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7 magazines à l’épreuve d’Instagram

Les canaux de médias sociaux génèrent une audience supplémentaire importante pour les marques magazine et leurs annonceurs. Ils constituent aussi un moyen indispensable pour les lecteurs désireux de suivre leurs magazines favoris. Les périodiques y font appel de différentes manières et chaque plateforme a son propre rôle. Cette fois : les magazines sur Instagram.

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Vanity Fair

On attend d’un mensuel populaire comme Vanity Fair qu’il soit actif sur Instagram. La stratégie Instagram du magazine de culture et de mode mondialement célèbre, édité par l’Américain Condé Nast, lui a déjà valu plus de 5,4 millions de followers. La page Instagram est le reflet du magazine, complété de mises à jours quotidiennes. En outre, Vanity Fair se sert activement d’IGTV – Instagram TV –, ce qui permet à la marque de forger un lien plus étroit avec ses adeptes. Découvrez ici

Vanity Fair cover June 2020

Noice Magazine

Pour un magazine sur la photographie, Instagram est sans aucun doute la meilleure plateforme (après le print). C’est précisément pour cette raison que pour Noice Magazine, une publication américaine destinée aux artistes férus d’humour, de beauté et de couleurs, le média social forme un bon complément au magazine imprimé. Dans ce dernier, l’accent est toujours fortement mis sur l’aspect textuel, par exemple au travers d’essais politiques ou d’articles d’opinion. C’est toutefois sur sa page Instagram que le visuel se retrouve au centre de l’attention. Découvrez ici

Anorak

Le magazine londonien Anorak est sans aucun doute le plus original du lot. Il faut avouer que très peu de magazines pour enfants passent en revue ici. C’est un magazine incroyablement créatif, publié depuis 2006 et exclusivement destiné aux enfants de 6 à 12 ans. Sa page Instagram est dès lors un délicieux mélange de dessins d’enfants vintage et d’infos récentes. Le monde des enfants, non seulement en impression, mais aussi en digital… Découvrez ici

Anorak Magazine

Little White Lies

Little White Lies existe depuis 2005. Le magazine cherche à braquer les projecteurs sur les films et les gens qui se cachent derrière. Ça n’est cependant pas aussi aisé sur Instagram. Même si on a tout le loisir d’accompagner une publication de descriptions interminables, il arrive par trop souvent que les gens, en scrollant, les ignorent. Non, Instagram n’est pas l’endroit pour déballer toute une biographie. Fort heureusement, le magazine a su trouver une solution créative. Au lieu de se borner à publier des photos, il prend des artistes sous le bras pour créer des illustrations des gens mis à l’honneur dans ses pages. Du coup, on n’obtient pas seulement une page Instagram artistique, mais également que les gens cliquent vers le magazine pour découvrir l’histoire complète. Découvrez ici

The Gourmand

The Gourmand, un magazine britannique alliant la cuisine et la culture, est un titre de tout premier plan. Pour un magazine culinaire, rien de tel qu’Instagram pour se vanter de toutes ces délicieuses recettes, n’est-ce pas ? Publiez des photos du mets finement préparé et détaillez dans vos stories comment il a pris forme, étape par étape. Seulement… ça n’est pas la façon dont The Gourmand voit les choses. Pas de jolies photos de gâteaux fringants, mais une page qui marie la nourriture et l’art pour en faire un flux élégant et créatif. Découvrez ici

The Gourmand

Another Escape

Que publiez-vous le plus volontiers sur Instagram ? Sans aucun doute les photos de votre plus récent voyage. C’est exactement ce que fait aussi Another Escape, un magazine par et pour des gens que la nature inspire. Sa page Instagram regorge dès lors de magnifiques photos. Dans les stories du titre, on peut en outre suivre toutes les aventures aux quatre coins du monde, avant même qu’elles ne paraissent dans le magazine imprimé. La page Instagram contribue toutefois aussi à l’objectif que se fixe le magazine : encourager les gens à se connecter avec le monde de façon significative, de sorte à se muer en protecteurs de notre planète. Découvrez ici

Boat Magazine

Non, pas de magazine glorifiant les plus beaux yachts, mais une publication sur la vie des authentiques globe-trotters. Chaque édition est placée sous le signe d’une ville différente et développe les récits qui en saisissent l’essence. La page Instagram du magazine constitue un complément parfait à chacune d’elles. Les fidèles lecteurs du magazine peuvent ainsi suivre à la trace les voyages des rédacteurs et reçoivent en prime un teaser sympa évoquant la prochaine édition. Découvrez ici

Boat Magazine

Plus d’inspiration vous trouverez ici :

 

hand holding smartphone showing newspapers on screen

Les marques magazines ‘digital only’: coup futé ou erreur fatale ?

De temps à autre, des marques magazines disparaissent dans les supermarchés et chez les marchands de journaux pour ne se perpétuer que par voie numérique. Chez nous, le phénomène reste assez circonscrit, mais au niveau international il s’agit aussi de grands noms comme Marie Claire, Company et Glamour. Le ‘digital only’ semble être une bonne idée, vu le glissement des lecteurs du print vers Internet, les applis et les médias sociaux. Mais est-ce bien vrai ? Quels sont les effets à long terme pour la marque média ?

A lire aussi : Le print est de retour sans jamais être parti

Malgré la numérisation des processus, pour les créateurs de magazines d’aujourd’hui le papier, l’impression et la distribution constituent toujours d’énormes frais fixes ; des frais que d’autres médias, plus volatiles, n’ont pas. Du coup, il est de plus en plus ardu, surtout à la lumière des rentrées publicitaires en baisse, d’être rentable et de concurrencer les autres médias sur le marché consommateur et publicitaire. Pourtant, certains magazines font déjà marche arrière numérique pour redémarrer en print.

Moins d’engagement en digital

Une des raisons de ce retour aux sources est détaillée dans une nouvelle étude de cas consacrée au magazine de musique britannique culte NME. Après avoir arrêté le print en mars 2018 (après 66 ans et un tirage record de 300.000 exemplaires), l’engagement des lecteurs s’est effondré. Face à une offre égale, les gens consacraient beaucoup moins de temps au titre en digital ; dans ce cas-ci jusqu’à 72 % en moins.

Graph NME reading time before and after digital only

Ceci est comparable à ce qui, deux ans auparavant, s’était produit du côté du journal The Independent. Dans un premier temps, lors du passage de marques magazine et d’information au ‘digital only’, l’attention semble tout simplement disparaître partiellement. Les chercheurs indiquent néanmoins que pour l’instant aucune conclusion ne peut être tirée quant à l’effet sur l’audience.

Le print est un pli qu’on a pris

La force de l’habitude semble jouer un rôle en print, tant pour les magazines que pour les journaux, où elle se manifeste encore plus. Quand l’information est allée en ligne, le rituel du moment quotidien sacrosaint de la lecture du journal a disparu. En ligne, cette expérience produit n’a pas été recréée, mais en même temps les lecteurs se sont vu offrir l’accès à toutes sortes d’autres sources. Par contre, chaque marque média a aussi l’occasion de se reporter à l’attention de chacun via tous les canaux imaginables et d’augmenter sa présence dans la vie des lecteurs.

La nouvelle génération mobile

Quelle que soit la puissance du print, face à la réalité de la nouvelle génération mobile les marques média sont forcées de développer de nouvelles stratégies et de nouveaux touchpoints. Bien que les jeunes aient clairement besoin de moments off-line ou d’une détox digitale (lire plus ici) et que les magazines jouent un rôle important à ce niveau,  il faut d’abord que les marques magazine se forgent une présence auprès de cette génération via d’autres canaux.

Dans le cas de NME, le passage au ‘digital only’ est sans doute la raison pour laquelle le magazine existe encore aujourd’hui et qu’entre-temps il est à nouveau rentable. Après plus de six mois, le nombre d’utilisateurs mensuels uniques était plus élevé que jamais. Pour de nombreux magazines, aller en ligne permet d’augmenter son public (mondial) et, en outre, de mettre sur pied d’autres activités d’intérêt commercial, tel que l’e-commerce.

D’une conversation mensuelle à une présence continue

En 2017, le magazine de mode Glamour a réduit le nombre d’éditions imprimées britanniques à deux par an, devenant ainsi un titre ‘digital first’. Ce n’était pas parce que les tirages étaient en chute libre : Glamour se portait très bien, avec une augmentation de tirage annuelle de 7 %. Si ce pas a été franchi, c’était en premier lieu pour préparer la marque magazine à l’avenir, dixit l’éditeur.

D’une part, l’inspiration est venue de l’intérêt des annonceurs pour les marques numériques (lire aussi : Les marketeurs se regardent trop souvent dans la glace), d’autre part du constat que le public cible principal de Glamour, les Millennials, vit sa vie à travers son smartphone. Du fait de réorienter son attention du print au digital, la marque s’est vue capable de passer de conversations mensuelles à une présence continue dans la vie des lecteurs.

L’expérience de lecture optimale et l’engagement le plus élevé

La clé du succès semble dès lors résider dans le bon mix. Quelle est la combinaison qui produira l’expérience de lecture optimale et l’engagement le plus élevé ? Pour la plupart des éditeurs et des marques média, ce n’est pas une question exclusive, mais inclusive. Le rôle du print change aux yeux des lecteurs, et donc aussi au sein du mix des marques. Cela a inévitablement un impact sur la fréquence, les formules rédactionnelles et des aspects comme la distribution et le choix du papier. Ainsi, le print conserve toute son importance pour Glamour, mais l’ancien format a bel et bien disparu. Les éditions semestrielles arborent le ‘look & feel’ de première qualité du magazine à conserver.

Le Siècle d’or de l’édition

Entre-temps, le nombre de médias ‘digital only’ ne cesse de croître, mais la conviction que la technologie sera la mort des médias imprimés a été renvoyée au royaume des fables. D’aucuns parlent du nouveau Siècle d’or de l’édition : « Nous n’arrêtons pas de développer de nouveaux instruments et modèles d’affaires pour prospérer, indépendamment de la plateforme sur laquelle nous le faisons ; un avenir lucratif est toujours possible et il importe peu qu’il se construise sur du papier, des pixels ou – de préférence – les deux », dit Bo Sacks.

« But always remember: technology isn’t going to kill print media. When used effectively, technology can help digital and print in different ways, allowing both to thrive as we move forward in the ever-changing landscape of the media world. » Sergey Bludov, SVP, Media & Entertainment, DataArt

Source : What’s New in Publishing

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Esquire cover - The Passion of Muhammed Ali

Uncovered : La Passion de Mohamed Ali

Esquire cover - The Passion of Muhammed AliLes couvertures magazine mémorables sont de tous les temps. Elles sont aussi souvent le fruit d’un tournant culturel ou sociétal, préservé dans une seule image. Comme la couverture du numéro d’avril d’Esquire en 1968, mettant en vedette Mohamed Ali : une déclaration politique inédite.

Lisez aussi : La couverture magazine : ” Un moment culturel dont on a distillé l’essentiel “

En 1967 , le champion du monde de boxe des poids lourds, Cassius Clay, se convertit à l’islam et change son nom en Muhammad Ali (en français : Moham(m)ed Ali). Conscrit, il refuse de s’engager dans l’armée en tant qu’objecteur de conscience en raison de sa nouvelle foi, ce qui lui vaut d’être condamné à cinq ans de prison par un tribunal fédéral. Les commissions de boxe lui retirent son titre et refusent à Ali le droit de disputer d’autres combats.

Ces événements ont poussé le créateur de couvertures George Lois à dépeindre Ali tel un moderne Saint Sébastien de Francesco Botticini en couverture du magazine Esquire en avril ’68. Comme dans le tableau, le corps du boxeur est transpercé de six flèches, car tout comme Saint Sébastien Ali est un martyre persécuté pour ses convictions religieuses, argumente Lois.

Sans surprise, Mohamed Ali n’était pas vraiment enthousiaste, au début, de poser comme un saint chrétien. Ensuite, il s’est avéré que coller les flèches, fabriquées spécialement pour la séance photo, sur le corps d’Ali n’avait rien d’une sinécure. Il n’y avait pas encore de Photoshop à l’époque, donc tout devait être fabriqué et mis en scène à la main. L’idée était simple, mais son exécution s’est révélée plutôt complexe, forçant Ali a ne pas bouger d’un muscle pendant une demi-heure. Fort heureusement, celui-ci n’avait pas la grosse tête.

George Lois pasting arrows on Muhammed Ali's body

Quand est paru le numéro d’Esquire avec Mohamed Ali, les réactions, dans l’ensemble, ont été négatives, sauf de la part des jeunes conscrits, qui se sont sentis encouragés par la prise de position d’Ali.

Source : Uncovered

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Positive - Pay Attention campaign - Mike Florence - PHD

Le nouveau récit de magazine media : print premium et public engagé

Le récit sur le média magazine a changé : de plus en plus souvent, les marques magazine occupent l’attention de façon positive et rares sont ceux qui évoquent encore la mort du média. Lors de la publication des tirages britanniques au début du mois de février, la réaction des experts média était toutefois totalement différente par rapport à ce qu’on avait été habitué à entendre les années précédentes. L’attention s’est portée sur la puissance durable des marques magazine de par leur lien solide avec le public, la confiance qu’elles inspirent et le contexte sûr qu’elles offrent aux marques.

A lire aussi : Les marques magazines sont les ‘vrais influenceurs’ pour les marques premium et de luxe

Cette nouvelle rhétorique est liée à la problématique des médias digitaux, la fraude et la sécurité de marque, ce qui pousse à voir les ‘vieux’ médias sous une nouvelle lumière. Mais aussi aux entreprises média qui, partout dans le monde, s’engagent à l’unisson pour transmettre leur passion et leur foi en ce média. Pensez à la campagne ‘Magazines.Better.Believe.It’, à l’initiative Food Brand Trust, à la campagne ‘Press Pause’ et à la plateforme à long terme Editorial Media. Avec, pour exemple le plus récent, la campagne ‘Pay Attention’ de l’enseigne britannique Magnetic Media.

La baisse des tirages n’est pas propre aux médias imprimés

C’est la dure et franche réalité : même si l’évolution est plus lente qu’on ne le pense souvent, partout dans le monde les tirages des magazines imprimés sont en baisse. Ce n’est pas un scoop. Aujourd’hui, le directeur de Mediacom, Jamie Higginson, constate toutefois  que la baisse (lente, c’est vrai, mais constante) des tirages n’est pas propre aux magazines ou aux médias imprimés : tous les médias établis, dont la TV, sont confrontés à un public qui migre en direction du numérique.

Voici ce que prône Higginson : « Du point de vue d’une agence, il ne faut pas contempler un canal de façon trop limitée dans un silo. Pour chaque annonceur, les magazines consommateurs opèrent au sein d’un système de communication et c’est à partir de cette vision que nous devons planifier les campagnes. Dans ce contexte, la raison première pour investir dans les magazines est rarement l’audience ou l’échelle (ce rôle revenant à la TV et à l’OOH). »

Et de poursuivre : « Même si nous négocions sur base de modifications de tirage, de faibles baisses ne devraient pas nous empêcher de faire appel aux magazines quand ceux-ci sont bénéfiques pour le système de communication plus large des annonceurs. »

Enseigner aux clients

Les avantages des magazines sont, entre autres, un public engagé, un contenu ‘brand safe’ et une durée de lecture/de présence plus longue dans un environnement de confiance, tout en surfant sur la vague de la passion que témoigne le consommateur pour un sujet spécifique. Agences et annonceurs peuvent continuer à exploiter ces avantages au profit de leurs marques, ce qui signifie qu’il y a un rôle à jouer dans nos campagnes pour les magazines consommateurs. »

Graham Marter, Head of Publishing and Partnerships, Total Media, ajoute à cela : « Quand on lit un magazine, on est à fond dedans, avec peu de distractions. Cela vaut encore plus pour un magazine imprimé. Les publicités font partie intégrante de l’expérience et cadrent entièrement dans l’environnement média.

Or, le défi qui attend les agences est d’enseigner ce récit en développement à leurs clients.  Les marques média recherchent de nouvelles manières de générer du revenu, au-delà de la publicité. Nous devons travailler plus dur pour mettre en exergue ces opportunités, ainsi que les avantages d’un public plus réduit et impliqué. »

Source : Mediatel

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