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Top Santé sur Facebook avec dr Sarkozy

Actions sympathiques émanant de magazines

Tandis que le COVID-19 se déchaîne à travers le pays, chacun, à sa propre manière, tente d’apporter sa pierre à l’édifice érigé contre le virus. Les magazines aussi veulent remonter le moral de leurs lecteurs. Cependant, comment faire la différence, au-delà de leur rôle d’information ? Sept magazines montrent d’ores et déjà le bon exemple.

A lire aussi : Des innovations inspirantes ? Cela se trouve chez les marques magazines

Ciné Télé Revue

L’action sympathique suivante que nous avons pu dégoter, émane du magazine TV Ciné Télé Revue. Il s’avère qu’il est souvent plus difficile de s’occuper qu’on ne l’a pensé initialement. Pour cette raison, Ciné Télé Revue a créé la newsletter #Onrestechezsoi. Celle-ci fait en sorte que vous restez scotché chez vous. Que regarder à la télévision, quels musées découvrir en virtuel et comment occuper les enfants ? Cette newsletter vous dira tout. De plus, le magazine élargit considérablement sa rubrique des lecteurs, où ‘les héros d’aujourd’hui’ se voient offrir une place de choix.

Top Santé

Une des actions les plus sympathiques émane du magazine lifestyle Top Santé. Il s’agit en effet de vous garder en bonne santé, vous et vos proches. Que vaut-il mieux faire ou, justement, ne pas faire ? Est-il important de continuer à faire du sport ? Plus que jamais, Top Santé insiste sur la santé. C’est pourquoi l’enseigne a lancé une séance de questions-réponses virtuelle sur Facebook. La parole est à des médecins et des spécialistes de la santé, qui pendant une heure répondent à toutes les questions, sur le COVID-19 ou non.

Top Santé sur Facebook avec dr Sarkozy

Flair

Flair aussi s’efforce de remonter le moral de ses lecteurs. Les gens ont grand besoin d’interaction et c’est là que Flair intervient en ange gardien sous le couvert du hashtag #Flairraakt (Flair touche). Derrière, il y a une base de données complète contenant des messages prêts à l’emploi à envoyer à ses amis ou ses proches. Car les mots relient et c’est avec des mots qu’on peut toucher les gens. Les intéressés peuvent écrire leur propre message ou en personnaliser un déjà rédigé par la rédaction de Flair, pour ensuite l’envoyer par voie digitale. Le favori de notre rédaction est d’ores et déjà : « Na deze quarantaine gaan we… wijne, wijne, wijne! » (Après cette quarantaine, nous boirons des verres de vin par dizaines !).

Flair raakt web page

Trends Tendances

Une autre action sympathique a été lancée par Trends. Pas de gentils messages ou monologues comiques cette fois, mais un podcast on ne peut plus sérieux. ‘À quel sujet ?’ est une question à laquelle vous connaissez déjà la réponse, mais dans son podcast Trends parvient tout de même à bien adresser le thème du corona. Tous les mardis et jeudis à partir de 8 heures du matin, ils invitent quelqu’un à faire le récit de l’impact du virus sur notre pays. Vous pouvez ainsi tendre l’oreille à Edward Roosens, Chef économe au sein de la Fédération des Entreprises de Belgique, qui retrace l’impact économique du COVID-19. Les épisodes sont à écouter sur le site web de Trends.

Trends tendances podcast

Libelle

Libelle a également ouvert tous les registres pour remonter le moral de ceux qui sont confinés chez eux, et ce, à l’aide de la plateforme en ligne #wijhoudencontact (nous gardons le contact). En effet, beaucoup de gens doivent se passer les uns des autres et tout le monde aime s’offrir un petit (message) remontant. Pas des messages écrits, cependant, comme chez Flair, mais bien des photos et des clips placés sur #wijhoudencontact pour donner un coup de pouce à qui en a besoin. Ou, tout simplement, pour dire ‘merci’ à tous ceux qui de nos jours le méritent : infirmiers, médecins, employés de supermarchés, etc. Libelle nourrit aussi d’autres ambitions avec cette plateforme, car – qui sait ? – votre courrier trouvera peut-être une place dans le magazine.

Libelle Wijhoudencontact web page

Dag Allemaal

#samentegencorona (#ensemblecontrecorona), telle est la devise avec laquelle Dag Allemaal cherche à inciter ses lecteurs à rester confinés. Ici aussi, les mots et les messages tendres jouent un rôle crucial. À l’aide de cartes postales, Dag Allemaal veut rapprocher les gens. Sans pour autant gommer la distance, car il s’agit encore toujours de respecter les règles de distanciement social. Le site web du magazine permet de créer sa propre carte postale, d’y ajouter des photos sympas et de rédiger un petit texte. Ensuite, il ne reste plus qu’à envoyer le tout. Ce que cette action a de sympathique ? Elle laisse le choix entre une approche résolument moderne avec une carte digitale ou l’envoi d’une carte postale comme dans le bon vieux temps, par la poste. Voilà comment Dag Allemaal apporte aussi sa pierre à l’édifice.

Humo

Les gens commencent à en avoir marre, de tout ce cirque autour du coronavirus. Entre-temps, nous nous sommes rebiffés après la vague de panique initiale. Et pourtant, il est toujours tellement important que nous nous confinions ‘dans notre kot’, comme l’a si bien formulé Maggie De Block. C’est exactement ce que cherche à nous faire faire Humo avec Humo’s Quarantaine Festijn. Des films comme Twelve Years a Slave, des documentaires, des spectacles des comédiens Hans Teeuwen et Wim Helsen et des e-books de Tommy Wieringa et David van Reybrouck. Que nous faut-il de plus pour rester chez nous ? Il y a toutefois anguille sous roche… cette offre ne valant que pour les abonnés. Mais là aussi, Humo a une réponse toute faite : le magazine offre un mois de plaisir de lecture et visuel gratuit pour qu’on reste cloîtré chez soi à coup sûr. Pour en profiter par la suite, il faudra débourser 5 euros par mois, mais que sont 5 euros s’ils vous permettent de rester protégés, vous et vos proches ?

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Qu’attendent les marketeurs de 2020 ?

L’année vient à peine de commencer que les prédictions nationales et internationales nous fusent déjà par-dessus la tête (lire aussi : Les prédictions 2019 se sont-elles avérées vraies ? Et qu’en est-il des attentes pour 2020 ?). Selon The Marketing Toolkit 2020 du WARC, cette année connaîtra deux tendances que les professionnels du marketing ne pourront vraiment pas ignorer : la confidentialité des données et le consumérisme conscient.

Le World Advertising Research Centre se base sur un sondage maison mené auprès de 800 annonceurs et agences,  des interviews avec des CMO et une analyse du savoir tiré des propres publications.

Graph - impact of societal issues on marketing 2020

La confidentialité des données va transformer notre métier

Le WARC prédit que tout se qui se passe autour de la confidentialité des données, poussé par la demande consommateur, aura le plus grand impact sur les stratégies marketing en 2020. Les consommateurs gèrent leurs données de manière toujours plus active et sont plus conscients de qui y a accès.

Une politique plus stricte et une régulation croissante donneront le ton en 2020. De plus en plus de pays implémentent une protection légale à l’exemple du RGPD en Europe. Les marques peuvent exploiter cela en se présentant comme ‘privacy first’ aux consommateurs inquiets.

Le consommateur fait fine bouche

Il semblerait en effet que ces derniers deviennent de plus en plus difficiles quant au type d’interlocuteur avec qui ils sont prêts à partager leurs données. Dentsu Aegis a découvert que, mondialement, 44 % des consommateurs ont pris des mesures pour limiter le partage en ligne de leurs données.

Dans une article précédent (lire plus ici), nous avions parlé du glissement des données third party aux données first party, qui se fera définitivement cette année. L’étude WARC révèle que cette année, pas moins de 58 % des répondants collecteront activement des données first party.

L’effet Greta

La deuxième grosse tendance en 2020, d’après le WARC, est la prise de conscience des consommateurs en matière de climat, de durabilité et de limites au consumérisme. Il s’agit là de l’évolution du brand purpose à l’activisme de marque.

Il ressort du sondage que la plupart des marketeurs (plus de trois quarts) sont convaincus que les marques peuvent jouer un rôle important en la matière. Ils estiment aussi que les marques doivent prendre position sur des questions sociales.

Avec le purpose et l’activisme, les marques s’aventurent en terrain dangereux, surtout lorsqu’il s’agit d’environnement et de climat. Ces thèmes figurent en si bonne place sur l’agenda des gens que ceux-ci puniront impitoyablement toute promesse en l’air ou initiative sans conviction.

Il semblerait qu’entre-temps les gens soient devenus franchement méfiants lorsque les marques y vont de grandes déclarations sur leurs ambitions et acquis verts. Des termes comme ‘green washing’ et ‘woke washing’ démontrent qu’il n’existe pas de solution rapide pour les marques cherchant dare-dare à soutenir une cause. L’investissement doit être authentique et durable, en ligne avec les valeurs de la marque et porté et vécu par l’entreprise tout entière. (Lire aussi : Euh…. Meaningful marketing ?)

Le ‘tech’ sera toujours tendance

Même si l’adoption de certaines trouvailles technologiques est en retard sur les attentes (pensez au voice), en 2020 aussi la ‘tech’ restera un facteur important pour le marketing. L’intelligence artificielle et les technologies de paiement, notamment, constitueront une priorité cette année. Selon le Toolkit, le blockchain, l’AR/VR et le voice resteront toujours des technologies de niche en 2020. La 5G sera surtout un facilitateur d’autres technologies, mais il est trop tôt pour en connaître le véritable impact.

Graph - importance emerging tech for marketing 2020

Le contenu et le contexte sont de retour

Le programmatique est arrivé à un point crucial, constate le WARC. Il a engendré de nombreuses transformations en matière de trading, mais l’étude WARC révèle que la déception aussi est grande.  Le programmatique n’a pas su réaliser son potentiel.

Pendant quelque temps, le contexte a semblé se faire oublier en tant que variable et cela a eu de graves conséquences pour la sécurité de marque. Aujourd’hui, beaucoup d’observateurs sont d’accord pour dire que dans le médiaplanning les deux facteurs sont plus importants que les coûts. Par conséquent, en 2020 le contexte occupera le devant de la scène. (Lire aussi : Sans contexte, le contenu n’a pas de sens.)

Cette année, certaines marques augmentent les budgets alloués aux médias traditionnels, où elles gardent le contrôle du où,  du quand et du type de contexte dans lequel paraissent leurs annonces, dixit le WARC.

La construction de marque à long terme

L’année 2020 sonnera-t-elle le retour de la construction de marque à long terme ? Cela fait quelque temps déjà que d’aucuns (lire aussi : Le marketing à court terme engendre une perte de ROI) décrient le fait que le court terme ou le marketing de performance se font au détriment des marques. Dans le sondage Toolkit, il s’avère que beaucoup de marketeurs seniors s’en rendent compte de plus en plus et qu’ils considèrent le short-termism comme une vraie crise dans le métier. À l’occasion des Lions de Cannes 2019, Peter Field et Les Binet ont présenté une nouvelle étude révélant que le marketing à court terme a déjà gravement sapé le lien entre la créativité et l’efficacité.

40 % des répondants anticipent une augmentation des investissements dans la construction de marque en 2020. Comme l’indique aussi le WARC, il existe cependant une discrépance entre ce que disent les marketeurs et ce qu’ils font effectivement. L’argent continue à couler vers des canaux qui privilégient l’impact à court terme.

80 % des répondants s’attendent à dépenser plus en vidéo en ligne. La croissance rapide d’Instagram, de YouTube et de la marque émergeante TikTok se poursuivra donc. Le Search aussi continuera à  occuper l’attention des marketeurs en 2020, avec Amazon en dauphin en pleine croissance aux côtés de Google.

Source : The Marketer’s Toolkit 2020, WARC

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2019 sera une bonne année et ce, pour la raison suivante…

2018 s’est avéré une année intéressante pour les médias, surtout pour le média magazine. Petit à petit, on a entendu toujours plus d’échos de la part des agences et des marketeurs comme quoi le pendule est allé trop loin (lire aussi : Nous devons retrouver un équilibre) dans le sens des médias numériques et sociaux. Il y a une demande indéniable de revalorisation des marques média établies, qui ne fera que s’amplifier en 2019. C’est aussi une des raisons alléguées par PwC pour expliquer pourquoi 2019 sera une bonne année pour le secteur des médias et de la publicité.

Comparé aux années précédentes, les marques média établies se montrent sous un jour plus positif et cela entraîne de meilleurs résultats pour le média magazine comme pour la télévision, la radio et les marques d’information. Différentes études, dont celle d’Ebiquity, ont mis à jour l’an dernier à quel point les annonceurs et les agences sous-estiment les médias établis. Mark Ritson l’a exprimé comme suit : « They don’t care about the data. » Il semblerait tout de même que cela ait eu un certain effet : en août dernier, le Royaume-Uni a rapporté pour la première fois en sept ans une augmentation du chiffre d’affaires tiré de la publicité imprimée.

Preuves ou partis pris?

À l’image de Ritson, PwC exhorte le secteur de considérer les preuves et de ne pas se laisser mener en bateau par les propres partis pris. C’était aussi le message véhiculé par l’étude récente de l’UBA et BD myShopi, qui a démontré comment les marketeurs et les agences projettent leurs propres modes de consommation atypiques sur leurs publics cibles .

La dernière édition en date du rapport Reuters annuel ‘Journalism, Media and Technology Trends and Predictions 2019’ signale les grandes tendances suivantes :

  • les abonnements et affiliations joueront un rôle de premier plan pour les entreprises média (notamment en matière d’information). Plus de la moitié des répondants s’attendent à ce qu’en 2019, ils constitueront le gros des revenus ;
  • le secteur perd patience avec Facebook et redirige son attention, entre autres vers Google (87 %) ;
  • les gens sont de plus en plus conscient du temps qu’ils perdent en ligne, ce qui fait qu’ils attachent une importance accrue à des contenus porteurs de sens et des outils de détox digitale  De plus en plus de consommateurs se détourneront aussi des réseaux sociaux cette année ;
  • les plateformes devront intensifier leur lutte contre la mésinformation et la désinformation (lire aussi : Tendances en matière de fake news), avec comme défi supplémentaire les réseaux et groupes de communautés fermés, plus ardus à contrôler et à suivre ;
  • la confiance est et restera un thème majeur en 2019. Le premier scandale en matière de protection de la vie privée a déjà éclaté avec la fuite de millions de mots de passe de comptes sur Internet ;
  • les paywalls sont omniprésents et suscitent une contre-réaction : les logiciels de contournement des paywalls, permettant aux consommateurs de se procurer un accès illicite à des contenus de qualité. Les gens risquent de se détourner de l’information parce que l’accès est limité.

La transparance comme USP

La bonne nouvelle pour 2019, c’est – assurément – que les sociétés adtech semblent se rendre compte que la transparence peut engendrer un avantage commercial. L’année dernière a été placée sous le signe du ‘digital swamp’ de Marc Pritchard, avec moult scandales, cas de fraude et atteintes à la vie privée. La transparence semble aujourd’hui se muer en proposition, avec laquelle certaines sociétés se démarquent. Il conviendra de patienter pour voir comment cela évoluera dans la pratique, mais la tendance est positive. (Lisez aussi : Excellents chiffres de visibilité… des éditeurs Belges)

Une citation tirée du rapport Reuters ‘Journalism, Media and Technology Trends and Predictions 2019’ :

« It is a crucial year [in which] social media platforms have to prove they care about the truth and about paying for serious journalism, or be properly forced to do both by regulation. »
Ben De Pear, Editeur, Channel4 News, Royaume-Uni

RGPD en 2019

Et qu’en sera-t-il du RGPD en 2019 ? Selon PwC, les marketeurs et les entreprises média commencent tout doucement à se faire à la nouvelle réalité. Bien sûr, la réglementation n’a pas encore pu montrer son vrai visage, puisque son implémentation vient à peine d’être lancée. Le monde du marketing commence cependant à trouver son petit bonhomme de chemin et découvre de nouvelles opportunités dans le dédale des restreintes, tel que le marketing personnalisé basé sur de la data entièrement anonymisée.

Un autre développement prédit par PwC pour 2019 porte sur une meilleure relation entre annonceur et agence (média et de publicité). La confiance entre les deux parties est au plus bas et sera certainement en hausse dans les mois à venir, selon les initiés. De plus, il se pourrait bien que dans la lutte pour le programmatique les agences l’emportent sur les annonceurs, ces derniers découvrant les nombreux défis spécifiques liés à son internalisation.

‘In-housing’

Entre-temps, la presse professionnelle regorge déjà de nouvelles évoquant des cas de ‘in-housing’ (p. ex. P&G et Arla). L’Association of National Advertisers (Etats-Unis) avait déjà rapporté en 2018 que près de 80 % de ses membres hébergeaient déjà l’une ou l’autre agence en interne (pouvant être responsable de la stratégie comme de la création, en passant par l’achat média). À côté de cela, il y a aussi encore, côté créatif, les départements et sociétés mis en place par de grands éditeurs internationaux (lire aussi : Les éditeurs se muent en agences créatives . Nous nous attendons dès lors à ce qu’en 2019, les agences aient encore une fameuse lutte à livrer pour défendre leur droit à l’existence.

Source : PWCJournalism, Media and Technology Trends and Predictions 2019