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Euh… Publicité native ?

Par les temps qui courent, nous sommes submergés de nouveaux mots de jargon, souvent liés à la technologie. Mais que signifient-ils au juste ? Et que pouvez-vous en faire ? Magazine Media est heureux de vous servir de guide en donnant la parole à des experts en la matière. Bart Lombaerts, Head of Content chez Spyke, explique (à la demande d’un lecteur Magazine Media) ce qu’est exactement la publicité native.

Pouvez-vous expliquer ce que signifie exactement ‘native advertising’ ?

Le ‘native advertising’, ou publicité native, c’est la publication de contenus qui, tant sur le fond que sur la forme, cadrent parfaitement dans le canal où vous vous y adonnez. De là le terme ‘natif’. C’est une des ressources auxquelles on peut faire appel dans le marketing de contenu. Là où, jadis, on se satisfaisait de textes commerciaux qui formellement convenaient au média dans lequel ils paraissaient, aujourd’hui on s’efforce de plus en plus à diffuser un contenu qui soit davantage en lien avec le cadre rédactionnel et avec ce qui intéresse le public cible.

À mes yeux, la bonne publicité native est synonyme d’une situation ‘win-win-win’. Le lecteur doit pouvoir en tirer profit, du point de vue de l’éditeur c’est un contenu supplémentaire de qualité supérieure et en tant qu’annonceur c’est une façon de transmettre un message marketing de façon subtile mais efficace. Si vous êtes annonceur, vous devez toutefois veiller à ce que les articles natifs soient clairement signés, pour que le lecteur sache qu’il émane d’un partenaire commercial. Si vous omettez de le faire, le lecteur pourra penser que vous essayez de le mener en bateau, ce qui, au final, aura un impact négatif sur votre marque.

Pourquoi cela deviendra-t-il une tendance en 2020 ?

Cela fait belle lurette que la publicité native est utilisée, mais en 2020 elle se fera plus fréquente parce que les marques réaliseront davantage encore que dans leur approche de marketing de contenu il leur faut des médias payants (‘paid media’). Le marketing de contenu moderne part des propres canaux,  mais il a aussi besoin de faire connaître le contenu au plus vite, auprès de multiples personnes. La publicité native est une forme de média payant qui permet de diffuser le contenu de façon plus large et accélérée. L’annonceur fait donc bien de ne pas opter pour un seul article natif, mais d’appliquer cette stratégie sur une plus longue période afin d’obtenir l’effet souhaité.

J’espère de tout cœur que les marques réaliseront qu’elles doivent s’inscrire dans une perspective de long terme. Hélas, on se sert toujours beaucoup trop de la publicité native pour remplacer une campagne de publicité. Selon moi, c’est une stratégie totalement erronée.

Quel lien voyez-vous avez le média magazine ?

J’estime que la publicité native convient particulièrement bien aux magazines et sites Web magazine parce que la transmission d’information et d’inspiration en fait partie intégrante. Les pages publicitaires aussi sont perçues positivement par les lecteurs. Elles constituent une part importante de l’expérience de lecture qu’ils vivent. Veillez à ce que la publicité native s’aligne le mieux possible sur les attentes du lecteur – les magazines ayant souvent un contenu très spécifique – et l’effet sera d’autant plus puissant. Je suis dès lors convaincu que lorsqu’il s’agit de publicité native, les magazines et le média magazine constituent les canaux les plus puissants qui soient.

Bart-Lombaerts-fotoi-375x500 Bart Lombaerts, SPYKE

Graph showing effect of context on trust click purchase

Outbrain confirme la plus-value d’un contexte de qualité

La publicité que voient les gens sur les sites Web d’information de première qualité parvient bien plus facilement à gagner leur confiance. Du coup, ils cliquent plus rapidement dessus, ce qui engendre aussi plus d’achats. Voilà en résumé les conclusions d’une nouvelle étude réalisée par Outbrain et Lumen. Celle-ci confirme les résultats obtenus au travers d’études antérieures dédiées à l’impact du contexte sur l’effet publicitaire : la qualité, ça paie !

A lire aussi : Publicité native : un contexte adéquat est une clé déterminante du succès

Un environnement publicitaire en ligne sûr et positif est un sujet qui fait débat. À la lumière des événements de ces dernières années, cela n’étonnera personne. On voit dès lors apparaître de plus en plus d’études cherchant à cerner l’effet du contexte sur l’efficacité publicitaire et la perception de marque. Dans le courant de cette année, nous avions déjà abordé cette étude sur l’effet de halo et la suite qui lui avait été donnée et qui décortique l’effet concret sur la perception de marque.

Récemment, la société technologique Outbrain, alliée à Lumen, a publié l’étude ‘The Power of Native’, dans laquelle l’effet de la publicité native est étudié en regard du social et du display. La raison pour laquelle Outbrain fait montre d’un tel intérêt en la matière ? Et bien, dans le courant de cette année l’entreprise a repris une grande plateforme européenne dédiée à la publicité native, Ligatus, et elle l’a fusionnée avec sa propre plateforme Discovery.

Comparées aux publicités sur les médias sociaux, les campagnes sur les sites Web de contenu de qualité se comportent nettement mieux : face aux marques en question, près de la moitié des répondants témoignent leur confiance, cliquent et procèdent à un achat. La confiance, tout particulièrement, est nettement supérieure. (Lire aussi : Les consommateurs doivent savoir : pouvons-nous avoir confiance en cette marque ?) Cela vaut en outre pour tous les secteurs et sites d’e-commerce verticaux, dixit les chercheurs.

Graph showing effect of context on trust click purchase

Qu’il s’agisse de produits financiers, de jouets, de mode ou d’appareils électroniques, un contexte de qualité augmente l’impact de la campagne. C’est vrai aussi durant des événements commerciaux en ligne comme Black Friday.

Graph impact of context during sales events

Dans l’étude, Outbrain a aussi comparé l’efficacité de différents formats : banners, publicités sur les médias sociaux et recommandations sponsorisées. Ces dernières sortent vainqueurs sur des aspects comme ‘facile à comprendre’ et ‘informatif’. Sur ces points, les banners se comportent moins bien. Par contre, les répondants estiment que les banners sont beaucoup moins intrusifs que les deux autres formats : 50 % déclare qu’ils ‘respectent ma navigation sur le Web’, contre 23 % pour les publicités sur les médias sociaux !

Graph showing impact of formats on campaign effectiveness

Source : Outbrain

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Graph platforms used for branded content

Le contenu de marque : un état des lieux

Quelle est l’importance du contenu de marque pour les éditeurs et les annonceurs ? Une controverse continue à subsister : dans quelle mesure est-il éthique de proposer un contenu provenant d’un expéditeur commercial et servant des objectifs mercantiles, coulé dans un moule rédactionnel ? Cela vaut doublement pour les médias d’information. Dans quelle mesure écorchent-ils la confiance de leurs lecteurs dans la lutte pour l’argent ? Par ailleurs, l’indépendance rédactionnelle est devenue un énorme défi pour toutes sortes de raisons et tout devient parfois une question de survie.

A lire aussi : La relation problématique entre éditeurs et plateformes

Le bon équilibre entre confiance et continuité

Lorsque les médias ne peuvent pas compter sur les deniers publics, ils doivent financer leur journalisme par d’autres moyens. Les revenus publicitaires des médias hors ligne ne cessent de décroître. Petit à petit, la publicité display est elle aussi reléguée au passé et les modèles d’affaires des médias reposent donc plus fortement sur les revenus lecteurs (des abonnements aux dotations), la publicité native et le contenu de marque. Souvent, il s’agira d’une combinaison de sources de revenus, aussi parce que chaque dépense n’est pas apte à générer des revenus lecteurs.

Il existe suffisamment de possibilités, mais cela dit, tous les médias doivent trouver le bon équilibre entre confiance et crédibilité (rédaction indépendante), d’une part, et continuité (suffisamment de moyens pour la financer), d’autre part. Certaines marques média n’ont aucun problème avec les contenus parrainés et, à condition qu’ils soient proposés de façon adéquate, elles les considèrent comme un complément précieux pour le lecteur.

De combien d’argent s’agit-il ?

Les concepts et les définitions qui circulent, sont légion. Il va de soi qu’en fonction de la source et de la définition, les chiffres des revenus des éditeurs en matière de contenu de marque diffèrent aussi. Lors de MAGnify 2017, le Native Advertising Institute avait prédit qu’en 2020 le natif (une stratégie de contenu de marque) représenterait 40 % des revenus globaux des éditeurs. Cette prédiction ne semble pas se réaliser. Pour 2020, l’institut s’attend désormais à une part de 32 % des revenus publicitaires globaux.

La data tirée d’études Branded Content Project (un partenariat financé par le Facebook Journalism Project) génère des chiffres pour le contenu de marque, qui est défini comme suit : toute initiative de vente qui fait appel à du contenu pour engager les utilisateurs, financée par un client. Le contenu de marque fait partie du marketing de contenu, une stratégie qui, à l’aide de contenus, permet à une marque de développer un public propre.

Le graphique ci-dessous montre leurs données sur les revenus que les éditeurs en tirent. Le Project parle délibérément d’éditeurs locaux, laissant de côté les grands acteurs internationaux.

Graph revenue branded content

Pourquoi le contenu de  marque est-il tellement important pour les éditeurs ?

Dans le mélange de flux de revenus existants et nouveaux, le contenu de marque peut se tailler une place importante. À cause des marges intéressantes, qui sont loin de figurer en queue de liste des motivations, mais aussi à cause de la relation à long terme que les éditeurs peuvent ainsi forger avec les marques et annonceurs.

Il ressort du rapport (parrainé par Facebook !) que les marges bénéficiaires réalisées sur les initiatives de contenu de marque sont plus intéressantes pour les éditeurs que celles sur la publicité ordinaire et les revenus lecteurs. Même lorsqu’on prend en compte le biais propre au projet.

Graph profit margin branded content

72 % des sociétés participantes (sélectionnées par le projet même !) rapportent une marge supérieure à 21 %. Les chiffres de rétention sont encore plus intéressants : un client qui revient est un client satisfait et fait donc office de sceau de qualité. Lorsqu’on investit dans une relation avec une marque/un annonceur, on aime évidemment la/le voir revenir.  Comme dans le cas du contenu de marque l’effort est plus grand, la rétention revêt une plus grande importance.

Dans le cas du contenu de marque, la relation est en tout cas déjà différente de celle qui marque la vente de publicité : par définition, elle est plus long terme et durable, avec d’autres – et souvent plus de – points de contact chez les annonceurs, des budgets plus conséquents et portant davantage sur le fond. La moitié des sociétés environ relatent une rétention de plus de 50 % des clients.

Le print joue un rôle important

Il va de soi que dans le Branded Content Project, un rôle important est réservé au médias sociaux et autres canaux numériques. Il est intéressant de constater qu’à côté de cela, le print joue un rôle prépondérant, s’imposant comme troisième média avec 38,5 % des sociétés qui s’en servent pour leur contenu de marque. En termes de répartition budgétaire, une petite partie seulement est destinée aux canaux digitaux, ce qui est évidemment aussi lié aux coûts d’autres canaux. Un nombre restreint d’entreprises seulement ont alloué plus de 50 % de leur budget au numérique.

Graph platforms used for branded content

Le contenu de marque convient-il à tout le monde ?

Au niveau des secteurs, il existe des différences dans la mesure dans laquelle il est fait appel au contenu de marque. Globalement, dans le cas de produits plus chers et d’achats où beaucoup d’information est nécessaire ou souhaitée, plus de budget sera investi dans le contenu de marque. On retrouve cela aussi dans les secteurs de pointe : santé, services financiers, divertissements, vente au détail, secteur automobile.

Graph sectors using branded content most

En outre, le contenu de marque est souvent un produit premium, c’est-à-dire qu’il est relativement précieux aux yeux des annonceurs. Bien sûr, la hauteur du montant dépend de la nature et de l’étendue de la campagne, mais le contenu de marque ne peut être réutilisé impunément ad nauseam. Au contraire, souvent il ne peut être mis à profit qu’une seule fois, de façon spécifique. Comparez cela à des concepts publicitaires inlassablement répétés par campagne et diffusés sur toutes sortes de plateformes et de marques média.

Dans le second volet : les meilleures pratiques en matière de contenu de marque

Sources : Mediapost, Localmedia.org, Mediapost, What’s New in Publishing

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La confiance envers le ‘natif’ est supérieure à celle envers Facebook

La publicité native inspire légèrement plus de confiance que Facebook. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude d’Outbrain. En matière d’engagement, il existe cependant des différences entre les catégories d’âge.

A lire aussi : Publicité native : un contexte adéquat est une clé déterminante du succès

28 % des répondants indiquent que, dans les 6 derniers mois, il leur est arrivé de cliquer sur de la publicité native. Cependant, 22 % seulement a aussi confiance en ce qu’il ou elle lit. La publicité native obtient ainsi toujours un meilleur score que Facebook, qui n’atteint que 17 %. Il ressort par ailleurs que la plupart des environnements publicitaires n’inspirent pas vraiment beaucoup de confiance aux consommateurs.

Confiance n’est pas compréhension

Le manque de confiance ne dit d’ailleurs rien sur la compréhension de ce qu’on lit. Pour la publicité native, 57 % dit comprendre le contenu, contre 52 % pour les contenu Facebook. Les hommes prétendent saisir la publicité native un rien plus souvent : 64 %. 40 % des consommateurs seulement estiment que la publicité native offre un contenu intéressant et captivant. Ils apprécient également les recommandations qu’elle renferme.

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Différences générationnelles

Il existe bel et bien des différences entre les catégories d’âge. 53 % des babyboomers comprennent pourquoi la publicité native leur est proposée, contre 62 % des Millennials et 59 % de la Génération X. La plus ancienne génération est aussi moins encline à dire que le natif lui apprend quelque chose au sujet de nouveaux produits et/ou marques. 22 % de ses représentants seulement estiment que les annonces sont pertinentes, contre 44 % des Millennials. Tandis que 30 % des Millennials s’inspirent de la publicité native lors de décisions d’achat, 18 % des babyboomers à peine font de même.

Les chercheurs concluent que les marques doivent travailler plus dur pour faire en sorte que leur contenu parrainé soit pertinent et touche la bonne cible. Peut-être devraient-elles plus souvent coopérer avec les éditeurs de magazines, qui sont en effet experts dans ce domaine.

Source : Mediapost

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Le JEP lance des directives pour la publicité native

Le Conseil de la Publicité et son organe d’autodiscipline JEP ont convenu d’un code régulant la reconnaissance de ‘la publicité native et des formes de communication commerciale connexes’. Le Conseil de la Publicité, dans lequel sont représentés tous les acteurs de l’écosystème du marketing, veut ainsi veiller à ce que ces messages soient toujours reconnus par le consommateur.

A lire aussi : Publicité native : un contexte adéquat est une clé déterminante du succès

La publicité native, ou la présentation de contenus de marque qui, tant au niveau du fond que de la forme s’intègrent dans le contexte dans lequel ils apparaissent, est clairement en plein essor. Il n’existait pas beaucoup de réglementation pour l’encadrer. Le Conseil de la Publicité et le JEP (qui réunissent tous les acteurs dans la chaîne marketing) ont donc estimé qu’il était grand temps de changer cela.

En cas de confusion : label

Les règles valent tant pour les publications off-line qu’on-line, même si le Conseil de la Publicité s’empresse d’ajouter que pour les médias on-line certains principes ont dû être précisés avec emphase. Dans les deux cas, le caractère commercial doit être immédiatement reconnaissable. Il peut l’être au travers d’éléments (audio)visuels ou de fond, comme une mise en page spéciale ou un call-to-action. Si le caractère commercial n’est pas immédiatement apparent, l’annonceur doit utiliser un label. Il s’agit alors de mentions du genre ‘annonce’, ‘publicité’, ‘publireportage’, ‘advertorial’, ‘powered by’… Une telle mention peut éventuellement être assortie d’un texte explicatif en guise de clarification.

Les directives s’appliquent d’ailleurs aussi au marketing affilié (ou ‘affiliate marketing’, ces sites Web où des partenaires commerciaux placent des contenus qui renvoient sur leur site). Dans ce cas aussi, il doit être clair pour le lecteur qu’il s’agit d’une communication commerciale.

Les directives sont publiées sur le site du JEP. Cliquez ici.

Aussi des directives pour les influenceurs

Ces directives sont lancées quelques mois après les recommandations concernant les influenceurs en ligne. Ici aussi, le focus sur la transparence est frappant : chaque communication commerciale (où l’influenceur est rémunéré) doit être claire et reconnaissable en tant que telle. Et ce, grâce à l’utilisation de termes, dans le ‘post’, comme publicité, advertising ou parrainé, sponsored. Ceux-ci doivent être repris à un endroit visible.

Ces directives sont également publiées sur le site du JEP. Cliquez ici 

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Graph native advertising attitude FR

Publicité native : un contexte adéquat est une clé déterminante du succès

Une étude récente publiée en Allemagne révèle que le public évalue toujours la publicité native de façon positive (80%). Cette attitude favorable dépend toutefois en grande partie de l’implication personnelle dans le sujet : quand la publicité native renferme un contenu pertinent et intéressant, les gens le trouvent compréhensible (93 %), informatif (90 %), crédible (88 %) et convaincant (87 %). Cela fait d’un contexte adéquat, que les gens recherchent par intérêt personnel, un facteur de réussite important pour le natif.

A lire aussi : Libeller la publicité native ? Utilisez ‘Publicité’ ou ‘Sponsorisé’

Comme il a déjà été révélé précédemment, il est en outre important que la publicité native apporte une clarification et ne se fasse pas passer pour du contenu rédactionnel. Les gens n’ont aucun problème avec un contenu commercial bien ficelé, tant qu’ils savent qui en est l’expéditeur et qu’ils ne se sentent pas bernés.

Graph native advertising attitude FR

Outre des questions sur l’attitude générale face au natif, l’étude a sondé douze campagnes de publicité native et display sur différents sites Web. Il s’avère que deux tiers des répondants avaient lu plus de la moitié du contenu natif. Il est aussi ressorti que les galeries photo, les listicles et la vidéo pouvaient tabler sur la plus grande appréciation. Là où les participants apprécient surtout les articles et listicles pour l’information utile qu’ils contiennent, il s’avère que les photos et vidéos invitent le plus à cliquer. De tous ces modes publicitaires, les gens consacrent le plus de temps aux listicles.

Le display comparé au natif

Comparé au display, le natif – cela ne surprendra pas grand monde – s’avère surtout plus informatif (60 vs 40 %) et ultérieurement l’information reste plus longtemps dans la mémoire. Après coup, pas moins de 81 % des répondants étaient en mesure de se souvenir de détails spécifiques de la publicité native. On constate par contre que le display parvient un peu mieux à capter l’attention (52 vs 48 %) et génère une audience plus large. Les deux modes publicitaires ont donc un rôle à jouer dans la réalisation des objectifs de communication, concluent les chercheurs.

Le rapport d’étude peut être consulté ici (en allemand)

Technology Landscape 2018 by NAI

Native Advertising Tech 2018 en un seul coup d’oeil

Mieux vaut l’avouer de prime abord : le terme ‘coup d’œil’ est un tantinet exagéré. Il en faut un peu plus pour former une image sur votre rétine des 402 vendeurs rassemblés et catégorisés par le Native Advertising Institute. Le paysage au format infographique avec e-book assorti livre une image fournie, sinon complète, des différents proposants. Ça a beau sembler être un boulot quasi impossible, le NAI a réussi à peindre un paysage clair et bien étayé. Une lecture obligatoire pour quiconque a affaire à la publicité native.

Le NAI en est à sa deuxième édition du guide. Comparé à l’an dernier, 130 vendeurs et 15 catégories (pour 26 au total) sont venus s’ajouter. Tous les vendeurs n’apparaissent qu’une seule fois dans le paysage, dans la catégorie représentant leur activité principale, mais pourraient parfois aussi figurer dans 6 catégories différentes. En évitant cela et en opérant des choix argumentés explicitement dans l’e-book, le NAI a privilégié la clarté.

Découvrez ici : Publicité native : les 10 cases magazine belges les plus remarquables en 2017

Les 26 catégories se répartissent en quatre domaines :

  • type de contenu (p. ex. vidéo),
  • canal (p. ex. médias sociaux),
  • mesure/data (p. ex. analytics) et
  • habilitation (p. ex. gestion de contenu).

L’e-book a aussi ceci de pratique qu’il contient des définitions des abréviations principales et autres termes clés utilisés, en vue d’éviter toute confusion. Le chapitre bonus sur les meilleures pratiques en programmatique et les cases vaut aussi la peine d’être parcouru.

On s’attend à ce que les dépenses globales en matière de publicité native ne cesseront d’augmenter et que le nombre de proposants aussi continuera à croître, même s’il y aura aussi davantage d’acquisitions et de consolidations. En tout cas, le NAI a d’ores et déjà lancé les préparatifs pour l’édition 2019.

Téléchargez l’e-book ici.

Technology Landscape 2018 by NAI

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IKEA case

Publicité native : les 10 cases magazine belges les plus remarquables en 2017

Il ne fait pas de doute que 2017 a été l’année de la percée de la publicité native dans les magazines. Bon nombre de marques sont venues prendre conseil en la matière auprès de nos éditeurs. Voici un florilège du meilleur de ce que les magazines belges et les sites magazine ont eu à nous proposer durant l’année écoulée.

  1. BNP Paribas Fortis

Afin de se profiler comme accompagnateur des entrepreneurs, la banque a mené l’action ‘Boostez votre Business’. Celle-ci consistait, entre autres, en un concours permettant de remporter un an de coaching digital. Le fondement de ce projet, qui a duré six mois, était toutefois la publicité native. De l’appel à participer au concours aux interviews avec les lauréats : durant six mois, les canaux Trends et Trends-Tendances ont publié des rapports circonstanciés (hors ligne comme en ligne).

BNP Parisbas case FR

  1. Boiron

Tout au long de l’année, Goed Gevoel collabore avec Boiron. Cela donne, à intervalles réguliers, des articles inspirants mettant en exergue les avantages de l’homéopathie.

Boiron native advertising case

  1. Eneco

Via la publicité native, Eneco a voulu affirmer son positionnement en tant que fournisseur d’énergie durable et apparaître sur le radar d’acteurs retail. L’enseigne s’y est prise en proposant sur les canaux de Trends et Trends-Tendances les retombées d’une table-ronde avec six spécialistes en durabilité employés par des détaillants. Le contenu journalistique de qualité n’aurait eu aucune peine à intégrer les pages rédactionnelles de Trends…

Eneco

  1. Engie Electrabel

Engie Electrabel a mené un campagne promouvant le logement intelligent et confortable, un thème qui intéresse une très large cible. Pour proposer ce récit, taillé à la mesure des lecteurs de chaque magazine concerné, Sanoma a donc opté pour ses titres habitat et maison & déco. Pendant six mois, 50 articles au total ont parus (Libelle/Femmes d’Aujourd’hui, Feeling Wonen/GAEL Maison, Zappy Ouders/Zappy Parents, Flair et vtwonen), abordant le thème sous différents angles : une enquête en ligne, un concours permettant de gagner un ‘home doctor’, des articles sur des gadgets énergétiques intelligents et l’aménagement intérieur, etc.

Engie Electrabel - Flair Femmes FR

Découvrez le case en FR sur le site web de Sanoma

  1. Ikea

Jeter un œil au cœur de l’espace vital de personnalités connues et inspirantes, telles que Noemie Wolfs et Ine Brands (Studio Lala), voilà l’idée toute simple à la base de la campagne de publicité native d’Ikea, parue dans Nina et SoSoir.  Des meubles et articles Ikea occupent évidemment une place de choix dans leur intérieur.

IKEA case

  1. JBC

Aussi sur Nina.be : les conseils en stylisme de JBC ; des vidéos sympas qui vous aident à bien vous habiller.

  1. Lidl

Le mélange idéal de publicité native et de marketing d’influence, voilà sans doute comment définir au mieux Foodiefiles.be. Nina a développé ce projet en collaboration avec la chaîne de supermarchés Lidl.  Pendant un an, 12 blogueurs alimentaires partagent leurs meilleurs recettes. Celles-ci paraissent aussi sur  nina.be.

Lidl Foodie Files

  1. Lidl

La chaîne de supermarchés s’érige clairement en championne de la publicité native. Avec Sanoma, elle a aussi développé une campagne de vidéo native dans laquelle des influenceurs montraient leurs pièces favorites de la collection spéciale Heiki Klum. La collection pouvait être admirée sur les canaux de Feeling, Gael et Flair (FR et NL).

  1. Ovam

Augmenter la prise de conscience en matière de déchets et de tri, c’est ce que fait la campagne de publicité native sur les canaux Knack. Au menu, il y avait entre autres des interviews avec des entrepreneurs couvrant la façon dont ceux-ci abordent la question au sein de leur entreprise.

Ovam case

  1. Samsung

Always on, voilà le point de départ de Samsung. Tout au long de l’année, des articles ont été publiés dans Libelle, Flair et d’autres titres Sanoma. Le Flair Fit & Gezond Challenge a poussé le bouchon le plus loin : 6 semaines de conseils pour qui veut faire du sport et vivre sain, intégrant différents appareils Samsung : smartwatch, smartphone, casque d’écoute, … Weight Watchers aussi a pesé sur l’action en tant que partenaire.

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Koen Denolf The Fat Lady

Koen Denolf au sujet des Native Advertising Days

Début novembre, à Berlin, ont eu lieu les Native Advertising Days. Il s’agit sans aucun doute de la grand-messe de la publicité native en Europe, avec des centaines de participants venus de plus de 30 pays. Koen Denolf, stratège de contenu chez The Fat Lady, était l’un d’eux. Petite rétrospective.

Native Advertising Days 2017

 » D’ici 2020, 40 % de toute publicité sera native.  » Tel était le message de Jesper Laursen, du Native Advertising Institute, lors du congrès Magnify ‘17. Ce mois-ci, il a une nouvelle fois mis en exergue ce chiffre remarquable tiré de l’étude de grande envergure menée auprès des principaux éditeurs européens, à l’occasion des propres Native Advertising Days à Berlin.

40 %, c’est beaucoup, et le risque est réel que beaucoup d’ivraie se mélangera au bon grain. Comment les créateurs de contenu peuvent-ils maintenir la qualité à un niveau élevé ? Quelques tuyaux intéressants, glanés lors de Native Advertising Days 17.

Arrêtez de produire du contenu ‘snackable’

Jason Miller de LinkedIn a percé le mythe des 8 secondes de capacité d’attention. C’est un mythe, car il s’avère qu’il n’a aucun fondement. L’être humain est bel et bien capable de maintenir son attention pendant un plus long lapse de temps qu’un poisson rouge. Mieux encore, toutes les études concordent à démontrer que des articles de 2 à 3.000 mots sont plus fréquemment partagés que des articles courts. En outre, ils génèrent une meilleure position Google. Le contenu doit être snackable ? Clairement non.

La recommandation de Miller : ramenez le nombre de posts à un seul par semaine ou au minimum nécessaire pour maintenir l’attention. Faites en sorte que ce que vous créez, est exceptionnellement bon.

L’image est le nouveau titre

Miller parle de longs articles, sur lesquels on a travaillé pendant 2 mois et qui enregistrent plus de 30.000 partages. Ça ne s’arrête pas là. A l’aide d’AB testing, chaque post est optimisé et encore optimisé davantage. Ses conclusions : une image contenant un visage : +160 % de CTR ; l’ajout d’une citation à l’image : +30 % de CTR ;  jusqu’à et y compris le modèle sur la photo qui regarde le CTA : +89 % de CTR.

Pour son propre contenu, LinkedIn mise sur des mots clés à long terme, s’évertuant de revendiquer ces domaines. Contre toute logique numérique, l’enseigne a récemment lancé un magazine imprimé, ‘The Sophisticated Marketer’. Car, souligne Miller :  » Print is not dead.  »

Où sont les agences ?

Constat frappant lors des Native Advertising Days : l’absence d’agences, tant dans le public que sur le podium. Comment cela se fait-il ? Selon Brendan Kennen de CNN, les agences sont toujours trop peu impliquées dans le processus de la publicité native. Elles ont pourtant un rôle important à jouer. Elle connaissent mieux le client et la marque que l’éditeur. Elles veillent à la cohésion et font en sorte que le contenu est exploité de façon optimale.

Trop souvent, on considère toujours la publicité native ou le marketing de contenu comme une campagne. Aujourd’hui, les publicités natives remplacent trop souvent les annonces classiques. Tandis que la publicité native ne fonctionnera bien que si on l’applique à tous les niveaux, tout en optant pour une approche à long terme. Veillez à ce que votre contenu ne soit pas présent chez un seul, mais chez plusieurs éditeurs et qu’il soit répercuté dans tous les canaux propres de la marque.

Il y a encore beaucoup de pain sur la planche, mais comme l’a déjà dit Telenet à qui veut l’entendre :  » Nous vivons une époque fantastique.  »

 Koen Denolf, The Fat Lady

MEDIAZINE

Native Advertising Gold for Belgium

MEDIAZINE cover nov 17The Native Advertising Awards is the biggest award program for native advertising in the world. The awards aim to acknowledge and reward great native advertising and to promote inspiring, effective and creative work that helps organisations worldwide achieve their goals and tell great brand stories in a non-disruptive way. The winners were announced at the Native Advertising DAYS 2017 in Berlin on November 9th.

In the category Best use of Print Media, advertiser Mediamarkt and producer Mediahuis took the Gold Award back to Belgium for their MEDIAZINE customer magazine.

The Award for Most Effective Campaign was won by Deutsche Post DHL Group for their campaign All You Need Is Fresh (the DHL online shopping portal), made by BILD Brand Studio. The same advertiser took home the Brand of the Year Award.

The UBS campaign ‘AI: what it takes to be human’ made by T Brand Studio (NYT) was rewarded Most Creative  Campaign. Overall, the brand studios of large media brands and publishing houses were well represented in the award list.

A curated jury from across the industry has chosen this year’s winners based on native advertising work entered in categories covering the most important aspects of native advertising such as strategy, organisation, formats and channels. The jury counts experienced native advertising professionals.

You can see all the winners in the 31 categories at the Native Advertising Institute website (click here).

See all jury members and get more information on the awards here.

About Native Advertising Institute

The Native Advertising Institute is dedicated to helping marketers become successful with native advertising. By providing insights and tools such as case studies, best practices, how-to guides and analysis from industry insiders as well as research and ebooks. Native Advertising DAYS is the first conference in the world dedicated exclusively to the field of native advertising and attracting a number of prestigious speakers, brands and publishers.