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Top Santé sur Facebook avec dr Sarkozy

Actions sympathiques émanant de magazines

Tandis que le COVID-19 se déchaîne à travers le pays, chacun, à sa propre manière, tente d’apporter sa pierre à l’édifice érigé contre le virus. Les magazines aussi veulent remonter le moral de leurs lecteurs. Cependant, comment faire la différence, au-delà de leur rôle d’information ? Sept magazines montrent d’ores et déjà le bon exemple.

A lire aussi : Des innovations inspirantes ? Cela se trouve chez les marques magazines

Ciné Télé Revue

L’action sympathique suivante que nous avons pu dégoter, émane du magazine TV Ciné Télé Revue. Il s’avère qu’il est souvent plus difficile de s’occuper qu’on ne l’a pensé initialement. Pour cette raison, Ciné Télé Revue a créé la newsletter #Onrestechezsoi. Celle-ci fait en sorte que vous restez scotché chez vous. Que regarder à la télévision, quels musées découvrir en virtuel et comment occuper les enfants ? Cette newsletter vous dira tout. De plus, le magazine élargit considérablement sa rubrique des lecteurs, où ‘les héros d’aujourd’hui’ se voient offrir une place de choix.

Top Santé

Une des actions les plus sympathiques émane du magazine lifestyle Top Santé. Il s’agit en effet de vous garder en bonne santé, vous et vos proches. Que vaut-il mieux faire ou, justement, ne pas faire ? Est-il important de continuer à faire du sport ? Plus que jamais, Top Santé insiste sur la santé. C’est pourquoi l’enseigne a lancé une séance de questions-réponses virtuelle sur Facebook. La parole est à des médecins et des spécialistes de la santé, qui pendant une heure répondent à toutes les questions, sur le COVID-19 ou non.

Top Santé sur Facebook avec dr Sarkozy

Flair

Flair aussi s’efforce de remonter le moral de ses lecteurs. Les gens ont grand besoin d’interaction et c’est là que Flair intervient en ange gardien sous le couvert du hashtag #Flairraakt (Flair touche). Derrière, il y a une base de données complète contenant des messages prêts à l’emploi à envoyer à ses amis ou ses proches. Car les mots relient et c’est avec des mots qu’on peut toucher les gens. Les intéressés peuvent écrire leur propre message ou en personnaliser un déjà rédigé par la rédaction de Flair, pour ensuite l’envoyer par voie digitale. Le favori de notre rédaction est d’ores et déjà : « Na deze quarantaine gaan we… wijne, wijne, wijne! » (Après cette quarantaine, nous boirons des verres de vin par dizaines !).

Flair raakt web page

Trends Tendances

Une autre action sympathique a été lancée par Trends. Pas de gentils messages ou monologues comiques cette fois, mais un podcast on ne peut plus sérieux. ‘À quel sujet ?’ est une question à laquelle vous connaissez déjà la réponse, mais dans son podcast Trends parvient tout de même à bien adresser le thème du corona. Tous les mardis et jeudis à partir de 8 heures du matin, ils invitent quelqu’un à faire le récit de l’impact du virus sur notre pays. Vous pouvez ainsi tendre l’oreille à Edward Roosens, Chef économe au sein de la Fédération des Entreprises de Belgique, qui retrace l’impact économique du COVID-19. Les épisodes sont à écouter sur le site web de Trends.

Trends tendances podcast

Libelle

Libelle a également ouvert tous les registres pour remonter le moral de ceux qui sont confinés chez eux, et ce, à l’aide de la plateforme en ligne #wijhoudencontact (nous gardons le contact). En effet, beaucoup de gens doivent se passer les uns des autres et tout le monde aime s’offrir un petit (message) remontant. Pas des messages écrits, cependant, comme chez Flair, mais bien des photos et des clips placés sur #wijhoudencontact pour donner un coup de pouce à qui en a besoin. Ou, tout simplement, pour dire ‘merci’ à tous ceux qui de nos jours le méritent : infirmiers, médecins, employés de supermarchés, etc. Libelle nourrit aussi d’autres ambitions avec cette plateforme, car – qui sait ? – votre courrier trouvera peut-être une place dans le magazine.

Libelle Wijhoudencontact web page

Dag Allemaal

#samentegencorona (#ensemblecontrecorona), telle est la devise avec laquelle Dag Allemaal cherche à inciter ses lecteurs à rester confinés. Ici aussi, les mots et les messages tendres jouent un rôle crucial. À l’aide de cartes postales, Dag Allemaal veut rapprocher les gens. Sans pour autant gommer la distance, car il s’agit encore toujours de respecter les règles de distanciement social. Le site web du magazine permet de créer sa propre carte postale, d’y ajouter des photos sympas et de rédiger un petit texte. Ensuite, il ne reste plus qu’à envoyer le tout. Ce que cette action a de sympathique ? Elle laisse le choix entre une approche résolument moderne avec une carte digitale ou l’envoi d’une carte postale comme dans le bon vieux temps, par la poste. Voilà comment Dag Allemaal apporte aussi sa pierre à l’édifice.

Humo

Les gens commencent à en avoir marre, de tout ce cirque autour du coronavirus. Entre-temps, nous nous sommes rebiffés après la vague de panique initiale. Et pourtant, il est toujours tellement important que nous nous confinions ‘dans notre kot’, comme l’a si bien formulé Maggie De Block. C’est exactement ce que cherche à nous faire faire Humo avec Humo’s Quarantaine Festijn. Des films comme Twelve Years a Slave, des documentaires, des spectacles des comédiens Hans Teeuwen et Wim Helsen et des e-books de Tommy Wieringa et David van Reybrouck. Que nous faut-il de plus pour rester chez nous ? Il y a toutefois anguille sous roche… cette offre ne valant que pour les abonnés. Mais là aussi, Humo a une réponse toute faite : le magazine offre un mois de plaisir de lecture et visuel gratuit pour qu’on reste cloîtré chez soi à coup sûr. Pour en profiter par la suite, il faudra débourser 5 euros par mois, mais que sont 5 euros s’ils vous permettent de rester protégés, vous et vos proches ?

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Uncovered : les règles sont faites pour être transgressées

Quand on établit des règles pour la créativité, que ce soit en publicité ou pour une couverture de magazine, il n’y plus qu’à attendre qui les enfreindra en premier. Quand tout le monde utilise de la couleur dans sa publicité, le noir et blanc se fera, effectivement, soudain remarquer. Ce principe vaut également pour les couvertures des magazines de mode, comme nous l’a si bien montré en 1977 le Vogue britannique.

Peu de magazines sont aussi iconiques que Vogue (lisez aussi : Vogue, le N° 1 des magazines de mode). La marque, fondée en 1892, est depuis bien des années le numéro un des magazines de mode et dans un avenir proche elle ne semble pas encline à céder sa place à quelque média que ce soit.

Vogue UK cover February 1977Généralement, les couvertures des magazines de mode ne brillent pas par leur originalité, car il existe une poignée de règles séculaires que l’on ne transgresse que très rarement :

  • ne pas montrer d’aliments (et certainement pas quelqu’un qui mange !!) ;
  • ne pas utiliser de vert (ça ne vend pas) ;
  • toujours regarder dans les yeux.

Il est donc d’autant plus surprenant de constater qu’avec la fameuse couverture de février 1977, l’art director du Vogue britannique, Terry Jones, a fait fi de toutes ces règles.

A l’époque, Vogue publiait deux fois par an un numéro dédié à une seule couleur et la couleur dominante de l’édition en question était le vert. Le rédacteur de mode a eu l’idée de demander à un modèle de manger de la gelée verte, mais les premières prises n’ont pas vraiment convaincu. Quelqu’un a ensuite avancé l’idée de faire un close-up, avec le 150 Hasselblad du photographe, des dents plantées dans la gelée.

En 1977, pour voir le résultat il fallait évidemment encore patienter jusqu’à ce qu’on ait sous les yeux des épreuves, mais toutes les personnes concernées ont immédiatement réalisé qu’il fallait que ça devienne la couverture. Couchée sur le papier glacé, la photo saisissante s’apparente presque à une œuvre d’art abstraite et vous saute aux yeux.

La rédactrice en chef britannique, Beatrix Miller, et le patron de la filiale britannique, relativement nouveau, ont marqué leur accord avec l’expérience audacieuse. La couverture n’a pas été soumise pour approbation au rédacteur en chef pour les Etats-Unis et l’Europe à New York.

C’était sans compter sur le patron européen, Daniel Salem, qui, lors de la mise sous presse, a vu ce qu’avait concocté l’équipe britannique et a crié au meurtre. Ceci n’était pas une couverture Vogue ! La couverture s’éloignait tellement des pratiques habituelles, que peu d’observateurs parvenaient à s’en faire une idée.

Fort heureusement, on n’a plus pu arrêter les presses et c’est devenu le numéro le plus rapidement vendu de l’année.

Source : Uncovered

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we love magazines - maison moderne

L’appréciation pour les magazines reste élevée en Belgique

Les gens aiment les magazines, voilà ce que conclut l’organisation sectorielle Custo sur base de sa propre étude lecteurs, menée de 2010 à 2018. Sur une échelle de 1 à 10, les magazines obtiennent un score de près de 8 en matière de ‘likeability’, score qui durant toutes ces années fort tumultueuses pour le média s’est toujours avéré particulièrement stable.

Le chiffre positif provient d’un benchmark récent du Custometer. Celui-ci englobe 46 études lecteurs B2C, réalisées entre 2010 et 2018. Le benchmark retrace aussi l’évolution des dernières années.

Le score de likeability de 7,8 est constitué de scores attribués à la couverture, la qualité des articles, la mise en page, etc. Deux éléments, à savoir la qualité des images et la lisibilité des magazines, obtiennent de la part des lecteurs un score d’appréciation au-dessus de la moyenne (score supérieur à 8). Quelque 9 répondants sur 10 estiment en outre que l’information véhiculée est intéressante ou utile, mais qu’en font-ils par après ?

Les magazines activent les lecteurs

73 % part à la recherche de plus de contenu, ce qui indique à quel point les magazines peuvent être fonctionnels dans une customer journey. 63 % des répondants indiquent spécifiquement qu’ils visitent le site de la marque après avoir lu le magazine.

64 % recommande la marque ou les produits. Après avoir lu un magazine, 58 % partage son avis. Ce qui est sans doute encore plus important pour les marques, c’est que 68 % des répondants indiquent qu’après avoir lu un magazine, ils veulent procéder à un achat, 71 % se servant d’un coupon ou d’une promotion.

Ce qui, historiquement, fait la force des magazines – l’inspiration et le partage de nouvelles idées –, ressort aussi clairement du Custometer. L’organisation prévient cependant qu’il y a de légères baisses dans le nombre de répondants qui tirent de nouvelles idées de magazines (de 78 à 73 %) et s’essaient à de nouvelles choses (de 71 à 66 %). Quant à savoir pourquoi, cela n’a hélas pas fait l’objet de l’enquête.

Lire et encore lire

Le comportement de lecture qui ressort du Custometer est également stable. Le pourcentage le plus important de lecteurs (22 %) lit un magazine pendant 20 à 30 minutes, la moyenne se situant à 29 minutes et affichant une même stabilité. Plus de la moitié (55 %) regarde aussi toutes les pages. Les gens conservent leurs magazines moins souvent qu’avant (de 31 à 26 %), mais près de la moitié les passent volontiers à autrui.

Tout bien considéré, ce benchmark confirme toutefois surtout que les grands atouts des magazines restent intacts. Le contenu parvient à retenir les gens pendant longtemps et les incite à entreprendre des actions concrètes qui permettent aux marques de tabler sur des connotations positives : au moins 70 % des répondants déclarent retrouver dans les magazines les caractéristiques meneur, ouvert, humain, innovatif, impliqué ou fiable.

Source : Custometer, Custo (ACC)

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Pop-up magazine in action

Magazine en point de mire : Pop-Up Magazine

Un magazine en point de mire qui n’est pas un magazine ? En cette année 2018, c’est parfaitement possible. En tout cas lorsqu’il s’appelle Pop-Up Magazine, qui se définit le mieux comme un magazine en direct. Donc pas sur papier, ni en ligne, mais complètement en live…

« Voici où a commencé notre histoire. Un petit groupe de gens a décidé de créer un magazine en live. Des écrivains, producteurs radio, photographes, réalisateurs et autres illustrateurs allaient proposer de  nouveaux récits dans un mix de médias. Des récits traitant de la science, de la politique, de la culture pop, du sport, des problèmes sociaux, de la musique, du business, de l’art, de la criminalité, de la technologie, de l’alimentation et bien plus encore. La soirée que nous allions organiser allait donner vie à ces récits, tout comme le fait un magazine classique, pour finir au bar, où les ‘acteurs’ et le public seraient amenés à mieux se connaître. Rien ne serait enregistré. Pour le voir, il aurait fallu être présent. »

Voilà comment l’équipe de Pop-Up Magazine a défini le projet, qui depuis s’est avéré être un succès. À la mi-octobre, il a en effet effectué sa première ‘escale internationale’, dix ans après le lancement. C’est Toronto qui s’est vu accorder cet honneur, après des passages antérieures du magazine américain dans des villes comme San Francisco, New York, Los Angeles, Washington DC, Atlanta, Austin, Boston, Chicago, Portland, Seattle et la Nouvelle Orléans. Chaque représentation s’apparente alors à une nouvelle édition d’un magazine…

De l’événementiel au print

« Nos représentations prennent vie à travers des films, des animations et des photographies projetés au-dessus de la scène, où un groupe se produit en live, assisté par un journaliste qui propose son récit », dixit l’éditeur Chas Edwards. « Certains de ces récits semblent venir tout droit d’un magazine classique, comme une chronique, un cartoon rédactionnel ou une rubrique ‘Comment faire’. »

Il n’est donc vraiment pas questions de papier. Ou si, quand même ? La voix du sang est la plus forte et depuis 2014, Pop-Up Magazine diffuse aussi The California Sunday Magazine. Celui-ci propose des récits similaires au travers d’articles et de photos. L’hebdomadaire est envoyé en complément d’une partie du tirage des magazines dominicaux Los Angeles Times et San Francisco Chronicle.

En d’autres termes, de l’événementiel au print… Ça aussi, c’est parfaitement faisable.

Plus d’infos ici 

Make time for print campaign, SA

Il est temps de faire du print

L’addiction par excellence de notre époque est notre smartphone : nous nous identifions complètement à lui, entamons la journée avec lui et le vérifions ensuite environ toutes les 12 minutes. 41 % des Britanniques estiment que cette dépendance technologique est comparable à celles à l’alcool ou à la drogue. Des études ont révélé l’effet nocif sur les enfants. Ceux-ci sont sujets à davantage d’angoisse et de dépression et à une faible estime de soi. Ce n’est pas un hasard si les bonzes de Silicon Valley envoient leurs enfants dans des écoles sans nouvelles technologies.

Il n’est donc pas vraiment étonnant que 67 % des 18 à 34 ans avouent avoir besoin, de temps à autre, d’une ‘pause technologique’ (71 % du groupe des 18-24). L’an dernier, l’association britannique des magazines s’en était déjà inspirée pour lancer la magnifique campagne ‘Press Pause’ (redécouvrez-la ici).

Récemment, un éditeur sud-africain a lancé la campagne ‘Make Time for Print’, qui (jusqu’à présent) compte deux vidéos nostalgiques évoquant habilement l’envie de vivre un moment dénué de technologie. La vidéo magazine se focalise sur le sentiment des vacances : l’isolation et l’intimité d’un moment paisible dans un hamac tout en se régalant d’un bon périodique. Des journées où rien ne vient perturber le calme, même pas le téléphone.

L’éditeur, Associated Media Publishing, souligne que la campagne ne veut absolument rien exprimer au détriment des médias numériques. « Le digital est tout aussi fantastique, mais pour d’autres raisons », dit le CEO, Julia Raphaely. « Je pense toutefois qu’il est grand temps que l’on témoigne de la reconnaissance pour l’expérience particulière que le print offre aux gens. »

Regardez la vidéo :

Sources : FIPP, Mediatel, Mediatel

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magazines

Ce que vous ne saviez pas encore au sujet du média magazine

C’est d’un œil quelque peu envieux que nous considérons nos collègues des fédérations de magazines à l’étranger lorsqu’ils publient leurs ‘Factbooks’ : une sorte d’annuaire rassemblant la data, les faits, les études, voire les points de vue concernant le média magazine dans leur pays. Fort heureusement, ces dernières années le monde des magazines s’est aussi globalisé, comme la plupart des secteurs (même si nous ne voulons nier les différences locales !). Coup sur coup, il s’avère que la dynamique et le fonctionnement des marques magazine à travers le monde présentent de grandes similitudes. Voilà pourquoi nous avons distillé quelques faits intéressants et pertinents pour la Belgique de deux Factbooks récents (MPA et VDZ).

 

Aux Etats-Unis, la MPA publie chaque trimestre la data du projet Magazine Media 360°, rapportant l’audience totale des marques magazine sur un grand nombre de plateformes.

Le Factbook récent présente les tendances qui se dégagent dans cette data, telles que la répartition du public magazine sur diverses plateformes et l’augmentation progressive du public cross-plateformes total des marques magazine (2014-2018).

graph Magazine Media Mix MM360

graph percent growth cross platform audience

Comme il n’existe pas encore d’étude d’audience multi-plateformes de qualité (les Pays-Bas viennent de lancer un appel d’offres pour la première fois au monde), les plans média des marques magazine ne peuvent être établis avec des chiffres d’audience globaux. Dans la plupart des pays, on publie en outre régulièrement des chiffres de tirage des magazines imprimés (parfois plus éditions numériques), ce qui crée une image très négative du développement du média magazine.

Les chiffres de Magazine Media 360° font toutefois apparaître une tout autre vérité : lorsqu’on mesure en cross-plateformes, l’intérêt pour le contenu magazine croît.

Le cerveau du lecteur

Autre donnée intéressante dans le MPA Factbook : la quantité d’études et leur variété. Les pays et éditeurs de plus grande envergure disposent bien sûr de budgets plus importants et aujourd’hui une grosse partie des études magazine provient donc des grands pays.

Ce qui revient souvent, c’est la neuroscience et la puissance du print que celle-ci révèle à chaque fois. Les gens comprennent et retiennent mieux l’information lorsqu’ils la lisent sur papier plutôt que sur un écran. (Lisez aussi : Ce que la neuroscience nous apprend sur la publicité magazine)

graph what neuroscience says about print

Retenir, c’est important, car beaucoup de publicités sont axées sur la valorisation de la marque et l’installation d’une image de marque positive. Il va toutefois de soi qu’au final, cela doit mener à l’achat de la (bonne) marque. Là aussi, il s’avère que le print a son rôle à jouer, puisque l’intention d’achat augmente davantage lorsqu’on est confronté à une publicité imprimée. (Lire aussi : TV+online+magazines : l’efficacité la plus élevée)

graph print boosts key ad metrics

Retour sur investissement publicitaire

Autre donnée récurrente : pour votre investissement dans le média magazine, vous obtenez plus en retour que pour le même budget dans d’autres médias. Une fois encore, il ressort que le print joue un rôle important dans l’histoire, car il génère le ROI le plus important, mais dans beaucoup de secteurs la puissance de campagnes cross-plateformes s’avère inégalée.

graph the power of cross platform ROI

Si ces dernières années, on a publié beaucoup d’études dans divers pays mettant en évidence le ROI des magazines, l’éditeur américain Meredith a encore fait un pas de plus sur base des résultats positifs issus d’une étude publicitaire particulièrement fournie. ‘Put your money where your mouth is’, comme disent si bien les anglophones. Meredith offre en effet une garantie de vente sur les campagnes dans ses marques magazine. En 2017, la MPA a alors emboîté le pas à l’éditeur.

graph highest return on ad spend from magazines

De l’appréciation pour le média magazine

Le MPA Factbook n’offre pas seulement des chiffres financiers durs et froids, mais présente aussi le fruit d’autres études. Comme celle qui a sondé l’appréciation pour différents médias témoignée par la catégorie d’âge des 18-49. Tout en haut, on retrouve l’attention pour et la réceptivité face à la publicité, qui, comme nous en avons l’habitude, sont considérablement plus élevées du côté du média magazine comparé aux sites Web et à la télévision. Cependant, sur d’autres caractéristiques aussi les magazines obtiennent des scores plus que probants, la fiabilité étant loin d’être la dernière du lot (dans le graphique, si). (Lire aussi : Les plans média incluant les magazines sont …)

graph appreciation magazine media

Le média magazine permet de se tenir au courant de nouveaux produits, constitue une source d’informations précieuses ainsi qu’une source d’inspiration pour qui veut essayer et acheter des produits.

graph magazine media provides valuable info

Les lecteurs magazine ont confiance en leurs titres favoris, mais il s’avère aussi qu’en général, ils font davantage confiance aux marques que d’autres utilisateurs média. De plus, ils sont ouverts à la publicité. Cela est sans aucun doute fortement lié au contexte de qualité dans lequel ils voient la publicité en question.

Ils aiment essayer de nouvelles marques et sont prêts à payer plus pour la qualité et les marques. Par ailleurs, ils considèrent les publicités comme une aide dans leurs décisions d’achat, quelque chose qui peut leur transmettre une information précieuse.

graph magazine readers believe in brands

graph magazine ads engage more

 

A suivre …

Envie de lire plus ?

Cover National Geographic Afghanistan

Nichons

Un bon titre ne manque jamais de capter l’attention. Danny Devriendt, Managing Director d’IPG Dynamic, le sait mieux que quiconque, puisque c’est un fan invétéré des magazines. Découvrez son histoire d’amour…

Je vais avoir 50 ans. Il existe deux types d’hommes de la cinquantaine. Ceux qui ont vu leurs premiers seins dans Playboy et ceux qui ont vu leurs premiers seins dans National Geographic. Pour les plus jeunes d’entre nous : je suis issu d’une époque où Internet n’existait pas encore. Mon Wikipedia pesait une tonne, comprenait 27 tomes (un par lettre de l’alphabet plus un atlas) et occupait les troisième et quatrième planches de notre bibliothèque. Un jour, j’en ai coupé et collé quelques images pour un exposé. À l’époque, nous avions vraiment un trou béant dans notre éducation : en page 245. En page 246 aussi.

Mais je m’égare. J’allais vous parler de nichons. Je suis un amateur de #pairesdeseinsnusdansNationalGeographic. De nichons magazine, dans un noir et blanc stylé, sur papier glacé. J’avais douze ans. Voire treize. J’étais content pour les filles dans ma classe. Au moins, elles portaient des vêtements. Les filles et les femmes dans National Geographic n’avaient pas de quoi se payer des vêtements. Ou alors, il faisait trop chaud. En tout cas, elles devaient marcher longtemps pour trouver de l’eau. Certaines n’avaient pas assez à manger. Elles vivaient dans des huttes, ou des maisons en carton et en tôle ondulée. Les photographes de National Geographic m’ont appris que les femmes fortes peuvent porter la nudité comme un uniforme, et que la dignité n’avait rien à voir avec les vêtements qu’on a sur le corps.

La première fois que je suis vraiment tombé amoureux, c’était en 1985. En juin. J’avais 16 ans. Elle était sale, crasseuse. Contrairement à Devin DeVasquez, (playmate juin ‘85), elle était entièrement habillée. J’ai complètement craqué pour ses yeux verts, en couverture de National Geographic. Je l’ai appelée ‘la fille afghane’. J’ai dû attendre 17 ans avant d’apprendre son nom :  Sharbat Gula.

Cover National Geographic Afghanistan

Une fenêtre sur le monde

National Geographic m’a appris à connaître les gens et les peuples, ainsi que les animaux et leur habitat. Life Magazine m’a offert un regard sur la photographie et le storytelling. Time m’a montré ce qu’il se passait dans le monde et Newsweek n’était jamais du même avis. Charlie Hebdo m’a révélé la force d’une vision et la létalité d’une caricature. Depuis 1993, je n’ai raté aucun numéro de Wired. En 2000 est venu s’y ajouter le New Yorker.

Les magazines ont peint l’image du monde que je porte en moi. Ils la parachèvent toujours aujourd’hui, semaine après semaine, mois après mois.  Les magazines m’ont permis de voyager dans ma tête et m’ont montré que le contexte, la culture et l’encadrement explicatif donnent un sens aux choses et aux gens. Les magazines m’ont révélé pour la première fois la force condensée des mots et des images. C’est là qu’a germé ma passion pour le récit.

Virtuel, ça n’en est pas moins vrai

J’aime toujours les magazines papier. Même si je leur suis infidèle. Généralement, je les lis sur ma tablette. Avec autant d’attention que naguère. Ils forment un rendez-vous fixe. Une mise à niveau de mon savoir. Je ne me sens pas entier sans avoir téléchargé toutes ces connaissances dans mon cerveau. Dans ma tête, tout est soigneusement classé par mois, et par rubrique.

J’ai la foi

Je me surprends, en anticlérical convaincu, à attribuer à mes magazines une puissance biblique. Je les cite, je les sors de mon chapeau dans mes keynotes et mes pitchs média. J’ai foi en eux. Car ce qui est contenu dans mes magazines est vrai.

Dans 50 jours, ma petite fille Tara aura 3 ans. Je lui offrirai un abonnement à Pomme d’Api. Ce sera son premier magazine à elle. Même si, aujourd’hui déjà, elle vit dans un château fort bourré d’années de magazines. Elle pose toutes les bonnes questions. Aujourd’hui déjà, en feuilletant elle sillonne un océan de connaissance.

Demain, je lui raconterai l’histoire de mon premier amour. La fille aux yeux verts.

D’autres opinions : 

 

Graph magazines and newsbrands combination

Le bon contexte rapporte de l’attention, de la pertinence et de la confiance aux marques

Lors d’un événement destiné au monde publicitaire britannique, Magnetic Media et Newsworks ont présenté leur projet commun, ‘The Power of Context’. Dans ce livre blanc, les deux organisations démontrent clairement et sans équivoque, sur base d’une série d’études (aussi bien propres, p. ex. Trust Matters et Moments that Matter, qu’externes, comme IPA Touchpoints) que les marques média ‘publiées’ offrent aux annonceurs une grosse opportunité, sous forme d’une construction de marque à long terme, d’un contexte de qualité et d’un lien émotionnel significatif avec le public.

Là où le contenu du rapport revêt une grande importance pour le monde publicitaire, le plus gros scoop du jour était que, pour la première fois, le média magazine et les médias d’information se sont engagés côte à côte dans la lutte contre les préjugés et une image négative. ‘The Power of Context’ se focalise sur l’influence du contexte que les marques média offrent à la publicité, tant sur la perception que sur le traitement des informations et des marques.

Dans ce cadre, tant les magazines que les médias d’information ont leur propre rôle à jouer envers les marques.  L’étude Newsworks sondant l’attention (en collaboration avec  PwC, 2016) confirme par exemple une nouvelle fois que la puissance des magazines imprimés se situe aussi bien au début qu’à la fin de l’entonnoir d’achat : au niveau de l’inspiration (donner des idées aux gens concernant les marques et produits), d’une part, et des achats, d’autre part.

Graph - ranking media for product and brand information

Aux yeux de Magnetic Media et Newsworks, le contexte est plus que l’environnement direct d’une annonce.  Les lecteurs magazine ont certaines attentes vis-à-vis de leur lecture favorite, allant ainsi à la rencontre du contenu. Ils projettent ces attentes, ainsi que leur confiance, sur les publicités et les marques. En outre, il existe un dynamisme naturel entre rédaction et commerce, que le public apprécie. Cela rend le média magazine encore plus approprié en tant que média publicitaire. (Lire aussi : ” La TV et les magazines sont peut-être bien les médias publicitaires par excellence “).

‘The Power of Context’ est réparti en quatre chapitres compactes :

  1. ‘Context is all in the mind’ : sur l’effet de la relation entre les médias et leur public sur la publicité et les marques.
  2. ‘You’re in good company in published media’ : comment le contexte influence-t-il la publicité de marque ?
  3. ‘Not all reach is equal’ : la qualité et la visibilité importent bel et bien ; sur l’avantage d’un contexte de qualité pour les marques.
  4. ‘Context = brand discovery = new consumers’ : sur l’efficacité croissante des médias ‘publiés’, impactant des effets business comme les ventes.

Le dernier chapitre aborde aussi la combinaison des médias d’information et du média magazine. L’analyse de Peter Field, que nous avions déjà évoquée précédemment, révèle que les deux sont capables de générer de nouveaux consommateurs pour les marques.

Graph magazines and newsbrands combination

Suite à l’essor du programmatique, l’attention pour le contexte s’est vu reléguée à l’arrière-plan, et ça n’est pas juste. Voilà ce que plaident avec conviction dans ce livre blanc Magnetic Media et Newsworks. Les marques peuvent tirer un avantage considérable du choix méticuleux du bon contexte de qualité. Il est beau de voir que les organisations britanniques montrent la voie et unissent leurs forces pour réattirer l’attention sur ce sujet.

The Battle for Attention, PwC, Newsworks

D’autres recherches sur le même sujet:

Person reading magazine in hammock

Les lecteurs espèrent qu’il y aura toujours des magazines

Les lecteurs voient toujours les magazines comme un moment de détente, où l’on se fait plaisir. Plus de 50 % d’entre eux estiment que c’est bel et bien un média contemporain (tout à fait/ plutôt d’accord) et 14 % seulement n’est  pas (du tout/ vraiment) d’accord sur ce point. Près d’un tiers des lecteurs indiquent qu’ils ont confiance en les annonceurs figurant dans leur magazine préféré.

La grande majorité espère qu’il y aura toujours des magazines (moins de 10 % est d’un avis contraire) et il s’agit plus souvent de femmes que d’hommes. Les femmes dans la tranche d’âge des 50-65, notamment, ne veulent pas se passer de magazines (79 %), tandis que pas moins de 75 % des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans sont du même avis.

Il s’agit là de résultats tirés d’une étude menée aux Pays-Bas par Sanoma, en collaboration avec IPG Mediabrands. Cette année, les deux parties avaient déjà publié leur étude ‘Confiance dans les médias’. Cette enquête-ci, auprès de 600 lecteurs de magazines interrogés sur ce qu’ils pensent des périodiques, constitue une suite à la première. Elle permet de dégager des observations intéressantes concernant l’appréciation et l’utilisation des magazines.

Voici une poignée de résultats tirés de l’étude :

  • Près de 60 % des personnes interrogées ont confiance en ce que leur raconte leur magazine.
  • 40 % environ a même plus confiance en son magazine favori qu’en d’autres sources.
  • Quelque 45 % des répondants voient les annonces comme un élément logique de leur magazine favori.
  • Plus de 30 % des répondants indiquent avoir confiance en les annonceurs présents dans leur magazine favori.
  • Les lecteurs voient les magazines comme un complément précieux à d’autres médias (plus de 65 %) et découvrent dans leur magazine favori des choses sympas qui, sinon, leur auraient échappé (plus de 70 %).
  • Un lecteur magazine sur cinq lit son titre favori le dimanche. Ce qui arrive plus souvent, toutefois, c’est qu’il n’y a pas de jour de lecture dédié (35 %) ou qu’on étale la lecture sur plusieurs jours (27 %).
  • Les femmes de 15 à 24 ans déchirent, découpent ou photographient le plus souvent quelque chose dans les magazines (67 %). Les hommes du même âge s’y adonnent beaucoup moins (21 %).

Découvrez les autres résultats dans la présentation ci-dessous (en Néerlandais):

Comme le démontrent IPG Mediabrands et Sanoma à travers cette étude, les magazines ont leur propre rôle à jouer dans l’ère numérique et ils inspirent la confiance la plus complète aux lecteurs. C’est quelque chose dont peuvent également profiter les annonceurs, comme le révèlent aussi d’autres études.

 

Man reading magazine on floor

Le print continue à jouer un rôle important dans la vie quotidienne

Chez Magazine Media, nous comprenons mieux que quiconque qu’il ne sert à rien de s’accrocher au passé désespérément et inutilement.  Par contre, nous ne sommes pas non plus partisan d’une vénération aveugle de tout ce qui est nouveau et nous nous gardons de jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est précisément ce qui risque de se passer avec les médias imprimés. Fort heureusement, les consommateurs font montre d’un intérêt renouvelé pour les choses tangibles, non-numériques, et le print incarne pour eux un nouveau luxe. Une étude récente confirme que pour de larges tranches de la population la parole imprimée revêt toujours une grande importance dans leur vie : ils la comprennent mieux et lui font davantage confiance.

Près de 11.000 personnes dans 10 pays ont été interrogées quant à leurs préférences en matière de lecture. La grande majorité préfère lire les livres et les magazines sur papier (72 %) et même pour les journaux il reste un petite majorité d’amateurs de papier (55 %).

Graph - reading preferences different platforms

Le print insuffle confiance et compréhension

La plupart des consommateurs ont la conviction qu’ils comprennent mieux ce qu’ils lisent lorsque cela se fait sur papier (65 %), plutôt qu’au travers de l’information en ligne (49 %). Il règne aussi plus de confiance (51 % contre 24 %). 76 % des répondants sont très inquiets quant au ‘fake news’. Ces résultats sont en parfait accord avec les conclusions de la recherche neuroscientifique en la matière, dont nous vous avions déjà entretenus.

Il existe une différence en matière de préférence de lecture face à différents types de contenu. En général, les gens trouvent que la lecture papier est plus agréable que la lecture électronique, mais si l’on se limite à la communication d’affaires des banques et des sociétés énergétiques, d’utilité publique et de télécommunications, cela ne vaut que pour 33 % des répondants.

Dangers digitaux

L’étude révèle que la moitié des gens sont inquiets quant à leur consommation de médias numériques : investir tant de temps dans l’utilisation d’appareils électroniques pourrait être néfaste pour la santé (problèmes de vue, manque de sommeil, maux de tête). Un tiers des gens estiment en outre qu’ils souffrent d’une surcharge numérique.

Aujourd’hui, les gens consacrent moins de temps à la lecture de livres, de magazines et de journaux que par le passé. 76 % d’entre eux indiquent qu’il leur arrive régulièrement de lire l’actualité à l’aide d’appareils numériques et 50 % qu’ils le feront encore davantage à l’avenir. Cela vaut beaucoup moins pour les livres et les magazines, qui par grosso modo la moitié des répondants sont tout de même surtout lus sur papier.

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Publicité et marketing

L’étude a aussi abordé les préférences pour le marketing et la publicité. Il s’avère que beaucoup de gens sont plus enclins à lire des mailings et dépliants papier, personnalisés ou non, que des e-mails marketing. Comparé aux publicités en ligne, on sera aussi plus facilement amené à passer à l’action sur base d’une annonce papier (magazine et presse quotidienne).

Graph advertising preferences

Le marketing en ligne est plutôt impopulaire chez la plupart des consommateurs, conclut l’étude : pas moins de 57 % s’efforce de l’éviter activement et 68 % dit ne pas y prêter attention. 60 % des répondants ne parviennent pas à se souvenir d’un moment où ils ont volontairement cliqué sur une publicité en ligne. Comme l’a aussi indiqué Juan Señor à l’occasion de MAGnify : il y a plus de chance d’être frappé par la foudre que de cliquer sur une publicité en ligne (sauf si l’on a un gros pouce).

Source : Two Sides research

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