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John Wilpers, Innovation in Media : « C’est justement maintenant que les entreprises doivent investir dans l’écologisation ! »

L’importance du capital humain pour les médias, la publicité et le marketing. Comment exploiter les podcasts et les nouveaux modèles d’affaires pour les enseignes média ? Voici quelques-uns des thèmes majeurs abordés dans l’Innovation in Media World Report 2020/21. Cet aperçu annuel des tendances mondiales est à lire absolument par tous ceux qui ont affaire aux médias et à la publicité.

A lire aussi : Juan Señor : ” Le print, c’est de la haute couture, le digital du prêt-à-porter “

Le rapport en est à sa 11e édition et John Wilpers les a toutes coécrites avec Juan Señor, orateur MAGnify en 2018 (lire plus ici). La FIPP a organisé un webinar pour passer en revue les points forts du rapport avec Wilpers (visionnez le webinar ici).

Des idées pratiques, exécutables, réalisables

Nous avons parlé avec John Wilpers via Zoom, dans sa maison en périphérie de Boston, pour en apprendre un peu plus sur le rapport. Bien sûr, les nombreux voyages de Wilpers pour des clients et l’Innovation Report ont été suspendus pour le moment, mais ce qui lui manque surtout, c’est de ne pas pouvoir aller boire un café ou une bière quelque part. C’est fort reconnaissable.

À propos de l’Innovation Report, il dit ceci : « Tout au long de l’année, je récolte des récits venus des quatre coins du monde, dont je sélectionne ensuite les tout meilleurs. Le livre est donc rempli d’idées pratiques, exécutables et, surtout, réalisables, que l’on peut adopter pour prendre en mains son avenir. Je suis fier qu’il s’agisse de choses utilisables et non de pures théories, même si celles-ci y figurent aussi. »

Une folie, en ce moment, de disparaître du radar en tant que marque

« Les tirages des magazines, leur audience et la lecture numérique aussi croissent en ce moment », dit Wilpers. « Les gens ont besoin d’être divertis et veulent échapper à la réalité de tous les jours. Les périodiques spécialisés consacrés aux loisirs et passions de chacun sont aujourd’hui importants et les annonceurs se voient aussi offrir l’opportunité de découvrir ce dont ont le plus besoin les gens en ce moment même. »

« C’est une folie, en ce moment, de disparaître du radar en tant que marque. Même si l’on est une compagnie aérienne ou un magazine de voyage. On ne peut pas se permettre d’être totalement absent chez les consommateurs, mais il est probable qu’il faudra faire les choses autrement. Il serait bon qu’en concertation avec les magazines, les annonceurs et les agences élaborent un plan pour le mois à venir, un autre pour les 3 à 5 prochains mois et un troisième pour la suite. »

La meilleure innovation

Quelle est selon John la meilleure innovation de ces dernières années ? « À mes yeux, ce n’est pas une chose spécifique, mais ce qui me semble énormément important, c’est la capacité, en tant qu’entreprise, d’être suffisamment flexible et ouverte pour innover et tenter de nouvelles choses. C’est une attitude interne qui s’infiltre dans les organisations de haut en bas : une direction qui ne la prône pas elle-même aura très difficile à attirer des gens qui en feront un succès. La vraie innovation réside dans la relation modifiée entre la direction de l’entreprise et les gens qui y travaillent ; une culture complètement différente imbu de respect et de reconnaissance envers les employés. »

A lire aussi : Des innovations inspirantes ? Cela se trouve chez les marques magazines

Podcasting et modèles d’affaires

L’Innovation Report est une mine d’inspiration et de conseils à l’attention des entreprises média, mais les annonceurs, agences média et enseignes créatives peuvent aussi y puiser de précieux enseignements. « L’innovation en soi est plus pertinente que jamais, car dans tous les domaines nous sommes amenés à faire face à des changements et des défis inconnus et inédits. Le rapport s’étend longuement sur les modèles d’affaires envisageables pour les médias, la publicité n’en étant qu’un parmi douze autres. Ces flux de revenus, les annonceurs et les agences doivent aussi les connaître, car ils sauront ainsi ce qu’ils peuvent attendre et exiger des éditeurs.

Par ailleurs, le rapport s’intéresse aussi beaucoup aux ‘do’s & don’ts’ du podcasting. Comment se lancer ? Quels types de publicité fonctionnent en podcasting ? »

L’employer branding est une nécessité

Pour la première fois, ce rapport s’intéresse aussi de plus près au ‘capital humain’ : à comment attirer les talents et faire en sorte qu’ils demeurent satisfaits. C’est un des grands défis des entreprises dans les médias, la publicité et le marketing. Une étude fait par exemple apparaître que 83 % des employés dans le monde disent vouloir changer de job à cause de la culture d’entreprise.

« Chaque entreprise devrait employer des gens qui créent du contenu spécifique pour l’‘employer branding’. Il est incroyable de constater à quel point il est difficile de trouver des énoncés de mission sur les sites web d’entreprises. Et tentez donc de dénicher des interviews avec des collaborateurs concernant leur expérience au sein de leur entreprise :  inconnues au bataillon.

Voilà précisément le genre de choses dont pourraient se préoccuper les entreprises aujourd’hui, afin d’être fin prêtes, demain, pour recruter les meilleurs talents sur le marché. »

Innovation en print

L’Innovation in Media World Report consacre toujours un chapitre à des annonces print mémorables. Année après année, Wilpers voit passer les exemples les plus édifiants.

« Pour ma part, je pense que le meilleur case cette année est probablement ‘Make your own sanitary pad’ », raconte-t-il. « Avec force de conseils, l’annonce explique aux jeunes filles qui ne peuvent pas se payer de serviettes hygiéniques comment s’en fabriquer. Ce qui est beau, je trouve, c’est qu’il s’agit d’une bonne cause sociétale. (N.D.L.R. : les filles, dans les pays riches aussi, manquent régulièrement les cours parce qu’elles ne peuvent pas se payer de serviettes hygiéniques ou de tampons.)

Et sinon, c’est l’annonce sonore Coca-Cola ‘Try Not to Hear This’.

Mon annonce préférée de tous les temps est sans doute la Nivea SunCare avec panneaux solaires incorporés, avec laquelle on pouvait charger son GSM au Brésil. »

Durabilité égale construction de marque

Un chapitre du rapport est consacré à la durabilité. Ce thème semble un peu passer en arrière-plan ces temps-ci, mais selon Wilpers c’est justement maintenant que les entreprises devraient s’en soucier.

« Cela revêt une importance capitale, me semble-t-il, et ça a tout à voir avec la construction de marque. Il convient de montrer qu’en tant qu’entreprise on a une conscience sociale. En ce moment, les gens ont l’attention ailleurs, mais je ne pense pas que cela signifie nécessairement que la conscience environnementale leur semble moins importante. Dans le rapport, nous énumérons toute une série de solutions. Ça ne doit pas coûter cher. Commençons déjà par les lampes fluocompactes et les toilettes économes en eau.

Mission manquante

Les entreprises devraient clairement définir leurs objectifs en la matière et les intégrer dans leur mission. Je n’ai quasi jamais retrouvé cela, nulle part dans le monde. Il doit tout de même être possible d’indiquer, en tant qu’entreprise, où l’on se trouve actuellement, quel progrès l’on a réalisé et où l’on veut finalement arriver. C’est comme ça qu’on se construit une image durable, tellement importante aux yeux des Millennials et des GenZ. »

La musique en temps de confinement

Lors de ses voyages, John Wilpers visite tous les clubs de jazz sympas, qu’il partage sur son site web Global Rythms. C’est impossible pour le moment. Notre question finale est donc : quel type de musique devrions-nous écouter pendant le confinement ?

« Ces temps-ci, beaucoup de clubs partagent des concerts en ligne. Une enseigne très peu connue à Saint-Louis le fait chaque jour. Cependant, si je devais recommander une musique pour bien passer cette période-ci, ce serait sans doute celle de Louis Armstrong. Sa musique entière est tellement pleine de vie, mais il propose aussi du blues pour les moments nostalgiques. »

Vous pouvez commander votre propre exemplaire du rapport Innovation in Media World ici.

Vous pouvez trouver tous les webinaires FIPP (y compris les précédents) ici

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Le print sauve des vies

Posez immédiatement ce téléphone et munissez-vous d’un magazine, d’un livre ou d’un journal en papier ! Il y a suffisamment de preuves scientifiques pour soutenir que cela vous permettra de vivre plus longtemps. Nous tenions à vous en informer avant l’été : c’est la période idéale pour une cure de désintoxication !

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L’adulte moyen fixe son smartphone 4 heures par jour. Cela fait 240 minutes, soit un quart de votre journée (si vous dormez 8 heures par nuit, ce qui – soit dit en passant – est aussi devenu plutôt rare suite, entre autres, à la consommation GSM). Comme nous l’avions déjà annoncé dans ces pages, cette accoutumance modifie le fonctionnement du cerveau et peut être funeste pour vos aptitudes cognitives (lisez plus ici).

Votre GSM crée du stress

Ce qui est plus inquiétant, c’est que l’utilisation d’un GSM fait augmenter le cortisol (l’hormone du stress) dans votre sang. Le cortisol est l’hormone qui régule notre instinct de combat ou de fuite, en vue de survivre dans des situations périlleuses. Cela entraîne une augmentation de la pression artérielle, des pulsations cardiaques et du glucose sanguin ; rien de bon pour le corps, donc. Surtout pas si cela se produit constamment en réaction à votre GSM, à chaque fois que quelque chose vous fâche, vous frustre, vous enthousiasme ou vous rend heureux.

Ce qu’UGent démontre aussi au travers de la recherche (voir le programme VRT ‘Facebook en ik’), est également confirmé au niveau international par d’autres scientifiques : il suffit d’un GSM à proximité ou que l’on pense recevoir un signal de messages entrants pour que le niveau de stress augmente. Cette sensation est désagréable et, afin de réduire le stress, on cherche à vérifier son GSM le plus rapidement possible.

Les scientifiques relient les niveaux de cortisol accrus à un risque aggravé de toutes sortes de problèmes de santé, tels que la dépression, l’obésité et le diabète de type 2, pour ne citer que ceux-là.

Print soporifique

Le plus grand avantage du print est sans doute qu’il permet de mieux dormir : d’un sommeil plus durable et de meilleure qualité. Il s’agit d’un beau cadeau pour votre santé, car le monde médical associe le manque de sommeil à toutes sortes de problèmes de santé. Il est extrêmement important de cultiver des habitudes de sommeil saines et cohérentes.

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Harvard Medical School en a fait l’expérience en comparant la lecture sur écran (e-book) à celle sur papier. Il s’est avéré que la lecture d’un e-book avait pour conséquence de s’endormir moins vite, de dormir moins et d’être plus fatigué le lendemain.

Le print a presque autant d’avantages que le GSM ne présente d’inconvénients. En effet, dans la recherche neurologique, l’activité cérébrale pendant la lecture papier est fondamentalement différente de celle liée à l’utilisation d’écrans. Lire la version imprimée stimule la mémoire visuelle, les gens retiennent mieux l’information et ont plus facile à la retrouver dans leur mémoire.

La lecture papier améliore la santé, parce qu’elle ralentit le rythme cardiaque et diminue la tension. En outre, on digère mieux l’information lorsqu’elle est lue sur papier. Les gens en retirent un sentiment de satisfaction, comme le révèle une autre étude, hollandaise cette fois (lisez plus ici).

N’hésitez donc pas à vous munir de quelques magazines en plus lorsque vous partirez en vacances cet été. Vous nous reviendrez mieux reposé et en meilleure santé !

Source : Two Sides

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hand holding smartphone showing newspapers on screen

Les marques magazines ‘digital only’: coup futé ou erreur fatale ?

De temps à autre, des marques magazines disparaissent dans les supermarchés et chez les marchands de journaux pour ne se perpétuer que par voie numérique. Chez nous, le phénomène reste assez circonscrit, mais au niveau international il s’agit aussi de grands noms comme Marie Claire, Company et Glamour. Le ‘digital only’ semble être une bonne idée, vu le glissement des lecteurs du print vers Internet, les applis et les médias sociaux. Mais est-ce bien vrai ? Quels sont les effets à long terme pour la marque média ?

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Malgré la numérisation des processus, pour les créateurs de magazines d’aujourd’hui le papier, l’impression et la distribution constituent toujours d’énormes frais fixes ; des frais que d’autres médias, plus volatiles, n’ont pas. Du coup, il est de plus en plus ardu, surtout à la lumière des rentrées publicitaires en baisse, d’être rentable et de concurrencer les autres médias sur le marché consommateur et publicitaire. Pourtant, certains magazines font déjà marche arrière numérique pour redémarrer en print.

Moins d’engagement en digital

Une des raisons de ce retour aux sources est détaillée dans une nouvelle étude de cas consacrée au magazine de musique britannique culte NME. Après avoir arrêté le print en mars 2018 (après 66 ans et un tirage record de 300.000 exemplaires), l’engagement des lecteurs s’est effondré. Face à une offre égale, les gens consacraient beaucoup moins de temps au titre en digital ; dans ce cas-ci jusqu’à 72 % en moins.

Graph NME reading time before and after digital only

Ceci est comparable à ce qui, deux ans auparavant, s’était produit du côté du journal The Independent. Dans un premier temps, lors du passage de marques magazine et d’information au ‘digital only’, l’attention semble tout simplement disparaître partiellement. Les chercheurs indiquent néanmoins que pour l’instant aucune conclusion ne peut être tirée quant à l’effet sur l’audience.

Le print est un pli qu’on a pris

La force de l’habitude semble jouer un rôle en print, tant pour les magazines que pour les journaux, où elle se manifeste encore plus. Quand l’information est allée en ligne, le rituel du moment quotidien sacrosaint de la lecture du journal a disparu. En ligne, cette expérience produit n’a pas été recréée, mais en même temps les lecteurs se sont vu offrir l’accès à toutes sortes d’autres sources. Par contre, chaque marque média a aussi l’occasion de se reporter à l’attention de chacun via tous les canaux imaginables et d’augmenter sa présence dans la vie des lecteurs.

La nouvelle génération mobile

Quelle que soit la puissance du print, face à la réalité de la nouvelle génération mobile les marques média sont forcées de développer de nouvelles stratégies et de nouveaux touchpoints. Bien que les jeunes aient clairement besoin de moments off-line ou d’une détox digitale (lire plus ici) et que les magazines jouent un rôle important à ce niveau,  il faut d’abord que les marques magazine se forgent une présence auprès de cette génération via d’autres canaux.

Dans le cas de NME, le passage au ‘digital only’ est sans doute la raison pour laquelle le magazine existe encore aujourd’hui et qu’entre-temps il est à nouveau rentable. Après plus de six mois, le nombre d’utilisateurs mensuels uniques était plus élevé que jamais. Pour de nombreux magazines, aller en ligne permet d’augmenter son public (mondial) et, en outre, de mettre sur pied d’autres activités d’intérêt commercial, tel que l’e-commerce.

D’une conversation mensuelle à une présence continue

En 2017, le magazine de mode Glamour a réduit le nombre d’éditions imprimées britanniques à deux par an, devenant ainsi un titre ‘digital first’. Ce n’était pas parce que les tirages étaient en chute libre : Glamour se portait très bien, avec une augmentation de tirage annuelle de 7 %. Si ce pas a été franchi, c’était en premier lieu pour préparer la marque magazine à l’avenir, dixit l’éditeur.

D’une part, l’inspiration est venue de l’intérêt des annonceurs pour les marques numériques (lire aussi : Les marketeurs se regardent trop souvent dans la glace), d’autre part du constat que le public cible principal de Glamour, les Millennials, vit sa vie à travers son smartphone. Du fait de réorienter son attention du print au digital, la marque s’est vue capable de passer de conversations mensuelles à une présence continue dans la vie des lecteurs.

L’expérience de lecture optimale et l’engagement le plus élevé

La clé du succès semble dès lors résider dans le bon mix. Quelle est la combinaison qui produira l’expérience de lecture optimale et l’engagement le plus élevé ? Pour la plupart des éditeurs et des marques média, ce n’est pas une question exclusive, mais inclusive. Le rôle du print change aux yeux des lecteurs, et donc aussi au sein du mix des marques. Cela a inévitablement un impact sur la fréquence, les formules rédactionnelles et des aspects comme la distribution et le choix du papier. Ainsi, le print conserve toute son importance pour Glamour, mais l’ancien format a bel et bien disparu. Les éditions semestrielles arborent le ‘look & feel’ de première qualité du magazine à conserver.

Le Siècle d’or de l’édition

Entre-temps, le nombre de médias ‘digital only’ ne cesse de croître, mais la conviction que la technologie sera la mort des médias imprimés a été renvoyée au royaume des fables. D’aucuns parlent du nouveau Siècle d’or de l’édition : « Nous n’arrêtons pas de développer de nouveaux instruments et modèles d’affaires pour prospérer, indépendamment de la plateforme sur laquelle nous le faisons ; un avenir lucratif est toujours possible et il importe peu qu’il se construise sur du papier, des pixels ou – de préférence – les deux », dit Bo Sacks.

« But always remember: technology isn’t going to kill print media. When used effectively, technology can help digital and print in different ways, allowing both to thrive as we move forward in the ever-changing landscape of the media world. » Sergey Bludov, SVP, Media & Entertainment, DataArt

Source : What’s New in Publishing

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Isobar Programmatic Print Ad

Données, personnalisation, géolocalisation : ce service de publicité imprimée a tout ce qu’il faut

Selon les gens d’Isobar, une agence de marketing numérique du réseau Dentsu Aegis, c’est la première ‘programmatic print ad’. Nous voyons ici plutôt une application intelligente des techniques existantes et une bonne utilisation des données. Quoi qu’il en soit, c’est une nouvelle publicité imprimée innovante qui vaut la peine d’être discutée.

 

WEMEDIA_logo_MagnifyN’hésitez pas, inscrivez-vous sans plus attendre ici (www.magnify.be)
et rejoignez-nous le 3 Octobre à CC De Factorij à Zaventem.

Le service qu’Isobar a développé en collaboration avec le journal O Estado de S.Paulo permet aux annonceurs de proposer aux consommateurs des publicités personnalisées, basées sur leur profil de lecture, sur leur géolocalisation et en fonction de l’heure du jour. Cela signifie simplement que les gens scannent avec leur smartphone un code QR dans une publicité imprimée.

Print à nouveau pertinent

Isobar Programmatic Print Ad -drn28471L’innovation réside dans les données qui sont ensuite utilisées pour faire à l’utilisateur une offre personnalisée : caractéristiques du lecteur, lieu et heure du scan. Ainsi, les annonceurs peuvent également optimiser le realtime : une offre qui livre peu de réponses peut directement être adaptée et remplacée par une meilleure offre.

La publicité a été mise à l’essai avec des promotions de McDonald’s, Burger King et Subway. Selon les inventeurs, ce service porte la communication de la marque à un autre niveau et rend l’imprimé comme canal publicitaire à nouveau pertinent.

Source : Daily Research News Online 

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Young person reading magazine while sitting on the floor

Le print est de retour sans jamais être parti

Le print ‘disrupte’ le monde numérique. Les utilisateurs en ont (re)découvert les avantages et les propriétés positives. Sur base d’une propre étude, l’agence de marketing et communication britannique Wardour parle même de la disruption du monde numérique par le print. Et qui sont les plus grands fans du papier ? Les jeunes.

Les orateurs pour MAGnify 2018 sont connus !
Inscrivez-vous sans plus attendre sur www.magnify.be

MAGNIFY-logo

L’étude Wardour, réalisée auprès de 2.001 consommateurs de 18 ans et plus, démontre que le print doit surtout son essor à sa popularité croissante auprès des jeunes. Ce phénomène a aussi été abordé lors du panel MAGnify en qualité de tendance chez les Millennials et la GenZ, qui revalorisent des choses tangibles comme les magazines papier (visionnez la vidéo ici).

L’an dernier, les jeunes se sont mis à lire de plus en plus de print en sus de leur consommation média en ligne (l’on-line a par ailleurs progressé dans tous les groupes d’âge). Tant le groupe de la Génération Z (18-24) que le groupe d’âge jusqu’à 35 ans ont commencé à lire plus via les canaux imprimés. La croissance est plus forte que chez les gens dans d’autres catégories d’âge. Le glissement tant annoncé vers la lecture digitale chez les jeunes ne s’est donc pas manifesté et on peut plutôt parler d’un revirement vers le print.

Une fois que l’on sait ça, il n’est pas si surprenant non plus de constater que, ces derniers temps, les grandes marques numériques se sont mises à lancer des publications print de plus en plus souvent : Airbnb, Facebook, Uber, Wetransfer, Amazon… et Buzzfeed.

Digital et print

L’intérêt des générations plus jeunes pour le print se manifeste avant tout dans le domaine des magazines professionnels (15 % de tous les répondants et pas moins de 28 % des GenZ !), mais on préfère souvent aussi lire sur papier les magazines, brochures et rapports d’entreprise (10 % tous, 19 % parmi les 25-34 ans). 75 % des jeunes indiquent qu’ils lisent au moins un magazine par mois.

Le print, c’est bon pour vous. Lisez donc cet article

Un grand avantage du print, estiment les répondants, découle du fait qu’il permet de mieux retenir l’information. Ce sentiment est soutenu par la recherche (lire aussi : Ce que la neuroscience nous apprend sur la publicité magazine). Près de la moitié (44 %) des répondants sont d’accord pour dire qu’ils sont plutôt enclins à se souvenir de quelque chose qu’ils ont lu en print (comparé à un écran). 12 % seulement n’est pas d’accord sur ce point.

Il ne s’agit donc pas d’un choix entre le digital et le print, mais, de préférence, d’une offre conjuguée en vue de transmettre votre message, conclut Wardour.

« In an era when trust in business and society is falling, this ability for brands to create and generate trust through the right content creation and strategy shouldn’t be underestimated. For all these reasons and more, it’s time to rethink ink. »

Concentration et confiance

Les consommateurs disent aussi avoir bien plus facile à se concentrer sur l’information en print (54 % d’accord, 11 % à peine pas d’accord). Dans le cas d’informations compliquées surtout, 61 % préfère le print.

Par ailleurs, 25 % des répondants estiment qu’en print l’information est plus fiable qu’en ligne. 6 % seulement déclare que le digital inspire plus de confiance. Ce sentiment aussi est clairement étayé par des études internationales en provenance de différents pays. (Lisez plus ici)

Sources : Deliniate, Opinion

D’autres articles :

N.B. : liste des médias testés : Journaux en ligne ou sites d’information – Fils d’actualités et applis numériques – Magazines en ligne – Brochures et catalogues en ligne – Sites Web et blogs d’entreprises/de marques – Blogs indépendants – Canaux de médias sociaux de marques – Autres canaux de médias sociaux (p. ex.de pairs et d’amis) – Livres électroniques – Journaux imprimés – Magazines imprimés (consommateur/grand public) – Magazines imprimés (commerciaux ou industriels) – Magazines imprimés d’associations, d’organisations caritatives et de groupes – Livres imprimés – Brochures, rapports ou magazines imprimés de marques – Catalogues de marques

Magazine stack

Chacun son propre magazine ? Pas de problème

La technologie print d’aujourd’hui permet d’imprimer en masse des magazines personnalisés, et ce à qualité supérieure et à une échelle industrielle. Un tirage de 100.000 magazines, chacun avec sa propre couverture et des sections, voire des publicités personnalisées ne pose aucun problème, dixit Canon au Digital Innovators Summit 2019. Etant donné les revendications des générations plus jeunes (lisez plus sur la Gen Z ici), c’est une évolution importante qui peut aider les magazines à rester pertinents.

A lire aussi : Les marques magazines sont les ‘vrais influenceurs’ pour les marques premium et de luxe

Du coup, un avantage majeur du digital est dépassé : les magazines en papier peuvent tout aussi bien s’aligner sur des données personnelles que l’édition en ligne. Cela ouvre de nouvelles possibilités de personnalisation aux marques magazine et aux annonceurs. Le ciblage, voire les publications personnelles sont soudain à portée de main grâce à l’impression à données variables et à la technologie de jet d’encre plus abordable.  C’est rapide, sans concessions en termes de qualité d’impression et de papier, l’élément distinctif pour les magazines en tant que supports de contenu.

Print programmatique ?

Du coup, les magazines se retrouvent projetés dans une nouvelle phase de vie. Les détaillants en ligne se servent déjà des mêmes techniques pour personnaliser leurs offres de produits dans des catalogues ou des mailings directs. Ils peuvent maintenant faire appel au papier de la même façon qu’ils se servent de la publicité programmatique dans leur marketing digital : avec un ciblage poussé et des versions adaptées. Lorsqu’une marque magazine connaît ses abonnés, une communication one-to-one est parfaitement envisageable.

Bien sûr, il y a toujours une différence de vitesse : le digital se place et s’adapte à tout moment. L’impression nécessite une période de latence plus importante, même si Canon promet que grâce au flux de travail de production intégré et automatisé, il est presque possible de publier en temps réel. En outre, quelque chose qui est imprimé ne peut plus être modifié.

Le papier reste en effet le papier, mais c’est justement sa force : il est tangible et non volatile, ce qui aboutit à un meilleur traitement des messages dans la mémoire. (Lire aussi : Pourquoi la publicité magazine fonctionne-t-elle mieux ?).

Source : FIPP 

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Positive - Pay Attention campaign - Mike Florence - PHD

Le nouveau récit de magazine media : print premium et public engagé

Le récit sur le média magazine a changé : de plus en plus souvent, les marques magazine occupent l’attention de façon positive et rares sont ceux qui évoquent encore la mort du média. Lors de la publication des tirages britanniques au début du mois de février, la réaction des experts média était toutefois totalement différente par rapport à ce qu’on avait été habitué à entendre les années précédentes. L’attention s’est portée sur la puissance durable des marques magazine de par leur lien solide avec le public, la confiance qu’elles inspirent et le contexte sûr qu’elles offrent aux marques.

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Cette nouvelle rhétorique est liée à la problématique des médias digitaux, la fraude et la sécurité de marque, ce qui pousse à voir les ‘vieux’ médias sous une nouvelle lumière. Mais aussi aux entreprises média qui, partout dans le monde, s’engagent à l’unisson pour transmettre leur passion et leur foi en ce média. Pensez à la campagne ‘Magazines.Better.Believe.It’, à l’initiative Food Brand Trust, à la campagne ‘Press Pause’ et à la plateforme à long terme Editorial Media. Avec, pour exemple le plus récent, la campagne ‘Pay Attention’ de l’enseigne britannique Magnetic Media.

La baisse des tirages n’est pas propre aux médias imprimés

C’est la dure et franche réalité : même si l’évolution est plus lente qu’on ne le pense souvent, partout dans le monde les tirages des magazines imprimés sont en baisse. Ce n’est pas un scoop. Aujourd’hui, le directeur de Mediacom, Jamie Higginson, constate toutefois  que la baisse (lente, c’est vrai, mais constante) des tirages n’est pas propre aux magazines ou aux médias imprimés : tous les médias établis, dont la TV, sont confrontés à un public qui migre en direction du numérique.

Voici ce que prône Higginson : « Du point de vue d’une agence, il ne faut pas contempler un canal de façon trop limitée dans un silo. Pour chaque annonceur, les magazines consommateurs opèrent au sein d’un système de communication et c’est à partir de cette vision que nous devons planifier les campagnes. Dans ce contexte, la raison première pour investir dans les magazines est rarement l’audience ou l’échelle (ce rôle revenant à la TV et à l’OOH). »

Et de poursuivre : « Même si nous négocions sur base de modifications de tirage, de faibles baisses ne devraient pas nous empêcher de faire appel aux magazines quand ceux-ci sont bénéfiques pour le système de communication plus large des annonceurs. »

Enseigner aux clients

Les avantages des magazines sont, entre autres, un public engagé, un contenu ‘brand safe’ et une durée de lecture/de présence plus longue dans un environnement de confiance, tout en surfant sur la vague de la passion que témoigne le consommateur pour un sujet spécifique. Agences et annonceurs peuvent continuer à exploiter ces avantages au profit de leurs marques, ce qui signifie qu’il y a un rôle à jouer dans nos campagnes pour les magazines consommateurs. »

Graham Marter, Head of Publishing and Partnerships, Total Media, ajoute à cela : « Quand on lit un magazine, on est à fond dedans, avec peu de distractions. Cela vaut encore plus pour un magazine imprimé. Les publicités font partie intégrante de l’expérience et cadrent entièrement dans l’environnement média.

Or, le défi qui attend les agences est d’enseigner ce récit en développement à leurs clients.  Les marques média recherchent de nouvelles manières de générer du revenu, au-delà de la publicité. Nous devons travailler plus dur pour mettre en exergue ces opportunités, ainsi que les avantages d’un public plus réduit et impliqué. »

Source : Mediatel

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