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Marcel Vanthilt at MAGnify 2018

MAGnify 2019 approche ! (rétrospective 2018)

Le 3 octobre 2019, Magazine Media organisera la troisième édition de MAGnify à CC De Factorij à Zaventem. Pour déjà un peu chauffer la salle, nous revenons sur les deux éditions précédentes (lisez ici la rétrospective 2017). MAGnify 2018 a été la première édition avec une session sofa durant laquelle on a pu exprimer différentes visions : celles de l’agence média, de l’annonceur, de l’éditeur et du chercheur. Suite au succès de ce concept, nous le réitérons cette année avec Danny Devriendt comme animateur des débats, autour du thème : Le monde est plat.

MAGNIFY-logo
 Les orateurs de MAGnify 2019 sont connus. N’hésitez pas, inscrivez-vous sans plus attendre ici (www.magnify.beet rejoignez-nous à CC De Factorij à Zaventem.

Vous pouvez découvrir un échantillon de l’ambiance qui régnait à MAGnify 2018 ici

Juan Senor at MAGnify 2018 1. Le premier orateur à prendre la parole le 4 octobre 2018 était Juan Señor, d’Innovation Media Consulting Group. Il a enrichi son récit inspiré sur la puissance des magazines et du print (Le print c’est de la haute couture) de l’an dernier d’un exposé sur le confiance en ces temps de ‘fake news’.

Señor a expliqué à son auditoire que la qualité ne peut et ne doit être gratuite. Lorsqu’on fournit de la valeur, il faut qu’on paie pour pouvoir se l’offrir. C’est là que les créateurs de contenu ont fait fausse route par le passé et cette erreur doit être rectifiée. Son message clé à l’adresse des éditeurs est dès lors : « Il faut (à nouveau) amener les gens à payer pour votre contenu, sinon vous n’aurez pas d’avenir dans l’édition. Les innovations au niveau de la technologie, des médias, des gadgets et des widgets ne pourront pas vous sauver. »

Selon Juan Señor, le print existera encore longtemps, mais entre-temps les éditeurs doivent veiller à ce que d’autres plateformes de leur marque deviennent rentables. Les magazines possèdent deux facteurs essentiels pour créer de la valeur : le contenu de qualité et la confiance. En ces temps de ‘fake news’, cette dernière ne fait que gagner en importance.

Ses cinq clés pour une publication print à succès commencent dès lors toutes par le mot ‘premium’ :

Juan Senor: Keys for a succesful print publication

Magnify 4-10-18  105 2. Le deuxième orateur de la matinée était Steve Goodman, Managing Director Print Trading chez GroupM au Royaume-Uni. (Lisez l’entretien avec Steve Goodman ici)

Son message était que le pendule est allé trop loin dans le sens des médias numériques. Nous devons retrouver un équilibre entre les médias numériques et établis, a dit Goodman. Au début de l’année 2018, son collègue Adam Smith avait exprimé le même souci dans une interview accordée à The Guardian : GroupM déplore la chute rapide des investissements magazine et prédit une revalorisation du média dans le chef des annonceurs.

Goodman à MAGnify 2018 : « Nous avons été et sommes toujours frappés par le fait que le switch des médias traditionnels aux médias numériques a tout de même été fort marqué. Il a été de pair avec un switch au niveau du focus : de la notoriété de marque à l’engagement. » Il a dès lors plaidé pour davantage de planning à long terme et une ‘désintoxication’ aux résultats directs, voire en temps réel.

Consultez sa présentation ici.

Benoit Bochu 3. C’est de France qu’est venu le troisième ‘keynote’ de la matinée : Bruno Poyet et Benoit Bochu d’Impact Mémoire (lisez leur interview ici). Ceux-ci ont présenté les résultats de leur étude sur l’attention dans le contexte publicitaire.

Leur propre recherche les amène à distinguer deux types d’attention : l’attention automatique et l’attention volontaire ou réfléchie. La première intervient, par exemple, lorsque quelque chose se met à clignoter sur votre smartphone ou quand vous tournez une page dans un magazine et tombez sur une publicité. Dans ce cas, l’émotion est importante. L’attention volontaire, quant à elle, est plus  profonde, créant ainsi de l’engagement du côté du consommateur. Par exemple lorsque celui-ci lit de la publicité native. Des facteurs essentiels pour obtenir l’attention volontaire sont le storytelling, l’émotion et l’intérêt ; le consommateur doit trouver le message utile.

« Actuellement, on calcule à coups de coût au GRP et autres », dixit Benoit Bochu, « mais en fait l’attention devrait devenir une currency. »

Découvrez leur présentation complète ici.

4. Session sofa : « (Post-)Millennials hate established media brands, except when they love them. » Voilà le titre de la table-ronde avec laquelle nous avons clôturé la deuxième édition de MAGnify. Sous la houlette de Vanessa Sanctorum, Strategy Director chez Havas Media (lisez son propre flash-back ici), les participants ont débattu de la façon dont les plus jeunes générations utilisent et gèrent les médias et de ce que cela signifie pour l’avenir des médias et de la publicité.

Ont participé au débat :

  • Nathalie Erdmanis, Director Strategic Marketing & Branding chez AG Insurance
  • Els Thielemans, CEO chez Maxus
  • Mike Koedinger, Fondateur et Président de la maison d’édition luxembourgeoise Maison Moderne
  • Katia Pallini, Content Marketing Manager chez Insights Consulting

La session sofa peut être visionnée dans son entièreté ici:

Rendez-vous sur www.magnify.be pour plus d’infos sur les orateurs de MAGnify 2019. Profitez-en pour vous inscrire.

Portrait Vanessa Sanctorum

La chronique de Vanessa : pure players

Quand les pure players s’invitent dans la danse de l’édition papier

Airbnb Magazine, Vehicle (Uber), Grow (Facebook), …  Les pure players se diversifient et jouent la carte du contenu. Et en format papier, s’il vous plaît ! Vanessa Sanctorum, Head of Consumer Science & Analytics chez Havas Media, a un avis clair sur la question.

Netflix est le dernier en date à se lancer dans l’aventure avec Wide. Au travers de cette publication, le géant du streaming s’adresse aux membres et partenaires de son industrie. Interviews, articles et essais dévoilent les coulisses des séries et des contenus produits et diffusés par le service. Le but ultime de Netflix ? Séduire les 20.000 membres de la Television Academy appelés à voter aux Emmy Awards.

Very Important Publication

Avec Grow, une pièce du puzzle marketing de Facebook, le réseau social met en avant des experts et compagnies qui challengent le status quo (dixit le réseau).  Il cible les business leaders & execs en transit dans les business lounges d’une liste sélecte de gares et d’aéroports.

Si les magazines sont symboles de glamour, ce n’est pourtant pas l’attrait du papier glacé qui pousse les pure players à se lancer dans l’aventure de l’édition. Ce n’est pas non plus le fruit d’une crise d’adolescence aiguë. Quoi que…

Facebook a soufflé ses quinze bougies cette année. En 2007, Netflix se lançait dans le streaming payant. Aujourd’hui, le service compte quelques 150 millions d’abonnés. Netflix diffuse, mais Netflix produit également. Si Facebook travaille à gagner en crédibilité, Netflix est en quête de reconnaissance.

Trendy 

Si les exemples cités sont B-to-B, on ne manque pas de références B-to-C.  Depuis mai 2017, Airbnb Magazine challenge les traditionnels guides et magazines de voyage par une approche data-driven. Le magazine veut refléter l’avenir du voyage. Sa rubrique « Not Yet Trending » en est un exemple parfait. Elle met en lumière une localisation qui connaît un pic de popularité, selon les données Airbnb, mais qui n’est pas encore considérée comme une destination à la mode. Le fruit de la collaboration entre Hearst et la plateforme communautaire est payant sur le marché lecteur et ouvert à la publicité.

En remontant plus loin dans le temps, en 2010, le célèbre site de partage de recettes Marmiton, voit naître son petit frère papier dans le circuit de la vente au numéro. D’abord trimestriel, l’édition de la marque française devient bimestrielle. Le succès est au rendez-vous : n°1 en audience et ventes kiosques de la presse cuisine, Marmiton est également la 3ième marque magazine française.

Tangible

Positionnement, respectabilité, expertise, rayonnement, … Pour atteindre leur objectif, les géants du Net font tourner les rotatives. En plein dans l’ère de la dématérialisation et de l’émergence d’une génération qui préfère l’usage à la propriété, voilà de quoi me faire sourire.

Vanessa Sanctorum, Head of Consumer Science & Analytics chez Havas Media

D’autres opinions : 

Portrait Vanessa Sanctorum

La chronique de Vanessa : Challenger le status quo

A force de devoir (post-)rationaliser financièrement l’investissement publicitaire à coups de reporting, on en oublierait presque l’essence même du métier de media planner : la recommandation et l’élaboration d’un plan média de qualité pour toucher une cible définie, avec un budget donné. Voici la chronique de Vanessa Sanctorum, Head of Consumer Science & Analytics chez Havas Media.

Un premier élément qui joue est la différence entre quantité et qualité. Soyons tout de suite clairs : la notion de qualité est trop souvent remise en question. Au nom de la quantité. A force de marteler que les magazines sont la panacée pour toucher des cibles engagées et intéressées par des thématiques spécifiques, on en oublierait presque que les communautés de lecteurs fédérés sont impressionnantes par le nombre d’individus touchés.

Chaque semaine, ce sont plus d’un million de lecteurs qui ont rendez-vous avec Dag Allemaal. L’actu people de Ciné-Télé-Revue touche encore plus de 800.000 lecteurs. Dans le sud, le JT phare de RTL, le 19h, « plafonnait » à 743.000 d’audience moyenne le 10 du mois dernier. Un rapide coup d’œil au top 20 des programmes TV du mois de mars donne le ton : mis à part les rencontres de qualification du championnat européen, c’est du contenu hyper local, avec des accents bien de chez nous, qui rafle la mise.

Pas mesure, mais plus-value

Un deuxième élément concerne la différence entre mesure et plus-value. Si les « grands » magazines sont pris en compte dans les études d’audience, les plus « petits » titres n’ont pas les mêmes armes à leur disposition. Dans un monde où les budgets médias sont revus à la baisse et où le nombre de touchpoints explose, cela les dessert fortement. Il faut en avoir de l’audace pour continuer à éditer des magazines de niche et locaux. Mais il en faut également pour les recommander à ses clients.

Les experts média en agence le savent bien : avoir à disposition des chiffres sur l’audience est un atout non-négligeable pour défendre un plan. Lorsqu’ils incluent des supports thématiques/spécialisés non-mesurés, le tour de force est de démontrer la plus-value de ce choix.

Cela se traduit souvent en bras de fer avec le client alors que ces titres garantissent de l’affinité avec la cible et une excellente couverture. Malheureusement, le media planner se trouve (trop) souvent obligé de revenir sur ses choix. Il se retrouve forcé d’opter pour des titres et supports profitant d’une plus grande notoriété, d’une audience plus généraliste… Avec à la clé, une addition nettement plus salée, des formats moins impactants et une répétition quasi inexistante.

Défendre l’audace

Quel est donc la caractéristique la plus importante d’un media planner à l’heure actuelle ? L’audace. Si je défends « l’audace », c’est parce que mes collègues, accounts et experts, et mes concullègues d’autres agences, me parlent régulièrement de ce type de situation. L’envie de baisser les bras et d’opter pour le titre – voir le média – garantissant la plus large audience est grande. Ce serait tellement plus facile et confortable. Mais où serait le challenge ?

Portrait Vanessa Sanctorum Vanessa Sanctorum, Head of Consumer Science & Analytics chez Havas

D’autres opinions : 

Vanessa Sanctorum tijdens MAGnify

Vanessa Sanctorum : Retour sur MAGnify 2018

Un mois après MAGnify, Magazine Media me donne l’occasion de dresser un bilan avec mes principales observations. Car l’apport d’un Millennial sur le sujet est pertinent, dixit une collaboratrice de l’organisation.

Pour être tout à fait honnête, je me sens autant enfant de la télé, qu’enfant du Journal de Mickey ainsi qu’adulescente qui a connu les premiers balbutiements du net fin des années ‘90. Je garde la nostalgie de mon NOKIA 3210 mais depuis mon premier iPhone, la marque ne quitte plus ma poche.

A PORTEE DE MAIN, A PORTEE DE CLICK

Je n’imagine pas une seule semaine sans mon Moustique version papier. Mon fil d’actualité est un mix des bonnes adresses d’ELLE Belgique, des recettes de Femmes d’Aujourd’hui et des news de The Economist.

Que ce soit en privé ou dans ma vie professionnelle, les magazines m’ont toujours accompagnée. Ils sont à portée de main et visibles dans mes principaux lieux de vie et de passage.

UN NOUVEAU CONTRAT DE  » LECTURE « 

Pas vu, pas lu… On aime peu ce qui nous est inconnu. Ne nous voilons pas la face : les efforts de promotion sont extrêmement maigres.

Un modèle économique basé essentiellement sur la publicité n’est plus viable. Parce que la valorisation de la page est intrinsèquement liée à l’audience et aux ventes. Deux indicateurs qui voient rouge ces dernières années.

Un tiers des Millennials ont installé un ad blocker. Au risque de choquer les annonceurs, les rédactions le savent depuis longtemps : c’est le lecteur qui doit être au centre de toutes les préoccupations. Et cela doit se traduire dans tous les  » formats  » de la marque.

Près de 1 Millennial sur 5 est prêt à payer pour accéder à du contenu presse en ligne, contre 1 aîné sur 10. Pourtant, cacher son contenu digital derrière un paywall, a peu de sens si la qualité du contenu n’est pas au rendez-vous.

RETOUR AUX SOURCES : UNE EXPERIENCE ENGAGEANTE

Les chiffres de la dernière étude d’audience le confirment : les mensuels, plus axés sur des thématiques précises, scorent mieux que la moyenne.

A l’ère des fake news, il est également intéressant de constater que les titres news, qui offrent du contenu de fond, ont su installer une relation durable avec leur(s) audience(s). L’expertise et des angles de vues différents font office de guide pour le lecteur.

Le long form que permet le papier, bien mieux que le digital où l’attention est plus courte, apporte résolument une valeur ajoutée. Ce qui se traduit par une audience plus fidèle et plus engagée.

DEDUPLIQUER LES RENDEZ-VOUS

Les Millennials se disent plus enclins à suivre leur titre de presse préféré via les réseaux sociaux (29% vs 21%). Dans un marché où la vente au numéro est dominante, il est d’autant plus important de dédupliquer les formats et de revoir la notion de périodicité.

Un tiers des Millennials lit des articles en ligne à une fréquence hebdomadaire. Cela permet aux éditeurs de mieux cibler leurs intérêts, de décliner des thématiques précises qui aboutiront à des partenariats plus pertinents avec les annonceurs.

Car, si les éditeurs martèlent de ne pas lâcher la FULL PAGE traditionnelle, d’autres types de publicités font leur preuve : le native, l’événementiel, l’affiliation, … En résumé : ce que les magazines offrent depuis longtemps mais qu’ils n’arrivent pas toujours à monétiser à sa juste valeur.

LES  » NOUVEAUX  » INFLUENCEURS

Ne l’oublions pas, la première mission des médias, et du média magazine en particulier, est de générer des émotions, de (r)éveiller la curiosité et diversifier les options. J’en suis persuadée, les marques magazines ont une longueur d’avance sur les réseaux sociaux et les autres médias : ce sont des influenceurs avant la lettre. A eux de revendiquer et de revêtir ce rôle avec passion.

Portrait Vanessa Sanctorum Vanessa Sanctorum, Head of Consumer Science & Analytics chez Havas Media

* tous les chiffres mentionnés sont issus d’études interrogeant des répondants belges

MAGnify 2018 host Marcel Vanthilt

MAGnify 2018: the video

MAGnify 2018 was a morning with great speakers and a wonderfully eloquent panel! The program was aimed at refreshing the knowledge of our attending audience from advertisers, agencies and publishing houses about magazine media today and tomorrow. (See all the tweets: #MAGnify2018)

Take a look at the pictures here

La vidéo :

De video:

Our gratitude goes to Juan Señor (Innovation Media Consulting Group), Steve Goodman (Group M, UK), Bruno Poyet and Benoît Bochu (Impact Mémoire) for three inspiring and informative speeches!

Discover Steve Goodman’s presentation here and Impact Mémoire’s presentation here.

Read our interviews with them:

And a big applause and thank you to our wonderful panel, led by Vanessa Sanctorum, Havas Media: Nathalie Erdmanis (AG Insurance), Mike Koedinger (Maison Moderne), Katie Pallini (Insites Consulting) and Els Thielemans (Maxus).

Also read: MAGnify innoveert: rondetafelgesprek over (Post-)Millennials en mediamerken / MAGnify innove : table-ronde sur les (Post-)Millennials et les marques média

Juan Senor speaking at MAGnify 2018

MAGnify 2018 was MAGnificent!!

MAGnify 2018 is over! It was a morning with great speakers and a wonderfully eloquent panel! And… a very funny and entertaining host: Marcel Vanthilt. The program was aimed at refreshing the knowledge of our attending audience from advertisers, agencies and publishing houses about magazine media today and tomorrow. (See all the tweets: #MAGnify2018)

Below you will find the pictures of the day (watch the video report here).

Our gratitude goes to Juan Señor (Innovation Media Consulting Group), Steve Goodman (Group M, UK), Bruno Poyet and Benoît Bochu (Impace Mémoire) for three inspiring and informative speeches!

Discover Steve Goodman’s presentation here and Impact Mémoire’s presentation here.

Read our interviews with them:

And a big applause and thank you to our wonderful panel, led by Vanessa Sanctorum, Havas Media: Nathalie Erdmanis (AG Insurance), Mike Koedinger (Maison Moderne), Katie Pallini (Insites Consulting) and Els Thielemans (Maxus).

Also read: MAGnify innoveert: rondetafelgesprek over (Post-)Millennials en mediamerken / MAGnify innove : table-ronde sur les (Post-)Millennials et les marques média

 

Rondetafelleden MAGnify 2018

MAGnify innove : table-ronde sur les (Post-)Millennials et les marques média (le vidéo)

« (Post-)Millennials hate established media brands, except when they love them ». Tel est le titre de la table-ronde avec laquelle nous clôturerons la deuxième édition de MAGnify. En préambule, nous avons posé une question pointue aux participants.

MAGnify 2018 logo

La première question est adressée à Nathalie Erdmanis, Director Strategic Marketing & Branding chez AG Insurance.

Regardez la vidéo de la table-ronde MAGnify 2018 :

 » De quel œil voyez-vous le paysage média belge ? Présente-t-il suffisamment de diversité ? « 

 » Nous avons un paysage médiatique belge varié et diversifié. Il y a une belle complémentarité des marques belges et étrangères. Et selon moi, c’est la qualité et la pertinence des sujets abordés qui font le succès d’un media sur son audience. L’aspect local, via la spécificité ‘culturelle’ est dès lors importante. Ainsi que l’aspect ‘confiance’ et expertise de marque media de confiance (versus les fake news par exemple). « 

Els Thielemans, CEO de Maxus, participe elle aussi. En tant qu’agence média, Maxus est responsable du rôle que revêtent les magazines dans les plans média. D’où cette question :

 » Que peuvent faire les éditeurs magazine pour apparaître dans plus de plans média ? « 

 » Les magazines ont longtemps eu difficile à retrouver leur place dans un paysage média renouvelé. Ça se ressent encore aujourd’hui.

Tout commence évidemment par les lecteurs. Le lien entre un lecteur et son magazine a toujours été un peu plus profond qu’il ne l’est avec d’autres médias. Cependant, miser sur le lien avec le lecteur veut dire autre chose aujourd’hui qu’il y a dix ans. Le magazine seul ne suffit plus ; toute l’expérience autour doit aussi se répercuter sur d’autres plateformes.

En outre, les éditeurs magazine doivent reconquérir le cœur des media planners. Suite aux coups encaissés par le média ces dernières années, la passion et l’idée d’ambassadeur aussi semblent s’être effritées quelque peu. Ajoutez à cela que la plus jeune génération de planners en communication n’a jamais connu l’époque où les magazines constituaient un média super solide. Outre les chiffres, leur feeling aussi joue un rôle dans l’élaboration de plans média. Quand moi j’ai commencé en tant que media planner – avant cela, j’avais été Digital Planner et j’étais imprégnée de tout ce qui était neuf et dans le vent –, j’ai eu la chance de me retrouver aux côtés d’une media planner plus expérimentée qui chaque semaine, faisant preuve de beaucoup de passion, avait hâte de découvrir la nouvelle cargaison de magazines. Elle les feuilletait et repérait sans cesse les campagnes de publicité les plus sympas.

Les régies doivent donc retrouver des âmes passionnées de tous âges, capables de donner un nouvel élan au média. Si en plus elles complètent ça à coups d’études qui parviennent à remettre en top of mind chez chaque planner les avantages des magazines dans le paysage média renouvelé, il est certainement possible de voir souffler un nouveau vent sur le média. « 

Nous renvoyons évidemment volontiers la balle. Par exemple à Mike Koedinger, Founder et Chairman de la maison d’édition luxembourgeoise Maison Moderne.

 » Que peuvent faire les agences et agences médias pour faire en sorte que le magazine média se retrouve plus souvent dans les plans médias ? « 

 » Une bonne idée serait d’amener leurs clients à un des nombreux festivals de magazines indépendants en Europe (comme ModMag Londres ou New York, MagFest en Ecosse, Indiecon à Hambourg, ou encore Qved à Munich), et voir la foule de millennials se presser pour découvrir, acheter et lire des magazines pour se persuader que c’est non seulement un média du futur mais en plus un média qui est complice avec les millennials.

A côté de ça, ils doivent valoriser le reach qualitatif au-delà du simple quantitatif. Lire un magazine le week-end chez soi, profiter d’un ‘me-time’ intime tout en partageant les valeurs avec ses marques magazines préférés, donnent une autre mémorisation des messages que la consultation hâtive d’un feed infinissable sur son mobile dans les transports en commun. « 

La question finale est adressée à la modératrice de la table-ronde. Le temps étant venu de se rapprocher du thème autour duquel tournera la conversation, Vanessa Sanctorum, Marketing & Communication Insights Account chez Havas Media Group Belgium, se voit poser la question suivante :

 » Comment le média magazine peut-il opérer la connexion avec les audiences les plus jeunes ? « 

 » Près d’un représentant sur trois de la Génération Y et de la Génération Z disent suivre leur(s) marque(s) de presse préférée(s) via les réseaux sociaux…  Facebook, mais également Instagram, permet d’agrandir ‘son branded’ audience via la mécanique de look-alike, mais également de segmenter ses audiences sur base de l’affinité avec des thématiques précises.

Dans la pratique, je constate qu’en Belgique les éditeurs font trop peu de cas de ces mécaniques qui pourtant font leur preuve.

Dans un monde où les canaux de distribution de la presse sont en berne (les librairies qui ferment, les supermarchés qui offrent trop peu de choix dans un environnement peu ou pas qualitatif, …), les éditeurs doivent (re)séduire les plus jeunes au travers de leur atout principal : du contenu engageant. Les marques thématiques l’ont bien compris : ce sont d’ailleurs les seules à avoir tirer leur épingle du jeu dans la dernière étude d’audience, et ce principalement, sur les audiences les plus jeunes. « 

Envie d’en entendre plus ?

MAGnify speakers and panel members

Découvrez toutes les interviews MAGnify :

MAGnify sprekers en panel

Les orateurs pour MAGnify 2018 sont connus !

Le 4 octobre prochain aura lieu la deuxième édition de MAGnify, LA conférence qui en une matinée vous met au parfum de tout ce qui touche au média magazine en Belgique et dans le monde.  Le programme est désormais complet et tous les orateurs sont connus. Dépasser le haut niveau de MAGnify 2017 (rejetez donc un œil ici) constitue un vrai défi, mais avec un tel programme, nous ne doutons pas que c’est une affaire conclue.

Inscrivez-vous sans plus attendre sur www.magnify.be

MAGnify 2018 logo

Cette fois encore, c’est devenu un mélange intéressant d’experts média nationaux et internationaux, tel qu’un Steve Goodman de Group M, UK (lire aussi : Group M : les annonceurs ont gravement …). Bruno Poyet d’Impact Memoire et ClimatMediaAgency nous vient de Paris pour évoquer son étude et la vision qui en découle sur la collaboration entre agences et annonceurs. Last but not least, nous avons demandé à Jean Señor d’Innovation Media Consulting Group de faire preuve de son élan habituel pour donner un aperçu de l’avenir des médias et des magazines.

Pour la première fois, MAGnify 2018 accueille aussi un panel. Dans ce panel, nous rassemblons une séries de chaînons créant et formant la chaîne publicitaire, de l’idée à l’effet : annonceur, agence (média), éditeur et chercheurs. Ceux-ci se pencheront sur place sur la question de savoir comment se présentera l’avenir des médias et de la publicité lorsque les Millennials et, surtout, les Générations Y et Z feront la pluie et le beau temps.

Vous trouverez toutes les informations sur le site Web www.magnify.be, où vous pouvez aussi vous inscrire.

Pour passer en revue MAGnify 2017, rendez-vous ici.

Lisez aussi les interviews avec les orateurs de MAGnify 2017 :

Portrait Vanessa Sanctorum

Vanessa Sanctorum, Havas Media :  » Chaque expert média se rend compte que les magazines possèdent d’énormes atouts « 

De quel œil les experts média voient-ils les évolutions dans le paysage du média magazine belge ? Et que leur manque-t-il ? Ces questions ont débouché sur une série d’interviews avec des spécialistes au sein des agences média. La première à s’y coller est Vanessa Sanctorum, Head of Consumer Science & Analytics chez Havas Media.

Le 4 Octobre à Zaventem. Inscrivez-vous sans plus attendre sur www.magnify.be
Vous trouverez toutes les informations sur le site Web www.magnify.be

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Comment évaluez-vous les efforts des éditeurs magazine belges ?

Avec mes collègues, je perçois d’énormes différences entre les régies. Roularta est fort présent et flexible, tandis que ces dernières années nous avons à peine entendu ou vu Sanoma, par exemple. Je suppose que les régies portent un regard appuyé sur le portefeuille de marques que détient une agence média et je trouve ça dommage. On obtient en effet une générations de planners qui ont moins l’esprit magazine et qui ne connaissent pas suffisamment les forces du média.

Cet investissement décroissant dans la communication, je le retrouve d’ailleurs aussi au niveau consommateur. Pour certains titres, les efforts de promotion sont extrêmement maigres et les campagnes visant à installer un magazine sur le marché en tant que marque sont également devenues un bien rare. Ainsi disparaît aussi en partie le phénomène du marketeur qui cherche à figurer dans un magazine avec sa marque parce que sa femme le lit…

Sur quoi les éditeurs doivent-ils miser davantage ?

Purement sur la présence. D’autres médias sont plus dynamiques et agressifs. Ils distribuent des newsletters, s’amènent avec des présentations, réalisent des études et communiquent à leur sujet… Chaque expert média se rend compte que les magazines possèdent d’énormes atouts : ils sont ‘lean back’, il n’y a pas de multitasking… Cela devrait être étayé et rappelé davantage. Ces dernières années, on compte en outre moins de spécialistes par canal au sein des agences média. Du coup, le besoin s’en fait encore plus ressentir.

Quelles sont les initiatives qui manquent encore au niveau online ?

Je crains que les acteurs magazine aient attendu trop longtemps pour faire le pas vers l’online. Le magazine Elle dispose d’un joli site et s’est très vite installé sur Facebook, mais ça reste une exception. Par conséquence, les ‘natifs numériques’ se sont rapidement taillés une part du gâteau.

Les magazines doivent amplifier leurs forces en ligne et être conséquents. Femmes d’Aujourd’hui, par exemple, l’a bien compris. En ligne aussi, le titre se focalise sur les recettes, les contenus sommaires et les conseils pratiques.

Quelle est la situation à l’étranger ? Où les éditeurs magazines belges peuvent-ils encore aller s’inspirer ?

Il n’est pas bon de comparer. Les marchés sont totalement différents. Dans des pays comme la France, on lit plus, en une seule langue, ce qui fait que la situation publicitaire y  est aussi totalement différente.

Comment évaluez-vous la part de marché actuelle du média magazine dans le mix média ?

La part de marché du média magazine dans le portefeuille de Havas Media se situe un rien sous la moyenne, mais elle reste stable. Nous avons une série de clients qui y croient beaucoup, en raison du public haut de gamme interpellé, des messages complexes que l’on peut ainsi communiquer, de l’entière attention du public cible…

Le grand avantage du média magazine est bien sûr aussi un grand inconvénient. On le consomme quand on veut, ce qui fait que le trafic vers le point de vente s’effectue plus lentement et qu’il est plus difficile de le relier à la publicité.

Ce qui vaut certainement des applaudissements, c’est que le marché est animé de toute une série d’acteurs locaux et de marques locales. Peut-être qu’à l’avenir, cela deviendra un atout majeur…

Vanessa Sanctorum, Head of Consumer Science & Analytics, Havas Media

MAGnify 2018

MAGnify sprekers en panel
Vous trouverez toutes les informations sur le site Web www.magnify.be

 

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