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MacGuffin, magazine de l’année

2016 touchant à sa fin, le temps est venu de jeter un regard en arrière, a-t-on pensé chez Stack. Le distributeur anglais de magazines indépendants à travers le monde a récemment décerné ses Stack Awards, et ce pour la deuxième fois. C’est MacGuffin qui a décroché la timbale (mais soyons francs : tous les titres valent la peine d’être découverts).

Magazinemedia.be se fixe pour mission, avec la régularité d’une horloge, de vous tenir au courant des toutes dernières tendances au pays du média magazine. Il va de soi que dans la foulée l’étranger apporte son lot d’inspiration, surtout lorsqu’il s’agit de ‘the best of the best’. Stack, distributeur mondial de magazines indépendants, a décerné ses Stack Awards fin novembre. Ceux-ci – vous l’aurez deviné – récompensent les meilleurs magazines indépendants aux quatre coins de la planète.

Pas besoin de vous faire un dessin quant à la qualité qu’ils recèlent. Prenez le titre batave MacGuffin. Celui-ci remporte le prix de Magazine of the Year. Il le doit – dixit le jury – au savant mélange d’intelligence et de fun que émane du magazine. MacGuffin l’a emporté devant Ladybeard et The Gentlewoman.

Découvrez l’argumentation du jury ici

Le prix du Launch of the Year a été attribué à Real Review. Ce magazine d’architecture, qui porte la devise ‘Exploring how design shapes society’, est un bimestriel. Il devance Racquet et Ladybeard.

Découvrez l’argumentation du jury

Retenons enfin aussi la Cover of the Year, octroyée à Parterre de Rois, dont la  couverture est pour le moins mémorable. Water et Shellsuit Zombie ont dû se contenter d’une mention.

Découvrez l’argumentation du jury ici

Visionnez le reportage d’ambiance :

Stack Awards Judging Day from Steven Watson on Vimeo.

Plus d’infos : http://www.stackmagazines.com/awards/

 

Scientific American Chinese cover

Scientific American : la science rendue accessible

9EBF6B21-4FDF-4C86-B480089C1B4E3828_cover C’est le plus ancien magazine ayant paru sans discontinuité aux Etats-Unis. Il compte 3,5 millions de lecteurs de par le monde. De plus, on l’a vu apparaître dans des films comme X-Men: The Last Stand, Iron Man 2 et The Amazing Spiderman… Scientific American est clairement un phénomène.

Des articles scientifiques proposés à la sauce  » populaire « . De nos jours, c’est la marque de fabrique de Scientific American. Tout avait pourtant commencé de façon bien différente. Lorsqu’en 1845 le titre avait été édité pour la première fois, on l’avait commercialisé comme un bulletin d’information hebdomadaire de quatre pages. Son contenu ? Les tout derniers brevets et des récits évoquant des inventions.

Bien vite, Scientific American a étendu son champ d’action pour devenir un magazine scientifique généraliste. Un mensuel qui brassait d’ailleurs aussi toujours plus large en termes d’approche. Il évitait ainsi de se laisser entraîner dans le sillage de titres purement scientifiques comme Nature et 1437203155_9221New Scientist, ce qui ne veut nullement dire qu’une publication dans Scientific American n’a pas de valeur aux yeux des chercheurs. Il compte bel et bien parmi les canaux de publication scientifiques reconnus, mais contrairement aux publications purement scientifiques, ses articles ne sont pas évalués par des pairs. Au total, jusqu’à présent, 152 lauréats d’un prix Nobel  ont écrit 246 articles pour Scientific American.

Après s’être imposé aux Etats-Unis, Scientific American est parti à la conquête du monde. Aujourd’hui, le magazine est édité en 14 langues, dont le chinois, l’hébreu, le lituanien et le polonais. Chez nous, Cascade se charge de la version néerlandophone. Eos – le fleuron du groupe d’origine batave – s’est par ailleurs inspiré de Scientific American.

sc1024x768En ligne, Scientific American est déjà actif depuis ’96. Le titre y exploite un site richement fourni – visité tous les mois par 5,5 millions de visiteurs uniques – et jouit aussi d’une position de force sur les réseaux sociaux (avec, par exemple, plus de 2 millions de fans Facebook). Sur le site (webshop), il vend également bon nombre d’éditions supplémentaires du magazine :  les éditions dites ‘Classic’, des numéros spéciaux (sur papier ou numériques) et la deuxième publication de Scientific American, Mind, lancée en 2004. Mind se focalise sur le cerveau et paraît tous les deux mois.

 

Happinez cover

Happinez, chef de file d’une nouvelle génération de magazines

Ce magazine d’origine batave se retrouve aussi dans bon nombre de foyers flamands. C’est la preuve qu’en Flandre aussi, la quête de sens tient de plus en plus le haut du pavé. Une quête de… Happinez.

 » Nous regardons le monde avec l’état d’esprit d’un novice. Tout est beau et en vaut la peine. Tout ce qui nous lie à la terre, à nos ancêtres, à nos traditions et religions, nous l’accueillons à bras ouverts.  Nombreuses sont les routes qui mènent à l’authenticité et au bonheur durable. Nous accompagnerez-vous dans ce voyage ? « 

C’est en ces termes que Marije De Jong, rédactrice en chef, s’adresse à ses lecteurs et ses lectrices. Ce qui indique directement comment se positionne Happinez : comme un magazine qui part à la recherche du ‘sens plus profond des choses de la vie’. Avec Flow Magazine, Happinez s’érige ainsi en symbole d’une nouvelle génération de magazines, qui ne sont plus axés sur un passe-temps ou un champ d’intérêt bien spécifique, mais sur un état d’esprit particulier. En Belgique, Change s’inscrit dans cette même mouvance.

Happinez website

Au niveau du contenu, Happinez propose des articles, des interviews, des reportages de voyage, des idées, des recettes et des exercices, tout en se présentant comme un cadeau pour le lecteur. Le magazine est d’origine néerlandaise – il fait partie de Weekbladpers Media, le pilier magazine de WPG –, mais aujourd’hui,  sa version anglophone est distribuée dans plus de 20 pays (avec un tirage de 30.000 exemplaires), parmi lesquels on compte des destinations exotiques comme le Brésil, la Malaisie et Taïwan. En Allemagne (Bauer) et en France (Oracom), il existe même deux éditions sous licence, avec des tirages respectifs de 150.000 et 70.000 exemplaires.

Chez nous, Happinez génère une circulation payante moyenne de 142.502 exemplaires (HOI, 2015 Q1 – Q4 inclus) et une audience moyenne de 448.000 lecteurs (NOM Print Monitor 2015-I/2015-II). D’excellents chiffres pour un titre dit  » de niche « .

Happinez paraît huit fois par an, mais sort aussi deux éditions spéciales séparées : Happi-home (axée sur la déco) et Happi-body (axée sur le corps). Ce qui saute le plus aux yeux, toutefois, c’est le festival Happinez. Celui-ci comporte des conférences, des stands, des workshops et d’autres sources d’information autour des thèmes centraux du magazine. Pendant trois jours, les visiteurs peuvent découvrir le monde inspirant et haut en couleur de Happinez. Nous sommes curieux de savoir si les 15, 16 et 17 septembre 2017, 10.000 personnes viendront à nouveau pour vivre la quatrième édition…

Enfin, en collaboration avec des partenaires, le magazine organise des journées spéciales pour les lecteurs : une projection cinéma, un après-midi de méditation, une présentation de livre inédit, etc.

Tandis que le magazine et le festival remportent un franc succès, il s’est avéré qu’en ligne il est moins évident de convaincre les lecteurs. En septembre, cela a toutefois changé. Désormais, à coups de blogs, d’interviews, de vidéos et de méditations, Happinez offre à son public sur son nouveau site une dimension supplémentaire dans le monde de la quête de sens et du vécu conscient. Dans ce contexte, il s’agit de ne pas oublier le webshop, qui propose uniquement des produits Fairtrade.  » Nous proposons des articles qui sont spéciaux, par exemple parce qu’ils sont faits main, qu’ils ont été confectionnés avec amour pour la nature, qu’ils sont Fairtrade ou uniques « , entend-on. Une grande partie de l’assortiment est d’ailleurs conçue en exclusivité pour et par Happinez.  » Nos produits sont des cadeaux de valeur, pour soi-même comme pour autrui.  » Fidèles à leur philosophie, c’est clair comme de l’eau de roche…

Encarts et échantillons : il y en a pour tous les goûts !

Qui dit possibilités créatives en magazine pense immédiatement aux encarts. Ceux-ci peuvent être insérés dans le magazine même – jetés ou brochés –  ou mis sous blister avec le titre. Un encart ne doit pas forcément être une brochure ou un dépliant papier : des échantillons de produits peuvent également être envoyés avec un magazine (sous blister, collés sur une page intérieure,…)

Découvrez quelques possibilités ci-dessous :

Pour ceux qui estiment que tout cela est assez ‘classique’, il y a les formules plus spéciales. Des pochettes apposées sur la couverture qui renferment une annonce, de magnifiques publicités en relief, une jolie housse de rangement pour le magazine… Il n’y a rien que vous n’osiez imaginer qui ne soit pas envisageable.

Faites le plein d’inspiration :

Trends cover ING

5 exemples sympas d’une annonce en couverture (made in Belgium)

Comment joliment intégrer sa marque sur une couverture de magazine ? Est-il conseillé de le faire dans le cadre d’une collaboration marketing avec le titre en question ?  Voici cinq exemples – made in Belgium – qui évoquent ce qui est envisageable. Les uns plutôt subtils, les autres à la pointe de ce qui se fait (suite de notre article La publicité en couverture : ‘go’ ou ‘no go’ ?).

  1. Mini, mais mimi !

Une bandelette nasale de Hansaplast en guise d’échantillon en couverture. Ce n’est qu’un point de départ, s’est-on visiblement dit chez Télé Moustique (aujourd’hui Moustique). En effet, grâce à Photoshop, on a collé une bandelette sur le visage de Marilyn Monroe. Accompagné d’un titre de couverture qui a joliment établi le lien entre le sujet du reportage sur l’actrice/chanteuse et l’échantillon en complément du magazine.

Moustique cover Marilyn Monroe

  1. Cover Wrap

Un magazine emballé dans une publicité de quatre pages. Il arrive régulièrement qu’un annonceur opte pour un ‘Cover Wrap’. Visibilité garantie. Voici un exemple d’ING et Trends-Tendances.

Trends cover ING  Trends cover ING - binnenzijde

Trends ING ad  Trends ING ad

  1. Produit livré en couverture

C’est une chose de prévoir un échantillon en couverture ; c’en est une autre de proposer le produit tout entier. Ce tour de force, Goed Gevoel l’a déjà réalisé à plusieurs reprises. Une fois avec une boîte de Canderel, une autre avec un véritable tube de crème solaire Rituals. Il s’agissait là d’une action marketing permettant aux lectrices de se procurer le produit moyennant un petit surcoût. L’action était aussi intégrée dans le magazine.

Goed Gevoel Rituals cover

  1. Pratique dans le noir

Un jour, Carlsberg et Humo ont créé une couverture pour le moins remarquable. Celle-ci donnait en effet de la lumière. Apparaissait alors le message:  » Approchez, je vais vous faire une proposition qui ne se refuse pas « .  Le lecteur était ensuite aiguillé vers l’annonce pour Carlsberg.

Humo Carlsberg cover

  1. Le summum de la créativité

Humo en a fait une tradition de régulièrement se fendre d’une première mondiale en couverture, souvent avec le concours d’un annonceur. Outre la couverture  » lumineuse  » (voir ci-dessus), la couverture à planter créée en collaboration avec Lampiris et la couverture Durex pour l’édition  » Les jeunes et le seks  » sont sans doute les plus remarquables. Quiconque plantait la couverture Humo/Lampiris, voyait apparaître quellques semaines plus tard un joli parterre de fleurs dans son jardin/sur sa terrasse. Quant à ceux qui se sont servis du préservatif Durex, ils ont obtenu tout le contraire et n’ont pas planté la moindre graine.

Humo Lampiris cover  Humo Durex cover

Découvrez ici ce que les agences média et les annonceurs pensent de la publicité en couverture

 

Envie d’explorer d’autres possibilités créatives, entre autres en couverture ?
Porsche goes holographic
Un été créatif pour les annonces magazines
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Tags NFC et réalité augmentée en publicité magazine : what’s in it for you?
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Creative formats: Marie Claire branded covers

Le Gunn Report dévoile une recette magique pour une publicité print performante

Une bonne annonce print combine un ‘straight visual’ (sans détour) avec un ‘bent headline’ (un titre tordu). Ou vice versa : un headline qui va droit au but avec un visuel désaxé. C’est ce que prouve une nouvelle fois le Gunn Report.

Pour expliquer comment la combinaison garantit le succès créatif, le plus simple est de citer quelques exemples. La simple prise (‘beauty shot’) d’une Porsche qui roule à grande vitesse est un ‘straight visual’. Le titre utilisé,  » Think of it as a Mercedes with Tabasco sauce « , est tordu. «  How refreshing. How Heineken  » est un headline sans détour. L’ouvrier du bâtiment courbé en avant, le sillon interfessier choquant plâtré, est un visuel tordu. Tout comme le pigeon recouvert de fiente. 

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Par définition, la combinaison d’une image sans détour avec un titre sans détour est ennuyeuse. Ce qui signifie que le lecteur tournera immédiatement la page. En sens inverse, un visuel tordu et un titre tordu créent la confusion. Il n’y aura dès lors pas de communication.

Jim Aitchison présentait déjà cette formule élémentaire pour créer des publicités print puissantes dans son livre ‘Cutting Edge Advertising’, en 1999. Ces 18 derniers mois, le Gunn Report a mis en ligne quatre différentes éditions qui prouvent la validité de la formule Bent/Straight. A chaque fois, il a repris 50 des annonces print les plus récompensées dans le monde.

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Selon le Gunn Report, la formule Bent/Straight pour le print est un des cadeaux les plus précieux que l’on puisse offrir à un jeune copy ou AD, car elle réduit la créativité en print à sa plus simple expression.

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Suite au succès retentissant des éditions Bent/Straight, The Gunn Report a décidé d’en faire une partie intégrante de son site Web. L’objectif ? Offrir à tous les créatifs une référence en matière de print, ainsi qu’une source d’inspiration durable en vue de créer de magnifiques annonces print.

Découvrez les meilleures campagnes au monde (http://www.gunnreport.com/content/bent-straight/)

Magazines pour créatifs : 5 revues professionnelles remarquables

Tout créatif qui se respecte doit avoir au moins une poignée d’abonnements à des magazines lui servant de source d’inspiration. Nous vous avions déjà présenté 5 classiques et 8 découvertes. La presse magazine professionnelle renferme elle aussi bon nombre de perles. Voici 5 titres mémorables listés pour vous !

  1. Communication Arts

Communication Arts traite de l’actualité en matière de design, publicité, illustration, photographie, ‘interactif’ et typographie, et ce depuis 1959. Cela n’a pas empêché le magazine de jouer pleinement la carte du numérique avec une version iPad du titre et un site formant le cœur de la marque. Tous les numéros sur papier sont des annuaires (tels que l’Advertising Annual et le Design Annual).

www.commarts.com

  1. Offscreen

‘People behind bits and pixels’, tel est le slogan ‘teaser’ d’Offscreen, qui capte la vie et l’œuvre des créatifs numériques dans un magazine saisissant. Le titre se braque sur des récits humains moins évidents sous-tendant la créativité, la passion et le dur labeur que cache chaque ‘interface’.

www.offscreenmag.com

  1. The Great Discontent

The Great Discontent paraît trois fois par an et propose des entretiens avec des créatifs. Vous y découvrirez tout sur la créativité, la confrontation avec la feuille blanche et les risques du métier. Le tout dans un magnifique magazine papier qui se conserve.

www.thegreatdiscontent.com

  1. Fresh Paint Magazine

A chaque fois, Fresh Paint Magazine propose une sélection inspirante d’artistes en puissance et de valeurs sûres. Un must pour quiconque souhaite se tenir informé sur les arts.

http://freshpaintmagazine.com

  1. Works That Work

‘Le National Geographic du design’, voilà comment Works That Work est parfois décrit. Ce qui revient à dire que le magazine regarde au-delà des portfolios et des points d’intérêt évidents. Il combine inspiration et observation et fait abstraction des egos des concepteurs et stylistes. Le résultat est invariablement surprenant !

https://worksthatwork.com

 

Découvrez ici: Les 8 découvertes et Les 5 classiques

 

Qu’est-ce que l’année 2020 réserve au média magazine ?

Media 2020 TrendsMediaSpecs et Roularta Media ont invité quelque 30 professionnels média à s’exprimer dans Trends sur l’aspect que prendra le paysage média en 2020. Ils se sont aussi épanchés sur le média magazine. Découvrez les points de vue d’un trio d’experts renommés : Rik De Nolf, Jaak Smeets et Mike Koedinger.

De quoi aura l’air le média magazine en 2020 ? Ils n’ont certes pas de boule de cristal, mais nos experts chevronnés partent de l’hypothèse qu’il sera encore plus multimédia, même s’il est difficile d’évoquer concrètement comment se présentera le paysage. « La direction empruntée dépendra fortement des nouvelles technologies qu’on pourra encore lancer », dit Rik De Nolf, CEO de Roularta.

En tout cas, dans ce paysage le print jouera un rôle éminent. « En 2020, il y aura toujours d’excellents magazines papier », dit avec conviction Mike Koedinger, CEO de Maison Moderne au Luxembourg, « à condition que cela vaille la peine de paraître sur papier. N’oubliez pas que dans cinq ans, on sera continuellement assis devant un écran au boulot. Les magazines papier seront synonymes de divertissement authentique. »

Laissez le lecteur choisir

Toucher le lecteur sur toutes les plates-formes que celui-ci utilise pour consommer du média, telle est la mission manifeste du média magazine. Il est toutefois probable qu’en 2020, ce lecteur sera encore plus occupé et qu’il voudra consommer l’information encore plus vite. Voilà un autre paramètre auquel le média magazine devra s’adapter.

Selon Jaak Smeets, Directeur de Groupe-Editeur chez De Persgroep, la solution est simple : il s’agit de mettre en place une offre qui, du matin au soir, permette aux gens de choisir ce qui leur convient le mieux : mobile, rapide, tout en décélération, en toile de fond. « Et ne cessez pas de poser un regard critique sur vous-même », ajoute-t-il.  « Si les gens n’ont pas de temps à vous consacrer, c’est rarement bon signe. »

L’essence perdure

Cependant, aux yeux des experts une chose est claire comme le jour. L’essence du média magazine reste inchangée. Jaak Smeets : « Notre boulot reste le même : informer, raconter, servir et divertir. Tout ce qui nous permet de mieux faire ce boulot, nous devons l’exploiter. Mais alors de préférence sans sauter comme des malades sur tout ce qui bouge au pays des hypes et des innovations de tout genre. »

D’avis d’expert, dans cette optique l’évolution vers une marque est plus qu’un hype. Mieux encore, selon notre trio c’est le développement le plus important de ces dernières années dans le monde des magazines, tout en étant une évolution qui est loin d’être terminée. « Devenir une marque média est un must absolu pour les titres print », entend-on chez Mike Koedinger. « Ils peuvent partager les mêmes valeurs sur différentes plates-formes et se voient offrir la possibilité d’être présents également en digital et en audio et vidéo. »

Jaak Smeets aussi est enthousiaste : « Jamais auparavant, les marques fortes n’ont eu autant de possibilités de toucher les gens qu’aujourd’hui. Leurs lecteurs existants, mais aussi de nouveaux lecteurs. À condition que la marque soit forte. Briller dans quelque chose, et parvenir à amplifier cette excellence sur toutes les plates-formes. »

Lisez l’article complet

Découvrez tous les articles de l’édition spéciale

 

The Gourmand magazine

Magazines pour créatifs : 8 découvertes

Tout créatif qui se respecte doit avoir au moins une poignée d’abonnements à des magazines lui servant de source d’inspiration. De l’art au design, en passant par les voyages et la culture. Après les cinq classiques, c’est désormais le tour de 8 publications surprenantes. Voici nos 8 découvertes cataloguées !

The Happy Reader
The Happy Reader est unique en son genre pour quiconque cherche à être informé sur, inspiré et diverti  par l’univers des livres et de la lecture. Le magazine sort du lot grâce à sa magnifique typographie et devient ainsi un objet design à part entière.  Chaque numéro contient deux volets : une interview en profondeur d’un amoureux du livre et une analyse d’un classique de la littérature mondiale.

www.thehappyreader.com

Lagom
Lagom propose des récits axés sur ceux qui ont pu faire de leur passion leur métier, ayant par la même occasion atteint un équilibre entre leur vie privée et professionnelle. Le titre paraît deux fois par an.

www.readlagom.com

Another Escape
Another Escape est une publication  » outdoor lifestyle & creative culture  » . On y trouve des histoires de personnes qui vivent leur vie de façon inspirante, tant en matière de  » découverte  » que d’innovation. A découvrir sans plus attendre.

www.anotherescape.com

Kinfolk
Comment se faciliter la vie, se lier à ceux qui nous entourent et passer plus de temps avec ses amis et ses proches ? C’est sans doute une question que beaucoup d’entre nous se sont déjà posée. Kinfolk formule la réponse en tant que  » slow lifestyle magazine  » . Le titre compte des éditions internationales au Japon, en Chine, en Corée du Sud et en Russie.

www.kinfolk.com

The Gourmand
Le titre le dit déjà : The Gourmand sublime la cuisine pour en faire un art. Il frappe les esprits par son esthétique et ne se contente pas de proposer des recettes, mais aussi des infos sur de nouveaux restaurants, cafés et ingrédients.

http://thegourmand.co.uk

Weapons of Reason
Faire la lumière sur les problèmes mondiaux qui nous occupent, voilà ce que fait Weapons of Reason. Chaque numéro est centré sur un thème creusé selon trois axes : le passé, le présent et le futur.

http://weaponsofreason.com

Dirty Furniture
Dirty Furniture est un nouveau magazine semestriel axé sur la relation entre les gens et les choses dont ils s’entourent. Le magazine veut ainsi présenter le design d’une toute autre façon, l’utilisant comme point de départ pour des récits sur la politique, l’histoire et la technologie.

http://dirty-furniture.com

Standart
Standart est un magazine sur la culture du café. Bien sûr, c’est aussi bien plus que cela. Dans chaque numéro, on trouve plus de 100 pages remplies de belles histoires sur les producteurs de café. Un magazine qui invite à prendre le temps de savourer une petite tasse de café…

http://standartmag.com

 

Découvrez aussi les Magazines pour créatifs : cinq grands classiques

Magazines pour créatifs : cinq grands classiques

Tout créatif qui se respecte doit avoir au moins une poignée d’abonnements en cours à des magazines lui servant de source d’inspiration. De l’art au design, en passant par les voyages et la culture. Ces titres se démarquent de par leurs polices de caractères et images soigneusement sélectionnées, leur style d’écriture élégant et, bien sûr, les récits pointus et surprenants qu’ils proposent. Dans chacun d’eux, le créatif peut trouver des cordes à son arc. Voici cinq titres à ne manquer sous aucun prétexte !

  1. Monocle

La publication de Tyler Brûlé est une parfaite évidence  pour quiconque s’adonne à la créativité. Monocle propose dix fois par an un aperçu de tout ce qui bouge dans le monde au niveau du business, de la culture et du design. À chaque fois, le titre développe des récits mémorables et peu évidents. En ligne, podcasts et autres forment un joli prolongement.

www.monocle.com

  1. Wallpaper*

Avant de lancer Monocle, Brûlé était rédacteur en chef de Wallpaper*, un magazine qui se concentre sur la beauté et l’esthétisme dans la vie : architecture, design, mode et art, entre autres. Après toutes ces années, c’est toujours la référence en la matière.

www.wallpaper.com

  1. Delayed Gratification

Quiconque est en quête d’idées, sait que celles-ci ne viennent pas sur commande. Delayed Gratification s’en inspire de façon marquée. Le titre s’insurge contre la tendance au ‘toujours plus vite’ et s’impose ainsi en premier magazine pratiquant le ‘slow journalism’. Les récits qu’il propose se cristallisent lorsque la poussière est retombée et que les choses ou conséquences essentielles apparaissent à la surface. Le tout conjugué avec une attention toute particulière à la qualité d’impression.

www.slow-journalism.com

  1. Courier

Etre lancé en 2013 et, peu à peu, jouir d’un statut de valeur sûre. Il faut le faire. C’est ce qui est arrivé à Courier, une publication qui cherche à promouvoir la culture d’entreprise, qu’il s’agisse de start-ups et d’entreprises technologiques ou du monde des affaires liées à la mode, aux médias, au design ou à la finance. Chose remarquable : chacun qui veut, peut devenir actionnaire du magazine.

www.courierpaper.com

  1. Wired

Un classique pour les férus de technologie.  L’innovation est clé, ce qui se manifeste aussi dans la mise en page du titre. Wired a un aspect futuriste, cela saute aux yeux. En matière de canaux numériques aussi, Wired se meut en initiateur de tendances, comme en témoigne son magazine iPad à succès.

www.wired.com