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Top Santé sur Facebook avec dr Sarkozy

Actions sympathiques émanant de magazines

Tandis que le COVID-19 se déchaîne à travers le pays, chacun, à sa propre manière, tente d’apporter sa pierre à l’édifice érigé contre le virus. Les magazines aussi veulent remonter le moral de leurs lecteurs. Cependant, comment faire la différence, au-delà de leur rôle d’information ? Sept magazines montrent d’ores et déjà le bon exemple.

A lire aussi : Des innovations inspirantes ? Cela se trouve chez les marques magazines

Ciné Télé Revue

L’action sympathique suivante que nous avons pu dégoter, émane du magazine TV Ciné Télé Revue. Il s’avère qu’il est souvent plus difficile de s’occuper qu’on ne l’a pensé initialement. Pour cette raison, Ciné Télé Revue a créé la newsletter #Onrestechezsoi. Celle-ci fait en sorte que vous restez scotché chez vous. Que regarder à la télévision, quels musées découvrir en virtuel et comment occuper les enfants ? Cette newsletter vous dira tout. De plus, le magazine élargit considérablement sa rubrique des lecteurs, où ‘les héros d’aujourd’hui’ se voient offrir une place de choix.

Top Santé

Une des actions les plus sympathiques émane du magazine lifestyle Top Santé. Il s’agit en effet de vous garder en bonne santé, vous et vos proches. Que vaut-il mieux faire ou, justement, ne pas faire ? Est-il important de continuer à faire du sport ? Plus que jamais, Top Santé insiste sur la santé. C’est pourquoi l’enseigne a lancé une séance de questions-réponses virtuelle sur Facebook. La parole est à des médecins et des spécialistes de la santé, qui pendant une heure répondent à toutes les questions, sur le COVID-19 ou non.

Top Santé sur Facebook avec dr Sarkozy

Flair

Flair aussi s’efforce de remonter le moral de ses lecteurs. Les gens ont grand besoin d’interaction et c’est là que Flair intervient en ange gardien sous le couvert du hashtag #Flairraakt (Flair touche). Derrière, il y a une base de données complète contenant des messages prêts à l’emploi à envoyer à ses amis ou ses proches. Car les mots relient et c’est avec des mots qu’on peut toucher les gens. Les intéressés peuvent écrire leur propre message ou en personnaliser un déjà rédigé par la rédaction de Flair, pour ensuite l’envoyer par voie digitale. Le favori de notre rédaction est d’ores et déjà : « Na deze quarantaine gaan we… wijne, wijne, wijne! » (Après cette quarantaine, nous boirons des verres de vin par dizaines !).

Flair raakt web page

Trends Tendances

Une autre action sympathique a été lancée par Trends. Pas de gentils messages ou monologues comiques cette fois, mais un podcast on ne peut plus sérieux. ‘À quel sujet ?’ est une question à laquelle vous connaissez déjà la réponse, mais dans son podcast Trends parvient tout de même à bien adresser le thème du corona. Tous les mardis et jeudis à partir de 8 heures du matin, ils invitent quelqu’un à faire le récit de l’impact du virus sur notre pays. Vous pouvez ainsi tendre l’oreille à Edward Roosens, Chef économe au sein de la Fédération des Entreprises de Belgique, qui retrace l’impact économique du COVID-19. Les épisodes sont à écouter sur le site web de Trends.

Trends tendances podcast

Libelle

Libelle a également ouvert tous les registres pour remonter le moral de ceux qui sont confinés chez eux, et ce, à l’aide de la plateforme en ligne #wijhoudencontact (nous gardons le contact). En effet, beaucoup de gens doivent se passer les uns des autres et tout le monde aime s’offrir un petit (message) remontant. Pas des messages écrits, cependant, comme chez Flair, mais bien des photos et des clips placés sur #wijhoudencontact pour donner un coup de pouce à qui en a besoin. Ou, tout simplement, pour dire ‘merci’ à tous ceux qui de nos jours le méritent : infirmiers, médecins, employés de supermarchés, etc. Libelle nourrit aussi d’autres ambitions avec cette plateforme, car – qui sait ? – votre courrier trouvera peut-être une place dans le magazine.

Libelle Wijhoudencontact web page

Dag Allemaal

#samentegencorona (#ensemblecontrecorona), telle est la devise avec laquelle Dag Allemaal cherche à inciter ses lecteurs à rester confinés. Ici aussi, les mots et les messages tendres jouent un rôle crucial. À l’aide de cartes postales, Dag Allemaal veut rapprocher les gens. Sans pour autant gommer la distance, car il s’agit encore toujours de respecter les règles de distanciement social. Le site web du magazine permet de créer sa propre carte postale, d’y ajouter des photos sympas et de rédiger un petit texte. Ensuite, il ne reste plus qu’à envoyer le tout. Ce que cette action a de sympathique ? Elle laisse le choix entre une approche résolument moderne avec une carte digitale ou l’envoi d’une carte postale comme dans le bon vieux temps, par la poste. Voilà comment Dag Allemaal apporte aussi sa pierre à l’édifice.

Humo

Les gens commencent à en avoir marre, de tout ce cirque autour du coronavirus. Entre-temps, nous nous sommes rebiffés après la vague de panique initiale. Et pourtant, il est toujours tellement important que nous nous confinions ‘dans notre kot’, comme l’a si bien formulé Maggie De Block. C’est exactement ce que cherche à nous faire faire Humo avec Humo’s Quarantaine Festijn. Des films comme Twelve Years a Slave, des documentaires, des spectacles des comédiens Hans Teeuwen et Wim Helsen et des e-books de Tommy Wieringa et David van Reybrouck. Que nous faut-il de plus pour rester chez nous ? Il y a toutefois anguille sous roche… cette offre ne valant que pour les abonnés. Mais là aussi, Humo a une réponse toute faite : le magazine offre un mois de plaisir de lecture et visuel gratuit pour qu’on reste cloîtré chez soi à coup sûr. Pour en profiter par la suite, il faudra débourser 5 euros par mois, mais que sont 5 euros s’ils vous permettent de rester protégés, vous et vos proches ?

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Qu’attendent les marketeurs de 2020 ?

L’année vient à peine de commencer que les prédictions nationales et internationales nous fusent déjà par-dessus la tête (lire aussi : Les prédictions 2019 se sont-elles avérées vraies ? Et qu’en est-il des attentes pour 2020 ?). Selon The Marketing Toolkit 2020 du WARC, cette année connaîtra deux tendances que les professionnels du marketing ne pourront vraiment pas ignorer : la confidentialité des données et le consumérisme conscient.

Le World Advertising Research Centre se base sur un sondage maison mené auprès de 800 annonceurs et agences,  des interviews avec des CMO et une analyse du savoir tiré des propres publications.

Graph - impact of societal issues on marketing 2020

La confidentialité des données va transformer notre métier

Le WARC prédit que tout se qui se passe autour de la confidentialité des données, poussé par la demande consommateur, aura le plus grand impact sur les stratégies marketing en 2020. Les consommateurs gèrent leurs données de manière toujours plus active et sont plus conscients de qui y a accès.

Une politique plus stricte et une régulation croissante donneront le ton en 2020. De plus en plus de pays implémentent une protection légale à l’exemple du RGPD en Europe. Les marques peuvent exploiter cela en se présentant comme ‘privacy first’ aux consommateurs inquiets.

Le consommateur fait fine bouche

Il semblerait en effet que ces derniers deviennent de plus en plus difficiles quant au type d’interlocuteur avec qui ils sont prêts à partager leurs données. Dentsu Aegis a découvert que, mondialement, 44 % des consommateurs ont pris des mesures pour limiter le partage en ligne de leurs données.

Dans une article précédent (lire plus ici), nous avions parlé du glissement des données third party aux données first party, qui se fera définitivement cette année. L’étude WARC révèle que cette année, pas moins de 58 % des répondants collecteront activement des données first party.

L’effet Greta

La deuxième grosse tendance en 2020, d’après le WARC, est la prise de conscience des consommateurs en matière de climat, de durabilité et de limites au consumérisme. Il s’agit là de l’évolution du brand purpose à l’activisme de marque.

Il ressort du sondage que la plupart des marketeurs (plus de trois quarts) sont convaincus que les marques peuvent jouer un rôle important en la matière. Ils estiment aussi que les marques doivent prendre position sur des questions sociales.

Avec le purpose et l’activisme, les marques s’aventurent en terrain dangereux, surtout lorsqu’il s’agit d’environnement et de climat. Ces thèmes figurent en si bonne place sur l’agenda des gens que ceux-ci puniront impitoyablement toute promesse en l’air ou initiative sans conviction.

Il semblerait qu’entre-temps les gens soient devenus franchement méfiants lorsque les marques y vont de grandes déclarations sur leurs ambitions et acquis verts. Des termes comme ‘green washing’ et ‘woke washing’ démontrent qu’il n’existe pas de solution rapide pour les marques cherchant dare-dare à soutenir une cause. L’investissement doit être authentique et durable, en ligne avec les valeurs de la marque et porté et vécu par l’entreprise tout entière. (Lire aussi : Euh…. Meaningful marketing ?)

Le ‘tech’ sera toujours tendance

Même si l’adoption de certaines trouvailles technologiques est en retard sur les attentes (pensez au voice), en 2020 aussi la ‘tech’ restera un facteur important pour le marketing. L’intelligence artificielle et les technologies de paiement, notamment, constitueront une priorité cette année. Selon le Toolkit, le blockchain, l’AR/VR et le voice resteront toujours des technologies de niche en 2020. La 5G sera surtout un facilitateur d’autres technologies, mais il est trop tôt pour en connaître le véritable impact.

Graph - importance emerging tech for marketing 2020

Le contenu et le contexte sont de retour

Le programmatique est arrivé à un point crucial, constate le WARC. Il a engendré de nombreuses transformations en matière de trading, mais l’étude WARC révèle que la déception aussi est grande.  Le programmatique n’a pas su réaliser son potentiel.

Pendant quelque temps, le contexte a semblé se faire oublier en tant que variable et cela a eu de graves conséquences pour la sécurité de marque. Aujourd’hui, beaucoup d’observateurs sont d’accord pour dire que dans le médiaplanning les deux facteurs sont plus importants que les coûts. Par conséquent, en 2020 le contexte occupera le devant de la scène. (Lire aussi : Sans contexte, le contenu n’a pas de sens.)

Cette année, certaines marques augmentent les budgets alloués aux médias traditionnels, où elles gardent le contrôle du où,  du quand et du type de contexte dans lequel paraissent leurs annonces, dixit le WARC.

La construction de marque à long terme

L’année 2020 sonnera-t-elle le retour de la construction de marque à long terme ? Cela fait quelque temps déjà que d’aucuns (lire aussi : Le marketing à court terme engendre une perte de ROI) décrient le fait que le court terme ou le marketing de performance se font au détriment des marques. Dans le sondage Toolkit, il s’avère que beaucoup de marketeurs seniors s’en rendent compte de plus en plus et qu’ils considèrent le short-termism comme une vraie crise dans le métier. À l’occasion des Lions de Cannes 2019, Peter Field et Les Binet ont présenté une nouvelle étude révélant que le marketing à court terme a déjà gravement sapé le lien entre la créativité et l’efficacité.

40 % des répondants anticipent une augmentation des investissements dans la construction de marque en 2020. Comme l’indique aussi le WARC, il existe cependant une discrépance entre ce que disent les marketeurs et ce qu’ils font effectivement. L’argent continue à couler vers des canaux qui privilégient l’impact à court terme.

80 % des répondants s’attendent à dépenser plus en vidéo en ligne. La croissance rapide d’Instagram, de YouTube et de la marque émergeante TikTok se poursuivra donc. Le Search aussi continuera à  occuper l’attention des marketeurs en 2020, avec Amazon en dauphin en pleine croissance aux côtés de Google.

Source : The Marketer’s Toolkit 2020, WARC

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2019 sera une bonne année et ce, pour la raison suivante…

2018 s’est avéré une année intéressante pour les médias, surtout pour le média magazine. Petit à petit, on a entendu toujours plus d’échos de la part des agences et des marketeurs comme quoi le pendule est allé trop loin (lire aussi : Nous devons retrouver un équilibre) dans le sens des médias numériques et sociaux. Il y a une demande indéniable de revalorisation des marques média établies, qui ne fera que s’amplifier en 2019. C’est aussi une des raisons alléguées par PwC pour expliquer pourquoi 2019 sera une bonne année pour le secteur des médias et de la publicité.

Comparé aux années précédentes, les marques média établies se montrent sous un jour plus positif et cela entraîne de meilleurs résultats pour le média magazine comme pour la télévision, la radio et les marques d’information. Différentes études, dont celle d’Ebiquity, ont mis à jour l’an dernier à quel point les annonceurs et les agences sous-estiment les médias établis. Mark Ritson l’a exprimé comme suit : « They don’t care about the data. » Il semblerait tout de même que cela ait eu un certain effet : en août dernier, le Royaume-Uni a rapporté pour la première fois en sept ans une augmentation du chiffre d’affaires tiré de la publicité imprimée.

Preuves ou partis pris?

À l’image de Ritson, PwC exhorte le secteur de considérer les preuves et de ne pas se laisser mener en bateau par les propres partis pris. C’était aussi le message véhiculé par l’étude récente de l’UBA et BD myShopi, qui a démontré comment les marketeurs et les agences projettent leurs propres modes de consommation atypiques sur leurs publics cibles .

La dernière édition en date du rapport Reuters annuel ‘Journalism, Media and Technology Trends and Predictions 2019’ signale les grandes tendances suivantes :

  • les abonnements et affiliations joueront un rôle de premier plan pour les entreprises média (notamment en matière d’information). Plus de la moitié des répondants s’attendent à ce qu’en 2019, ils constitueront le gros des revenus ;
  • le secteur perd patience avec Facebook et redirige son attention, entre autres vers Google (87 %) ;
  • les gens sont de plus en plus conscient du temps qu’ils perdent en ligne, ce qui fait qu’ils attachent une importance accrue à des contenus porteurs de sens et des outils de détox digitale  De plus en plus de consommateurs se détourneront aussi des réseaux sociaux cette année ;
  • les plateformes devront intensifier leur lutte contre la mésinformation et la désinformation (lire aussi : Tendances en matière de fake news), avec comme défi supplémentaire les réseaux et groupes de communautés fermés, plus ardus à contrôler et à suivre ;
  • la confiance est et restera un thème majeur en 2019. Le premier scandale en matière de protection de la vie privée a déjà éclaté avec la fuite de millions de mots de passe de comptes sur Internet ;
  • les paywalls sont omniprésents et suscitent une contre-réaction : les logiciels de contournement des paywalls, permettant aux consommateurs de se procurer un accès illicite à des contenus de qualité. Les gens risquent de se détourner de l’information parce que l’accès est limité.

La transparance comme USP

La bonne nouvelle pour 2019, c’est – assurément – que les sociétés adtech semblent se rendre compte que la transparence peut engendrer un avantage commercial. L’année dernière a été placée sous le signe du ‘digital swamp’ de Marc Pritchard, avec moult scandales, cas de fraude et atteintes à la vie privée. La transparence semble aujourd’hui se muer en proposition, avec laquelle certaines sociétés se démarquent. Il conviendra de patienter pour voir comment cela évoluera dans la pratique, mais la tendance est positive. (Lisez aussi : Excellents chiffres de visibilité… des éditeurs Belges)

Une citation tirée du rapport Reuters ‘Journalism, Media and Technology Trends and Predictions 2019’ :

« It is a crucial year [in which] social media platforms have to prove they care about the truth and about paying for serious journalism, or be properly forced to do both by regulation. »
Ben De Pear, Editeur, Channel4 News, Royaume-Uni

RGPD en 2019

Et qu’en sera-t-il du RGPD en 2019 ? Selon PwC, les marketeurs et les entreprises média commencent tout doucement à se faire à la nouvelle réalité. Bien sûr, la réglementation n’a pas encore pu montrer son vrai visage, puisque son implémentation vient à peine d’être lancée. Le monde du marketing commence cependant à trouver son petit bonhomme de chemin et découvre de nouvelles opportunités dans le dédale des restreintes, tel que le marketing personnalisé basé sur de la data entièrement anonymisée.

Un autre développement prédit par PwC pour 2019 porte sur une meilleure relation entre annonceur et agence (média et de publicité). La confiance entre les deux parties est au plus bas et sera certainement en hausse dans les mois à venir, selon les initiés. De plus, il se pourrait bien que dans la lutte pour le programmatique les agences l’emportent sur les annonceurs, ces derniers découvrant les nombreux défis spécifiques liés à son internalisation.

‘In-housing’

Entre-temps, la presse professionnelle regorge déjà de nouvelles évoquant des cas de ‘in-housing’ (p. ex. P&G et Arla). L’Association of National Advertisers (Etats-Unis) avait déjà rapporté en 2018 que près de 80 % de ses membres hébergeaient déjà l’une ou l’autre agence en interne (pouvant être responsable de la stratégie comme de la création, en passant par l’achat média). À côté de cela, il y a aussi encore, côté créatif, les départements et sociétés mis en place par de grands éditeurs internationaux (lire aussi : Les éditeurs se muent en agences créatives . Nous nous attendons dès lors à ce qu’en 2019, les agences aient encore une fameuse lutte à livrer pour défendre leur droit à l’existence.

Source : PWCJournalism, Media and Technology Trends and Predictions 2019

Expert magazine cover

эксперт magazine : en Russie aussi, les périodiques se défendent bien

Dans les économies émergentes aussi, les magazines offrent un ancrage à bon nombre de niveaux. En Russie, il y a par exemple Expert magazine, qui forme un point de repère lorsqu’il s’agit d’économie et de politique. Il semblerait en outre que le titre parvienne encore à fonctionner de façon suffisamment indépendante…

Ce que les années ’60, ’70 et ’80 ont été pour l’Europe de l’Ouest, les années ’90 l’ont été pour l’Europe de l’Est. Une économie croissante et florissante a fait qu’au niveau média aussi, un tas d’initiatives se sont développées et ont fleuri. Parfois même autour de cette même économie. Comme Expert magazine (ou Ekspert magazine, à vous de choisir).

En peu de temps, cet hebdomadaire russe s’est transformé en un succès probant grâce à un mélange de Trends et de Knack. D’une part, il traite de sujets économiques nationaux et internationaux ; d’autre part, il couvre la politique, les sciences, la technologie, l’art et la culture.

Tout cela, il le fait avec une belle réussite commerciale à la clé. En regard du tirage de plus ou moins 90.000 exemplaires, le titre enregistre une audience lecteurs de quelque 350.000 Russes. Cela s’est avéré suffisant, d’une part, pour lancer des éditions locales du magazine (à Saint-Pétersbourg, mais également à Rostov, Samara ou Kazan), mais aussi, d’autre part, pour lancer un second hebdomadaire – Russkiy Reporter –, ainsi qu’une chaîne TV d’affaires (le Canal Z russe, en quelque sorte).

Russkyi Reporter(via Google Translate)

Le pas vers Internet a également été rapidement franchi par Expert magazine. Même si là, on relève plutôt une approche traditionnelle, avec un site Web, une version PDF du magazine et une présence sur des médias sociaux comme Twitter, Google+ et… Vk.com, le Facebook russe.

La seule question que l’on est bien sûr en droit de se poser, c’est de savoir en quelle mesure Expert magazine est à même d’informer de façon objective. Surtout lorsqu’on sait que l’homme fort derrière l’Expert Group est un magnat russe de l’aluminium… même s’il ne détient qu’une minorité des actions. La majorité est aux mains des journalistes qui, en 1995, ont lancé le titre.

D’autres magazines : 

Dominique Poncin, DDB

Euh… brand purpose ?

Par les temps qui courent, nous sommes submergés de nouveaux mots de jargon, souvent liés à la technologie. Cependant, que signifient-ils au juste ? Et que pouvez-vous en faire ? Magazine Media est heureux de vous servir de guide en donnant la parole à des experts en la matière. Comme Dominique Poncin, Head of Strategy chez DDB Brussels. Nous lui avons demandé de nous éclairer sur la ‘brand purpose’ et la façon dont les marques peuvent s’en servir dans un contexte média.

Plus tôt dans cette série : BlockchainIntelligence Artificielle et First, second & third party data

Pouvez-vous brièvement nous dire ce qu’est la brand purpose ?

Outre la définition classique de ‘purpose, c’est la raison d’être supérieure pour une marque (devant la rentabilité)’, je préfère le plus puissant ‘purpose, c’est l’âme d’une marque’. Chaque entreprise sait CE qu’elle produit, mais rares sont celles qui savent POURQUOI elles sont pertinentes pour la société en général.

Les marques fortes dotées d’une finalité ont souvent un ‘point de vue’ concernant le monde dans lequel elles opèrent. Par exemple IKEA, qui depuis plus de 70 ans déjà est synonyme de ‘to improve the everyday life of the many people’. Il s’agit là d’un but qui n’a en rien perdu de sa pertinence à une époque où nos vies ne cessent de devenir plus complexes et nos habitations plus petites.

Certaines marques ne partent à la recherche d’une finalité qu’après leur création. À l’origine, AS Adventure était un simple détaillant, mais aujourd’hui la marque veut être là pour ‘aider les gens à s’ouvrir à des expériences hors du commun’. Hélas, dans leur quête certaines marques ratent aussi le coche. Au bout de longs trajets, réunissant trop de monde autour de la table, un compromis est griffonné sur un flipchart qui n’emballe personne et qui fait que tout l’exercice d’identification d’une ‘purpose’ manque son but.

Pourquoi cela reste-t-il une tendance en 2018 ?

D’un point de vue business/marketing : parce que ça fonctionne. Dans son livre ‘Grow’, Jim Stengel a pris sous la loupe 50.000 marques sur une période de 10 ans. Il a su démontrer que les marques générant une réelle plus-value dans la vie des gens croissent plus rapidement que le marché.

Mais aussi d’un point de vue communicationnel : parce que c’est un terreau fertile pour des campagnes différenciantes. La brand purpose offre un point de départ pour une communication innovante, quel que soit le produit. Prenez, par exemple, ‘Free the Children’ de Persil : faire campagne autour des avantages du temps libre pour les enfants donne bien plus de latitude que les campagnes sur la puissance de lavage du produit.

L’optimiste en moi me dit que la transparence accrue (et les crises de RP qui parfois l’accompagnent) force les marques à tenir compte du monde réel dans lequel elles opèrent. Et puis, il y a aussi le nombre croissant de fusions, une finalité forte pouvant contribuer à mettre tout le monde sur la même longueur d’onde en interne.

Quelles applications/quels liens avec les magazines et les sites Web magazine discernez-vous éventuellement ?

Les magazines et les sites magazine possèdent une grande ‘largeur de bande’. Le contact est plus durable et le lecteur consomme le contenu dans un contexte agréable. Hormis les doubles pages classiques, j’entrevois surtout des applications créatives en matière de ‘contenu natif’. Les éditeurs magazine disposent en effet de toutes les compétences pour vitaliser la ‘purpose’ d’une marque. L’exemple ultime, à mes yeux, est Monocle,qui réussit à transmettre ‘l’âme d’une entreprise’ de façon crédible. Un exemple moins connu mais tout aussi pertinent nous est livré par Quartz (qz.com). Leurs magazine et newsletters jouissent d’une excellente réputation, ce qui ne les empêche pas de collaborer au niveau contenu avec des annonceurs comme IBM ou Exxon afin de rendre pertinent leur ‘purpose’.

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Dina Tersago, Mixa ambassadrice

 » Magazines et influenceurs forment un duo d’enfer « 

‘Influenceur’  est le mot dans le vent en cette année 2017. Dans un contexte marketing, les influenceurs ont leurs forces, mais aussi leurs faiblesses. Le média magazine n’offre-t-il toutefois pas une belle complémentarité ? Les titres et journalistes magazine sont en effet des influenceurs avant la lettre… Une union bénie du ciel ?

De plus en plus de marques font appel à des influenceurs pour veiller à ce que leurs valeurs ou message de marque atteignent le consommateur de façon naturelle. Cependant, plus il y a de marques qui s’essaient à ce nouveau mode de communication, plus elles sont aussi confrontées à ses limites. Dans notre petit royaume, il n’est pas toujours évident avec les influenceurs de toucher un large public et les influenceurs ont beau pouvoir compter sur l’énorme confiance de leur communauté, en même temps celle-ci est plutôt volatile.

Et ce, tandis qu’une certaine complémentarité est bel et bien envisageable. Avec les médias ‘traditionnels’, par exemple. De plus en plus de campagnes se servent d’influenceurs combinés, entre autres, à des magazines. Ça n’est pas illogique, estiment les régies magazines, qui entrevoient un bel avenir pour ce type d’actions.  » Il existe une synergie naturelle entre influenceurs et le média magazine « , dit Philippe Belpaire, General Manager chez Roularta Media.  » Tous deux se consacrent au storytelling.  »  Lot Cruysbergs, la Brand Strategist BrandTales chez de Persgroep Advertising, ajoute :  » En outre, nous constatons qu’il existe une grande complémentarité entre les deux.  » Elle poursuit :  » Quand des magazines collaborent avec des influenceurs, cela génère une audience en ligne supplémentaire. Inversement, les influenceurs profitent aussi de l’audience et de la crédibilité du titre magazine, leur permettant aussi de croître. De plus, tant les journalistes magazines que les influenceurs sont considérés comme des experts jouissant d’une grande confiance.  »

C’est aussi l’avis de Carole Lamarque, auteur d’un ouvrage à succès sur le thème et partenaire chez Duval Union.  » Les influenceurs ont ceci en commun avec les magazines : ils entretiennent un lien solide avec leurs lecteurs et ils constituent une source de contenu crédible. Les magazines offrent toutefois plus de profondeur.  »

Des exemples à gogo

Ces 2 ou 3 dernières années, cette complémentarité s’est révélée à travers bon nombre de campagnes. Philippe Belpaire cite l’exemple de ‘My Beauty Journal’ :  » Pour Lancôme, l’influenceur Lisha Leffelaer (joliette.be) a percé le secret de beauté de personnalités inspirantes. Les récits sont parus dans Le Vif Weekend et Knack Weekend et sur ses propres canaux.  »

Chez Sanoma, la Content Advertising Team Manager Veerle Neyens aime renvoyer aux innombrables BV utilisés dans le cadre de campagnes :  » Pour L’Oréal – Ultra Doux, la campagne ‘Graag zacht’ a été développée avec Veronique Leysen. Flair a fait appel à Eline De Muynck dans sa propre version du ‘carpool karaoke’ en collaboration avec Opel et une campagne cross-média a été mise sur pied pour Jüttü avec Britt Van Marseille (Libelle) et Julie Van den Steen (Flair). Dans toute une série de secteurs très divers, nos marques média collaborent avec des blogueurs, des BV ou des influenceurs. Pour Atout France, cinq dames bien connues dans le nord du pays (Saartje Vandendriessche, Cath Luyten, Katja Retsin, Geena Lisa, Ilse Van Hoecke) sont parties skier en France, en city trip à Paris ou dans une autre belle région de France. Elles ont ensuite fait le récit de leurs aventures positives dans le magazine Libelle, sur le site libelle.be et via nos/leurs médias sociaux. »

Quant à de Persgroep Advertising,  on y a fait appel à des influenceurs dans le cadre (entre autres) de l’approche ‘food’ à grande échelle de Lidl.  » Traditionnellement, nous proposons avec Lidl et Nina des mets ordinaires que l’on peut préparer en semaine « , explique Lot Cruysbergs.  » Pour toucher un public plus tendance, nous avons lancé Foodiefiles.be. Sur ce site, nous présentons de vrais ‘foodies’, des influenceurs qui en ligne jouissent d’une audience et d’un visage « . Et, dans De Morgen Magazine et So Soir, on pourra bientôt voir une campagne IKEA surprenante qui permet de jeter un œil à l’intérieur des maisons d’influenceurs.

Bien plus que du reach

Dans le choix d’influenceurs, il s’avère que l’audience joue invariablement un rôle prépondérant. C’est d’ailleurs un élément que l’on surestime parfois, surtout chez nous. Il n’est pourtant pas malin de ne prendre en compte que cette audience.  » Ne le voyez pas comme la somme d’audiences, mais plutôt comme une occasion de visibilité supplémentaire « , dit Carole Lamarque à ce sujet.  » Quand différents touchpoints transmettent un message similaire, vos chances de succès sont les plus grandes. Car en effet, l’audience n’est pas tout. Chez les influenceurs, l’engagement est plus important. Les micro-influenceurs touchent peut-être moins de gens, mais ils génèrent beaucoup d’engagement de la part d’une communauté fidèle.  »

Ça, c’est la théorie. Comment cela se traduit-il dans la pratique ? De façon nuancée, apparemment.  » Lors du choix d’un influenceur, différents aspects entrent en jeu « , dit Veerle Neyens.  » Généralement, on en arrive à une combinaison du reach et de la pertinence de l’influenceur à propos du sujet, mais la correspondance avec le public cible sur lequel vous vous axez est elle aussi importante. Si tous les aspects concordent, vous obtiendrez un récit puissant.  »

Tout n’est pas or qui brille

Même quand, en théorie, toutes les pièces du puzzle s’imbriquent, le succès n’est pas assuré. Veerle Neyens :  » Un influenceur aborde son récit d’une certaine façon. Il doit y avoir correspondance entre l’influenceur et le produit, ainsi qu’un lien clair avec la communauté que l’on cherche à toucher. Si le consommateur ne se sent pas interpelé par  l’influenceur ou si cela manque d’authenticité,  de passion ou d’expertise, le consommateur le sentira et l’impact sera faible. C’est pourquoi le choix de l’influenceur est crucial pour réaliser une campagne performante.  » C’est aussi le conseil que donne Carole Lamarque en guise de conclusion :  » Dans cette quête, allez au-delà des chiffres. Peut-être les éditeurs magazine sont-ils bien placés pour procéder à cette sélection qualitative. Ils le sont en tout cas plus que les agences. Voilà une belle opportunité business pour les magazines. Magazines et influenceurs forment un duo d’enfer. « 

Marcus Rich, CEO Time Inc.

 » En 2021, 70 % des revenus publicitaires proviendront du natif « 

On peut franchement dire que Time Inc. est un des éditeurs les plus innovants et les plus avancés technologiquement du monde. La société a lancé la première plate-forme programmatique pour magazines et se trouve à la pointe de la transformation numérique. Et c’est justement le CEO de Time Inc. UK, Marcus Rich, qui se fait volontiers l’avocat du print. Pourquoi ? Il est persuadé que dans les années à venir, la publicité native croîtra tellement qu’en 2021 elle représentera 70 % de toute publicité. Et selon Rich, le print est le canal parfait pour le natif.

Dans une interview accordée à Print Power, Marcus Rich rectifie d’abord quelques statistiques, car au Royaume-Uni la vente de magazines imprimés croît, notamment au sein des cibles plus âgées et à revenu supérieur. Pour certains contenus, tels que la programmation télé, Rich entrevoit encore un rôle unique pour le print, parce que la technologie n’est pas capable de fournir la même convivialité, ni de proposer une combinaison de fonctionnalités similaire.

Selon le CEO de Time Inc., c’est justement maintenant que les annonceurs sont à la recherche d’un engagement plus profond, d’une réelle empathie pour le contenu et les messages commerciaux. En outre, ils souhaitent raconter leur histoire sur différentes plates-formes. Cela signifie, selon lui, que le glissement des investissements publicitaires en direction de la publicité native s’intensifie, au détriment de la publicité display. Il voit là une opportunité pour les éditeurs print.

Les chiffres des tirages en print ne cessent de baisser, mais les marques issues de publications print font montre d’une audience totale qui, justement, est en augmentation et est plus importante que jamais, déclare Rich. C’est le contenu qui compte, et non la plate-forme. Les contenus que produisent les marques magazines sont plus pertinents et plus importants que jamais, et cela offre de grands avantages aux annonceurs. Ces marques peuvent en effet fournir du contenu sur différentes plates-formes, du social aux événements. Dans la foulée, les marques magazines se portent garantes d’une même qualité et d’une même confiance de la part des utilisateurs, quelle que soit la plate-forme.

Lisez l’interview complète avec Marcus Rich.

 

Trends 2017

10 tendances média pour 2017 selon un ponte de Zenith

Si le monde qui nous entoure change à une vitesse folle, beaucoup de choses restent malgré tout pareilles, tel que commander une bière dans son café préféré. Il n’y a là que peu de technologie qui intervienne et selon un des pontes de Zenith,  Tom Goodwin (Executive VP Innovation USA), il est important de bien étudier ce qui change exactement et ce qui ne change pas. À l’occasion du Changing Media Summit de The Guardian, il a prédit les 10 tendances média pour 2017 et au-delà.

  1. Abondance
    Il y a une abondance de contenus et ceux-ci ne feront que se multiplier. On peut difficilement parler d’un ‘sustainable future’, dit Goodwin. Les médias et la publicité sont toujours produits dans l’idée que les gens ont du temps et de l’attention à revendre, tandis que ce n’est clairement pas le cas. La lutte pour l’attention n’en deviendra donc que plus agressive.
  1. Le digital disparaît
    Nous devons arrêter de considérer l’on-line, le social et le digital comme des activités et des occupations. Il s’agit là, selon Goodwin, d’un langage propre à ceux qui n’ont pas grandi avec la technologie. Plus on est jeune, plus le concept de ‘passer du temps en ligne’ semble bizarre. Cela signifierait en effet qu’il existerait aussi quelque chose comme ‘l’off-line’, mais pour quelqu’un de 14 ans être en ligne est une évidence. Les frontières s’effacent aussi très rapidement avec ‘the Internet of Things’ et de nouvelles applications comme Google Home.
  1. Médias horizontaux
    Autre concept dépassé – qui met un frein sur l’innovation – : l’idée des canaux média verticaux, tels que la TV, la radio, l’Internet, le mobile et les magazines. Un smartphone peut être tout cela à la fois: TV, radio, Internet mobile et magazine. Les téléviseurs intelligents s’en rapprochent aussi déjà. Les écrans seront présents partout et pour le moment le smartphone restera sans doute le plus important, dixit Goodwin.
  1. Les frontières entre les médias s’estompent
    Dans le prolongement de ce qui précède, une question s’impose : c’est quoi en fait, la télévision ? Le grand écran dans le salon ? Les programmes qu’on regarde ? Même topo pour la radio. Il est bien plus logique de parler de contenu vidéo et radio. Et qu’est-ce qu’un magazine de nos jours ?  Ce n’est pas un hasard si nous parlons de médias magazine et de marques magazine, car dans quelle catégorie conviendrait-il sinon de situer un reportage vidéo de Vogue sur les défilés de mode de la Fashion Week ?
  1. Plus de petites data
    Le smartphone est très personnel et intime, et cela vaut aussi pour les données qu’il permet de collecter. La personnalisation de contenus et de messages sur base de ‘small’ plutôt que de ‘big data’ deviendrait une tendance en 2017.
  1. Nouvelles réalités
    La RV et la RA sont de nouvelles réalités et pour les éditeurs et annonceurs elles constituent un nouveau canevas sur lequel travailler. À cause de ces technologies, la publicité requiert un mode de réflexion totalement différent. Selon Goodwin, le pire que l’on puisse faire, c’est d’appliquer le modus operandi actuel sur les nouvelles réalités.
  1. Le Web prédictif
    Internet prédira de plus en plus souvent ce que l’on veut, ce dont on a besoin et où l’on veut aller. Au lieu de rechercher quelque chose par soi-même, le nouvel Internet prédictif nous propose toutes sortes de choses. Cela signifie aussi le bon message pour chacun, au bon moment et au bon endroit.
  1. La différence entre ‘shopping’ et ‘achat’
    « Rendez les choses simples ou belles – si c’est ni l’un, ni l’autre, ça n’aura pas sa place dans le monde du futur », prédit Goodwin. Car une scission s’opère entre le shopping et l’achat, ce dernier devenant hyper simple (‘swipe’) tandis que le shopping tourne autour d’expériences, de thèmes, de marketing de contenu et de l’injection de plus de plaisir dans le processus d’achat.
  1. L’abandon de l’écran
    D’un  côté, il y a la tendance des écrans partout, de l’autre aussi la disparition de l’interface. La navigation sans écran pointe le bout du nez, avec par exemple Alexa et des ‘wearables’.
  1. IA
    Il est clair que l’AI est une tendance. Cependant, Tom Goodwin se focalise surtout sur le fait que le monde média doit vraiment placer la technologie au cœur du débat et non utiliser la même approche ‘rétroviseur’ que pour Internet.

Les entreprises qui comprennent le potentiel des nouvelles technologies (comme le fait donner une place centrale à l’IA), qui regardent de l’avant, réfléchissent de façon horizontale et non verticale et ont surtout du sang numérique dans les veines,  seront selon l’Executive VP Innovation de Zenith les vainqueurs de demain.

Bron: The Media Briefing