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Instagram rattrape définitivement Facebook en tant que média pour jeunes

Instagram a enfin réussi à s’imposer comme première plateforme de médias sociaux chez les jeunes en Flandre (16-24 ans) : 70 % d’entre eux se servent du média plusieurs fois par jour. Facebook (Messenger inclus) rétrocède à la deuxième place (64,5 %), suivi de Snapchat (42,5 %).

A lire aussi : « Chez 1 jeune sur 4, les influenceurs influent sur le comportement d’achat »

Comment les jeunes flamands vivent-ils le branding et le marketing d’influence via les médias sociaux ? C’est la question centrale que pose le Social Media Impact Barometer (SMI-barometer) de la Arteveldehogeschool gantoise, qui sera désormais renouvelé chaque année. L’étude couvre les 9 médias sociaux les plus utilisés par les jeunes flamands.

Flanqué de deux de ses collègues, Jeroen Naudts, directeur de l’étude et orateur keynote à MAGnify en 2019, a présenté les résultats de trois années de recherche à l’occasion d’un webinar, le 28 mai 2020. Voici les 5 enseignements les plus cruciaux pour le marketing et la publicité.

1er enseignement : Instagram est le nouveau numéro 1

En 2017, Facebook avait toujours la plus grande audience chez les jeunes. En 2020, Instagram est le plus populaire chez les jeunes flamands (16-24 ans) en termes d’utilisation. Enfin numéro 1. Le constat des chercheurs de l’Arteveldehogeschool laisse paraître un soupir, car cela faisait quelque temps déjà qu’ils avaient anticipé et annoncé le recul de Facebook.

Graph gebruik sociale media onder jongeren

Notons qu’il existe des différences au niveau de l’utilisation des médias sociaux entre les hommes et les femmes. Pas vraiment au niveau de Facebook et de Twitter, d’ailleurs, mais d’Instagram, de Pinterest et de TikTok, que les femmes utilisent plus souvent. Les hommes, par contre, se servent plus souvent de YouTube, LinkedIn et Twitch. Des différences apparaissent aussi par catégorie d’âge.

Graph verschillen in leeftijdsgroepen

Graph mannen vs vrouwen social mediagebruik

TikTok est toujours relativement petit (environ 13 % chaque semaine) et plutôt axé sur des segments plus jeunes que ceux repris dans cette étude. Il ressort toutefois que le média est bel et bien important en tant que canal d’influence auprès des utilisateurs : 80 % d’entre eux entrent en contact avec des influenceurs via TikTok.

Il s’avère que chez les responsables marketing et communication des marques (retail) aussi, Instagram poursuit sa marche en avant. Les chiffres démontrent toutefois que dans leur mix de communication, les marques (retail) ne peuvent pas se limiter au seul Instagram.

2e enseignement : Les différences entre Facebook et Instagram

Une différence importante dans l’utilisation de Facebook et d’Instagram par les jeunes ? Instagram s’articule autour de contenus inspirants et s’avère être un média beaucoup plus personnel, où les jeunes partagent leur propre récit. Ou encore, comme l’expriment les chercheurs : « Ils trouvent un événement sur Facebook pour ensuite en faire un compte rendu sur Instagram. » Dans la tranche d’âge la plus jeune (16-18 ans), il apparaît même que Facebook suscite de la résistance.

Il est indiqué pour les marques d’exploiter Facebook de la façon dont ce canal est aujourd’hui utilisé par les jeunes : à savoir comme planificateur d’événements et d’activités. Via Facebook, les marques peuvent ainsi promouvoir des actions ou événements spéciaux. Sur Instagram, elles font bien de se focaliser davantage sur le contenu et l’inspiration.

3e enseignement : N’oubliez pas YouTube !

En termes d’usage hebdomadaire, YouTube occupe la tête aux côtés d’Instagram et de Facebook. Même si la fréquence est inférieure, il faut prendre au sérieux la plateforme vidéo comme instrument marketing, dixit les chercheurs.

Les marques retail ne misent pas toujours aussi intensivement sur YouTube. Souvent, ce n’est qu’un canal destiné à collecter et archiver des vidéos. Le SMI-barometer 2020 fait toutefois ressortir plus de potentiel pour YouTube : quiconque possède une bonne stratégie (de contenu) pour ce canal, peut attacher plus de jeunes à sa marque.

4e enseignement : À chaque secteur son média social

Instagram n’est pas le premier canal pour chaque secteur lorsqu’il s’agit de la communication de marque (dans l’ensemble, si). Dans certains secteurs, des noms parfois inattendus émergent. Parmi ces révélations, citons surtout Pinterest (pour le secteur de l’intérieur et du bricolage) et, en moindre mesure, Twitch (électro et jeux vidéo).

<Graphique contact communication de marque par média>

Le SMI-barometer révèle quel média dans quel secteur enregistre la plus grande audience et où se situent les opportunités par secteur.

Graph favoriete sociale medium per retailsector voor jongeren

5e enseignement : Le marketing d’influence tient la corde

Toutes les marques retail faisant l’objet de l’étude se servent d’annonces payantes pour toucher les jeunes via les médias sociaux. Malgré l’efficacité démontrable (conversion et ventes), il convient de se demander si c’est une bonne stratégie à long terme. Il s’avère en effet que les jeunes éprouvent une légère, voire une forte répugnance face aux publicités diffusées via les médias sociaux. Il est vrai que celle-ci s’atténue lorsqu’ils se mettent à suivre une marque eux-mêmes.

Ils sont beaucoup plus positifs envers la promotion d’un produit par influenceur ou ‘give-aways’ de marques interposés. Ces derniers suscitent toutefois aussi des réactions critiques : la chance de les remporter doit être jugée réaliste et les concours doivent vraiment être équitables pour ne pas porter préjudice à la marque.

Cependant, l’interaction des jeunes avec les marques via les médias sociaux est plutôt limitée et les jeunes se  comportent davantage comme ‘lurkers’ (c’est-à-dire : ils consultent les publications sans réagir activement).

Lire aussi : Si les post-milléniaux s’informent bel et bien, en revanche ils informent peu

En 2019, l’Arteveldehogeschool a publié une étude sur le marketing d’influence (lire plus ici https://www.magazinemedia.be/fr/chez-1-jeune-sur-4-les-influenceurs-influent-sur-le-comportement-dachat/). Sur base du SMI-barometer 2020, il ressort qu’au niveaux de l’audience parmi les jeunes et de la conversion (le passage à l’achat), l’impact du marketing d’influence est toujours important. S’il est frappant de constater que 20 % des jeunes ne suivent pas d’influenceurs, en moyenne ils suivent quelque 33 influencers. Pour ce faire, Instagram est le média social par excellence : trois quarts environ déclare entrer en contact chaque semaine avec des influenceurs via ce média.

Graph contact met influencers per social medium

Lire aussi : Jusqu’où va l’influence de l’influenceur ?

La transparence sur la collaboration entre l’influenceur et la marque est un prérequis : quelque 62 % estime que ce point est (très) important. Selon les jeunes, la force des influenceurs se situe indubitablement dans le contenu sympa/original qu’ils arrivent à produire. Autre constat intéressant pour les marques : les influenceurs sont suivis en raison des marques sympas. Troisième argument : parce que généralement l’influenceur sert de modèle au jeune.

Source : SMI-barometer Artveldehogeschool

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Kantar Mediabeleving 2020 : les médias traditionnels reconquièrent leur rôle informatif

Depuis quelques années, nous utilisons les médias traditionnels de façon toujours plus délibérée. C’est ce qui ressort de la sixième étude ‘Mediabeleving’ de Kantar aux Pays-Bas. Par contre, les gens considèrent davantage les médias sociaux comme un passe-temps. La publicité qui perturbe l’expérience média devient toujours plus irritante aux yeux des consommateurs média.

L’étude Mediabeleving 2020, menée par Kantar à la demande de bvA (le UBA des Pays-Bas), Outreach, MMA (Magazine Media Associatie) et NDP Nieuwsmedia, a pour but de fournir une information de qualité concernant la puissance des types de médias, ainsi que des enseignements cross-média uniques. La sixième édition de l’étude (la 5e a eu lieu en 2012) fait apparaître des développements frappants dans l’expérience média et publicitaire.

Les médias sociaux sont un passe-temps, les médias traditionnels équivalent à l’actualité

Un important glissement s’opère au niveau amusement. Au fil du temps, des médias traditionnels comme la TV et le print se font de moins en moins consommer comme passe-temps. Du côté des médias sociaux, ce motif de consommation a au contraire augmenté depuis 2012.

Graph medias traditionnels vs medias sociaux

Une tendance inversée apparaît au niveau de l’expérience de l’actualité. Il est frappant de constater que la mise au courant rapide est devenue une tâche qui incombe de plus en plus aux médias traditionnels et leurs plateformes en ligne. L’utilisation des médias sociaux pour pallier à ce besoin diminue.

Les chercheurs concluent qu’en cette année 2020, les gens utilisent la télévision et les médias imprimés de façon plus délibérée. La consommation des médias traditionnels s’axe toujours davantage sur l’obtention d’informations, le besoin de rester au courant, la détente et l’obtention d’idées.

Plus d’attention, un meilleur effet publicitaire

Ce glissement dans l’expérience média a des conséquences pour l’efficacité publicitaire, dixit Kantar. Se borner à combler un moment creux, comme c’est actuellement le cas chez les médias sociaux, fait que l’annonceur se voit offrir un consommateur peu impliqué, ce qui a un impact négatif sur l’effet publicitaire. L’implication élevée propre aux médias traditionnels entraîne aussi plus d’attention et d’implication envers la publicité dans ces médias.

Les types moyens remplissent des rôles complémentaires les uns par rapport aux autres

Graph roles des medias entre eux

Un bref aperçu des résultats de Mediabeleving 2020 par type de média :

Télévision De par sa diversité de genres, elle n’obtient de première place sur aucune des dimensions mesurées, mais elle n’occupe pas non plus de positions médiocres.
Radio Occupe une position forte en transformation (détente).
Quotidiens Occupent la position de tête en information depuis 25 ans déjà, malgré l’essor des sites et applis d’information. Les quotidiens prennent aussi la tête en fiabilité et alimentation de la conversation.
Journaux toutes-boîtes Génèrent une expérience positive de la publicité, que les lecteurs ressentent comme utile et informative.
Magazines Sont forts pour combiner information et détente. Les magazines occupent la première place en innovation, utilité pratique et stimulation.
Sites et applis d’information Sont repris dans la mesure pour la première fois. Sont le canal média le plus puissant au niveau du facteur ‘actualité’. Après les quotidiens, les plateformes d’information en ligne sont le type de média qui suscite le plus de confiance.
Services de streaming Réalisent d’excellents scores sur la dimension stimulation, constituée de facteurs comme excitant, original, fascinant et enthousiasmant.
Plateformes sociales Fournissent de l’interaction sociale (contact, partage, savoir comment vont les autres) et de l’émancipation (expression de points de vue, aider les autres, influencer, gagner le respect).

L’expérience publicitaire

L’étude révèle que la publicité pendant la consommation média suscite davantage l’irritation en 2020 que lors de mesures précédentes. Les raisons à cela sont multiples, mais la disruption de l’expérience média compte parmi les plus importantes, comme le révèlent entre autres les réactions à la publicité TV et YouTube.

Une autre raison vient du fait que selon les consommateurs les publicités ne cadrent pas dans le contexte ou constituent une violation de la vie privée. Au  fil des ans, toujours moins de répondants se sont mis à taxer la publicité d’utile ou de crédible.

La tolérance publicitaire

Toutes les publicités ne sont pas vécues comme négatives ou intrusives par les consommateurs média. Il existe quatre types de médias qui suscitent clairement moins d’irritation : les quotidiens, les magazines, les journaux toutes-boîtes et la publicité OOH. Il n’est pas question de perturbation de l’expérience média parce que l’utilisateur décide lui-même de visionner une expression publicitaire ou non.

Graph tolerance publicitaire medias

La publicité imprimée est généralement considérée par les lecteurs comme étant bien supportable. La publicité magazine est souvent jugée comme s’inscrivant dans le contexte et pertinente (s’aligne sur des intérêts personnels). La publicité extérieure (OOH) se distingue tant par la tolérance suscitée que par le fait d’attirer l’attention. Les gens se souviennent bien de la publicité OOH et imprimée. Les lecteurs de quotidiens et de journaux toutes-boîtes considèrent en outre plus souvent que les annonces sont utiles.

Dans le top trois de l’irritation suscitée chez les répondants figurent la publicité en streaming, via les médias sociaux et via les applis. Les utilisateurs média tolèrent plutôt mal toute interruption de la consommation média et chez les médias plus personnels et intimes l’irritation ne fait qu’augmenter. Il existe des différences entre les médias sociaux: la publicité sur YouTube est très dérangeante pour les gens, tandis qu’Instagram est mieux à fournir un contexte approprié pour la publicité, ce qui rend l’expérience beaucoup plus positive.

À propos de Mediabeleving 2020

Kantar a réalisé l’étude Mediabeleving à la demande d’Outreach, NDP Nieuwsmedia, MMA et bvA. On en est à la sixième édition en 25 ans, ce qui ouvre la possibilité de suivre l’expérience sur une plus longue période. Le terrain a eu lieu en février 2020 et a été clôturé juste avant que la crise du corona ne se déclenche. Dans un échantillon représentatif, 1.615 Hollandais (13+) ont été interrogés sur leurs moments de consommation média. À l’aide d’un instrument de mesure validé, les répondants ont indiqué comment ils ont vécu ces moments, ventilés sur 13 dimensions.

Source: MMA, Kantar Nederland

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Les magazines et TikTok : 5 mariages réussis

Les canaux de médias sociaux réalisent une audience supplémentaire de taille pour les marques magazine et leurs annonceurs et forment pour les lecteurs un moyen indispensable pour suivre leurs titres favoris. Les magazines les exploitent de différentes façons et chaque plateforme a sa fonction propre. Cette fois : les magazines surfant sur la vague TikTok.

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Wired

Le titre américain Wired, qui paraît chaque mois, a l’utilisation de TikTok dans les doigts. Il tombe sous le sens que le magazine se serve de tous les types de médias sociaux, car Wired se focalise sur l’influence de la technologie sur la culture (entre autres). Les clips sur le canal TikTok sont dès lors étroitement liés à la technologie. En 15 secondes, on est capable de raconter bien plus qu’on ne pense, par exemple sur comment publier des photos en toute sécurité ou utiliser des champs magnétiques pour détecter des courants électriques.

Seventeen

Les magazines pour ados s’en sortent bien sur TikTok. C’est ce que prouve aussi la publication américaine Seventeen. Maquillage, vêtements, recettes sympas, célébrités, … tout est abordé sur le canal TikTok du magazine pour l’adolescent moderne. Chez nous, l’appli ne fait qu’exploser vraiment maintenant, mais le nombre de followers du compte TikTok de Seventeen illustre à merveille à quel pont celui-ci peut faire un tabac chez les jeunes : plus de 3 millions de followers !

Men’s Health Magazine

Ce magazine fait sans doute figure d’intrus dans notre aperçu. Cependant, TikTok est bien plus que les seules vidéos de danse ou recettes sympas. C’est un service énormément convivial qui permet de ‘monter’ différents types de vidéos. Men’s Health Magazine s’applique principalement à poster des clips d’entraînement originaux. Le compte fait toutefois aussi clairement apparaître que la combinaison magazines/TikTok n’a pas encore tout à fait percé ; c’est du moins le cas pour Men’s Health. Un peu plus de 600 followers, seulement, et pas de publications quotidiennes. À suivre…

College Magazine

Un magazine par et pour les étudiants, voilà exactement ce qu’est le College Magazine américain. Le magazine maîtrise parfaitement TikTok : des clips sur comment se passent les choses dans les bureaux de la rédaction du magazine, des blagues typiques d’étudiants et, ces dernières semaines, toute une flopée de clips corona injectant un peu d’humour dans le quotidien difficile dans lequel sont actuellement plongés les étudiants. Le magazine est né à l’université du Maryland et dessert aujourd’hui un lectorat de plus de 120.000 étudiants. Dans ses pages, les étudiants peuvent trouver conseil sur les fameux ‘student loans’, le meilleur choix de Master et bien plus encore.

Meiden magazine

Encore un magazine qui gère sa race quand il s’agit de TikTok : le glossy néerlandais Meiden magazine. Le nom le dit déjà : ce magazine est un incontournable pour les ados. TikTok, le tout dernier hype en matière de médias sociaux chez les jeunes, lui va dès lors comme un gant : il n’y en a que pour les danses contagieuses et les clips originaux. Le titre utilise principalement les vidéos pour promouvoir sa toute dernière édition ou des bonus sympas, mais on y trouve aussi des recettes et des didacticiels. On y voit aussi souvent revenir les mêmes têtes, ce qui a le don de créer un lien plus étroit avec la cible du magazine.

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7 magazines à l’épreuve d’Instagram

Les canaux de médias sociaux génèrent une audience supplémentaire importante pour les marques magazine et leurs annonceurs. Ils constituent aussi un moyen indispensable pour les lecteurs désireux de suivre leurs magazines favoris. Les périodiques y font appel de différentes manières et chaque plateforme a son propre rôle. Cette fois : les magazines sur Instagram.

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Vanity Fair

On attend d’un mensuel populaire comme Vanity Fair qu’il soit actif sur Instagram. La stratégie Instagram du magazine de culture et de mode mondialement célèbre, édité par l’Américain Condé Nast, lui a déjà valu plus de 5,4 millions de followers. La page Instagram est le reflet du magazine, complété de mises à jours quotidiennes. En outre, Vanity Fair se sert activement d’IGTV – Instagram TV –, ce qui permet à la marque de forger un lien plus étroit avec ses adeptes. Découvrez ici

Vanity Fair cover June 2020

Noice Magazine

Pour un magazine sur la photographie, Instagram est sans aucun doute la meilleure plateforme (après le print). C’est précisément pour cette raison que pour Noice Magazine, une publication américaine destinée aux artistes férus d’humour, de beauté et de couleurs, le média social forme un bon complément au magazine imprimé. Dans ce dernier, l’accent est toujours fortement mis sur l’aspect textuel, par exemple au travers d’essais politiques ou d’articles d’opinion. C’est toutefois sur sa page Instagram que le visuel se retrouve au centre de l’attention. Découvrez ici

Anorak

Le magazine londonien Anorak est sans aucun doute le plus original du lot. Il faut avouer que très peu de magazines pour enfants passent en revue ici. C’est un magazine incroyablement créatif, publié depuis 2006 et exclusivement destiné aux enfants de 6 à 12 ans. Sa page Instagram est dès lors un délicieux mélange de dessins d’enfants vintage et d’infos récentes. Le monde des enfants, non seulement en impression, mais aussi en digital… Découvrez ici

Anorak Magazine

Little White Lies

Little White Lies existe depuis 2005. Le magazine cherche à braquer les projecteurs sur les films et les gens qui se cachent derrière. Ça n’est cependant pas aussi aisé sur Instagram. Même si on a tout le loisir d’accompagner une publication de descriptions interminables, il arrive par trop souvent que les gens, en scrollant, les ignorent. Non, Instagram n’est pas l’endroit pour déballer toute une biographie. Fort heureusement, le magazine a su trouver une solution créative. Au lieu de se borner à publier des photos, il prend des artistes sous le bras pour créer des illustrations des gens mis à l’honneur dans ses pages. Du coup, on n’obtient pas seulement une page Instagram artistique, mais également que les gens cliquent vers le magazine pour découvrir l’histoire complète. Découvrez ici

The Gourmand

The Gourmand, un magazine britannique alliant la cuisine et la culture, est un titre de tout premier plan. Pour un magazine culinaire, rien de tel qu’Instagram pour se vanter de toutes ces délicieuses recettes, n’est-ce pas ? Publiez des photos du mets finement préparé et détaillez dans vos stories comment il a pris forme, étape par étape. Seulement… ça n’est pas la façon dont The Gourmand voit les choses. Pas de jolies photos de gâteaux fringants, mais une page qui marie la nourriture et l’art pour en faire un flux élégant et créatif. Découvrez ici

The Gourmand

Another Escape

Que publiez-vous le plus volontiers sur Instagram ? Sans aucun doute les photos de votre plus récent voyage. C’est exactement ce que fait aussi Another Escape, un magazine par et pour des gens que la nature inspire. Sa page Instagram regorge dès lors de magnifiques photos. Dans les stories du titre, on peut en outre suivre toutes les aventures aux quatre coins du monde, avant même qu’elles ne paraissent dans le magazine imprimé. La page Instagram contribue toutefois aussi à l’objectif que se fixe le magazine : encourager les gens à se connecter avec le monde de façon significative, de sorte à se muer en protecteurs de notre planète. Découvrez ici

Boat Magazine

Non, pas de magazine glorifiant les plus beaux yachts, mais une publication sur la vie des authentiques globe-trotters. Chaque édition est placée sous le signe d’une ville différente et développe les récits qui en saisissent l’essence. La page Instagram du magazine constitue un complément parfait à chacune d’elles. Les fidèles lecteurs du magazine peuvent ainsi suivre à la trace les voyages des rédacteurs et reçoivent en prime un teaser sympa évoquant la prochaine édition. Découvrez ici

Boat Magazine

Plus d’inspiration vous trouverez ici :

 

beautiful bizarre magazine

Les magazines embrassent Pinterest : 9 exemples frappants

Les médias sociaux tiennent le haut du pavé et les magazines aussi s’en servent de plus en plus. Qu’en est-il toutefois de Pinterest ? Ce site de réseau social est sans doute un peu passé sous le radar, mais c’est une application pratique pour qui cherche de l’inspiration, tout en conservant des idées de façon structurée. Ce qui est moins facile avec Facebook ou Instagram, par exemple. Les magazines ci-après ont développé des initiatives réussies intégrant Pinterest.

Flow Magazine

Commençons chez nos voisins bataves. Flow Magazine est un titre populaire international né de l’amour du papier. Vous souhaitez donner une autre direction à votre vie, vous voulez vous immerger dans tout ce qui touche au mindfulness ou vous êtes tout simplement en quête d’une aventure créative ? La page Pinterest de Flow est l’endroit idéal pour tout projet de bricolage (ici, vous trouverez l’inspiration pour vous y mettre par vous-même) et vous apprend à profiter des petites choses de la vie.

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Azure Magazine

Azure est un magazine couronné de prix consacré à l’architecture et au design. Il est vrai que sur le site Web, vous pouvez découvrir un nombre illimité de récits sur tout ce qui touche à l’architecture, mais si vous êtes à la recherche d’inspiration, vous faites bien de passer par la page Pinterest d’Azure. Vous y découvrirez d’autant plus que Pinterest joue pleinement la carte visuelle.

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Seasons

Seasons, le magazine hollandais dédié au jardinage, est un autre de ces titres qui se débrouillent très bien sur Pinterest. Vous pouvez vous rendre sur la page Pinterest du mensuel, qui compte plus d’un million de spectateurs par mois,  pour y piocher des idées jardin romantiques et des conseils sur les plantes d’intérieur et d’extérieur. Vous y trouverez, en outre, de l’inspiration pour l’aménagement de votre maison, ainsi que des recettes culinaires.

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Elle Belgique

En Belgique aussi, plusieurs magazines misent sur Pinterest. L’un d’eux est la version belge d’Elle, le magazine beauté et lifestyle international que les dames parmi nous dévorent. Sur la page Pinterest d’Elle, vous trouverez les meilleurs conseils pour l’application de votre maquillage, les toutes dernières tendances de mode et aussi des didacticiels pratiques, entre autres sur comment réaliser une tresse à chevrons.

Elle Elle 1

Vintage Explorer

Vintage Explorer est le magazine britannique par excellence pour les fouineurs en quête de curiosités et d’antiquités. Des notions comme ‘old school’ et ‘vintage’ émergent de plus en plus et on aime lire des titres comme Vintage Explorer. Cependant, la page Pinterest, remplie de photos des vieilleries les plus charmantes et de liens événementiels, titillera encore plus l’imagination de l’antiquaire qui est en vous.

Vintage magazine

Beautiful Bizarre Magazine

Vous l’aurez compris : Pinterest est une application où chacun, sans exception, peut s’y retrouver. Pour les artistes aussi, c’est une appli pratique : elle leur permet de partager leurs œuvres, mais aussi de partir à la recherche des œuvres d’autrui. Un magazine qui les y aide, est Beautiful Bizarre Magazine, une publication australienne qui s’est forgée une renommée internationale avec les œuvres d’art quelque peu ‘bizarres’ qu’elle présente à ses lecteurs.

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Sainsbury Magazine

Impossible de s’imaginer un monde sans recettes alléchantes, mais sans illustrations une recette restera lettre morte. Là aussi, la force visuelle de Pinterest vient à point nommé. Le magazine culinaire britannique Sainsbury (de la chaîne de supermarchés éponyme) en fait bon usage. Sa page Pinterest compte plus de 2 millions de followers et regorge de plats qui vous donneront sûrement l’eau à la bouche.

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Hawaii Magazine

Pour les férus de voyages aussi, Pinterest tombe à pic. Avec l’appli, ils peuvent dénicher des articles sur ce qu’il faut faire et ne pas faire et sur les plus beaux endroits dans leur pays de destination. Hawaï est sans aucun doute une destination de rêve pour bon nombre d’entre nous. C’est pourquoi Hawaii Magazine a lancé une page Pinterest qui vous permettra de composer votre voyage jusque dans les moindres détails avant même que vous ne partiez.

Hawaii Magazine Hawaii Magazine 1

Libelle

Libelle est le magazine féminin par excellence. On y trouve des articles sur la mode, de délicieuses recettes, de l’inspiration et bien plus encore. Voilà pourquoi la page Pinterest de l’hebdomadaire, qui compte plus de 2 million de followers, fait un tel tabac. Apprenez à crocheter ou lisez une citation inspirante pour commencer votre journée. La page Pinterest de Femmes d’Aujourd’hui prend soin de faire durer votre plaisir.

Libelle cover

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Graph Percentage likely to share news on social media 1

Si les post-milléniaux s’informent bel et bien, en revanche ils informent peu

L’utilisation des médias sociaux et des moteurs de recherche pour la consommation d’actualité ne cesse d’augmenter, surtout parmi les générations plus jeunes. Toutefois, c’est justement cette même Gen Z qui semble toujours moins encline à partager l’actualité.

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Comparée aux Millennials, la génération plus jeune fait clairement preuve de moins d’engagement lorsqu’il s’agit d’information. Des études menées aux Etats-Unis et au Royaume-Uni présentent des résultats fort comparables : là où près d’un quart des Millennials partage bel et bien encore des actualités via les médias sociaux, chez la Gen Z ce chiffre a chuté à 16 % à peine. On préfère discuter de l’actualité hors ligne entre amis.

Graph How different generations share news

En même temps, beaucoup de gens croient aussi qu’aujourd’hui les médias les tiennent mieux au courant (62 %) et les aident aussi mieux à comprendre l’actualité (51 %). Près d’un tier dit par ailleurs vouloir totalement éviter l’information à cause de son effet négatif sur leur bonne humeur (58 %) et le sentiment d’impuissance qu’elle leur confère (40 %).

Chez nous aussi : l’utilisation augmente, la confiance diminue

Récemment encore, une étude a fait apparaître que, comparé à la plupart des autres pays (42 % en moyenne), les médias d’information belges peuvent se réjouir d’un climat de confiance élevé (50 %), qui reste stable. Les différences régionales sont toutefois importantes, aussi au sein de la Belgique : en Flandre, la confiance atteint même 61 %. (Cela pourrait s’expliquer par le fait qu’il s’agit d’une petite région linguistique protégée de toute concurrence internationale, peuplée de consommateurs d’information relativement conservateurs qui restent fidèles à leurs marques d’information établies.)

L’utilisation de moteurs de recherche, de médias sociaux et de sites agrégateurs pour trouver et consommer l’actualité a fortement augmenté chez nous aussi. Paradoxalement, la confiance dans ces plateformes s’avère justement très faible : 17 à 18 % comparé à 23 % au niveau mondial. Les Millennials et Gen Z belges font donc aussi montre d’une préférence claire pour ce type de récolte d’information, mais il est plus inquiétant de constater que leur confiance dans les marques d’information est bien plus faible que chez d’autres groupes (38 % en Flandre).

Le défi posé par la Gen Z

Pour les sociétés d’information et les annonceurs, qui ont fondé leur modèles d’affaires sur le partage social, cela a des répercussions. Ils devront trouver de nouvelles façons pour amener les Gen Z à participer aux conversations et à la cocréation, mais alors à leurs conditions. Sans doute sous forme d’événements, de groupes exclusifs sur les médias sociaux ou de sessions de chat avec des rédacteurs.

Le défi est d’obtenir la loyauté des jeunes. Ceux-ci optent en effet davantage pour un appareil que pour une marque d’information. Dans presque tous les cas, il s’agit de leur smartphone ou tablette, mais il s’avère que le desktop aussi continue à jouer un rôle : plus de 66 % des Gen Z (et 78 % des Gen X) lisent l’actualité sur leur desktop, un chiffre qui a même légèrement augmenté ces dernières années.

Peut-on bel et bien parler d’une génération numérique ?

Au niveau mobile, il ressort que les Gen Z utilisent surtout les applis d’information standard sur leur téléphone (environ deux tiers, vs 53 % des Millennials). Pour plus d’un tiers, c’est même la source d’information la plus importante. Apple News a récemment annoncé qu’entre-temps le service compte plus de 85 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis et en Australie. Comme il a récemment été démontré de toutes sortes de façons, il devient urgent que les grandes plateformes commencent à prendre au sérieux leur responsabilité en tant que média.

La grande question, disent aussi les chercheurs du SMIT à Bruxelles, est de savoir si l’on a vraiment à faire à une génération numérique. Il est vrai que celle-ci semble appréhender les médias sociaux et les moteurs de recherche avec une certaine prudence, tout en les utilisant cependant comme source d’information primaire. Ou alors, peut-on parler d’une jeune génération dont la consommation d’information se développe davantage et qui, à la longue, consultera elle aussi un plus large éventail de sources ?

Les Gen Z sont encore jeunes et continuent à développer leurs habitudes. De plus, ils sont nés à une époque où ils disposent de plus de choix média et de plateformes que les générations plus anciennes. Ils semblent aussi beaucoup plus circonspects et réticents à l’idée d’être stigmatisés par le contenu qu’ils partagent. Sans doute tirent-ils les leçons des erreurs que les Millennials ont commises dans ce domaine et gèrent-ils plus soigneusement leurs persona numériques.

Sources : comScore, EBU Trust in Media 2019

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Smartphone with Instagram app

Print vs. Instagram : 1-0

Un des médias sociaux qui croissent le plus rapidement est Instagram. Ces dernières années, la plateforme photographique a eu à cœur de se renforcer de toute une série de fonctions et de possibilités, comme Instagram Stories, ce qui en a fait une alternative à part entière à Facebook, entre autres. Les influenceurs, notamment, ont rapidement su trouver le chemin d’Instagram. Cependant, en quelle mesure ce média se prête-t-il au marketing ? Une nouvelle étude en Allemagne a permis de comparer Instagram aux annonces print dans les magazines. La conclusion ? Le print fonctionne mieux.

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Pour toutes les marques, des FMCG aux biens durables, il ressort de cette étude que les annonces magazine imprimées réalisent de meilleurs scores, dans tous les domaines et auprès de toutes les cibles. Instagram passe pour un média (visuel) que l’on perçoit avant tout de façon émotionnelle. Sur cette base, les chercheurs d’AccessMM s’attendaient en vérité à ce qu’Instagram enregistre de bons scores tant sur les dimensions émotionnelles que cognitives, mais comparé au print ils furent déçus dans leur attente.

Il s’est avéré que le print avait obtenu de meilleures performances auprès de tous les groupes d’âge, et ce, sur toutes les dimensions mesurées. Cela valait encore plus pour la dimension de l’intention d’achat, sur laquelle les magazines ne manquent jamais de bien se défendre, quelle que soit l’étude.

« Les utilisateurs des médias sociaux ont développé un certain scepticisme envers l’information sur les médias sociaux », raconte le Dr Joachim Riedl, professeur en gestion du marketing et administrateur d’AccessMM. « C’est ce qui ressort tant des données de recherche quantitatives que des réponses aux questions ouvertes. Un média imprimé sérieux, par contre, s’est forgé une crédibilité au fil des ans, qui se transmet aux marques qui font de la publicité. C’est là que réside la puissance du print pour les marques, dit Riedl.

Plus performant dans le mix

Il ressort de cette étude que ce qui fonctionne le mieux de tout, c’est un mix de publicité classique et de marketing d’influence, notamment au niveau de l’intention d’achat. La force des médias sociaux réside dans le fait que les gens sont des êtres sociaux fort réceptifs à une interaction (réelle ou virtuelle) avec autrui, dixit les chercheurs. Seulement, la surabondance de publicités en ligne et la méfiance à l’égard de leur crédibilité ne cessent d’accroître l’importance d’une répétition et d’une confirmation cohérentes via d’autres touchpoints. C’est ainsi que peuvent naître la confiance et la foi en un message de marque.

Les influenceurs aussi tirent souvent leur inspiration et leur information des magazines. Ils sont en effet sous forte pression pour produire de nouveaux contenus à intervalles réguliers. Aux yeux de leurs suiveurs, ils est par ailleurs aussi souvent important de pouvoir retrouver des thèmes et des tendances par le biais d’autres touchpoints. Ils sont ainsi assurés d’être au fait, ce qui joue particulièrement fort dans le chef de publics cibles plus jeunes. Un enseignement frappant tiré de l’étude concerne justement les utilisateurs de médias sociaux plus jeunes qui passent plus de temps sur Instagram : ils sont plus sceptiques envers la publicité sur la plateforme.

Les chercheurs concluent qu’il est essentiel pour les marques d’exploiter un large éventail de médias dans leur communication. « Entre-temps, toute une série d’études ont tapé sur ce même clou », dit Riedl . « Ne miser que sur les médias sociaux et ignorer les médias classiques crédibles et fiables, tels que les magazines, serait une grosse erreur. »

Source : Editorial Media

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