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Graph - magazine ads positive experience

Les lecteurs magazine sont plus ouverts à la publicité que d’autres utilisateurs média

Une récente étude d’engagement multimédia révèle que les lecteurs magazine sont plus réceptifs aux messages publicitaires que ne le sont les utilisateurs numériques et TV. Grâce au lien fort avec les lecteurs, on relève une plus grande confiance et une expérience média plus positive. Les marques qui font leur publicité dans cet environnement de qualité sûr, ont plus facile à convaincre les lecteurs et à les inciter à l’action.

A lire aussi : Les magazines sont le média le plus sensible au contexte

Les publicités poussent davantage à l’action

La Multi-Media Engagement Study de MRI-Simmons étudie les attitudes des utilisateurs média. Il est important de constater que les lecteurs de magazines sont plus impliqués dans le contenu, et qu’ils remarquent notamment aussi les publicités, pour ensuite agir en conséquence :

  • 36 % des lecteurs déclarent qu’ils prêtent de l’attention aux annonces dans les magazines ou qu’ils les remarquent ;
  • 35 % dit que les magazines contiennent des annonces pertinentes ;
  • près d’un tiers indique que les annonces magazine aident à prendre des décisions d’achat.

Sur ces points, les magazines diffèrent des sites Web et des réseaux de télévision, qui se situent dans, voire en-dessous de la moyenne.

Graph - magazine readers more perceptive to ads, publicité

Les actions qu’entreprennent les lecteurs magazine après la lecture varient de l’ajustement positif de leur opinion à propos d’un annonceur à la recommandation de produits ou services, la visite d’un site Web et l’achat d’un produit ou service.

Tabel - Magazine ads more engaging and valued

Un lien positif fort avec les lecteurs

La raison pour laquelle le public magazine fait preuve d’une réceptivité publicitaire supérieure à la moyenne est liée au lien émotionnel qu’ont les lecteurs et à la fiabilité qu’éprouvent les utilisateurs.  Comparés aux utilisateurs de site Web et aux téléspectateurs, les lecteurs magazine se disent 1,3 fois plus d’accord avec la thèse que les magazines les touchent profondément et les inspirent dans leur propre vie.

Tabel - Magazines more inspiring trustworthyEn outre, près de la moitié des lecteurs déclarent que lire un magazine, c’est se faire plaisir et qu’ils se servent de la lecture pour se mettre à l’aise et se délasser (comparés à tous les groupes-cibles, les deux sont 1,2 fois supérieurs chez les lecteurs magazine).

Confiance, sérénité et expérience média positive

Pour ce qui est de la confiance, une majorité impressionnante de 58 % des lecteurs dit avoir foi que les magazines disent la vérité. 56 % dit ne pas se faire de soucis sur l’exactitude et 50 % estime même que ses magazines ne sensationnalisent pas le contenu. Point par point 1,2 fois supérieur à la moyenne et au moins 8 points de pourcentage de plus que les sites Web et la télévision.

La sérénité et l’état d’âme très positif propres au moment magazine stimulent les lecteurs à s’ouvrir à connaître de nouveaux produits (48 %) ou à s’essayer à de nouvelles choses (41 %) suite à l’expérience de la page imprimée (ou imprimée virtuellement).

Tabel - Magazines provide values information

Vous pouvez aussi retrouver d’autres résultats de l’étude dans le MPA Factbook. Celui-ci peut être téléchargé ici

Vous pouvez visionner le FIPP Webinar sur le MPA Factbook ici

Source: MRI Simmons, MPA Media Factbook, FIPP

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24 clever, show stopping magazine ads

Advertisements are everywhere you look, even if you don’t notice them. But sometimes, an ad is so amusing and clever that it catches your attention and stays with you.

Most ads are annoying and unavoidable. According to ad agency Red Crow Marketing, the average person living in a city 30 years ago saw up to 2,000 ad messages a day, compared with 4,000 to 10,000 ads today.

We compiled print ads that are, in fact, not a waste of time. They’re creative, charming, and have clear messages. While some come from relatively unknown companies or products, others are for major brands like Volkswagen, McDonald’s, FedEx, and Apple.

Here are 24 of the funniest and most clever ads to ever be printed (source: Business Insider)

Please note: the first ad shown in the slider is for Lazer helmets, from Belgium.

Example Rezonence Freewall

Ce modèle publicitaire va-t-il sauver le journalisme libre ?

Et si vous pouviez faire en sorte que votre publicité soit la seule sur un site Web ? Ou alors, qu’en tant qu’éditeur vous diffusiez moins d’annonces sur votre site tout en en tirant plus de revenus ? Cela ne serait-il pas idéal ? Un tantinet invraisemblable, diront certains. Quatre marques magazine britanniques de deux éditeurs majeurs s’apprêtent pourtant à tester un nouveau modèle publicitaire qui vise à accomplir exactement ça. Est-ce là le salut du journalisme de qualité librement accessible ?

Nous l’avons déjà évoqué à plusieurs reprises cette année sur ce site Web : les gens en ont ras-le-bol ! Ils se sentent bombardés et submergés de publicités et en décrient l’énorme quantité, la répétition constante et l’importunité, notamment on-line. Ils voient beaucoup trop souvent les mêmes annonces et n’apprécient pas le ciblage fondé sur leur comportement en ligne. Les annonceurs et éditeurs font face à un défi inédit.

Une seule annonce par semaine

Sans doute ce modèle publicitaire constitue-t-il un pas dans la bonne direction. Par semaine, les visiteurs d’un site Web ne doivent voir qu’une seule publicité pour obtenir un accès complet. Après avoir lu deux paragraphes, le Rezonence FreeWall apparaît, invitant le lecteur à visionner une annonce pour pouvoir poursuivre sa lecture. Journalistes et éditeurs ont donc deux paragraphes pour ‘tirer’ les lecteurs dans l’article. Ergo, il est immédiatement clair si le contenu offre suffisamment de valeur.

Rezonence Freewall in article example

Les lecteurs se voient ensuite proposer une question concernant la marque annoncée afin d’enregistrer le taux d’engagement. Bien que les éditeurs participants coupent toutes les autres publicités, ils en tireront finalement plus de revenus, puisque chaque lecteur leur rapportera ainsi plus comparé à des pages bourrées d’annonces.

Offre et demande suffisantes

Jusqu’à présent, ce modèle publicitaire n’est utilisé qu’avec d’autres modèles, comme les paywalls pour abonnés et autres publicités digitales. Et ce, chez des éditeurs de premier plan comme Condé Nast, Haymarket, Hearst, Bauer, TI Media. Ce test est le premier à faire appel à ce modèle en tant qu’unique source de revenus publicitaires pour les marques magazine. Bien sûr, il faut qu’il y ait suffisamment de demande de la part des annonceurs (pour garantir des revenus aux éditeurs) et d’offre de la part des éditeurs, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent. Il s’est aussi avéré qu’il n’était pas simple d’embrigader les agences média.

20 % de publicité

Le modèle verse 75 % des revenus aux éditeurs, parce que ce sont eux qui font le gros du travail avec un environnement rédactionnel de qualité. Il s’agit en effet justement de ne pas créer plus de journalisme attrape-clics, mais de lui substituer de la valeur pour le consommateur et de l’engagement pour les annonceurs. Rezonence va ‘enseigner’ au public à quel point le journalisme numérique peut être différent lorsque le choix ne se limite pas à une masse de publicités versus les paywalls. Le modèle doit assurer un équilibre entre rédaction et commerce qui soit plus proche de celui en télévision et en radio, avec 20 % de publicité par rapport à 80 % de contenu.

À suivre…

Source : The Drum

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Francois Mariet portrait

François Mariet :  » Les médias sociaux sont jaloux de la richesse du data côté magazines « 

C’est un défenseur des magazines hybrides, qui ont leur raison d’être tant en ligne que sur papier ou d’autres supports. François Mariet n’est pas seulement un professeur d’université associé à l’IREP et au CESP, c’est aussi un collègue. Il a entre autres travaillé pour Havas et Publicis. Vous pourrez aller l’écouter le 6 octobre lors de notre événément MAGnify.

MAGnify 2017 logo

Les marques magazines existeront-t-elles encore dans dix ans ?

Le média magazine joue un rôle d’information essentiel, au service des citoyens, et un rôle économique, au service des entreprises et des consommateurs. Il joue un rôle culturel : la diffusion de la langue écrite, de l’histoire… A tout cela vient s’ajouter la mission d’offrir du divertissement. La presse réunit les cultures et les explique. Elle est le ciment d’une société. Ces rôles et missions ne changeront pas. Dans dix ans, le média magazine sera donc toujours au poste. Il aura évidemment changé et se sera adapté aux évolutions économiques et culturelles, à de nouveaux goûts. Ce qui, par contre, ne changera pas, c’est l’importance et la valeur du contenu. C’est ce qui distingue la presse magazine, aujourd’hui et dans dix ans aussi.

Vous plaidez pour une hybridisation du magazine. Est-ce là l’avenir des magazines ?

C’est le présent et surtout l’avenir. Aujourd’hui déjà, les titres magazine existent tant sur papier qu’en digital. J’appelle ça ‘hybride’ parce qu’ils seront toujours une combinaison de différents supports. Plus que tout autre média, d’ailleurs. Et cette combinaison peut évoluer. Ça crée des expériences de lecture sympas et un parcours de lecture incroyablement diversifié. Chaque lecteur, pendant la semaine, passera à sa manière d’un canal à l’autre. Le média magazine sera ainsi à la disposition permanente de ses lecteurs. Or, ce comportement de lecture hybride génère des mesures d’audiences incroyablement complexes (et chères). Il s’agit donc en même temps d’une opportunité et d’un défi…

Les annonceurs semblent mettre le frein à main lorsqu’il s’agit d’investir dans les magazines. Que leur conseillez-vous ?

Peut-être connaissent-ils mal le média magazine. Ou alors, peut-être que leur évaluation des supports publicitaires plus à la mode est un rien plus ‘naïve’. Pour convaincre les annonceurs, il faut que la place et la valeur de la publicité dans le média soient améliorées, ce qui peut se faire en investissant dans la data.

C’est en effet ça la richesse de la presse magazine, tant envers le marché publicitaire qu’au niveau rédactionnel. La presse magazine produit un nombre gigantesque de data, qu’il est en outre facile d’exploiter. Les médias sociaux sont jaloux de cette richesse et rien ne leur ferait plus plaisir que de mettre la main dessus.

Par contre, cette data doit être traitée et commercialisée d’une bonne manière. Les marques magazine devront donc mettre sur pied leur propre DMP (data management platform, ndlr.), établir des partenariats technologiques, recruter des ingénieurs, …

Quel est le meilleur argument pour amener les annonceurs à intégrer les magazines dans leurs plans ?

L’argument majeur, c’est la puissance ciblée, sans qu’elle soit trop pointue. En outre, la presse magazine est un média fiable, créé de A à Z par des professionnels. Pas d’erreurs de calcul, pas de ‘fake news’ comme on peut en trouver sur les médias sociaux. Chaque message publicitaire y est visible, sans discussion. Et sans la nécessité de compter chaque pixel. Enfin, on oublie parfois à quel point la presse magazine est créative : la rédaction, les images, les illustrations… Peut-être devrait-elle se charger de la création du magazine tout entier, y compris des pages de publicité en collaboration directe avec l’annonceur… C’est déjà le cas aujourd’hui au niveau de la publicité native.

Pourquoi nos lecteurs devraient-ils venir vous écouter le 6 octobre ?

Tout d’abord, parce que je serai bref et qu’après ma présentation je prendrai le temps de discuter de ce que j’avance. Ensuite, parce que je suis un professionnel des médias et de la publicité (Havas, Publicis, etc.). Donc un collègue qui s’adresse à ses collègues. Ni plus, ni moins. Enfin, je suis aussi professeur d’université et chercheur. Je m’efforce donc inlassablement de trouver un équilibre entre le ‘regard au loin’ d’un chercheur et le ‘regard proche’ d’un professionnel.

MAGnify 2017 logo

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365 jours de créativité (suite)

Un jeune créatif créé un print publicitaire par jour pendant 1 an !

Solomon Tsitsuashvili, un jeune créatif débordant d’imagination s’est lancé un défi plutôt dingue ! Créer un print publicitaire par jour pendant un an, ce projet il l’intitule 365daysofcopy. Ces publicités sont fictives mais il choisit de grandes marques comme Airbnb, Nescafé, FedEx, Toyota et laisse libre cours à son imagination de manière délirante et décalée. Un joli travail de rédaction et de créativité !

#365daysofcopy sur Instagram

Source : Il était une pub

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Tamaris ad

A quoi ressemble l’annonce parfaite ?

Tamaris adPas besoin d’y aller par quatre chemins : l’annonce parfaite n’existe pas. Par contre, les mauvaises publicités sont hélas légion. Il apparaît qu’il n’est pas simple de créer la bonne combinaison de texte, d’image et d’éléments graphiques. Ce en vue d’obtenir une annonce qui capte l’attention pour ensuite la retenir suffisamment longtemps, qui communique le message et la marque de telle façon que ceux-ci finissent par être indissociablement liés dans la tête du consommateur, et qui façonne une attitude de marque positive.

Cela fait des décennies que l’on étudie l’impact publicitaire et les techniques utilisées sont de plus en plus avancées. Aujourd’hui, elles englobent le traçage oculaire et les scans cérébraux. On sait désormais beaucoup de choses sur les facteurs qui rendent une annonce plus impactante et sur les grossières erreurs à éviter.

Voici une checklist* reprenant les tout derniers enseignements, à mettre en regard de votre prochaine campagne :

Mise en page :

  1. L’image doit jouer les premiers rôles : les annonces majoritairement visuelles se remarquent plus (+10 %) que celles qui comprennent essentiellement du texte.
  2. Respectez une mise en page rédactionnelle : image, headline, copy. Les gens sont routiniers et regardent toujours les pages selon le même scénario (comme le révèle le traçage oculaire), en commençant juste au-dessus du milieu. C’est donc là que doit se trouver votre maître atout, afin d’accrocher le regard des gens.
  3. L’image et le texte sont liés : placez le headline près du visuel principal, de sorte que celui-ci en face partie (pas de lignes dures ni de fenêtres de texte, car celles-ci créent des barrières).Dior
  4. Le regard du lecteur doit ensuite automatiquement atterrir sur l’information clé dans le texte, dans un mouvement souple. La copy doit donc être bien intégrée, elle aussi à proximité du visuel et du headline, et non répartie sur toute la page.
  5. S’il y a quand même un texte à part, il vaut mieux le placer à droite à côté ou en-dessous du visuel (et certainement pas au-dessus).
  6. L’expéditeur / le logo se trouve toujours à la fin, là où les lecteurs l’attendent : en bas à droite. Cet élément des plus essentiels ne reçoit pas souvent le tribut qui lui revient et est rendu trop petit et indistinct, s’il n’est pas complètement omis. Du coup, le souvenir de la marque s’en ressent fortement !

Image :

  1. L’image est la première impression que le lecteur a d’une annonce. Il n’y a pas de seconde chance de faire une bonne première impression.
  2. Limpide et claire : en une fraction de seconde, l’image doit capter l’attention. Des images confuses n’attirent pas l’attention, ni ne retiennent le regard.
  3. Tranquillité : utilisez le moins possible d’autres éléments visuels rivalisant avec l’image centrale pour attirer l’attention.
  4. Simplicité : une image rapidement identifiable constituée de formes et de couleurs claires.C-A
  5. Grande, plus grande, … : une image agrandie suscite des émotions plus fortes et a un effet activant.
  6. Annoncez la couleur : les couleurs puissantes se remarquent et évoquent des ambiances spécifiques (pratique pour les graphiques).

Texte :

  1. Un bon texte augmente le temps d’engagement avec une annonce et engendre un traitement plus en profondeur dans le cerveau.
  2. Le headline doit renforcer l’image et approfondir l’effet.
  3. Le titre peut remplir diverses fonctions : énoncer une affirmation, poser une question (rhétorique), s’adresser directement au lecteur ou lancer une exclamation émotionnelle
  4. Il contient un lien direct avec la marque et le message.
  5. Le headline est bref, simple et formulé de façon active.
  6. Au niveau de la copy, il s’agit avant tout d’informations sur le produit et la marque. Une bonne copy donne des réponses et résout ainsi la tension créée par l’image et le headline.
  7. Forme : choisissez une police de caractères assortie à votre marque (moderne, élégante, masculine?). Tant que le texte reste très clairement lisible.
  8. Pas de phrases trop longues ni trop courtes, mais bien structurées. Prévoyez suffisamment d’espaces blancs.

Voici donc une liste qui vous permettra de bien vous armer avant de vous lancer dans l’arène des annonces publicitaires.

Une dernière chose : la vraie créativité grandiose peut enfreindre toutes les lois, c’est justement ce qui la rend impactante. Cependant, vous assurerez-vous d’en mesurer le réel impact sur le souvenir de la marque et l’attitude ?

 

*Basée sur une série d’études allemandesLes images utilisées dans l’article sont les ‘ads of the year’ 2016 de la recherche allemande Best4Tracking-Kreativtrackings (720 publicités -print + online- récherché annuellement, n=36.093)

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Fanta taste ad

Les 5 sens : le goût!

D’échantillons à des annonces comestibles

Le média magazine est en mesure de titiller chacun de nos sens. Après l’ouïe et l’odorat, nous nous penchons cette fois sur le goût. Résultat des courses : des annonces à se pourlécher les babines.

La façon la plus évidente d’associer les magazines et le goût est bien sûr l’échantillon. Innombrables sont les exemples qui font que chez le marchand de journaux vous recevez un produit gratuit lorsque vous achetez un titre, ou que vous trouvez un bon dans votre magazine vous donnant droit à un échantillon (si vous avez un abonnement).

L’on-line, quant à lui, offre d’autres possibilités. La plupart des marques qui y pratiquent le sampling, vous invitent à demander un produit. Cela présente évidemment un avantage important en termes de coûts (il ne faut prévoir des échantillons que pour qui les demande). Toutefois, cela signifie évidemment aussi que les lecteurs ne peuvent pas immédiatement goûter au produit.

Goûter en léchant

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L’échantillonnage est une façon indirecte de proposer une certaine saveur aux lecteurs de magazines. On peut être bien plus direct. Prenez par exemple l’utilisation des ‘flavour strips’. Dans People, la société agroalimentaire Welch’s, spécialisée dans les produits à base de fruits, a invité à déguster sa nouvelle saveur raisin au moyen d’une bandelette collée sur l’annonce. Il ressort du case que relativement peu de gens l’ont fait (29 % des répondants à l’enquête), mais que ce groupe était bel et bien 59 % plus enclin à acheter le produit.

Goûter en mangeant

Volkswagen advertentie  Volkswagen edible ad

Les ‘Flavour strips’ nous rapprochent d’un pas du ‘real thing’ : les annonces comestibles. Volkswagen a réussi à concevoir une publicité mémorable que les lecteurs pouvaient se mettre sous la dent. Un journal belge avait déjà créé une couverture pour son supplément du week-end (entièrement consacré au goût) en papier d’hostie, mais la primeur revient à Fanta.


La marque de l’enseigne Coca-Cola – ‘Nous, c’est le goût !’ – a produit une annonce qui non seulement était comestible, mais qui contenait aussi exactement la nouvelle saveur Fanta.

IKEA a utilisé le papier pour exciter les papilles dans une autre façon:

 

Il ne reste plus qu’à attendre le premier magazine entièrement comestible. Question de ne pas seulement servir d’amuse-bouche, mais de proposer un menu entier…

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La Sainte Trinité d’une campagne magazine à succès

Quels ingrédients une campagne magazine réussie contient-elle ? Pressemagazine.com est parti à la recherche de la réponse à cette question dans 87 campagnes françaises. Il s’avère qu’un contenu de qualité, la capacité de faire résonner l’action davantage encore et l’exploitation de données constituent une Sainte Trinité.

Comme chaque année, nos collègues français de pressemagazine.com ont analysé bon nombre d’insertions publicitaires dans le média magazine. Il s’agit de campagnes qui souvent  partent de pages publicitaires, mais qui vont plus loin : elles se servent de publicité native, de vidéo, de canaux mobiles et sociaux, de concours, d’échantillons, … Brefs, de la gamme de possibilités distinctes que peut offrir le média magazine.

En 2016, les campagnes ainsi prises sous la loupe par la rédaction étaient au nombre de 87.  En se fondant sur elles, la rédaction a formulé une Sainte Trinité qui en garantit le succès. Celle-ci consiste en :

  • un contenu de qualité utile et engageant pour le lecteur ou surfeur, auquel sont associées les rédactions des marques média. Ce contenu spécifiquement créé pour l’annonceur et s’intégré pleinement dans le volet rédactionnel (donc, de la publicité native).Quand, dans l’univers lifestyle de GQ, Philips parle des qualités de sa tondeuse à barbe, GQ.fr y rattache un volet en ligne traitant des cinq façons d’entretenir sa barbe et de bien présenter, dans cinq situations différentes.
    Nissan affirme son leadership en matière de voitures électriques en détournant pendant neuf mois une rubrique phare dans Capital, Geo, Ça m’intéresse et NG Traveler, tandis qu’à l’approche de Noël Yves Rocher récupère des rubriques dans Grazia et Biba pour y présenter une sélection de produits en édition limitée ;
  • la capacité de capter l’attention et mettre en exergue le contenu davantage encore (donc plus qu’à travers les seuls canaux de la marque média choisie). Un écosystème digital avec une attention croissante pour le mobile peut contribuer à cela, tout comme une déclinaison sur un événement, voire sur le point de vente ;
  • l’utilisation de la data pour toucher la cible de manière plus efficace. L’action de ‘brand publishing’ mise sur pied par Renault dans Gala à l’occasion du Festival de Deauville et dans le cadre du programme Le Siège Renault a par exemple démarré par l’envoi de newsletters et d’un e-mailing aux lecteurs de Gala ayant exprimé un intérêt pour le cinéma.

Plus vous combinez de ces éléments en tant qu’annonceur, plus vos chances de réussite augmenteront.

Source: pressemagazine.com

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Sam De Win

La Colonne de Sam De Win

La saison des Awards est ouverte

Traditionnellement, juin est le mois des ‘awards’, et cette année n’est pas une exception. Des Creative Belgium Awards au Lions de Cannes… Nous sommes curieux de découvrir quelles seront les créations de haut vol qui s’offriront le plus de chapeaux et de lions. Sam De Win, Directeur créatif chez Make Lemonade, désigne d’ores et déjà ses campagnes print favorites.

La saison des festivals a repris ses droits. Creative Belgium décerne ses prix dans la ville balnéaire mondaine de Knokke et ensuite la grand-messe de la publicité prend le relais : les Lions de Cannes. J’ai à chaque fois hâte d’en être.  Non seulement parce qu’on y récompense les meilleures créations, mais surtout parce qu’à chaque fois cela me fait redécouvrir l’amour de mon métier.  A Knokke, on nous soumet un échantillon du savoir-faire belge et à Cannes, celui du monde entier.

Il y a suffisamment de candidats de valeur, mais quelles sont les campagnes print qui brillent par leur excellence ? Aujourd’hui, cela fait longtemps qu’il ne s’agit plus d’une belle image et d’un headline finement tourné, ou d’un jeu de mots malin auquel il faut réfléchir à deux fois. Non, de nos jours le print va plus loin. Les ordinateurs dessinent des portraits qui deviennent des annonces que l’on peut ensuite shazamer.  

De Tijd – Nieuwe Tijden (NL) from FamousGrey on Vimeo.

Ou alors, les photos pour l’annonce sont développées avec de l’eau tirée d’une rivière polluée.

Cette dernière sera assurément récompensée à Knokke. Elle cadre dans une belle série d’annonces qui l’an dernier déjà s’était adjugé un tas de prix à Cannes.

Mais alors, le glas a-t-il sonné pour les annonces ‘old-school’ ? Je ne le pense pas. Cette année encore, on a vu émerger une belle série de preuves en ce sens. Les annonces de Burger King, par exemple, brillent par leur simplicité. Afin de démontrer que leurs burgers sont tous ‘flame-grilled’, ils se sont servis de photos de vrais incendies dans leurs filiales. C’est osé, ça c’est sûr. Et excellent, ça c’est sûr. Est-ce que ça gagnera à Cannes ?  Ça c’est sûr !

Burger Kind ad

Autre bel exemple : la campagne de Getty Images. Pour démontrer que les possibilités avec leurs images sont illimitées, ils ont composé des photos à partir d’une dizaine d’autres clichés. Coup sur coup des annonces en béton.

Getty Images Frau Merkel ad

Et puis, il y a encore Marcia Zuckerberg, bien sûr.

Forbes ad Marcia Zuckerberg

Ce ne sont là que quelques-uns des favoris de cette année. Ce qu’il y a de chouette, ou de moins chouette, à Cannes, c’est que sur place, on découvre en effet des annonces qu’on n’a encore jamais vues ailleurs. De ces trucs dont on se dit : merde alors, ça j’aurais pu imaginer aussi. Ou voulu imaginer, bien sûr. Soit, la saison des festivals s’annonce encore très agréable.

Rendez-vous à Knokke. Ou à Cannes.

Sam

P.-S. : Pour ceux qui n’en ont jamais assez de découvrir des annonces print valant le détour : http://www.bestadsontv.com/best/print

 

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