners doivent offrir aux magazines le podium que ces derniers méritent »

Dans le cadre du projet de recherche Ebiquity, baptisée ‘Re-Evaluating Media’, on a interrogé 68 annonceurs et 48 agences média, et analysé plus de 75 études.

Construction de marque

Il s’avère que les magazines figurent dans le top 3 des types de média pour trois des quatre critères principaux en matière de construction de marque (selon les annonceurs). Ces critères sont : les options de ciblage, le ROI, la transmission d’émotion et la position cérébrale. Dans la perception des annonceurs et des agences, les magazines obtiennent un score bien plus faible. Il existe donc une grande différence entre la réalité et la perception de valeur des magazines pour les campagnes publicitaires.

Ebiquity report: ROI results

Des 10 canaux média repris dans l’étude (direct mail, magazines, quotidien, display en ligne, vidéo en ligne, out-of-home, radio, médias sociaux, TV), les magazines occupent la 4e place globalement en tant que média publicitaire le plus approprié.

Ebiquity report: brand salience

Ce n’est évidemment pas la première fois qu’une étude démontre à quel point les magazines forment un environnement approprié pour la publicité (lire aussi : ” La TV et les magazines sont peut-être bien les médias publicitaires par excellence “), mais les fausses idées continuent à circuler parmi les annonceurs et les agences.

Ebiquity report: emotional response

Se fiche-t-on du data ?

Ou comme le dit Mark Ritson : « They don’t care about the data. » Il fait d’ailleurs la sombre prédiction que cette étude non plus ne parviendra pas à changer grand-chose dans le choix média. Selon lui, les marketeurs sont obsédés par la technologie et les nouveautés,  et ils partent de leur propre mode de consommation pour leur choix média.  En outre, les agences média ont un parti pris en faveur des médias numériques, au détriment des médias traditionnels.

« Marketers and agencies continue to move more and more of their ad spend across to social media and online video despite all the evidence to the contrary. » Mark Ritson dans Marketing Week

Tant les chercheurs d’Ebiquity que le professeur Mark Ritson (lisez son analyse approfondie  dans Marketing Week) indiquent que les performances des médias traditionnels (à l’exception de la TV) sont sous-estimées et celles de la publicité numérique, au contraire, surestimées.  Ils plaident pour une réévaluation du mix média pour en venir au mix média optimal en termes d’efficacité publicitaire. Qui relèvera ce gant pour prouver que Ritson a tort ?

Le rapport Ebiquity complet peut être téléchargé ici.

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Graph uplift through magazines

Ces dix dernières années, les magazines ont gagné en efficacité 

Les marques magazines sont extraordinairement efficaces lorsqu’il s’agit d’amener de nouveaux clients, d’augmenter les parts de marché et de vendre. C’est notamment dans les stratégies à long terme que les magazines s’avèrent bien fonctionner, mais à court terme aussi leur contribution à l’activation est importante. De plus, elles sont devenues plus efficaces ces dernières années (à l’image de la télévision, d’ailleurs). C’est ce que concluent l’IPA et Peter Field sur base d’une analyse approfondie (‘Media in Focus’) de leur propre base de données, qui comprend des centaines de campagnes. 

Il est remarquable de constater que malgré des tirages en baisse et la chute disproportionnelle des investissements publicitaires, l’efficacité des magazines, justement, augmente à l’ère numérique. Les campagnes qui font appel au média magazine sont plus efficaces que celles qui s’en privent. Une analyse ‘share of voice’ révèle qu’il ne s’agit pas là d’un effet budgétaire, mais que grâce au média magazine les campagnes gagnent bel et bien aussi en efficacité. A la lumière de la faible part du média magazine dans les budgets de campagne, les effets sont étonnamment grands : +40 % pour les grands effets commerciaux et +30 % pour l’activation.

Graph effectiveness magazines

La puissance du média magazine génère donc des effets tant à long qu’à court terme, en termes de parts de marché et de ventes. Ces effets ont en outre augmenté de 25 % par rapport au passé.

Cependant, la balance en marketing et dans les campagnes s’est brutalement mise à pencher vers les effets à court terme, poussée en grande partie par la focalisation sur la valeur actionnaire, les bonus liés aux résultats et la stratégie d’approvisionnement. La digitalisation des médias a ouvert la porte à un glissement vers des métriques à court terme, comme les clics et les vues. Une analyse antérieure de Peter Field avait déjà révélé que la négligence des effets à long terme constitue une grande menace pour les entreprises. Ainsi, le search marketing perd en efficacité s’il ne va pas de pair avec de la communication de marque. La focalisation à court terme se fait au détriment des marques et de la construction de marque et, finalement, du résultat et de la position des entreprises. Par ailleurs, les marques fortes ont besoin d’activation pour transformer leur puissance en résultats. L’heure est donc venue de rétablir l’équilibre entre le court et le long terme.

Comme les magazines opèrent tant sur le court que sur le long terme, ils peuvent jouer un rôle de taille dans ce recalibrage. D’une part, le média magazine est extrêmement efficace dans l’apport de nouveaux clients, engendrant une croissance des parts de marché. D’autre part, les analyses révèlent qu’ils livrent aussi un effet solide sur les objectifs d’activation (comme l’essai, les visites de site, le search, les clics, d’autres modes de direct response et la suppression d’obstacles à l’achat). Cela s’explique en partie par la multimédialité de beaucoup de marques magazines, mais en même temps l’incitation à l’action a toujours été une des forces des magazines.

 

Graph uplift through magazines

Comme le média magazine fait souvent partie des stratégies multimédia, il est important d’étudier son effet sur le rendement d’autres médias. Par le passé, il a déjà souvent été démontré que les magazines peuvent rendre d’autres médias, comme la télévision et l’on-line, plus efficaces et engendrer des effets de synergie. La même chose s’avère ici. Ce que l’on ne savait toutefois pas encore, c’est que les magazines fonctionnent très bien avec la vidéo en ligne : on enregistre une hausse de 44 % par rapport aux campagnes sans magazines. La combinaison des magazines avec le display en ligne engendre une augmentation de 33 %.

 

Graph magazine multiplier with online videoGraph multiplier effect magazines online display

Les preuves fournies par cette analyse d’une énorme base de données développée au fil des ans mènent à une conclusion irréfutable : il est dommage d’ignorer le média magazine comme support publicitaire à court et à long terme, mais aussi de ne pas en utiliser les effets multiplicateurs sur les médias, nouveaux et établis.

Source : Magnetic Media

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Eric Schonbrodt portrait

Eric Schonbrodt :  » Nous voulons défendre le média. Et nous sommes ambitieux « 

Depuis le 1er novembre, la nouvelle régie Mag Advertising commercialise les titres magazines Ciné Télé Revue, Touring Magazine, Moustique et Primo. Par la même occasion, les deux partenaires qui se tiennent derrière cette nouvelle régie – les Editions de l’Avenir et Rossel – indiquent qu’ils croient plus que jamais en l’avenir des magazines. Eric Schonbrodt, administrateur délégué, explique.

 » Ce n’est pas parce que les magazines ont difficile en tant que média publicitaire qu’il ne faut plus investir en eux « , dit d’emblée Eric Schonbrodt, sans ambages.  » Au contraire, nous sommes très ambitieux. Nous voulons défendre le média et le faire entrer dans le monde numérique. Le média magazine y a plus que jamais sa place. Parce qu’il est tellement ciblé, mais aussi de par sa longue durée de lecture et la fidélité de ses lecteurs.  »

Eric Schonbrodt logos

Outre que Schonbrodt est administrateur délégué chez Mag Advertising, il est aussi administrateur délégué et CEO des Editions de l’Avenir, de l’Avenir Advertising et de l’Avenir Hebdo (Moustique et Télé Pocket). Il est donc chevronné dans le métier de l’édition et résume ce qu’il considère comme les principales forces des magazines sur le marché publicitaire.

 » Les annonces paraissent dans un environnement extrêmement qualitatif « , dit-il.  » On peut parler d’un effet de halo. Les publicités profitent elles aussi d’un contenu et d’un contexte rédactionnels des plus solides.  » Et d’ajouter :  » En fait, les annonces magazines se trouvent constamment en prime time. Elles bénéficient invariablement de toute l’attention du lecteur. Celui-ci est d’ailleurs demandeur du contenu. ‘On demand’, dirions-nous en termes télévisuels. En outre, les lecteurs peuvent être ciblés avec beaucoup de précision, grâce à l’offre fournie de titres spécifiques. Il en découle un engagement poussé envers les marques qui font de la publicité. Enfin, les lecteurs font également partie d’importants groupes comportementaux comme les matérialistes et les influenceurs.  »

En tant que défi principal pour Mag Advertising et, in extenso, pour le marché magazine tout entier, l’administrateur délégué de Mag Advertising identifie les investissements dans le numérique.   » D’une part, nous devons convaincre nos éditeurs de développer une plus grande audience sur leurs plateformes magazines . D’autre part, nous devons nous-mêmes installer sur le marché des outils visant à améliorer la commercialisation de cette audience « , dixit Schonbrodt. Il réfère aussi au partenaire Rossel, qui dans ce contexte dispose de l’expertise nécessaire. Ainsi, on devrait rapidement voir apparaître un outil de publicité programmatique.

Pour terminer, Eric Schonbrodt explique aussi pourquoi Mag Advertising a été créé, après la reprise d’IP Press :  » Les Editions de l’Avenir ont récemment mis la main sur une série de magazines, dont Moustique et Télé Pocket. Comme nous sommes surtout forts en matière de recrutement publicitaire régional, nous leur cherchions une régie nationale. Le fait de pouvoir reprendre IP Press présentait un avantage supplémentaire. Ils disposent en effet de pas mal d’expertise et de savoir-faire, ainsi que d’une solide équipe.  »

Pour la reprise, Les Editions de l’Avenir s’associent à Rossel.  » Eux aussi disposent de beaucoup d’expérience « , explique Schonbrodt.  » En magazines, celle-ci se situe surtout au niveau digital. En outre, ils disposent de bon nombre d’outils qui sont également utiles pour le marché magazine. Enfin, avec Soirmag ils ont un propre titre fort en magasin.  »

Les équipes de Mag Advertising sont logées chez Rossel depuis fin octobre.  Depuis le 1er novembre, la régie a aussi officiellement repris le portefeuille d’IP Press (même si Soirmag ne suivra qu’au 1er janvier 2018).

D’autres interviews:

Graph Social Network share of total magazine media

Plus d’engagement pour les marques magazines sur les médias sociaux

Il s’avère que sur 3 des 4 réseaux de médias sociaux principaux – Facebook, Instagram et Pinterest –, les marques magazines génèrent  beaucoup plus d’engagement de la part du public que les autres marques. C’est ce que conclut le dernier Social Media Report (Q3 2017) de Magazine Media 360° aux Etats-Unis, qui pour la première fois reprend l’engagement au niveau de la marque en mesurant la relation entre les réactions du public et le contenu. Les marques magazines sont d’importants influenceurs sur les médias sociaux, comme le révèlent aussi de nouveaux scores d’engagement néerlandais.

Depuis 2014, la MPA, The Association of Magazine Media, étudie en permanence (à coup de rapportage mensuel) au sein du projet Magazine Media 360° l’audience magazine sur toutes les plateformes média. Récemment, la MPA a rapporté un intérêt croissant pour le contenu magazine pour le 29e mois consécutif et depuis le troisième trimestre elle rapporte aussi un score d’engagement. Au même moment, la MMA aux Pays-Bas présente aussi des données d’engagement dans son Social Media Monitor.

Comparées aux autres marques, les marques magazines se comportent surtout extrêmement bien sur Instagram et Facebook, où ont en outre lieu la plupart des actions. Sur Pinterest aussi, les marques magazines l’emportent. Sur Twitter, elles sont équivalentes aux autres marques.

Le nouveau ‘Social Media Engagement Factor’ confirme le lien entre les marques magazines et les consommateurs sur les médias sociaux et campe le magazine comme un média d’audience vital, dixit  Linda Thomas Brooks, présidente de la MPA et CEO. « Nous avons prouvé que les magazines ont une énorme audience et sommes désormais aussi en mesure de démontrer que ces marques ont plus d’influence sur les médias sociaux que d’autres marques.  »

Top 10 par plateforme

Table top 10 per platform

 » L’engagement sur les médias sociaux a plutôt tendance à varier par réseau, par catégorie de contenu et par marque magazine. Ce que les marques magazines font mieux que d’autres enseignes, c’est exploiter les propriétés spécifiques de chaque réseau en créant des contenus qui, justement, y obtiennent les meilleurs résultats. C’est ce qui renforce le lien avec leur public et aussi la puissance du média magazine en général « , dixit la directrice de recherche de la MPA.

Pour les Pays-Bas, les chiffres d’engagement se limitent provisoirement à Facebook et Instagram. Ce qu’il y a d’intéressant dans ces chiffres, c’est que ce sont surtout les magazines spécialisés, les publications pour jeunes et les titres d’opinion qui obtiennent un score d’engagement élevé, mais l’on retrouve aussi Plus Magazine dans le top 15 de Facebook !

Le Social Media Engagement Factor permet aux éditeurs de rendre plus intelligible leur efficacité sur les médias sociaux à l’aide de chiffres pouvant servir de standard. Le facteur est calculé en comparant le nombre d’actions (likes, commentaires, favoris, retweets, repins, partages, etc.) avec le nombre de publications. Il en résulte une moyenne pour chaque marque magazine (ou non) sur les quatre réseaux sociaux, et donc une base de comparaison.

Source: MPA

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FIPP Congress 2017 - Linda Thomas Brooks MPA

« Magazine media tells and sells »

« Magazine media builds brand (I am going to show you proof), and sell product (I’m going to show you proof) in a safe and transparent environment », said Linda Thomas Brooks, CEO of the MPA (The Association of Magazine Media) at the FIPP Congress in London (9-11 Oct). Thomas Brooks is a relative newcomer in the magazine media business (CEO of MPA since 2016) with a background in marketing, advertising and digital and has a positive and fresh vision on magazine media. Supported by a lot of solid research evidence, as promised.

The video of her presentation below gives a summary of the importance and strengths of magazines in the advertising marketplace. If you are searching for some great arguments to convince an advertiser about magazine media: look no further, you find all of them here.

3:33 – How we talk about magazines: « You may not use the phrase ‘print is not dead’. @5:24 – Magazines are at the top ànd the bottom of the purchase funnel.

5:30 – The Association of National Advertisers in the US rolled out their research which says that more than 2/3 of the brands that they track (over 400 members) did not show year-on-year business growth. Despite the fact that their advertising expenditure went up.

6:12 – « What many major marketeers in the US have been talking about is that they went too low in the purchase funnel, they spent too much time on digital tactics that are akin to digital marketing. And they forgot to put anybody in the top of the funnel. And guess what? That is what magazines do very, very well for brands. »

9:14 – American television does have massive reach, except that it is not quite as big as magazines

9:47 – « You want to have the conversation about the vitality ? I am happy to have that conversation! Because magazines win. »

10:02 – I am going to show you quick top lines from two research companies that are very wellknown in the US:

1. Millward Brown (media mix modelling – 150 brand studies): 11.00 – Any time you add a channel your numbers will go up. When you add print your numbers will go up the most.

Graph Awareness Measures per mediumGraph Lower funnel metrics per medium

2. 12:05 Nielsen Catalina (return on ad spend – 1.400 case studies): 12:50 If you put a dollar into your media mix in magazines you get a return of $3.49, a really good ratio.

13:27 – In the US the magazine brands work together to do  a money back guarantee on advertising programs (more info here). They guarantee a positive ROI. All 80 campaigns that were measured in the past 8 years had a guaranteed positive ROI.

14:55 – Magazines are invited guests into consumers’ homes. If you’re an advertiser you get to come along as a ‘plus one’.

15:20 – Research statements where consumers say: « Magazine media is more trusted, inspiring and motivating than any other media channel. »

15:43 – « What consumers have found in this very complicated media eco system is that magazine brands are a shortcut to quality. »

16:50 – The campaign that we launched in the US just last week, a collaborative effort of magazine publishers in the US, that talks about the credibility of magazine media #BelieveMagMedia (more info here)

17:43 – « If there was ever a time wehre the rethoric about magazines should be positive, this is it! »

Feeling Forward event

Les marques magazines misent sur des événements à petite échelle

Il y a une dizaine d’années, le média magazine a eu l’inspiration d’exploiter des événements comme touchpoint supplémentaire. Des happenings comme le Flair Shopping Day, l’annonce du Trends Manager de l’Année ou la Journée NINA nationale attirent des milliers de gens et permettent aux marques magazines et à leur public de se rencontrer en live. Les événements à petite échelle vont encore un peu plus loin : de par leur spécificité, ils offrent un contact plus intime avec le lecteur. Ce qu’un annonceur aussi sait apprécier.

Feeling Forward, tel est le nom du concept qu’a lancé Feeling le mois dernier. Il s’agit d’un programme d’événements  » qui vous enrichit dans toutes les facettes de votre vie « . Le nouveau concept comprend tant des sessions petit déjeuner que des événements cocktail où sont abordés des thèmes variant d’un atelier parfum exclusif à un exposé sur les placements éthiques  ou une séance d’entraînement pour commencer la journée en pleine forme. Au niveau du contenu, les thèmes Feeling tiennent le haut du pavé.

Là où dans le cadre d’événements à grande échelle il s’agit surtout de transposer l’âme du magazine vers un environnement live, les événements plus restreints permettent de creuser davantage les contenus majeurs du titre.

Maximum 100 personnes

Avec Feeling Forward, Sanoma se retrouve quelque peu seul dans le paysage magazine belge. Seul Roularta prend des initiatives comparables.  » Nous organisons de temps en temps des master class « , raconte Philippe Belpaire, directeur général de Roularta Media.  » Nos Rendez-vous Weekend Knack et Weekend Le Vif offrent une expérience supplémentaire à nos lecteurs, mais nous y associons aussi des partenaires. Un annonceur a par exemple le loisir de présenter un produit.  »

Souvent, ce sont bien sûr les orateurs qui appâtent les participants au workshop. Dans le cas de Feeling Forward, il s’agit par exemple de gens de référence comme Pascale Naessens et Ianka Fleerackers. A chaque fois, le nombre de lecteurs est limité à 100 maximum. Il s’agit là d’un choix délibéré pour pouvoir offrir de la qualité. Cette qualité a d’ailleurs un prix. Assister à un événement de Feeling Forward vous coûte 45 € (boissons, repas, goodiebag contenant souvent un livre).

Un solide touchpoint pour les annonceurs

Ce type d’événements à petite échelle constitue une étape logique pour les marques magazines.  » Cela fait partie intégrante de l’expérience de communautés « , analyse Philippe Belpaire.  » Les gens lisent sur tel ou tel sujet, mais ils veulent aussi le vivre en direct.  »

Les événements collent donc de près à la cible et à son univers. Ils forment dès lors un touchpoint intéressant pour les annonceurs, notamment en termes de possibilités d’activation, à condition qu’ils aient un message pertinent à partager « . Omega et Deutsche Bank se sont liés à Feeling Forward.

Alors, qui parmi les annonceurs et les marques magazines, seront les prochains à se lancer ?