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Euh… Publicité native ?

Par les temps qui courent, nous sommes submergés de nouveaux mots de jargon, souvent liés à la technologie. Mais que signifient-ils au juste ? Et que pouvez-vous en faire ? Magazine Media est heureux de vous servir de guide en donnant la parole à des experts en la matière. Bart Lombaerts, Head of Content chez Spyke, explique (à la demande d’un lecteur Magazine Media) ce qu’est exactement la publicité native.

Pouvez-vous expliquer ce que signifie exactement ‘native advertising’ ?

Le ‘native advertising’, ou publicité native, c’est la publication de contenus qui, tant sur le fond que sur la forme, cadrent parfaitement dans le canal où vous vous y adonnez. De là le terme ‘natif’. C’est une des ressources auxquelles on peut faire appel dans le marketing de contenu. Là où, jadis, on se satisfaisait de textes commerciaux qui formellement convenaient au média dans lequel ils paraissaient, aujourd’hui on s’efforce de plus en plus à diffuser un contenu qui soit davantage en lien avec le cadre rédactionnel et avec ce qui intéresse le public cible.

À mes yeux, la bonne publicité native est synonyme d’une situation ‘win-win-win’. Le lecteur doit pouvoir en tirer profit, du point de vue de l’éditeur c’est un contenu supplémentaire de qualité supérieure et en tant qu’annonceur c’est une façon de transmettre un message marketing de façon subtile mais efficace. Si vous êtes annonceur, vous devez toutefois veiller à ce que les articles natifs soient clairement signés, pour que le lecteur sache qu’il émane d’un partenaire commercial. Si vous omettez de le faire, le lecteur pourra penser que vous essayez de le mener en bateau, ce qui, au final, aura un impact négatif sur votre marque.

Pourquoi cela deviendra-t-il une tendance en 2020 ?

Cela fait belle lurette que la publicité native est utilisée, mais en 2020 elle se fera plus fréquente parce que les marques réaliseront davantage encore que dans leur approche de marketing de contenu il leur faut des médias payants (‘paid media’). Le marketing de contenu moderne part des propres canaux,  mais il a aussi besoin de faire connaître le contenu au plus vite, auprès de multiples personnes. La publicité native est une forme de média payant qui permet de diffuser le contenu de façon plus large et accélérée. L’annonceur fait donc bien de ne pas opter pour un seul article natif, mais d’appliquer cette stratégie sur une plus longue période afin d’obtenir l’effet souhaité.

J’espère de tout cœur que les marques réaliseront qu’elles doivent s’inscrire dans une perspective de long terme. Hélas, on se sert toujours beaucoup trop de la publicité native pour remplacer une campagne de publicité. Selon moi, c’est une stratégie totalement erronée.

Quel lien voyez-vous avez le média magazine ?

J’estime que la publicité native convient particulièrement bien aux magazines et sites Web magazine parce que la transmission d’information et d’inspiration en fait partie intégrante. Les pages publicitaires aussi sont perçues positivement par les lecteurs. Elles constituent une part importante de l’expérience de lecture qu’ils vivent. Veillez à ce que la publicité native s’aligne le mieux possible sur les attentes du lecteur – les magazines ayant souvent un contenu très spécifique – et l’effet sera d’autant plus puissant. Je suis dès lors convaincu que lorsqu’il s’agit de publicité native, les magazines et le média magazine constituent les canaux les plus puissants qui soient.

Bart-Lombaerts-fotoi-375x500 Bart Lombaerts, SPYKE

La confiance envers le ‘natif’ est supérieure à celle envers Facebook

La publicité native inspire légèrement plus de confiance que Facebook. C’est ce qui ressort d’une nouvelle étude d’Outbrain. En matière d’engagement, il existe cependant des différences entre les catégories d’âge.

A lire aussi : Publicité native : un contexte adéquat est une clé déterminante du succès

28 % des répondants indiquent que, dans les 6 derniers mois, il leur est arrivé de cliquer sur de la publicité native. Cependant, 22 % seulement a aussi confiance en ce qu’il ou elle lit. La publicité native obtient ainsi toujours un meilleur score que Facebook, qui n’atteint que 17 %. Il ressort par ailleurs que la plupart des environnements publicitaires n’inspirent pas vraiment beaucoup de confiance aux consommateurs.

Confiance n’est pas compréhension

Le manque de confiance ne dit d’ailleurs rien sur la compréhension de ce qu’on lit. Pour la publicité native, 57 % dit comprendre le contenu, contre 52 % pour les contenu Facebook. Les hommes prétendent saisir la publicité native un rien plus souvent : 64 %. 40 % des consommateurs seulement estiment que la publicité native offre un contenu intéressant et captivant. Ils apprécient également les recommandations qu’elle renferme.

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Différences générationnelles

Il existe bel et bien des différences entre les catégories d’âge. 53 % des babyboomers comprennent pourquoi la publicité native leur est proposée, contre 62 % des Millennials et 59 % de la Génération X. La plus ancienne génération est aussi moins encline à dire que le natif lui apprend quelque chose au sujet de nouveaux produits et/ou marques. 22 % de ses représentants seulement estiment que les annonces sont pertinentes, contre 44 % des Millennials. Tandis que 30 % des Millennials s’inspirent de la publicité native lors de décisions d’achat, 18 % des babyboomers à peine font de même.

Les chercheurs concluent que les marques doivent travailler plus dur pour faire en sorte que leur contenu parrainé soit pertinent et touche la bonne cible. Peut-être devraient-elles plus souvent coopérer avec les éditeurs de magazines, qui sont en effet experts dans ce domaine.

Source : Mediapost

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Le display réinventé

Le display non social, pourtant format roi de la publicité digitale, est mis à rude épreuve. Pour favoriser son acceptation par plus de mobinautes, les régies et les plateformes rivalisent d’ingéniosité. Voici 8 solutions imaginées pour redorer le blason de la publicité display.

La croissance du display est exclusivement portée par les plateformes sociales (+62% versus 2015). Hors social, le display affiche une décroissance de 3% (en France). Ces technologies pourraient inverser la tendance.

1. Exploiter le mobile en soi

Le shake incite le mobinaute à secouer son smartphone pour déclencher une vidéo publicitaire ou une action sur un produit grâce au gyroscope du mobile. En juillet 2016, Citroën a testé ce format ludique pour promouvoir la C1 auprès de la cible femmes CSP+, en ­faisant appel au savoir-faire de l’agence Mobext (groupe Havas). Avec plus d’une femme sollicitée sur trois ayant joué le jeu, faire de la publicité en ­faisant jouer les utilisateurs est payant.

2. L’écran à gratter

L’écran à gratter tire parti de la fonctionnalité tactile du mobile: en faisant aller et venir son doigt sur l’écran, l’utilisateur dévoile une deuxième création. Pour promouvoir le rasoir CoolTec de Braun qui intègre une technologie rafraîchissante: chaque mobinaute exposé à la publicité était incité à « dégivrer » l’écran en le grattant avec son doigt.
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3. La vidéo 360 degrés

La vidéo 360 degrés offre une expérience de marque très immersive, proche de la réalité virtuelle, un peu comme si le consommateur était dans une pièce avec la marque autour de lui. Très utilisé par les marques de luxe, ce format vidéo branding stimule l’engagement et le temps passé sur la publicité.

« In-Move » redonne la main à l’utilisateur. Grâce au touch et au gyroscope du mobile (capteur d’inclinaison et de mouvement), celui-ci lit la vidéo à sa manière et à son rythme, en fixant l’image, en la rembobinant ou encore en ­l’accélérant.

4. La video-to-store et le display géociblé

La DCO (optimisation dynamique de contenu) vidéo: lorsque le mobinaute consulte une application, une vidéo de marque se lance et affiche le trajet vers le point de vente le plus proche, ainsi qu’un lien direct pour lancer le plan, le tout associé à un CTA promotionnel.

L’atout de ces formats displays géociblés qui associent branding et performance: combiner la force de la vidéo avec l’hypergéolocalisation d’une offre en temps réel .

5. La pub sur l’écran de ­verrouillageexample mobile ad

Lancée en janvier 2016, l’application mobile « Swiper », qui a reçu le prix du format le plus innovant de l’année par l’IAB, permet l’achat ­d’espace publicitaire sur l’écran de ­déverrouillage des smartphones Android. Une fois l’appli téléchargée, l’utilisateur reçoit des publicités qu’il peut « swiper » à droite pour déverrouiller son téléphone ou à gauche pour aller sur le site de l’annonceur ou la page de téléchargement d’une application de marque. Quelle que soit son action, l’utilisateur est rémunéré sous la forme de points ou cartes cadeaux (Sephora, UGC, Deezer). Un format opportuniste et malin qui joue sur l’acceptation de l’utilisateur pour créer visibilité et engagement.

6. Jouer sur le moment d’affichage

Une publicité non pas pendant ou en amont de la ­lecture, mais lorsque l’utilisateur met la vidéo en pause. Le format s’inscrit dans la ­tendance du « wait marketing », qui vise à capter le consom­mateur dans les temps creux: plus captif et attentif, sa mémorisation du message serait plus importante.

« Reveal » est un format impactant sur mobile qui n’interrompt pas la navigation et qui s’affiche ­seulement lorsque le contenu a été consommé par l’utilisateur. En déclenchant un interstitiel publicitaire après la lecture de l’article, Mozoo propose un bon compromis entre la demande de visibilité exigée par les annonceurs, mais qui nuit à l’expérience utilisateur, et le rejet des internautes vis-à-vis des formats intrusifs.

Native ad example mobile7. Privilégier le natif et l’outstream

« InRead » est un format outstream placé au coeur des articles, qui ne se lance qu’une fois visible à l’écran de l’utilisateur. Selon la plateforme, le format se révèle plus efficace que les publicités vidéos sur Facebook et YouTube: souvenir publicitaire (+55%), notoriété spontanée (+84%), association du message (+44%).

De plus en plus de plateformes publicitaires, qui plus est mobiles, plaident pour une intégration native en MPU (Middle Page Unit).

D’après la dernière étude de PwC la vidéo outstream a enregistré une progression de 115% en 2016.

8. Opter pour l’habillage

Offrant un large territoire d’expression à la marque, l’habillage est un format impactant et non intrusif (il n’empêche pas les internautes de visualiser le contenu des sites qu’ils visitent).

Le « Videoskinz Reminder » : diffusée dans le header, la vidéo en off par défaut suit le scroll de l’internaute pour s’afficher dans les « wings », dans un format réduit pour rester dans les gouttières de la page.

Permettant de présenter plusieurs créations à la fois, le « Swapping Skinz » joue quant à lui la carte de l’interactivité avec l’internaute en lui donnant la possibilité de modifier l’habillage dès qu’il passe sa souris sur les différentes catégories de produits de l’annonceur, mises en avant dans le header.

Source: e-marketing.fr

Native advertising

Libeller la publicité native ? Utilisez ‘Publicité’ ou ‘Sponsorisé’

Lorsqu’il s’agit d’identifier la publicité native, les surfeurs estiment que les labels ‘Publicité’ et ‘Sponsorisé’ sont les plus adéquats, parce qu’ils sont déjà connus et qu’ils apportent de la clarté. C’est ce qui ressort d’une récente étude allemande. D’autres termes, comme ‘Présenté par’ ou ‘Promotion’, sont moins bien perçus.

La préférence pour ‘Publicité’ et ‘Sponsorisé’ vaut pour tous les appareils sur lesquels Internet est consulté, mais c’est dans le cadre de l’Internet mobile que la préférence est la plus marquée. Une publicité native libellée de cette façon est plutôt jugée intéressante, actuelle et informative par les utilisateurs. ‘Publicité’ est surtout jugé approprié dans un contexte rédactionnel (60 %). ‘Sponsorisé’ est le terme le plus connu (72 %) et est perçu comme étant encore plus parlant que ‘Publicité’.

L’acceptation de ce type de publicité est étonnamment bonne. La publicité native dans un contexte rédactionnel est jugée appropriée, actuelle et intéressante. En outre, elle passe pour être crédible et sérieuse chez les répondants. Dans ce contexte, il est essentiel que les publicités natives soient identifiées de façon univoque. L’acceptation est la plus grande lorsque le natif est clairement reconnu comme étant de la publicité et que par après les utilisateurs ne se sentent pas dupe. L’évaluation est alors considérablement plus positive : c’est plus clair, plus crédible et plus informatif.

Les éditeurs allemands et la fédération pour l’e-commerce en Allemagne (OVK) en concluent qu’une recommandation en matière d’identification de la publicité native relève de la plus haute priorité. En effet, sachant que 35 % des éditeurs affiliés à la VDZ communiquent un chiffre d’affaires en hausse en publicité native, une acceptation et une appréciation durablement élevées de la part des utilisateurs Internet est dans l’intérêt de chacun.

Source : VDZ 

Marcus Rich, CEO Time Inc.

 » En 2021, 70 % des revenus publicitaires proviendront du natif « 

On peut franchement dire que Time Inc. est un des éditeurs les plus innovants et les plus avancés technologiquement du monde. La société a lancé la première plate-forme programmatique pour magazines et se trouve à la pointe de la transformation numérique. Et c’est justement le CEO de Time Inc. UK, Marcus Rich, qui se fait volontiers l’avocat du print. Pourquoi ? Il est persuadé que dans les années à venir, la publicité native croîtra tellement qu’en 2021 elle représentera 70 % de toute publicité. Et selon Rich, le print est le canal parfait pour le natif.

Dans une interview accordée à Print Power, Marcus Rich rectifie d’abord quelques statistiques, car au Royaume-Uni la vente de magazines imprimés croît, notamment au sein des cibles plus âgées et à revenu supérieur. Pour certains contenus, tels que la programmation télé, Rich entrevoit encore un rôle unique pour le print, parce que la technologie n’est pas capable de fournir la même convivialité, ni de proposer une combinaison de fonctionnalités similaire.

Selon le CEO de Time Inc., c’est justement maintenant que les annonceurs sont à la recherche d’un engagement plus profond, d’une réelle empathie pour le contenu et les messages commerciaux. En outre, ils souhaitent raconter leur histoire sur différentes plates-formes. Cela signifie, selon lui, que le glissement des investissements publicitaires en direction de la publicité native s’intensifie, au détriment de la publicité display. Il voit là une opportunité pour les éditeurs print.

Les chiffres des tirages en print ne cessent de baisser, mais les marques issues de publications print font montre d’une audience totale qui, justement, est en augmentation et est plus importante que jamais, déclare Rich. C’est le contenu qui compte, et non la plate-forme. Les contenus que produisent les marques magazines sont plus pertinents et plus importants que jamais, et cela offre de grands avantages aux annonceurs. Ces marques peuvent en effet fournir du contenu sur différentes plates-formes, du social aux événements. Dans la foulée, les marques magazines se portent garantes d’une même qualité et d’une même confiance de la part des utilisateurs, quelle que soit la plate-forme.

Lisez l’interview complète avec Marcus Rich.

 

Andrew Davis portrait

Andrew Davis au sujet de… la publicité native

En tant que fidèle partenaire de l’UBA Trends Day, Magazinemedia.be a eu le privilège de pouvoir interviewer Andrew Davis en exclusivité. La tête d’affiche de l’événement nous a entretenus sur le marketing de contenu et l’évolution des médias. Dans cet article, nous nous intéressons de près à ce qu’il pense au sujet de la publicité native.

Que pensez-vous de la publicité native ?

Il existe beaucoup de confusion sur ce qu’est exactement la publicité native.  Ce qui est principalement dû au fait que celle-ci fait patte de velours. La publicité native est destinée à faire croire qu’il s’agit d’une contribution rédactionnelle, mais il est rare qu’elle soit rédigée par des journalistes. Cela se remarque au titre, au grand déni… Du coup, tout ça dévalue le fait qu’elle fait partie intégrante d’une plate-forme média. Si on ne s’y prend pas de façon transparente, cela nuira à la confiance du consommateur et le contenu ne sera pas perçu comme crédible.

Une marque peut-elle bien s’y prendre ?

Si l’on veut investir dans la publicité native, il faut opter pour un rendez-vous récurrent avec son public et non pour un ‘one shot’. Et l’article doit être rédigé par un journaliste et être objectif.  Les marques ne peuvent faire surface que quand c’est vraiment pertinent pour l’histoire. Elles ne peuvent certainement pas se trouver au centre du récit. La publicité native ne peut pas être une autre façon de ‘faire de la pub’.

Dans certains journaux ou magazines locaux aux Etats-Unis, c’est le comptable qui rédige les rubriques financières, dans lesquelles il donne par exemple des conseils concrets. Ces comptables ne font pas ça pour avoir leur photo dans le journal ; ils savent que ça génère des revenus. En agissant de la sorte, ils sont en effet perçus comme l’expert financier au sein de leur communauté. Les grandes marques peuvent prendre de la graine d’une telle approche.

Quel peut être le rôle d’éditeurs magazine?

Il existe pas mal de bons exemples. The Economist a entamé une collaboration avec l’AARP, un groupement d’intérêt pour les gens de plus de 50 ans qui a aussi toutes sortes de produits propres, comme des assurances.  L’AARP a voulu s’investir dans une expansion internationale,  mais s’est vu confronter à un manque de recherche concernant les marchés qu’il souhaitait aborder et les façons dont les gens prennent leur retraite.

L’AARP a donc demandé à The Economist d’amener des journalistes aux quatre coins du monde à découvrir comment les gens perçoivent la retraite. The Economist pouvait aussi publier ces récits, à condition que le nom de marque AARP y soit associé afin qu’il devienne clair que l’association s’occupe de pensions à l’échelle mondiale. Il s’agit d’un accord sur 3 ans, avec une présence AARP dans chaque numéro.

Il faudrait que plus de marques s’adressent aux éditeurs pour trouver réponse à un problème qu’il leur est difficile de résoudre.

Le print présente-t-il là des avantages par rapport à l’on-line ?

Je pense que oui. Le print a une plus longue durée de vie, il inspire les gens à passer à l’action et on consacre toute son attention à ce qu’on y lit. L’élément le plus important, toutefois, c’est qu’un bon magazine résume l’actualité récente pour en faire un produit digestible provenant d’une source crédible. C’est terriblement nécessaire dans un monde numérique dans lequel il y toujours bien quelque chose d’autre qui mérite que l’on clique dessus…

Nous avons déjà donné la parole à Andrew Davis pour qu’il s’exprime sur le marketing de contenu (cliquez ici). Bientôt, nous vous proposerons son avis sur l’avenir des médias. Restez branchés !

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GQ magazine logo

GQ implique les influenceurs dans la publicité native   

GQ cover Feb 2016Afin d’aider les marques à connaître plus de succès sur les médias sociaux, GQ (Condé Nast) a lancé un nouveau produit de ‘vidéo native’ dans lequel les influenceurs jouent les premiers rôles.

GQ collabore depuis des années avec des personnes que la marque qualifie elle-même d’  » influenceurs « .  Entre-temps, ils sont près de 6.500. GQ fait appel à eux dans le cadre d’études de marché et – pour un petit nombre d’entre eux – pour promouvoir des marques. Le marketing d’influence génère ainsi un cinquième des revenus publicitaires de GQ.

Aujourd’hui, la marque magazine franchit un pas supplémentaire, inspirée par le constat que si les influenceurs comptent bon nombre de  » followers  » sur les médias sociaux, tout en ayant des talents de photographe, ils ne disposent pas nécessairement des capacités requises pour réaliser des vidéos. GQ tente de combler ce manque, d’une part en apportant un soutien aux influenceurs et d’autre part, en y associant la publicité native.

Ainsi, les spots de la première campagne (réalisés e.a. par le créateur de mode Angel Ramos) sont signés du slogan de l’annonceur Rémy Martin Cognac : #OneLifeLiveThem. Au total, la campagne comprend trois récits d’influenceurs, comptant chacun trois vidéos. GQ s’est chargé de toute la production.

Condé Nast n’est d’ailleurs pas le premier média magazine à exploiter le marketing d’influence.  Seventeen et Cosmopolitan (deux titres du concurrent Hearst) ont collaboré avec la société de technologie de publicité vidéo Reelio pour associer les marques et les influenceurs.

Source : www.digiday.com

Envie de lire plus d’articles sur les influenceurs ?

 

Vers une professionnalisation de la publicité native

Sur ce site, nous avons déjà souvent traité la publicité native. C’est en effet un sujet brûlant qui passionne tant les annonceurs, les agences de publicité et média que les éditeurs. Pourquoi ? Parce que cela demande une approche fondamentalement différente de celle de la publicité. Et parce que cela influence potentiellement les rapports de force entre les différentes parties.

Dans son ‘Innovation in Magazine Media – 2015-2016 World Report’, la FIPP s’est également penchée sur le sujet. Ce rapport analyse comment marquer des points avec sa publicité native. Car soyons clairs : si une bonne publicité native peut faire des miracles, une mauvaise ne profite à personne, bien au contraire… Les études démontrent que, lorsqu’ils sentent qu’on leur ment ou qu’on les trompe, les consommateurs passent à l’action :

– 58 % ne fera plus appel à l’entreprise en question ;
– la moitié conseillera aussi à ses proches et à ses pairs de faire de même ;
– 33 % réagit en diffusant une critique négative ou une plainte sur les médias sociaux (chez les 25 à 34 ans, ce pourcentage monte même à 60).

L’an dernier, de nombreuses discussions sur la labellisation de la publicité native ont dès lors véritablement eu lieu. Là où le média magazine fait toujours clairement la distinction entre les contenus rédactionnel et commercial, les médias digitaux sont souvent moins explicites. Aujourd’hui, cela commence à changer parce que les fournisseurs de contenus qualitatifs souffrent de ce qu’on appelle le ‘clickbait’* et qu’ils appellent à plus de transparence.

Il n’existe cependant pas encore de standard clair pour la publicité native, ce qui amène bon nombre d’éditeurs à se servir de méthodes diverses allant de l’utilisation d’à -plats de couleur et d’une typographie atypique à des labels explicites comme ‘sponsored by’, ‘partner content’ ou ‘brand content’.

La tarification de la publicité native fait elle aussi toujours l’objet de discussions intenses. 41 % des éditeurs utilisent actuellement d’un modèle basé sur un prix fixe (‘flat fee’). Le modèle CPM ou coût par mille est également populaire ; 18 % l’utilise. Un développement intéressant est l’émergence de modèles basés sur l »l’engagement en temps’ ou l »attention Web’, où l’engagement du consommateur est exprimé en fonction du temps qu’il consacre au contenu. Ce type de modèle offre un important avantage aux éditeurs qui proposent du contenu de qualité et il compliquera la vie des fournisseurs de ‘clickbait’.

On s’attend à ce qu’en 2015 la publicité native continue à croître de façon exponentielle. Dans la foulée, on cherche assidûment à standardiser les formats et l’achat programmatique sera toujours plus utilisé. S’ajoute à cela que le Big Data pointe le bout de son nez : la pertinence est la clé du succès de la publicité native. Avec de bonnes mesures et un monitoring adéquat, les annonceurs et les éditeurs peuvent mieux fournir le bon contenu au bon moment et au bon endroit.

Entre-temps, les grandes marques automobiles semblent avoir découvert la publicité native. La FIPP évoque entre autres une collaboration entre Landrover et Time Inc, coulée dans une série d’articles sur un style de vie qui devait plaire aux conducteurs de Landrover. Autre exemple : la collaboration entre Medium et BMW, qui a fait naître un mini-magazine sur le design sponsorisé par des annonces natives de la marque allemande, dont le contenu natif était rédigé par la rédaction de Medium.

Un exemple frappant d’une publicité native performante issue d’un tout autre secteur nous vient de la série Netflix ‘Orange Is the New Black’. Netflix a sponsorisé un article dans The New York Times. Le sujet ? Les expériences de détenues, ce qui colle à merveille avec le thème de la nouvelle série. Si nulle part le sponsor n’est nommé de façon explicite, il est exclusivement présent à travers le code couleur de l’image graphique : orange et noir. L’article avait clairement été identifié comme une publicité et doté d’un URL : paidpost.nytimes.com. Ce qui ne l’a pas empêché de se glisser dans le top 10 des articles les plus visionnés, principalement par le biais des médias sociaux. Voilà une nouvelle confirmation du fait que la bonne publicité native est celle qu’on aime partager. 

* Le ‘clickbait’ (appât à clics) attire les gens avec des titres intéressants pour ensuite les décevoir avec une offre de contenu extrêmement limitée ou de mauvaise qualité.

De nouveaux packages magazine ‘natifs’ dans notre pays

Roularta est la première régie magazines dans notre pays à se lancer dans la commercialisation d’authentiques packages de publicité native. Ceux-ci comprennent un reportage de quatre, six ou huit pages consécutives dans un des titres Roularta ‘fournissant au lecteur du magazine des informations intéressantes’. Le reportage – qui combine du texte et des illustrations ou est principalement illustratif – est conçu par le département Custom Media ou par l’annonceur même. Avec son produit, Roularta colle donc au plus près à l’essence de la publicité native : des histoires évoquées de façon journalistique tout en étant faites sur mesure, à la mesure de l’annonceur.

Il va de soi que ces packages sont assortis de conditions. Afin d’exploiter au mieux les atouts de ce mode de marketing de contenu, la police de caractère, par exemple, doit être différente de celle du titre en question. En outre, en haut de chaque page la mention ‘Information Services’ doit être reprise discrètement. L’objectif est clair : aux yeux du lecteur, le reportage doit faire partie intégrante du magazine en question, tout en évoquant subtilement qu’il s’agit de contenu sur mesure.