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Planet Rock Black Sabbath issue

Un magazine de rock avec un propre site de rencontres

En ces temps où la musique se consomme surtout par voie numérique, la demande de magazines papier spécialisés est plus forte que jamais. Avec Planet Rock, on voit même surgir un nouveau-venu prestigieux qui exploite tous les canaux pour se forger une marque forte.

Les temps sont durs pour la musique rock. Ces dernières années, toute une escouade de grands noms du petit monde ont passé l’arme à gauche. Cependant… comme le dit le dicton : le malheur des uns fait le bonheur des autres. Au moment même où Tom Petty a rejoint d’illustres collègues comme David Bowie, Prince et Lemmy de Motorhead, le Royaume-Uni a vu naître un nouveau magazine.

Planet Rock
Planet Rock est une édition de Bauer Media, qui publie aussi déjà Mojo, un magazine faisant autorité en la matière. Issu du célèbre mensuel musical, Planet Rock a été lancé en mai. Tant le rédacteur en chef que le directeur artistique sont passés de Mojo à Planet Rock.

Il est frappant de constater que la marque Planet Rock existait déjà. Il s’agit en effet d’une chaîne de radio dans le même groupe média, une chaîne qui se met donc au diapason du multimédia. Là où le magazine ajoute du contexte à la chaîne de radio (avec le sous-titre approprié ‘Where Rock Lives’), cette dernière – inversement – apporte de la vie à certaines choses sur les ondes. En outre, la marque s’est aussi construite une fidèle armée de fans via son site Web et les médias sociaux. Bauer Media s’apprête dès lors à exploiter toutes les plateformes imaginables pour rapidement gonfler la notoriété de la marque.

Les événements et l’e-commerce en font aussi partie. Planet Rock offre des billets pour des concerts et des événements que le titre ‘approuve’, et en ligne les rockeurs peuvent s’acheter toute une panoplie de souvenirs de l’univers du rock. L’extension de marque la plus extrême, toutefois, c’est sans doute le site de rencontres qui fait partie de planetrock.com. Question de trouver une âme sœur et de s’accorder…

Un dernier point : l’édition de septembre était un numéro collector. Il a en effet été doté d’une couverture luminescente avec le logo de Black Sabbath. Il est clair que Planet Rock veut rapidement se faire une place de choix dans le cœur et la boîte aux lettres des fans du rock…

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Francois Mariet portrait

François Mariet :  » Les médias sociaux sont jaloux de la richesse du data côté magazines « 

C’est un défenseur des magazines hybrides, qui ont leur raison d’être tant en ligne que sur papier ou d’autres supports. François Mariet n’est pas seulement un professeur d’université associé à l’IREP et au CESP, c’est aussi un collègue. Il a entre autres travaillé pour Havas et Publicis. Vous pourrez aller l’écouter le 6 octobre lors de notre événément MAGnify.

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Les marques magazines existeront-t-elles encore dans dix ans ?

Le média magazine joue un rôle d’information essentiel, au service des citoyens, et un rôle économique, au service des entreprises et des consommateurs. Il joue un rôle culturel : la diffusion de la langue écrite, de l’histoire… A tout cela vient s’ajouter la mission d’offrir du divertissement. La presse réunit les cultures et les explique. Elle est le ciment d’une société. Ces rôles et missions ne changeront pas. Dans dix ans, le média magazine sera donc toujours au poste. Il aura évidemment changé et se sera adapté aux évolutions économiques et culturelles, à de nouveaux goûts. Ce qui, par contre, ne changera pas, c’est l’importance et la valeur du contenu. C’est ce qui distingue la presse magazine, aujourd’hui et dans dix ans aussi.

Vous plaidez pour une hybridisation du magazine. Est-ce là l’avenir des magazines ?

C’est le présent et surtout l’avenir. Aujourd’hui déjà, les titres magazine existent tant sur papier qu’en digital. J’appelle ça ‘hybride’ parce qu’ils seront toujours une combinaison de différents supports. Plus que tout autre média, d’ailleurs. Et cette combinaison peut évoluer. Ça crée des expériences de lecture sympas et un parcours de lecture incroyablement diversifié. Chaque lecteur, pendant la semaine, passera à sa manière d’un canal à l’autre. Le média magazine sera ainsi à la disposition permanente de ses lecteurs. Or, ce comportement de lecture hybride génère des mesures d’audiences incroyablement complexes (et chères). Il s’agit donc en même temps d’une opportunité et d’un défi…

Les annonceurs semblent mettre le frein à main lorsqu’il s’agit d’investir dans les magazines. Que leur conseillez-vous ?

Peut-être connaissent-ils mal le média magazine. Ou alors, peut-être que leur évaluation des supports publicitaires plus à la mode est un rien plus ‘naïve’. Pour convaincre les annonceurs, il faut que la place et la valeur de la publicité dans le média soient améliorées, ce qui peut se faire en investissant dans la data.

C’est en effet ça la richesse de la presse magazine, tant envers le marché publicitaire qu’au niveau rédactionnel. La presse magazine produit un nombre gigantesque de data, qu’il est en outre facile d’exploiter. Les médias sociaux sont jaloux de cette richesse et rien ne leur ferait plus plaisir que de mettre la main dessus.

Par contre, cette data doit être traitée et commercialisée d’une bonne manière. Les marques magazine devront donc mettre sur pied leur propre DMP (data management platform, ndlr.), établir des partenariats technologiques, recruter des ingénieurs, …

Quel est le meilleur argument pour amener les annonceurs à intégrer les magazines dans leurs plans ?

L’argument majeur, c’est la puissance ciblée, sans qu’elle soit trop pointue. En outre, la presse magazine est un média fiable, créé de A à Z par des professionnels. Pas d’erreurs de calcul, pas de ‘fake news’ comme on peut en trouver sur les médias sociaux. Chaque message publicitaire y est visible, sans discussion. Et sans la nécessité de compter chaque pixel. Enfin, on oublie parfois à quel point la presse magazine est créative : la rédaction, les images, les illustrations… Peut-être devrait-elle se charger de la création du magazine tout entier, y compris des pages de publicité en collaboration directe avec l’annonceur… C’est déjà le cas aujourd’hui au niveau de la publicité native.

Pourquoi nos lecteurs devraient-ils venir vous écouter le 6 octobre ?

Tout d’abord, parce que je serai bref et qu’après ma présentation je prendrai le temps de discuter de ce que j’avance. Ensuite, parce que je suis un professionnel des médias et de la publicité (Havas, Publicis, etc.). Donc un collègue qui s’adresse à ses collègues. Ni plus, ni moins. Enfin, je suis aussi professeur d’université et chercheur. Je m’efforce donc inlassablement de trouver un équilibre entre le ‘regard au loin’ d’un chercheur et le ‘regard proche’ d’un professionnel.

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Karen Hellemans, JBC

Karen Hellemans :  » Le centrage sur le client ? Cela fait des décennies que les magazines travaillent avec des persona « 

Qui mieux pour évoquer la puissance des magazines qu’un annonceur ayant appris les ficelles du métier chez un éditeur ? En tant que Chief Marketing Officer chez la chaîne de vêtements JBC, Karen Hellemans (ex-Sanoma et de Persgroep Publishing) a une idée très claire de ce que les créateurs de magazines peuvent faire pour les marques. Vous l’entendrez le 6 octobre dans le cadre de notre événement MAGnify. Dans ces colonnes, elle lève déjà un coin du voile. 

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Pourquoi les annonceurs intégreraient-ils des marques magazine dans leurs plans ?

Les créateurs de magazines apportent une grande valeur ajoutée en termes de créativité. Ils peuvent se glisser dans l’univers de leurs lecteurs, nos clients, et se mettre dans leur peau. De nos jours, on ne parle que de ‘customer centricity’, le centrage sur le client. Chez les magazines, cela fait des décennies qu’on s’y applique grâce à la création de persona.

Une seconde raison est l’opportunité qu’offrent les magazines de toucher les clients lorsqu’ils choisissent consciemment de ne pas être connectés par voie numérique. Les consommateurs en mode de ‘mise hors circuit’ ne veulent pas être dérangés, mais inspirés, et les magazines en sont capables mieux que quiconque. En tant qu’annonceur, vous pouvez vous en inspirer.

Pourquoi chez JBC investit-on dans les magazines ?

Justement de par cet aspect ‘inspirationnel’. Dans ce contexte, nous procédons à chaque fois à des partenariats avec des marques magazine pour en arriver à des solutions de contenu créatives pouvant être implémentées à travers différents canaux. Ce dernier point est essentiel. Dans la surcharge d’informations, il faut qu’en tant qu’annonceur vous vous trouviez là où se trouve votre consommateur et que vous soyez pertinent dans le canal que vous exploitez.

S’agit-il là d’une manière pour les marques d’encore mieux exploiter le média magazine ?

J’en suis convaincue. Cela dit, les annonceurs doivent respecter le savoir-faire de la rédaction. Celle-ci est la mieux placée pour savoir ce que veut le lecteur. Les maîtres-mots pour les annonceurs sont : moins brandir ses logos et faire preuve de davantage de pertinence.

Les éditeurs doivent toutefois aussi voir les marques comme des partenaires. Cela doit engendrer une dynamique créative. JBC dispose par exemple d’une base de données de plus d’un million de clients actifs. C’est un canal en soi.

Le consommateur a grand besoin de contenus inspirants. Il veut payer moins pour les obtenir, mais il n’a pas disparu. En tant qu’annonceur, soit vous demandez conseil à une agence de contenu, soit vous vous y collez vous-même – chez JBC, nous avons notre propre Content Lab –, soit vous entamez une collaboration avec des créateurs de magazines. Dans ce contexte, les éditeurs ont évidemment le grand avantage – outre leur savoir-faire concernant le lecteur et leur créativité – de disposer d’une audience et d’une base de fidèles.

Le contenu de marque est fort important pour JBC. Jusqu’où un annonceur peut-il aller ? Jusqu’où peut-on pousser l’orientation produit ?

L’objectif de l’article doit être clair. Néanmoins, un texte peut aussi être bon s’il traite d’un produit.  Lorsqu’il s’agit de vêtements surtout, le produit en fait souvent partie intégrante. Tant que l’on est transparent, ça n’est pas un problème.

Qu’attendez-vous des éditeurs magazine d’ici à 2020 ?

J’espère qu’ils embrasseront encore davantage le digital et qu’ils se baseront encore plus sur la connaissance de leurs clients. Peut-être devront-ils même – abstraction faite des canaux – se positionner en tant que centres d’expertise voués à la créativité et l’inspiration.

En outre, le développement d’une communauté faisant preuve d’un grand engagement deviendra encore plus important. Flair a vu chuter le nombre de lectrices du magazine, mais ils réussissent toujours à mobiliser une masse de gens à l’occasion du Flair Shopping Day.

Pourquoi devrait-on venir vous écouter le 6 octobre ?

Grâce à mon parcours, tant chez des éditeurs magazine que chez l’annonceur, j’espère donner une image de la façon dont la rédaction et l’annonceur peuvent distiller de splendides résultats en collaborant ensemble. Pour y arriver, l’annonceur doit savoir comment travaille une rédaction et la rédaction doit saisir ce dont a besoin un annonceur. Finalement, nous voulons tous la même chose : être pertinent pour son client.

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Rejoignez-nous à MAGnify 2017, le 6 octobre à Bruxelles. Cliquez ici pour vous enregistrer.

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Press Pause ad - PPA

Press Pause : où se trouve le bouton pause de la vie ?

Press Pause logo

Nos collègues au Royaume-Uni ont lancé une nouvelle campagne qui illustre la puissance des magazines, et ce de la plus belle façon qui soit : en tant que bouton de pause  de la vie.

Avec le slogan ‘Life… where is the pause button?’, la campagne accorde une place centrale au moment magazine : rien qu’un instant, suspendre la vie agitée et toujours connectée et insérer une pause pour soi-même, avec sa publication favorite. Ou comme le dit la PPA : se créer une petite oasis dans la journée.

La campagne comprend de jolies annonces, une exploitation des médias sociaux et des contenus intéressants sur le site Web pauseyourday.co.uk, tels que des faits concernant les magazines, des lancements de publications et les raisons pour lesquelles un moment magazine (‘me-time’) est bon pour vous.

Attardons-nous un instant sur ce dernier point : il s’avère que les gens sont le plus heureux lorsqu’ils parviennent à conjuguer le plaisir avec un objectif (le ‘pleasure purpose principle’). Il apparaît que 70 % des moments magazine concernent une ‘agréable récompense’  ou ‘une information pointue’. Cela explique pourquoi les gens se délectent tant de leur moment magazine (source : Moments that Matter).

Campagne Press Pause :

RELAX WITH A MAGAZINE…

Life can often feel like a never-ending cycle of things to do.With so many demands from work, home and family, there never seem to be enough hours in the day to find time just for you.
So once in a while, why not just Press Pause? Take a moment to curl up with your favourite magazine and create a little oasis of ‘you’ in your day.
Relaxing with a magazine is an affordable and healthy treat, and there’s such a huge range to choose from that there’s something for everyone.
Pressing pause is good for you. So take some time out from the daily grind to lose yourself in a world of magazines and benefit both your mind and body.
Plus d’information sur Press Pause: pauseyourday.co.uk
MAGNIFY-logo
Le 6 octobre, à l’occasion de MAGnify 2017, nos orateurs (inter)nationaux évoqueront en détail la puissance du média magazine pour les lecteurs, consommateurs et annonceurs.
Inscrivez-vous dare-dare via ce lien !
Dirk Rasschaert

The Makers of Magazines : Dirk Rasschaert

 » La publicité native passe ou casse avec la qualité du contenu  »

Dans les coulisses d’un magazine se cachent des dizaines de collaborateurs connus et moins connus. Parmi eux , des profils qui se focalisent sur la création de publicités natives paraissant dans les publications papier et sur le site. Comme Dirk Rasschaert, rédacteur en chef de Roularta Custom Media. Il a vu la part de la publicité native dépasser celle des magazines clients à la vitesse grand V.

Au sein du groupe média, Roularta Custom Media est responsable de la réalisation de magazines clients, de publicités natives et de publireportages. C’est une équipe dédiée de 12 personnes qui s’en charge, collaborant avec un tas de journalistes/rédacteurs publicitaires, photographes, graphistes, etc. L’équipe sert alors de plaque tournante, assume la responsabilité tant sur le fond que sur la forme et se charge de l’accompagnement des projets.

Au sein de l’équipe, Dirk Rasschaert est rédacteur en chef, jouant indéniablement le rôle de pivot au cœur de l’engrenage. C’est lui qui trace les lignes du récit, dirige la manœuvre au niveau rédactionnel et se charge de la coordination générale et la concertation avec les clients, journalistes et photographes, la régie et le studio graphique.

Dirk Rasschaert est épanouï de son job.  » Chaque mission est différente, ce qui engendre automatiquement une bonne dose de créativité et de dynamisme « , explique-t-il.  » D’autant plus que de nouveaux médias viennent sans cesse s’ajouter. C’est chouette de devoir réfléchir out-of-the-box et d’imaginer de nouveaux hybrides. C’est d’ailleurs un privilège de pouvoir le faire chez un éditeur comme Roularta, qui dispose en effet automatiquement d’un solide réseau de distribution. Du coup, vos réalisations se retrouvent chez une masse de gens. Ce n’est pas toujours le cas pour les contenus de marque.  »

Après le battage

Fort de son rôle et de son expérience, il est bien placé pour commenter l’évolution de la publicité native.  » Nous avons débuté en 2015 « , raconte-t-il.  » Çela a commencé avec du print, mais bien vite nous avons aussi intégré l’on-line et depuis lors, nous stimulons une approche cross-média de façon conséquente.  »

En deux ans et demi, la publicité native a connu un véritable essor. Dirk Rasschaert :  » Depuis la création de notre département, la part du native a grimpé à plus de la moitié de toutes les missions.  » Il s’empresse toutefois d’ajouter, en toute honnêteté, que c’est aussi dû à la part décroissante des magazines clients, en termes de périodicité et d’offre de titres.

Lorsqu’on l’interroge sur la raison du succès, il s’avère que l’aspect qualitatif joue un rôle décisif.  » La publicité native passe ou casse avec la qualité du contenu « , dit-il.  » Tout comme l’image des titres Roularta passe ou casse avec la qualité du contenu rédactionnel. Quand nous nous sommes lancés dans la publicité native, nous avons constaté qu’il y avait un ‘hype’. Les grands annonceurs voulaient s’y essayer, en connaître l’impact. Nous avons dû séparer le bon grain de l’ivraie. Il faut en effet éviter d’aborder le native de façon trop étroite uniquement axée sur la promo. Notre focus sur la qualité nous a valu que de nouveaux acteurs sont venus frapper à notre porte et que d’autres marques continuent à revenir. Nous nous efforçons en outre toujours de trouver des approches originales, de produire des articles encore plus solides et – c’est là le défi – d’obtenir une intégration toujours meilleure de la vidéo, du digital et des médias sociaux.  »

Print = luxe

Au sujet de l’avenir de la publicité native, Dirk Rasschaert est positif ( » même si une surabondance de l’offre serait évidemment néfaste pour l’équilibre et la crédibilité de votre magazine « ). Il l’est aussi au sujet de l’avenir du média magazine.  » D’aucuns qualifient le print de démodé « , dit Rasschaert.  » Je suis toutefois persuadé qu’ils reviendront sur leur position. Dans un avenir proche, je m’attends à un retour du print, qui sera perçu comme un produit de luxe et reprendra ainsi le rôle qu’il mérite. On le constate déjà aujourd’hui aux Etats-Unis. Des médias qui, il y a deux ans, avaient mis un terme à leurs éditions imprimées, se remettent à imprimer des magazines. Et ce à la demande explicite des lecteurs.  »

Dirk Rasschaert

 

Dirk Rasschaert, rédacteur en chef de Roularta Custom Media

 

 

 

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Culture Magazine glorifie le style de vie lié au cannabis

Culture Magazine coverConsommateurs de marijuana de tous les pays, unissez-vous ! En effet, les amateurs de marie-jeanne aussi ont leur propre magazine. Culture Magazine promeut l’univers dans lequel prospère le cannabis. Et il le fait de façon hautement professionnelle.

C’est bien connu : les magazines constituent le média idéal pour desservir des cibles de niche. Seulement, cet atout a une très grande portée. Une énorme portée. On connaît tous La Tour de Garde des Témoins de Jéhovah, destiné à transmettre leur message. Eh bien,  aux Etats-Unis il existe un magazine qui fait pareil, mais alors pour ceux qui cherchent leur salut dans la consommation de cannabis.

Culture Magazine est le titre quelque peu bizarre et trompeur du magazine qui promeut le style de vie axé sur la drogue. Car il s’avère qu’aux Etats-Unis, une économie toute entière  gravite autour du cannabis, d’accessoires de toutes sortes à des congrès et des festivals.

Pas d’herbe, mais des posters

Tout cela semble en outre se situer au bord de la légalité (malgré le fait que la culture et la consommation de cannabis sont légales dans les états de Washington et du Colorado et que la consommation est aussi tolérée dans d’autres états). Sur le site du magazine, on ne retrouve en effet pas de coordonnées de l’éditeur. Par contre, il est possible d’acheter de l’espace publicitaire, ce que font surtout des producteurs de produits dérivés du ou liés au cannabis ou d’autres ‘herbes médicinales’.

Website Culture Magazine

Le site Web comprend aussi une boutique en ligne, mais acheter ‘l’herbe’ n’y est pas possible. On peut toutefois s’y procurer des posters reprenant les 216 variétés de la plante (des posters éducatifs, en quelque sorte). Le site propose par ailleurs aussi des actualités, des interviews et des informations autour de thèmes liés au cannabis, y compris des critiques de produit.

Tant B2C que B2B

Même si Culture Magazine dispose très certainement d’une offre en ligne,  c’est surtout la version print qui saute aux yeux. Le magazine compte même une série d’éditions régionales et paraît en outre en tchèque.

Peut-être y a-t-il là une idée pour les éditeurs belges de magazines de niche : Culture Magazine compte aussi un trimestriel qui s’adresse au secteur B2B. Du coup, les annonceurs potentiels sont directement interpellés.

D’autres magazines internationaux :

Juan Senor Portrait

 » Le print, c’est de la haute couture, le digital du prêt-à-porter « 

C’est probablement le plus grand expert en innovations dans le domaine du média magazine. Juan Señor, Partner chez la firme britannique Innovation Media Consulting Group, a un message clair à l’attention des éditeurs comme des annonceurs. Vous l’entendrez le 6 octobre lors de notre événement MAGnify.  » Il y a plus de chance que vous soyez frappé par la foudre que vous ne cliquiez sur un banner.  »

MAGnify logo - magazine media congres

Vous suivez l’univers mondial de l’édition à la trace. Quelles innovations importantes distinguez-vous ?

Laissez-moi inverser cela. Les magazines en quête de survie doivent faire trois choses. Primo, ils doivent faire payer le lecteur pour du contenu, et pas seulement en ligne. Ces revenus lecteurs peuvent provenir des abonnements numériques, mais aussi d’autres modèles. Pensez à Blendle (une plateforme où l’on peut acheter du contenu magazine et presse quotidienne à la pièce, ndlr.). Les lecteurs peuvent même payer avec de la data. Parfois, celle-ci est plus précieuse que l’argent.

Secundo, les magazines doivent investir dans la technologie numérique : un bon CMS, un site Web rapide… Tertio, ils doivent positionner le print en tant que haute couture, là où le digital équivaut à du prêt-à-porter. Ils doivent devenir encore plus ‘premium’ : plus volumineux, et par conséquent paraître moins fréquemment. On pourra ainsi augmenter le prix. Un bon magazine féminin ou spécialisé peut franchement coûter 15 à 17 euros. Moins de gens l’achèteront, mais ça n’est pas un problème car ceux qui se le procureront, seront des gens qui auront un lien plus étroit avec votre titre et seront tout à fait prêts à débourser plus. Ce qui les rendra plus pertinents aux yeux des annonceurs.

Quelles conséquences cette évolution a-t-elle pour les annonceurs ?

Les annonceurs doivent mettre en avant d’autres KPI. Ils doivent passer des ‘clicks’ au ‘clocks’. Le temps passé doit être le paramètre principal. La valeur qu’attachent les lecteurs à leur marque magazine est en effet un atout établi. Tandis que vous aurez plus de chance d’être frappé par la foudre que de cliquer sur un banner. Nous avons dès lors développé une nouvelle formule pour calculer l’effet d’une campagne sur base du ‘time spent’.


Juan Senor dit que le temps passé doit être le paramètre principal. Êtes-vous d’accord avec Juan ?

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La publicité display et les annonces print peuvent avoir un rôle à jouer en la matière, à condition de ne pas être jugées en fonction de l’action que le consommateur entreprend par la suite, mais bien en fonction de l’évolution des valeurs de marque. En outre, je distingue aussi un joli rôle réservé à la publicité native.

Actuellement, la publicité est soutenue par un modèle d’affaires erroné : toucher un maximum de gens pour en inciter quelques-uns à passer à l’achat. Comparez ça à l’ouverture d’un fantastique bar de plage à Ibiza. Chaque jour, des milliers de gens y passent, mais ils ne sont que dix à s’offrir un cocktail. Il y a tout de même quelque chose qui ne va pas ?

Pourquoi devrions-nous venir écouter votre présentation le 6 octobre ?

En tant qu’éditeur, pour en savoir plus sur les trois choses dans lesquelles il faut investir pour survivre. Et en tant qu’annonceur… Les annonceurs tirent profit d’un bon média magazine pour toucher un public de qualité. Ils doivent se rendre compte qu’ils font partie intégrante de la solution…

Juan Senor Portrait

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365 jours de créativité (suite)

Un jeune créatif créé un print publicitaire par jour pendant 1 an !

Solomon Tsitsuashvili, un jeune créatif débordant d’imagination s’est lancé un défi plutôt dingue ! Créer un print publicitaire par jour pendant un an, ce projet il l’intitule 365daysofcopy. Ces publicités sont fictives mais il choisit de grandes marques comme Airbnb, Nescafé, FedEx, Toyota et laisse libre cours à son imagination de manière délirante et décalée. Un joli travail de rédaction et de créativité !

#365daysofcopy sur Instagram

Source : Il était une pub

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Printed electronics

New! Printed electronics

A spectacular development using printed electronics at the back of the poster and beautifully colours at the front. A poster that produces sounds by touching it. The colours are an expression of taste.

« We have created in interactive poster that works of a bluetooth platform. Effectively your mobile phone becomes the speaker. [..] We are figuring out a way of getting interactivity back into print, so it works hand in hand with the digital world. »

Who, wich advertiser and which publisher, is ready to use this new technique in a magazine?

Watch the video to see how it works.

Meer inspiratie?

Sky at Night

Comment un programme TV et un magazine peuvent parfaitement aller de pair

Sky at Night MagazineDepuis 10 ans déjà, les Britanniques connaissent le duo Sky at Night. Il s’agit d’un véritable tandem, car le programme TV de la BBC et le magazine portent le même nom et ils se renforcent mutuellement, à la grande joie de tous les fans des astres. Une idée pour The Voice Belgique ?

Quand on s’appelle BBC, il est évidemment un chouia plus facile de sortir un magazine autour d’un programme TV à succès, mais cela n’empêche que Sky at Night Magazine forme un joli duo avec la série TV du même nom.

Le magazine est édité par Immediate Media Company, qui est aussi déjà le fondateur de Top Gear Magazine (lui aussi lié à l’émission BBC du même nom), et fête son 10e anniversaire cette année. Le bimestriel couvre l’actualité astrologique et  tout ce qui a trait aux étoiles à coups d’interviews, de chroniques, de ‘comment faire’, de critiques de matériels… Sky at Night Magazine a un tirage de 24.000 exemplaires pour 51.000 lecteurs et un ‘cross brand readership’ de 87.000 Britanniques.

sky at night 4

En effet, aux yeux de Sky at Night la cross-médialité va au-delà de la TV et des magazines. Le site Web forme une entité en soi avec bon nombre d’articles utiles pour les amateurs. En outre, il contient des ‘contenus bonus’. Quand on achète le magazine, on reçoit un code qui permet d’accéder à des contenus supplémentaires (entre autres audiovisuels).

Sur le site, on trouve d’ailleurs aussi des podcasts, même si ceux-ci ne semblent pas avoir un énorme succès. La dernière mise à jour date en effet déjà d’il y a plus de six mois… Par contre, la version digitale du magazine semble être plus appréciée. Conséquence du ciblage ‘digital’ ? Depuis des années, chaque numéro paraît invariablement sur iTunes, se laissant consulter sur iPhone et iPad.

sky at night 2Enfin, Sky at Night Magazine aussi connaît les avantages des ‘bookazines’. Le titre a ainsi réuni les chroniques de son ‘visage’ Patrick Moore dans une publication unique. Il ne reste plus qu’à patienter jusqu’à la prochaine édition… voire jusqu’à l’apparition de merchandising autour de cette marque décidément populaire.

Sky at Night Magazine prouve une nouvelle fois que chaque public cible peut avoir son magazine…