Surfez sur

WeMedia
Deniz Sariyildiz

MAGnify 2020 : « Un magazine bien conçu donne une forte impulsion à la relation entre client et marque »

Les magazines ont moins facile à trouver leur place dans le paysage média actuel qu’il y a – disons – 25 ans. Quelle place les périodiques ont-ils encore dans les plannings média contemporains ? Quatre questions à l’attention de Deniz Sariyildiz, Director Creative & Media Effectiveness chez Kantar, et orateur au MAGnify 2020.

Watch and listen to Deniz Sariyildiz here

Quelle place les magazines ont-ils encore aujourd’hui dans le planning média ?

« Lorsqu’on analyse les changements qu’ont subi les investissements au cours des dernières années, il est d’autant plus clair que le digital connaît un essor, souvent au détriment des médias imprimés. Cela concerne évidemment aussi les magazines. Dans le monde actuel, axé sur le numérique, nous pouvons toutefois partir du principe que tout contenu original de valeur, focalisé sur une passion partagée par la marque magazine et le lecteur, continuera à exister.

La numérisation accélère toujours et l’information abonde. C’est justement pour ça qu’un magazine est un moyen formidable pour toucher ses clients. C’est un format unique, à l’endroit et au moment idéal : dans le cadre intime du lecteur, au moment même où celui-ci est à la recherche d’informations spécifiques. Les marques doivent toutefois s’assurer qu’il existe une correspondance entre les capacités puissantes du média et les KPI de marque, pour pouvoir attribuer suffisamment de fonds. »

Existe-t-il de la data qui démontre l’importance des magazines ?

« Lorsqu’on considère les analyses CrossMedia et Touchpoint que nous avons effectuées jusqu’à présent, on obtient une vue claire de ce qu’apportent exactement les magazines aux marques dans le mix média. Il ressort ainsi qu’avec des formats comme Facebook et les vidéos en ligne, les magazines sont les plus rentables par rapport aux différents objectifs d’une marque. Il s’avère en outre aussi que les lecteurs de magazines ont tendance à avoir une relation plus forte avec une marque. Quand un magazine est bien conçu, cela donne une énorme impulsion à la relation entre le client et la marque. »

Quelles étaient les différences avec la Belgique pendant le COVID-19 ?

« Ce qui a frappé pendant la crise du corona, c’est le fait que le confinement a amené les gens à consommer plus de médias, surtout au niveau TV et on-line. Cela n’était pas inattendu ; c’était plutôt une conséquence logique. Ce qui était toutefois intéressant, c’est que les Belges, comparés à d’autres, ne se sont pas tellement détournés des médias traditionnels. Bien que les Belges aussi étaient plus présents en ligne, il est frappant de constater que, lorsqu’il s’agissait d’obtenir de l’information, les Belges sont restés fidèles aux médias traditionnels. »

Quel conseil avez-vous pour les annonceurs belges ?

« De nos jours, il existe cependant clairement des doutes dans l’esprit des marketeurs sur ce qu’est le bon mix média. Et ces doutes sont complètement justifiés, pas seulement par rapport à l’on-line, mais aussi par rapport aux canaux off-line. Les annonceurs doivent se poser la question de savoir quels sont les objectifs de marque les plus importants. Le travail qui s’en suit est la création de contenus forts. De nos jours, le contenu est omniprésent et l’attention des gens est la récompense vers laquelle doivent œuvrer les annonceurs. Ça vaut assurément de s’y atteler. »

MAGnify 2020 débutera le 1er octobre. Un nouvel épisode tous les jeudis, avec le 8 octobre notamment la présentation de Deniz Sariyildiz.

Deniz Sariyildiz

Découvrez les interviews avec les autres orateurs de MAGnify 2020:

En attendant le 1er octobre, petite rétrospective sur MAGnify 2019 :

Bernard Cools en Bruno Liesse

MAGnify 2020: L’Alpha Index affine nos connaissances sur l’attention pour les messages publicitaires

Cela reste une des questions-clés en matière de communication : quelle est l’efficacité de chacun des médias ? Désormais, l’Alpha Index y ajoute une dimension supplémentaire, ici en Belgique. En orateurs expérimentés, Bruno Liesse (Polaris) et Bernard Cools (Space) lèveront le voile sur leur étude à l’occasion de MAGnify, qui débutera le 1er octobre.

MAGnify | WE MEDIA logo

Watch and listen to Bernard Cools & Bruno Liesse here

« Lorsqu’il s’agit de messages publicitaires, l’attention est un des éléments-clés. Surtout dans le contexte actuel. Les touchpoints digitaux promettent beaucoup en termes d’efficacité, mais même s’il est question d’une forte exposition, l’impact mesurable est souvent limité. »

C’est ce qu’explique Bernard Cools, Chief Intelligence Officer de l’agence média Space. Avec Bruno Liesse, Managing Director de Polaris, qui fait aussi partie de Space, Cools a imaginé l’Alpha Index (ou coefficient alpha), qui permet au marché de se faire une idée plus claire de l’impact des différents médias. Ce faisant, les deux initiateurs se sont inspirés d’une étude homonyme réalisée par l’enseigne française MY Media.

Découvrez notre précédent article sur alpha ici

Qu’en est-il de l’attention ?

« Nous avons tenté de rendre le ‘contact funnel’ encore un rien plus clair », dit Bruno Liesse. « À cet égard, la première étape est claire : un message a-t-il été montré ou diffusé ? Nous appelons cela la ‘viewability’ technique. Vient ensuite la ‘viewability’ effective : le consommateur a-t-il aussi réellement vu le message diffusé ? Ces métriques sont l’œuvre du CIM, avec l’Opportunity To See (OTS) comme currency. »

Après ces deux premières étapes, il en manquait une autre. « Combien de gens voient aussi vraiment le message et lui consacrent de l’attention ? » C’est la question que se sont posée Cools et Liesse. Bruno Liesse : « Cette interrogation passe avant que vous ne sondiez les gens sur les messages publicitaires et les marques dont ils émanent et dont il se souviennent encore un jour plus tard. Une question à laquelle répond le coefficient bêta de Morgensztern. »

Les presses quotidienne et magazine obtiennent de bons scores

L’Alpha Index offre un autre éclairage sur l’efficacité des différents médias, voire, à terme, peut-être même un autre mode de calcul du tarif : du coût au mille (GRP) à quelque chose de la trempe d’un ‘qualitative reach point’.

Cela signifie en outre que les rapports de puissance entre les différents médias se voient modifiés. Vous pourrez découvrir les résultats détaillés à l’occasion de MAGnify, mais Bernard Cools nous dévoile d’ores et déjà que les médias traditionnels réalisent de bien meilleurs scores que les médias numériques (contrairement à la perception populaire) et que les médias locaux font mieux que les médias internationaux. « Nous retrouvons d’ailleurs aussi ces résultats dans d’autres pays, même si chacun opère selon sa propre méthodologie », dixit Cools. « Les presses quotidienne et magazine, surtout, s’en sortent bien. Là où, dans les plans média, elles ne figurent pas dans le top 10, elles occupent la 1e et la 2e place si l’on tient compte de l’attention. »

En soi, ces résultats n’ont rien de particulièrement étonnant. L’étude Ebiquity présentée par VIA l’an dernier allait déjà dans le même sens.

Il y a encore du chemin à faire

Néanmoins, Bernard Cools et Bruno Liesse ne cherchent pas à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Pour le moment, l’étude repose sur de la recherche documentaire et une étude déclarative auprès de quelque 2.000 personnes. Une étude de neuromarketing devrait permettre un double contrôle des résultats.

« C’est pour ce projet-là que nous tentons actuellement de susciter l’enthousiasme du marché », dit Cools. Et Bruno Liesse d’ajouter : « Par ailleurs, il ne s’agit évidemment pas d’une étude officielle de la tripartite et l’efficacité du média dépend naturellement aussi de la stratégie de la marque qui s’en sert, ainsi que de la création. Mais ça apporte tout de même une dimension supplémentaire qui permet de mieux cerner l’efficacité moyenne du média. Chez Space, nous l’avons en tout cas déjà intégré dans notre outil Pulsar. »

Bernard Cools en Bruno Liesse

Curieux de connaître tous les détails et résultats de l’Alpha Index ? Bernard Cools et Bruno Liesse vous les dévoileront le 1 Octobre à l’occasion de MAGnify 2020.

En attendant le 1er octobre, petite rétrospective sur MAGnify 2019 :

Interviews:

New Year Greeting card

2019 en citations du site web Magazine Media (part 2)

Traditionnellement, la fin de l’année est l’occasion de jeter un œil en arrière, de s’attarder un bref instant sur ce qui s’est passé et ce qui a été réalisé. Que laissons-nous définitivement derrière nous en 2019 ?  Qu’emportons-nous pour 2020 ? Dans un premier volet (que vous pouvez lire ici), nous avions déjà proposé un florilège de citations tirées de notre foule de chroniques et interviews. Dans ce second volet, nous faisons le bilan des événements qui ont balisé 2019.

L’équipe Magazine Media et WE MEDIA vous souhaite une année 2020 magnifique, pleine de joie et de beauté !

Inscrivez-vous à notre newsletter et ne ratez plus aucun propos intéressant en 2020.

BATIBOUW

« Nous constatons que les gens achètent ce type de magazines en guise d’inspiration », dit-elle pour motiver le choix. « Ils en déchirent des pages, les rangent dans un ‘classeur d’inspiration’ et s’en munissent pour rendre visite à leur architecte. » Véronique Bouvy, Brand Manager chex Velux

« Pourtant, nous optons aussi volontairement pour les magazines, même si là nous abordons les choses de façon un peu différente. Nous cherchons alors vraiment à générer une ‘stopping power’. » Paul David, Brand & Marketing Director chez Eggo

« Nous devons à notre marque d’aussi élever notre communication à un niveau supérieur. Ce n’est pas un hasard si en outre nous référons à notre site Web, car nous constatons que les campagnes dans les médias traditionnels, en radio comme en print, font invariablement exploser nos chiffres visiteurs. » Peter Ottevaere, Reynaers Aluminium

StuMPA

Simon Pyson « Si vous croyez vraiment en une idée, tournez-la dans tous les sens jusqu’à ce que vous parveniez à la vendre. Si vous ne le faites pas, vous rencontrerez une autre version de votre idée à Cannes, mais qui sera meilleure. Regardez donc ma participation au StuMPA et puis la pee ad d’Ikea et vous comprendrez de quoi je parle… » Simon Pyson, StuMPA lauréat 2017

« Certains aspects du print – comme son aspect tactile – sont inégalables en ligne. Le print n’est pas mort. » Sahra Marly, StuMPA lauréat 2015

« C’était une belle expérience, et une chance à l’époque de pouvoir participer aux Lions. Voir ce qui se fait de meilleur dans le milieu de la pub, ça ouvre l’esprit et vous rend plus créatif. » Maxime Siquet, StuMPA lauréat 2014

And the winners are… StuMPA 2019 : les gagnants !

MAGnify

« Avec les magazines, on décide soi-même de son propre algorithme. Les autres médias, on les consomme plutôt d’une façon linéaire, tandis qu’un magazine, on le prend entre les mains, pour ensuite le poser et le refeuilleter plus tard… » Nancy Detrixhe, Research Manager, MMA

Danny-Devriendt « Un des instigateurs de cette situation est la majorité silencieuse. Si celle-ci se rebellait, le problème serait bien moins important. Je ne parle alors pas seulement du lecteur silencieux, mais aussi du journaliste silencieux, et de l’annonceur silencieux. » Danny Devriendt, Managing Director, IPG/Dynamic

« Ces plateformes américaines captent entre 80 et 90 % de la croissance. Ce déséquilibre complique le financement de l’information et pose des questions d’éthique et de qualité de l’information. » Yves del Frate, CEO, CSA

Zoe van Gastel« Magazines doivent oser lâcher en partie le contrôle. Un influenceur doit pouvoir proposer le contenu à sa façon, avec le ton qui lui est propre. C’est cette approche créative qui fait que ça fonctionne. » Jeroen Naudts, chercheur, Arteveldehogeschool

« La terre est-elle plate ? » Vidéo de la session sofa avec Danny Devriendt, Eva Van Driessche, Ruben Ceuppens, Zoë van Gastel, Harry Demey

Bonne Année !

MAGnify 2019 : la vidéo et les photos

Yves Del Frate

Yves Del Frate : « 9 personnes sur 10 estiment que les médias jouent un rôle important dans le processus d’achat »

Un des orateurs à MAGnify est Yves del Frate. Le CEO de CSA, l’institut de recherche de Havas, s’intéresse de plus près à une étude sur le rôle des médias dans le processus d’achat. « La publicité native est une opportunité historique pour les médias. »

MAGnify 2019 logo
En savoir plus sur le rôle des médias dans le comportement d’achat ? Venez à MAGnify 2019, le 3 octobre. Inscrivez-vous via MAGnify.be

De quoi parlerez-vous à MAGnify ?

Je présente les résultats d’une étude que nous avons menée en France.  Celle-ci est en ligne avec ce que nous faisons pour nos clients, à savoir le décryptage des tendances de société et des attitudes et comportements. Cette fois, nous avons voulu mesurer quel était l’impact des médias à chaque étape du parcours d’achat, du point de vue du consommateur.

Si la confiance des consommateurs dans les media atteint un plus bas historique en France, il ressort de notre étude que 9 répondants sur 10 affirment que les médias sont utiles dans leur processus d’achat.

Vous aborderez aussi la diversité des médias, non ?

C’est exact. Nous voyons que la part du digital dans les dépenses média croît de deux chiffres chaque année, mais elle ne profite qu’à quelques acteurs, qui par ailleurs ne produisent pas de contenu eux-mêmes… Chaque année, ces plateformes américaines captent entre 80 et 90 % de la croissance. Ce déséquilibre complique le financement de l’information et pose des questions d’éthique et de qualité de l’information.

L’essor des fake news en est une manifestation… Nous estimons donc qu’il est de notre rôle, en tant qu’institut d’études, de donner les clés aux annonceurs pour mieux comprendre ce que veulent les consommateurs et comment piloter leurs investissements media marketing pour plus d’efficacité.  On observe ainsi un écart important entre les budgets alloués au digital et l’efficacité perçue par les consommateurs du online dans leur parcours d’achat.

Quel est, à vos yeux, le chiffre le plus frappant de l’étude ?

J’aimerais citer deux chiffres. 49% des personnes interrogées jugent la publicité dans les médias utile dans leurs parcours d’achat, si c’est moins que l’éditorial (56%) cela reste néanmoins un très bon score. Ce que je retiens par ailleurs, c’est la sévérité avec laquelle la publicité digitale est jugée aujourd’hui par les consommateurs. 62% considèrent que la publicité digitale est intrusive, 65% parmi les moins de 35 ans. La publicité digitale n’a pas encore trouvé son format, en particulier sur les smartphones.

Quelle leçon tirer de cette étude concernant la presse et les magazines ?

La presse en général est un media reconnu pour la force de son éditorial. Les marques de  presse ont trouvé leur audience  sur les canaux numériques et les éditeurs ne doivent surtout pas s’arrêter en si bon chemin…la monétisation de ces audiences suivra avec la nécessaire recherche de qualité publicitaire des annonceurs et des agences. La presse régionale le fait déjà très bien. Cela leur permet de pérenniser leur business et, ainsi, de garantir la diversité à l’avenir.

Quid de la publicité qui offre aussi une plus-value rédactionnelle, comme la publicité native ?

Elle est jugée moins intrusive et pour cette raison les Français l’apprécient. C’est une opportunité pour les médias d’attirer des budgets annonceurs. Elle n’est pour l’instant pas assez proposée. C’est une nouvelle écriture publicitaire à inventer main dans la main entre les media, les agences de publicité et les agences media.

MAGnify 2019 logo

En savoir plus sur le rôle des médias dans le processus d’achat ? Venez à MAGnify 2019, le 3 octobre. Inscrivez-vous via MAGnify.be

Envie de découvrir les autres orateurs de MAGnify 2019 ?

Post-truth : « Tout le monde sent bien qu’on dépasse les bornes, mais comment rectifier le tir ? »

Pour la deuxième année consécutive, MAGnify sera clôturé par un débat autour d’un thème actuel. Cette année, les projecteurs seront braqués sur les fake news et apparentés. Le modérateur de service est Danny Devriendt (IPG/Dynamic). Il nous livre, en primeur, son regard en la matière.

WEMEDIA_logo_Magnify

En savoir plus sur ‘Post-truth’ ? Venez à MAGnify 2019, le 3 octobre. Inscrivez-vous via MAGnify.be

« La Terre est plate », tel est cette année le thème de la Sofa Session qui clôturera MAGnify. C’est un sujet brûlant qui engendre un tas de phénomènes marginaux et sur lequel se penchera un panel soigneusement sélectionné de spécialistes média.

Le modérateur de service est Danny Devriendt, Managing Director d’IPG/Dynamic, un homme présentant une vision large sur les évolutions qui marquent notre métier. Il situe pour nous l’approche qu’adoptera la table-ronde. « On voit apparaître une série de tendances qui soulèvent des questions. Comment faire face à la manipulation de l’opinion publique et aux fake news ? En soi, il y a le droit à la liberté d’expression, mais parfois on voit vraiment des cas de manipulation et de mystification. Quelle est la part de responsabilité des médias traditionnels en la matière ? Et celle des médias sociaux ? En outre, l’information ‘authentique’ a toujours plus tendance à disparaître derrière un paywall. Ne risque-t-on pas alors de voir l’information se muer en kaviar pour les ‘happy few’ ? »

Flat Earth Society

Voilà donc bon nombre de questions auxquelles la Sofa Session tentera de répondre. Il est en effet exact qu’en quelques années à peine, nous nous sommes mis à vivre des temps turbulents, marqués par un énorme impact des médias et de la communication. Pourtant, selon Devriendt ce type de situation est de tous les âges. « Je me souviens toujours que, pendant que je rédigeais un rapport sur une session du conseil communal d’Ostende en tant que jeune journaliste, je ne cessais de me mettre la pression en pensant au motard qui attendait impatiemment, dit-il. « Celui-ci devait pouvoir rallier la Forelstraat à Gand, à 19h45, pour y remettre la disquette contenant mon article à la rédaction du journal Het Volk. J’ai dû me battre pour convaincre la rédaction en chef de la plus-value de la numérisation et d’Internet. L’essor des médias sociaux a également provoqué une révolution : soudain, les consommateurs ont pu ventiler leur opinion devant un large public et les bonnes causes ont eu voix au chapitre. »

Pourtant, Devriendt se fait du souci : « La force et la puissance de la manipulation sont énormes. Dans certains cas, ce n’est ni plus ni moins que de la démagogie. Justement parce que la manipulation s’opère à une si grande échelle. Moi-même, je suis par exemple la page Facebook de la ‘Flat Earth Society’. Ça me fait rire, mais les gens qui s’en occupent y croient vraiment. Ils sont très sérieux. C’est effrayant. » Du coup, plus besoin d’expliquer le titre de la Sofa Session…

Post-truth

Le Managing Director d’IPG/Dynamic se rend compte que pour les médias, cette époque ‘post-truth’ représente un fameux défi. « Tout le monde ressent qu’on dépasse désormais les bornes », dit-il. « Cependant, comment rectifier le tir ? En tant que média, vous pouvez démontrer qu’un politicien ment 400 fois par jour, mais c’est bien sûr son bon droit. On sent pourtant bien que nous sommes aux prises avec nos valeurs essentielles. Mais en fait, tout le monde est un peu responsable. Un des instigateurs de cette situation est la majorité silencieuse. Si celle-ci se rebellait, le problème serait bien moins important. Je ne parle alors pas seulement du lecteur silencieux, mais aussi du journaliste silencieux, et de l’annonceur silencieux. »

N’hésitez pas, inscrivez-vous sans plus attendre ici (www.magnify.be) et rejoignez-nous le 3 Octobre à CC De Factorij à Zaventem.

Découvrez les autres interviews MAGnify : 

Marcel Vanthilt :  » Dans le tsunami d’informations, les magazines sont indispensables « 

L’animateur de MAGnify 2019 pour la deuxième année consécutive n’est nul autre que Marcel Vanthilt, musicien et présentateur TV renommé. Nous étions dès lors curieux de connaître son comportement de lecture et sa vision sur l’évolution des magazines musicaux.

WEMEDIA_logo_MagnifyLes orateurs de MAGnify 2019 sont connus.
N’hésitez pas, inscrivez-vous sans plus attendre ici (www.magnify.be) et rejoignez-nous à CC De Factorij à Zaventem.

De quel œil voyez-vous le média magazine ?

Les magazines sont indispensables dans le tsunami d’informations, de flashs d’actualité, d’infos de dernière minute et de nouvelles ‘fast-food’ qui déferlent actuellement sur nous. Pour cadrer tout ça, on a grand besoin d’informations de fond et d’analyses, que seuls les magazines et les journaux du week-end peuvent fournir.

J’ai grandi au sein d’une famille sociale. Nous avions un journal – la Volksgazet – et un hebdomadaire – ABC –. L’information était tendancieuse, ce qui fait que nous n’entendions qu’un seul son de cloche. La ‘fake news’ est donc de tous temps, mais de nos jours les magazines sont à peu près les seuls à encore inspirer de la confiance.

Quels magazines lisez-vous ?

Avec ses trois titres réunis en un seul package, Knack a de l’or entre les mains. En outre, je lis un tas de magazines musicaux, tels qu’Uncut, Q Magazine, Mojo et Oor, ainsi que des magazines dédiés aux voitures classiques. Bref, de vrais magazines de niche.

Je me souviens de la venue de Q Magazine. C’était la première fois qu’un magazine musical avait l’air plutôt ‘stylé’. De nos jours, chaque genre a son titre… Ce qui est aussi génial, ce sont les CD qu’ils offrent en prime. Ils deviennent ainsi pour moi un guide et une source d’inspiration.

Avez-vous une anecdote mémorable à nous raconter ?

À l’époque, quand je travaillais chez MTV et que la chaîne était diffusée partout en Europe, les journalistes se bousculaient au portillon pour me faire des interviews presque chaque jour. Après une série d’entretiens, ça a commencé à me lasser et je me suis mis à fabriquer des réponses de toutes pièces. Je ne serais donc pas surpris d’apprendre qu’il a été dit dans quelque magazine finlandais que c’est comme facteur que j’ai traversé la Manche pour me retrouver à Londres… De la ‘fake news’ avant la lettre, donc…

Marcel Vanthilt portrait Marcel Vanthilt

 Inscrivez-vous ici pour MAGnify.

Découvrez les interviews des différents orateurs de MAGnify :

Nancy Detrixhe

« Avec les magazines, on décide soi-même de son propre algorithme »

MAGnify laisse aussi beaucoup de latitude à la recherche. Cette année, une des études abordées – Big Mag – nous vient des Pays-Bas, plus précisément de la Magazine Media Associatie (MMA). Nancy Detrixhe, Research Manager, lève un coin du voile.

WEMEDIA_logo_Magnify

Les orateurs de MAGnify 2019 sont connus.
N’hésitez pas, inscrivez-vous sans plus attendre ici (www.magnify.be) et rejoignez-nous à CC De Factorij à Zaventem.

Pouvez-vous nous dire ce qui a motivé cette étude ?

Ces dernières années, le digital est devenu adulte. Cela a cependant eu pour effet que les attentes élevées ont été revues. Ce qui, à son tour, a fait que l’on connaît une revalorisation des médias traditionnels. Cela fait donc beaucoup d’évolutions en peu de temps. Dans ce monde qui évolue rapidement, nous avons voulu savoir quelle est au juste la place du média magazine pour le consommateur et ce qui le rend unique à ses yeux.

Nous avons dès lors bien fait de voir grand pour cette étude. Le volet qualitatif nous a été fourni par une communauté en ligne dans laquelle les participants se sont vu confier des missions. Nous l’avons complété d’une étude quantitative auprès de plus de 1.000 personnes.

Big Mag research - MMA

Quelles sont les conclusions majeures ?

J’en distingue trois. Primo, un magazine est vraiment synonyme de ‘me-time’ ; c’est un moment pour soi. Secundo, l’expérience de lecture est essentielle. Il n’y a pas d’interruptions, ce qui aide à créer une expérience de lecture plus intense et plus impliquée. Dans ce contexte, les annonceurs ne font pas figure de rabat-joie. Et avec les magazines, on décide soi-même de son propre algorithme. Les autres médias, on les consomme plutôt d’une façon linéaire, tandis qu’un magazine, on le prend entre les mains, pour ensuite le poser et le refeuilleter plus tard… Enfin, les magazines sont aussi gratifiants. Les gens ont le sentiment d’avoir quelque chose en échange du montant qu’ils ont déboursé.

Qu’est-ce qui frappe le plus dans ce contexte ?

La puissance des magazines reste inchangée. Le ‘me-time’ a toujours été une force majeure du média magazine et ici aussi on constate à nouveau très clairement qu’en cette ère numérique il n’en va pas autrement. Ce qui m’a toutefois particulièrement marquée, c’est que l’expérience de lecture est tellement différente de celle que propose d’autres médias. En fait, la puissance en est encore augmentée : les moments deviennent sans doute plus rare, mais ils sont d’autant plus précieux. Et ils contrastent beaucoup plus avec la façon dont les gens consomment et perçoivent d’autres canaux.

De quel œil voyez-vous l’avenir du média magazine aux Pays-Bas ?

Il ressort de notre étude que les publics cibles plus jeunes aussi souscrivent à la puissance des magazines, à coup sûr. Ils consomment davantage en ligne, mais ont besoin du print. Nous entrevoyons donc un avenir rose. C’est la combinaison des différents canaux qui rend le média magazine tellement attrayant : ici, chaque canal remplit une fonction propre. Ainsi, Linda n’est pas seulement une des plus grandes marques magazine, c’est également un des sites d’information les plus importants des Pays-Bas.

Curieux de découvrir les résultats de l’étude ? Inscrivez-vous ici pour MAGnify.

Découvrez les interviews des différents orateurs de MAGnify :

Marcel Vanthilt at MAGnify 2018

MAGnify 2019 approche ! (rétrospective 2018)

Le 3 octobre 2019, Magazine Media organisera la troisième édition de MAGnify à CC De Factorij à Zaventem. Pour déjà un peu chauffer la salle, nous revenons sur les deux éditions précédentes (lisez ici la rétrospective 2017). MAGnify 2018 a été la première édition avec une session sofa durant laquelle on a pu exprimer différentes visions : celles de l’agence média, de l’annonceur, de l’éditeur et du chercheur. Suite au succès de ce concept, nous le réitérons cette année avec Danny Devriendt comme animateur des débats, autour du thème : Le monde est plat.

MAGNIFY-logo
 Les orateurs de MAGnify 2019 sont connus. N’hésitez pas, inscrivez-vous sans plus attendre ici (www.magnify.beet rejoignez-nous à CC De Factorij à Zaventem.

Vous pouvez découvrir un échantillon de l’ambiance qui régnait à MAGnify 2018 ici

Juan Senor at MAGnify 2018 1. Le premier orateur à prendre la parole le 4 octobre 2018 était Juan Señor, d’Innovation Media Consulting Group. Il a enrichi son récit inspiré sur la puissance des magazines et du print (Le print c’est de la haute couture) de l’an dernier d’un exposé sur le confiance en ces temps de ‘fake news’.

Señor a expliqué à son auditoire que la qualité ne peut et ne doit être gratuite. Lorsqu’on fournit de la valeur, il faut qu’on paie pour pouvoir se l’offrir. C’est là que les créateurs de contenu ont fait fausse route par le passé et cette erreur doit être rectifiée. Son message clé à l’adresse des éditeurs est dès lors : « Il faut (à nouveau) amener les gens à payer pour votre contenu, sinon vous n’aurez pas d’avenir dans l’édition. Les innovations au niveau de la technologie, des médias, des gadgets et des widgets ne pourront pas vous sauver. »

Selon Juan Señor, le print existera encore longtemps, mais entre-temps les éditeurs doivent veiller à ce que d’autres plateformes de leur marque deviennent rentables. Les magazines possèdent deux facteurs essentiels pour créer de la valeur : le contenu de qualité et la confiance. En ces temps de ‘fake news’, cette dernière ne fait que gagner en importance.

Ses cinq clés pour une publication print à succès commencent dès lors toutes par le mot ‘premium’ :

Juan Senor: Keys for a succesful print publication

Magnify 4-10-18  105 2. Le deuxième orateur de la matinée était Steve Goodman, Managing Director Print Trading chez GroupM au Royaume-Uni. (Lisez l’entretien avec Steve Goodman ici)

Son message était que le pendule est allé trop loin dans le sens des médias numériques. Nous devons retrouver un équilibre entre les médias numériques et établis, a dit Goodman. Au début de l’année 2018, son collègue Adam Smith avait exprimé le même souci dans une interview accordée à The Guardian : GroupM déplore la chute rapide des investissements magazine et prédit une revalorisation du média dans le chef des annonceurs.

Goodman à MAGnify 2018 : « Nous avons été et sommes toujours frappés par le fait que le switch des médias traditionnels aux médias numériques a tout de même été fort marqué. Il a été de pair avec un switch au niveau du focus : de la notoriété de marque à l’engagement. » Il a dès lors plaidé pour davantage de planning à long terme et une ‘désintoxication’ aux résultats directs, voire en temps réel.

Consultez sa présentation ici.

Benoit Bochu 3. C’est de France qu’est venu le troisième ‘keynote’ de la matinée : Bruno Poyet et Benoit Bochu d’Impact Mémoire (lisez leur interview ici). Ceux-ci ont présenté les résultats de leur étude sur l’attention dans le contexte publicitaire.

Leur propre recherche les amène à distinguer deux types d’attention : l’attention automatique et l’attention volontaire ou réfléchie. La première intervient, par exemple, lorsque quelque chose se met à clignoter sur votre smartphone ou quand vous tournez une page dans un magazine et tombez sur une publicité. Dans ce cas, l’émotion est importante. L’attention volontaire, quant à elle, est plus  profonde, créant ainsi de l’engagement du côté du consommateur. Par exemple lorsque celui-ci lit de la publicité native. Des facteurs essentiels pour obtenir l’attention volontaire sont le storytelling, l’émotion et l’intérêt ; le consommateur doit trouver le message utile.

« Actuellement, on calcule à coups de coût au GRP et autres », dixit Benoit Bochu, « mais en fait l’attention devrait devenir une currency. »

Découvrez leur présentation complète ici.

4. Session sofa : « (Post-)Millennials hate established media brands, except when they love them. » Voilà le titre de la table-ronde avec laquelle nous avons clôturé la deuxième édition de MAGnify. Sous la houlette de Vanessa Sanctorum, Strategy Director chez Havas Media (lisez son propre flash-back ici), les participants ont débattu de la façon dont les plus jeunes générations utilisent et gèrent les médias et de ce que cela signifie pour l’avenir des médias et de la publicité.

Ont participé au débat :

  • Nathalie Erdmanis, Director Strategic Marketing & Branding chez AG Insurance
  • Els Thielemans, CEO chez Maxus
  • Mike Koedinger, Fondateur et Président de la maison d’édition luxembourgeoise Maison Moderne
  • Katia Pallini, Content Marketing Manager chez Insights Consulting

La session sofa peut être visionnée dans son entièreté ici:

Rendez-vous sur www.magnify.be pour plus d’infos sur les orateurs de MAGnify 2019. Profitez-en pour vous inscrire.

MAGnify : retour sur la première édition (la troisième arrive à grands pas !)

Le 3 octobre 2019, ce sera à nouveau au média magazine d’occuper le devant de la scène. C’est en effet alors que se tiendra la troisième édition de MAGnify, au CC De Factorij à Zaventem. Sous la houlette de Marcel Vanthilt, bien connu du petit écran, un trio d’orateurs nationaux et internationaux viendra vous y entretenir. En collaboration avec Danny Devriendt, nous avons aussi mis sur pied une session sofa captivante. Pour gentiment entrer dans le bain, faisons un retour en arrière sur les éditions précédentes. Cette fois : MAGnify 2017 (découvrez le reportage d’ambiance ici).

MAGNIFY-logo

N’attendez pas et inscrivez-vous ici pour MAGnify 2019 !

Les 5 piliers du média magazine

Il y a deux ans, le 6 octobre 2017, Magazine Media lançait une toute nouvelle initiative, dans l’intention de vous mettre au parfum de tout ce qui touche aux marques magazine, et ce, en une seule matinée axée sur ces cinq piliers du média :

  • Le média magazine vous offre un public engagé. Le lien forgé entre le lecteur et la marque magazine est tellement puissant et la confiance est tellement grande, que les lecteurs les répercutent sur les marques annoncées.
  • Les possibilités créatives du média magazine pour sortir du lot et capter l’attention sont légion. Les marques ont le loisir de pouvoir se servir de tout ce que la technologie rend possible en print : expériences olfactives, gustatives, tactiles, mais aussi tours et astuces visuels et autres boosters de mémoire.
  • Les créateurs de magazines sont des narrateurs innés. L’amour des histoires est vieux comme le monde. Les magazines sont des pionniers et des experts dans la recherche du bon équilibre entre rédaction et commercialisation dans la narration de bons récits qui interpellent.
  • La publicité magazine fait partie intégrale et non-intrusive de l’expérience de lecture. En général, les lecteurs voient les annonces comme autant de sources d’information et d’inspiration complémentaires.
  • Les solutions cross-média avec le média magazine augmentent le ROI. La coopération avec d’autres médias renforce l’efficacité des plans média, mais au sein d’une marque magazine la combinaison de plateformes est également un atout de taille.

MAGnify 2017 :

Juan Señor, Innovation Media Consulting Group

_DSC5094 copie La première édition de MAGnify eut lieu à Flagey, à Bruxelles. La journée fut ouverte par Juan Señor, Partner chez Innovation Media Consulting Group à Londres, Visiting Fellow à l’Université d’Oxford et valeur sûre aux Lions de Cannes.

Sa présentation inspirée se fondait sur le fait que le média magazine ne peut plus être gratuit, car ce qui a de la valeur (le contenu de qualité) mérite paiement. Dorénavant, les lecteurs paieraient soit avec leur portemonnaie, soit avec leurs données, dixit Señor.

Le print équivaut à de la haute couture, car c’est un bien rare, de qualité supérieure, tandis que le digital est du prêt-à-porter, car omniprésent et bon-marché, dit Juan Señor. Le print n’est toutefois pas la réponse, pour les éditeurs, mais plutôt un pont vers l’avenir : « Become digitally sustainable before you become print unsustainable », avertit-il.

Karen Hellemans, JBC

L’oratrice suivante était Karen Hellemans, à l’époque Chief Marketing Officer chez JBC. Les créateurs de magazines apportent une grande valeur ajoutée à la créativité, dit Hellemans. Ils parviennent à se projeter dans l’univers de leurs lecteurs, nos clients. De nos jours, on ne cesse de parler de ‘customer centricity’. Côté magazines, on s’y applique depuis déjà des décennies grâce à la création des persona.

Chez JBC, le point de vue adopté en marketing est d’approcher les marques magazine en tant que partenaires en cocréation, connaisseurs de cibles et experts en – et producteurs de – contenu. Les magazines sont un média de notoriété et d’image de marque. En outre, ils permettent de toucher les clients quand ceux-ci cherchent consciemment à ne pas être connectés digitalement. Si les consommateurs en mode ‘désactivé’ ne veulent pas être dérangés, en revanche ils veulent être inspirés, ce en quoi les magazines excellent. En tant qu’annonceur, on peut rebondir là-dessus.

François Mariet, Université de Paris Dauphine

_DSC5297 copie Le professeur François Mariet, qui enseigne la gestion des médias à l’Université de Paris Dauphine, fut le troisième à prendre la parole. Il a donné un ‘cours’ humoristique ne laissant aucun doute sur sa foi inébranlable en la puissance de la presse et du média magazine ; le seul ‘média hybride’ dans le monde numérique, dit Mariet. Le professeur a insisté sur le fait que les opportunités en matière d’exploration de données et d’exploitation de smart data par les éditeurs ne sont pas encore suffisamment mises à profit. Les magazines disposent de données fiables. Aucun autre média ne peut le prétendre. « Smart data, c’est votre capital. »

« Social media blow their own horn constantly », a expliqué Mariet à son public. Amazon est en passe de débarquer et sera encore bien pire que le Duopoly, a-t-il prédit. Depuis, sa prophétie s’est avérée.

Jesper Laursen, Native Advertising Institute

Le dernier orateur à occuper la scène fut Jesper Laursen, le fondateur et CEO du Native Advertising Institute, qui a expliqué comment, avec bonheur, faire de la publicité native dans le monde du magazine. Selon Jesper, ce mode publicitaire en plein essor est une des tendances majeures dans le marketing d’aujourd’hui. Sa présentation était un avant-goût de l’étude NAI annuelle sur la situation de la publicité native dans le monde.

Il ressort de cette étude que 70 % des décisions d’achat sont prises au ‘moment zéro de vérité’ (ZMOT), un terme revendiqué par Google qui exprime que les préférences des gens sont déjà fixées avant que ceux-ci n’entament la fameuse ‘customer journey’ menant à un achat. C’est la raison principale pour l’appel à la publicité native : influer sur les choix dans ce ZMOT crucial.

Selon Laursen, les éditeurs commençaient à devenir bons dans le travail avec d’autres plateformes que les leurs. À ce moment-là, environ un tiers des éditeurs avaient un propre studio dédié à la publicité native. Quant aux annonceurs, ils les a averti qu’ils devaient cesser de parler de leur marque. Selon lui, c’est une condition essentielle pour obtenir une bonne publicité native.

Inscrivez-vous maintenant pour MAGnify 2019 !
Toutes les informations et le formulaire d’inscription se trouvent ici (
www.magnify.be).

Tous les liens vers l’information concernant MAGnify 2017 sont repris ci-dessous :